Fleur Ho
Publié le 01/11/2011

Histoires à deux balles


Sit-in devant la Bourse 17

Les responsables se réunissent pour essayer de faire tenir debout un monde lézardé. Mais le monde  a compris qu'il marchait sur la tête. Partout des individus comme toi et moi se réunissent aussi, ils tentent de mettre en place une organisation horizontale "entre les gens". Les "99%" s'asseoient devant les bourses, les grandes banques. Ils veulent repenser une vie de quartier qui reste entre les mains de ses habitants. Voilà ce que je me disais en marchant ce matin de la Toussaint 2011 dans le quartier République. Et j'ai souri en voyant cet étal. Que des histoires à deux balles. Notre présent est déjà vieux.

> premier épisode


J'aurais été douce même si mes parents ne m'avaient pas appelée Fleur. Mais je suis coriace aussi, et si quelque chose me révolte, je ne peux pas m'empêcher de me mêler de ce qui ne me regarde pas. Par exemple les chiffres. Je n'y connais rien, aux chiffres. Mais en ce moment ils prennent trop de place dans nos vies. Alors j'ai décidé de me battre contre la toute puissance des chiffres.
 

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Le 9 octobre 2012 à 08:05

Super Mario contre les spéculateurs

Econotrucs #7

Les banques de Wall Street sont des championnes du lobbying et ont influencé les décisions politiques ayant conduit à la déréglementation financières tous azimuts et aux crises récentes. Dans ce contexte, la nomination en 2011 de Mario Draghi à la tête de notre Banque Centrale Européenne (BCE) a posé question : Celui-ci a en effet été vice-président pour l'Europe de la banque d'affaires Goldman Sachs entre 2002 et 2005. Et cette même banque a aidé la Grèce à truquer ses comptes publics au tout début des années 2000. Cela sentait bon le conflit d’intérêt, et certains en ont même déduit que Mario Draghi (qui entretemps fut cinq ans gouverneur de la Banque d'Italie) était resté aux ordres de Goldman et des puissances occultes de l'argent. ( C’est la thèse du documentaire « Goldman Sachs, la banque qui dirige le monde » par exemple). Depuis un ans qu’il exerce son mandat, on constate au contraire que Draghi a pour l'instant très bien joué son rôle, réussissant habilement à intervenir pour stabiliser la zone euro, tout en restant en conformité avec le mandat très étriqué qui lui a été confié. Justement parce qu'il est issu de Goldman Sachs, Draghi connaît très bien les marchés, leur fonctionnement, leurs biais, leur psychologie, et les marchés, de leur côté, le respectent et en ont même peur : les opérateurs des marchés qui ont parié sur un éclatement de la zone euro sont carrément terrorisés par ce Super Mario. Car lorsque que vous pariez sur un événement qui ne se produit pas, vous pouvez perdre beaucoup d'argent. Les grandes banques n'ont pas intérêt à ce que la zone euro s'effondre, (elles seraient les premières touchées,) mais les Hedges Funds, alliés objectifs des eurosceptiques, et tous les représentants de la finance fantôme qui ont contribué aux crises financières récentes, ont depuis 2010 souvent largement parié sur la fin de l'euro. Lorsque Draghi intervient comme il l'a fait en septembre (annonçant des achats illimités de dette si un pays voyait ses taux s’envoler) cela fait beaucoup de mal aux spéculateurs. La question qui se pose, c'est de savoir combien de temps Draghi parviendra à tenir en respect les marchés, si pendant ce temps les gouvernants continuent - le nez sur les sondages - la valse des demi-mesures, demi-tours et autres hésitations ? Une monnaie commune c'est une volonté politique, et c'est cette volonté politique que testent en permanence les marchés. En attendant, on peut remercier Goldman Sachs d'avoir bien formé Mario Draghi.

Le 25 mai 2011 à 15:00
Le 19 mars 2013 à 10:17

L'UMP veut rendre les allocataires du RSA imposables à l'ISF

La France pays d’assistés ? Cet éternel débat ne semble pas prêt de finir. Ce week-end plusieurs cadres de l’UMP sont montés à la charge contre la politique du gouvernement et notamment la question du Revenu de Solidarité Active (RSA). Après avoir proposé l’obligation de travailler 5h par semaine et critiqué l’annonce de la hausse du RSA par Jean-Marc Ayrault, l’opposition repart à l’assaut. Les cadres de la droite réclament plus de justice socialeen soumettant les allocataires du RSA à l’Impôt Sur la Fortune. Décryptage Eviter l’assistanat « La France doit sortir de cette politique d’assistanat dans laquelle elle est engluée depuis des années » a martelé hier Laurent Wauquiez. Le vice-président de l’UMP a fait la tournée des médias pour dénoncer « le cancer de notre société » et rendre public sa nouvelle proposition. « Avec cette aberration que cautionne François Hollande, on se retrouve dans des situations où des chômeurs gagnent plus que d’autres français qui, eux, travaillent et payent leurs impôts. L’idée serait de créer un genre d’ISF pour bénéficiaires du RSA avec un seuil d’entrée fixé à 300 000 euros soit 4 fois moins que le seuil actuel de l’ISF. Histoire de s’adapter aux revenus certes inférieurs de ceux qui touchent le RSA. » a-t-il déclaré sur Europe 1. Christian Jacob, président du groupe UMP à l’Assemblée Nationale a également donné de la voix : « On a dans ce pays des allocataires du RSA qui possèdent 3 parfois 4 maisons dont ils sont pleinement propriétaires et ce, uniquement grâce à leur allocation. C’est inadmissible en ces temps de crise où les français peinent plus que jamais pour accéder à la propriété. On ne peut pas cautionner ça plus longtemps. » 773 années d’économies Cette montée au créneau des ténors de l’UMP a instantanément suscité l’indignation ici et là. A commencer par Martin Hirsch, le père du RSA qui a vivement critiqué cette proposition : « Avec ce seuil de 300 000 euros qu’ils proposent, il faudrait pas moins de 773 années à un allocataire du RSA pour acquérir les biens nécessaires pour être imposable à l’ISF. Et encore ! Je ne compte même pas les dépenses. Tout en sachant qu’aucun être humain ne semble avoir vécu au-delà de 122 ans, ça fait quand même une sacrée différence ! » Interrogé sur cette possible incohérence pointée par Martin Hirsch, Laurent Wauquiez a répondu dans la foulée : « Laissons les polémiques stériles et les faux arguments à ceux qui aiment les lancer et occupons nous plutôt de notre pays qui, plus que jamais, aurait bien besoin de relever la tête. » Le Gorafi Illustration: WikiCommons / Alesclar

Le 13 octobre 2011 à 10:09

"Ma grand-mère disait: quand c'est flou, c'est qu'il y a un loup."

Martine Aubry, RTL, 13 octobre 2011.

Du coup il devient clair que « l’impétrante » au second tour de la primaire socialiste a vu le loup, et que cette bête a le poil de l’autre « impétrant », François Hollande. Croustillant aveu de sa part alors que, dans leur débat de la veille sur France 2, elle se la jouait Mère-Grand plutôt que Petit Chaperon rouge. Il y aurait donc eu, à notre insu, un rapport textuel précipité entre eux si l’on en croit sa propre confidence : "J'ai essayé de mettre le doigt sur certains de ses loups". Oh ! mon grand Flou… Comme on n’a rien vu, restons en à la maxime de l’aïeule dont on imagine qu’elle appartient à la branche paternelle. Dans la famille Delors, la maire de Lille, a ainsi abattu une autre carte qui fait la paire, celle de son papa  dont elle aurait hérité de l’idée européenne d’une « Confédération d’Etats-Nations. » Aïe ! Jacques Delors a toujours parlé de « Fédération d’Etats-nations. » S’il avait eu la répartie d’un vieux renard, plutôt que des manières de jeune loup, François Hollande aurait pu relever le flou de la référence. Martine Aubry qui prétend réconcilier le « non » et le « oui » au référendum constitutionnel de 2005 a pris en effet le risque  - pour obliger  Montebourg sans désobliger Guigou ? – d’un plaisant oxymoron : la confédération suggère que les Etats n’abandonnent rien de leur souveraineté, alors que la fédération supposent qu’ils en déléguent une part. L’Europe serait-elle appelée à devenir la nef des flous ?        

Le 24 mai 2011 à 19:30

Ça bouge sur les réseaux

Sit-in devant la Bourse 8

Je viens de recevoir un message sur mon smartphone, on dirait que ça bouge sur les réseaux :"Nous, jupes roses et sans-culottes, cagoules et bonnets, mitaines et foulards imbibés de citron, masques de latex et lunettes de plongée, communiquons à tou.te.s notre volonté de passer à l’action, ce jeudi 26 au matin, contre la finance organisée et ses réseaux mafieux. Nous appelons une horde débonnaire et clandestine à venir nous rejoindre le jeudi 26 mai à 9h à la Rotonde de la Villette (Métro Stalingrad) pour un départ groupé en direction d’un symbole bien connu de la manigance capitaliste, en vue de son occupation.Nous avertissons copains et copines que le risque juridique sera faible, mais que la jouissance sera grasse, car nous avons prévu de nous maintenir dans ledit lieu jusqu’à la dissolution de la dette grecque et du déficit de la sécu française.Nous avons prévu de monopoliser l’espace, d’y faire du boucan et d’y jeter des paperasses, d’y crier notre mépris pour le pognon et la magouille. Toute participation insolente et désinvolte de votre part ne nous rendra que plus forts et plus aguerris pour les batailles suivantes.Prenez avec vous tout ce qui agace les nanti.e.s et les cadres, quirend nauséabond l’atmosphère et réjouit les compagnon.ne.s révolté.e.s.JEUDI 26 MAI à 9H00 pétante,Place de la rotonde (Métro Stalingrad)Premiers signataires : Collectif des Allumés de la Fraude (CAF), Organisation des Téléspectateurs Anarco-Nihilistes (OTAN), Fédération Malgache des Insoumis (FMI), Groupe Invivable des Garçonnières du Nébraska (GIGN), Union Nécrosée des Lessiveurs de Parpaings, Association des fossoyeurs du Pole Emploi, Le collectif “Bien Assez de Conneries !” (BAC), le Cercle des Amis de l’Intifada, l’Union Radicale Survivre SAns Fessebouc (URSSAF), L’Internationale vegan pour une revanche des animaux, Collectif “Vivons bien, vivons couchés”, le Syndicat Démocrate Individualiste contre la Guerre (SDIG) et le Syndicat Démocrate pour l’Abolition du Téléthon (SDAT)..."Et j'ajoute mon nom à la liste des signataires : Fleur Ho!> épisode suivant> premier épisode

Le 5 janvier 2012 à 11:24

« C'est carrément carton rouge, on n'insulte pas le président de la République »

Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe à l'UMP, BFM-TV, mercredi 4 janvier 2012

Elle a même failli en avaler son sifflet le nouvelle wonder girl de la cellulle « riposte » du parti du Président. On le croit pas ! L’ignoble Vizir socialiste venait d’être surpris en train de traiter de « sale mec » le Vizir légitimement en fonction. Le recours à la vidéo pouvait pourtant éviter à Valérie Rosso-Debord l’erreur de jugement. Les images enregistrées auraient montré un François Hollande ( celui qui veut prendre la place de qui l’on sait) parodiant devant des journalistes supposés l’écouter en « off » un Nicolas Sarkozy se présentant bientôt devant les électeurs : "Je suis le président de l'échec, je suis un sale mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le courage..."  Un résumé plaisant de la seule carte qui reste à jouer pour un candidat à réélection au bilan quinquennal désastreux, mais qui se rappelle que dans le film Titanic, la panique était telle que personne n’a songé à faire passer le commandant par-dessus bord. Bref, François Hollande a fait de l’humour. Et ça c’est une arme déloyale aux yeux d’une Valérie Rosso-Debord qui admet qu’on peut rire de tout, mais pas du Président. Parce que sinon,  elle est une sacrée farceuse  la Valérie. Un jour qu’elle était invitée au Petit Journal de Canal + il lui fut demandé ce qu’elle avait fait le matin même en tant que femme de droite. Elle répondit : « J’ai fait une tarte. »

Le 2 décembre 2010 à 07:40

"On est quand même dans un monde de schtroumpfs!"

Vincent Peillon, Radio J, dimanche 28 novembre 2010.

Bienvenue chez les Schtroumpfs !  Peillon n’a pas tort d’invoquer Peyo. L’agitation du village socialiste fait penser aux petits lutins bleus de l’illustre auteur de BD, avec leurs fantasques querelles et leur langue codée. Vincent Peillon, député socialiste européen, c’est un peu lui même le Schtroumpf à lunettes (qu’il ne porte pas, mais ça doit être une ruse !), celui qui ramène toujours sa science (de philosophe en l’espèce) et agace tout le monde tout le temps. Mais il ne croyait pas si bien dire. Son ironie, ce jour-là, visait ceux qui voulaient pousser Dominique Strauss-Kahn (le Grand Schtroumpf caché) à précipiter sa candidature aux primaires socialistes alors qu’il a bien plus important à faire à la tête du FMI, que de venir batailler ici avec François Hollande (Le Schtroumpf Farceur), Arnaud Monteboug (Le Schtroumpf Frimeur) ou Manuel Valls (Le Schtroumpf Joueur). Or le lendemain, stupeur et tremblements dans la forêt, c’est la Schtroumpfette Ségolène Royal qui annonçait sa propre candidature, frôlant même l’outrage à Grand Schtroumpf caché en lui promettant un poste de premier ministre si elle devenait Présidente. Certes elle a nuancé ensuite, mais la zizanie régnait à nouveau dans le monde des Schtroumpfs roses. Et tout ça pour un mot malheureux de Martine Aubry (La Schtroumpftaine ?) laissant croire que les primaires étaient pliées d’avance avec la complicité de la Schtroumpfette. Schtroumpf qui pourra !  

Le 1 mars 2012 à 19:07

Anti-sarkozysme (à l'école) primaire

En visite à Bayonne ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été vivement pris à partie par des manifestants qui l'ont copieusement hué aux cris de "Président des riches" ou "Sarkozy, dégage !". Quelques minutes après les incidents, le président-candidat n'a pas manqué de dénoncer l'honteuse collusion entre des militants socialistes et de dangereux "indépendantistes basques, dont certains, comme l'ETA, ont du sang sur les mains". Certains esprits chagrins ne manqueront pas d'y voir un douteux amalgame mais ce serait méconnaître la phénoménale entreprise de manipulation ourdie depuis plusieurs semaines par les partisans de François Hollande. Pour preuve, cette photo apparemment anodine diffusée sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy lors de sa visite dans une école primaire. Au tableau apparaît pourtant au grand jour le criminel endoctrinement auquel sont soumises nos chères têtes blondes prises en otage par la redoutable caste gauchiste de l'éducation nationale. Voyez plutôt : les instituteurs n'ont rien laissé au hasard et se sont emparés du brûlot révolutionnaire de notre chroniqueuse Marie Nimier, "Charivari à Cot-Cot-City" pour fustiger en bloc Nicolas Sarkozy alias Fricatout (dont on va jusqu'à se demander s'il est un être humain) et Claude Guéant (comment ne pas le reconnaître sous les traits du chien Morsec ?) et appeler de leurs voeux une insurrection au sein même de la police : "révolte chez les poulets". La présence du mot "rouge" et d'un drapeau marocain dans un des dessins d'enfant montre enfin que cette tentative de déstabilisation clairement marxiste bénéficie même d'appuis (et sans doute même de financements) étrangers.Espérons que les services de la DCRI et du contre-espionnage sauront se montrer aussi vigilants que ventscontraires.net et prendront enfin les mesures qui s'imposent pour que cessent enfin ces odieuses entreprises crypto-terroristes contre l'Etat.

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