Christophe Bourseiller : cartographie des groupuscules d'extrême droite


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Attaques contre les spectacles "christophobes" de Romeo Castelluci au Théâtre de la Ville et Rodrigo Garcia à Toulouse et au Théâtre du Rond-Point : pour mieux comprendre qui est à la manœuvre, ventscontraires.net a rencontré le journaliste et écrivain Christophe Bourseiller, spécialiste des groupuscules d'extrême gauche et d'extrême droite. Il nous reçoit dans son studio de France Musique, dont il anime la matinale. Pour commencer, voici la cartographie qu'il dresse des groupuscules intégristes catholiques impliqués dans ces actions.

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"Un pays heureux n'a pas besoin d'humour." Staline

Soyez les cancres du sérieux, faites voler en éclats de rire le bon goût et sa bonne conscience, en écoutant les cours, performances et autres conférences de progesseurs agrégés d'insolence et de cocasserie.

Avec France Culture et Tilder.

 

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Le 20 juin 2011 à 09:02

Eaux sales

Ça m’est revenu il y a quelques semaines après une interview de Marine le Pen,  à cause de son âge, le même que moi,  de son blue jean, le même que moi,  à cause de sa poignée de main,  de l’hôtesse d’accueil qui m’a souri derrière l’hygiaphone, à cause de Jeanne d’Arc dans  son armure pas tellement plus haute qu’un nain de jardin.…ça m’est revenu d’un  coup. C’était l’été 1991, j’étais journaliste stagiaire, on m’avait envoyée à l’université d’été des jeunes du Front national.  Ça se passait dans un petit château de Sologne,  une ancienne propriété de l’empereur Bokassa à ce qui se disait. Les grilles hautes et pointues étaient entrouvertes,  un  petit homme ventru, aimable et souriant m’avait accueillie:  Roger Holleindre ancien  de l’Indochine et des barbouzeries de l’Algérie française.  Il m’a montré son bureau pour y poser mes affaires,  et il a bien rigolé quand j’ai sorti mon ordinateur portable barré d’un autocollant Libération. – Leur montrez pas ça, ils vont vous mettre dans le lac ! Le pire, c’est que je l’ai cru.  Ils, c’étaient ses jeunes et ils était en forme.  De la salle du bas, les clameurs de la meute montaient.  Je suis descendue voir (sans ordinateur), c’était l’atelier "débat". Carl Lang chauffait un grand boutonneux assis en face de lui : « Imagine que je suis Jack Lang , vas y cogne ! ».  Collée au mur dans le fond la pièce,  j’apercevais le lac par la fenêtre, une grande flaque d’eau saumâtre et menaçante.  Je me rappelle le retour en fin d’après midi,  la Nationale 7 vers Paris,  le pied à fond sur l’accélérateur.  La fuite. Tout ça m’est revenu comme un bon souvenir.  C’était bien mieux le temps où ils jouaient à nous faire peur.

Le 19 mars 2015 à 09:50

Avis aux étranges pas d'ici

Vrai,il y a beaucoup trop d’étrangers dans le monde et pas assez d’iciPREUVES :Les mille-pattes ont 998 pattes de tropLes grenouilles ont les pieds palmés, en seront disqualifiées.Les martinets sont en excès de vitesse autoriséeLes termites piquentLes poissons n’ont pas les yeux en face de nousLes anguilles sont en trouLes coquillages sont en voie de dissolution avancéeLes autruches ont un long long cou de bambouGirafes même tonneau d’en hautLes cucurbitacées tout le contraireHé, les gnousAssez de ces troupeaux de you !Hou !Les crabes ont la peau dure et en plus ils sont chauvesLes rhinolophes zéro cheveux non plusLes scarabées ils sont horodatésLes scorpions-cafards des horrifiques et ratésLes requins-marteaux sont fous de nouspas nousCétacés très périmésmal bien barrésTranchons leurs six bras aux pieuvres et huit aux araignéesLes renards et les belettes savent plus rien nous chanterLes popotames marigotent dans la pataugasseLes paresseux pendouillent comme des cheveux       Les fouines fouinentLes escargots escargassentLes gros noirs font la fêteLes petits gris font la têteLes singes ont un visage simiesqueLes humanoïdes sont lividesLes autrichiens sont des chiensLes belges parlent pas tous françaisLes wallons, salauds de salonLes zimbabwéens même pas australiensLes bocheux, comprend rienLes jivaros n’ont que notre peau sur leurs osJe hais les cambodgiens qui n’ont pas notre nez épatant(Pas tant que ça au fait)D’ailleurs, d’ailleurs, d’ailleurs tous ces gens sont d’ailleursLes terre-adéliens sont videsLes indonésiens croient en tout sauf en moiOn n’est plus chez vousPassez notre chemin !« Tu » me tuesVous : s’en foutPass your pathLes de ma ville sont des fillesDu village, rancis sur pattesMes amis sont mes ennemisMa famille s’appelle EmileLa cousine pue des mainsMaman, les pieds platsMarcel a des aissellesMoi aussi plus m’sentir (extrait de 22, Placards !, éd.Æncrages, 2014) Avant, arrière, latéral, j’aime les travelings. Particulièrement appliqués au champ littéraire, comme dans le magnifique Autour de Vaduz de Bernard Heidsieck https://www.youtube.com/watch?v=CUPuZzPaFJM , traveling arrière et circulaire qui, par vagues concentriques et sonores, parties de ce trou noir du paradis fiscal préféré des riches allemands et autrichiens, étend son blanchiment aux confins de la planète. C’est sans doute aussi pourquoi, et plus encore pour son bon sens apparent, je suis resté fasciné par cette sortie du sieur Le Pen, le 13 février 1994 sur Antenne 2 : «  J’aime mieux mes filles que mes cousines, mes cousines que mes voisines, mes voisines que des inconnues et des inconnues que des ennemis. Par conséquent j’aime mieux les Français, c’est mon droit. J’aime mieux les Européens ensuite. Et puis ensuite, j’aime mieux les Occidentaux. » Eh oui, l’autre est bien étrange, et l’étranger plus encore ! Cette phrase, qui nous frappe d’un bon bon sens, apparemment irréfragable, pose pourtant évidemment question. Car le sens de nos vies n’est pas de nature géographique, déterminé par notre seule situation dans l’espace, et imperméable à nos choix propres. Sans quoi je serais tenu de me sentir moins en affinité avec cet Inuit, qui est devenu mon ami, qu’avec mon voisin facho. Et de Tintin, si loin du Tibet, ne pourrait surgir ce cri, si proche qu’il en est pour ainsi dire à l’intérieur de lui-même, dans un rêve : « Tchang ! » (Tintin au Tibet, p.1.) Attaquons maintenant le texte lepénien sur son versant formel. Au bout du zoom, poussé à son terme, il y a bien sûr : « ce que j’aime moins que tout, ce sont les non-Occidentaux. » Et lorsqu’on le ramène à son origine, ab absurdo et ad absurdum, il ne peut y avoir autre chose que : « j’aime mieux moi. » Permettre à chacun d’intégrer qu’existent d’autres moi que moi, c’est précisément l’objectif de l’éducation. Il permettra la vie en société, en civilité, une « civilisation ». Une société dont des membres de plus en plus nombreux arrêtent leur évolution sur un moi pétrifié est en marche vers l’incivilisation. Et peut-être, au grand dam de Desproges, n’y aura-t-il plus que des étrangers dans le monde ?

Le 6 mars 2015 à 14:52

Oh l'autre, il respecte tout le monde

C’est vrai, je respecte tout le monde. Je respecte les Amish parce qu’après tout, je suis d’accord avec eux, ça a été trop vite, on a perdu des choses du passé, ce qui explique la montée du FN, si la France était Amish, y’aurait pas Marine le Pen. Je respecte le fait que le prophète soit hétérosexuel, même si j’ai des amis musulmans qui couchent avec des garçons. Je respecte le fait que François Hollande n’aime pas la Culture, ça permet de rêver à Juppé en Malraux. Je respecte monsieur Poutine et monsieur Assad qui se respectent mutuellement. Je respecte mon marchand de journaux qui refuse de vendre une pile de téléphone à un Arabe parce qu’il ne parle qu’anglais (même si je traduis). Je respecte l’extrémiste qui a tué Rabin, il faut se mettre à sa place, la paix ça lui aurait gâché le boulot. Je respecte Marine Le Pen qui ne dit pas que des conneries, sauf en économie, en culture, en immigration, en religion, en politique, en botanique elle est pas mal. En échange, je veux juste que ces gens me respectent, parce que, comme matière, j’ai choisi de faire droits de l’homme et siècle des lumières. Pour moi, une des plus belles dates, c’est le 9 décembre 1905. L’autre, on le respecte, à condition qu’il nous fasse pas chier. C’est vrai, quoi, le respect, ça devrait être une activité à plein temps. Moi, le respect, j’en crêve quand l’autre me marche dessus. Mais je continue. J’ai pas trop le choix. Ma femme me dit que je suis un démocrate. Et moi, je respecte beaucoup l’opinion de ma femme parce que je l’aime et j’irais jamais dire du mal de quelqu’un que je respecte et qui pourrait me buter. Ce serait un manque de respect envers notre amour. Non ?

Le 10 novembre 2015 à 10:19

Golgota Picnic : une pièce de théâtre en correctionnelle

Récit d'un procès, lestroiscoups.fr

J.-M. Ribes : « Je redirai ici ce que j’ai déjà dit à l’époque : on ne vous empêchera pas de croire, mais vous ne nous empêcherez pas de penser. » J.-M. Ribes : « Je redirai ici ce que j’ai déjà dit à l’époque : on ne vous empêchera pas de croire, mais vous ne nous empêcherez pas de penser. » Jean-Michel Ribes : « Je redirai ici ce que j’ai déjà dit à l’époque : on ne vous empêchera pas de croire, mais vous ne nous empêcherez pas de penser. » "On se souvient de l’affaire Golgota Picnic, de l’effroyable mobilisation contre le Théâtre du Rond-Point à coup de menaces de mort, de manifestations et d’actions coup-de-poing pendant les 9 représentations de la pièce de Rodrigo García. C’était au mois de novembre 2011 ; le procès, lui, se tenait vendredi 30 octobre." Ainsi commence le très détaillé compte rendu du procès en correctionnelle intenté par l'A.G.R.I.F contre le Théâtre du Rond-Point et les éditions Les Solitaires intempestifs, le 30 octobre dernier, quatre ans après les faits. Prise de note pointue par Lise Facchin et crobards noirs et blancs stylés de Frédéric Chaume, les envoyés spéciaux de la revue théâtrale lestroiscoups.fr  – bref si vous désirez en savoir plus, allez voir l'article complet ici. En attendant, quelques instants croqués et leurs verbatim ci-dessous : Maître Richard : « Oui, Rodrigo García provoque ! Bien sûr qu’il provoque ! Comme tous les artistes, qu’est-ce qu’une œuvre qui ne provoque pas ? (...) Quant à la prétendue unanimité de l’opinion des chrétiens sur ce spectacle, en tant que catholique, je ne me reconnais pas et ne me reconnaîtrais jamais dans l’A.G.R.I.F. » Maître Triomphe : « L’auteur peut dire ce qu’il veut, le titre parle pour lui : Golgota Picnic, c’est la crucifixion du Golgotha qui est le thème. » Mme le procureur : « L’avocat de la partie civile nous a posé la question de savoir quel était l’intérêt de cette pièce pour le débat public. Mais la question n’est pas là. La question est de savoir si la communauté chrétienne est délibérément visée par les propos incriminés, et je n’en suis pas convaincue. (...) Le parquet considère que la plainte de l’A.G.R.I.F. n’est pas caractérisée (…) et demande donc la relaxe. »

Le 1 février 2012 à 11:02

L'extrême droite dirige le Nouveau Théâtre à Budapest

Appel des théâtres européens pour la tolérance

Nous vous en avions parlé en octobre dernier : deux personnalités d'extrême droite venaient d'être nommées à la direction du Nouveau Théâtre de Budapest. Elles entrent en fonction ce 1er février. Un appel européen à la tolérance sera lu le soir même dans de nombreux théâtres en Europe, et bien sûr au Théâtre du Rond-PointImaginez Jean-Marie Le Pen codirigeant le théâtre du Rond-Point avec un artiste d'extrême droite... C'est ce qui vient d'arriver à Budapest. Le parti Fidesz au pouvoir poursuit sa révolution culturelle contre "l'hégémonie libérale maladive" en nommant à la tête d'un théâtre de Budapest György Dörner,  artiste aux sympathies notoires avec le parti d'extrême droite MIEP, un parti qui ne cache pas ses opinions xénophobes et antisémites, loin de là. Pourtant l'ancien directeur du Nouveau Théâtre, István Marta, avait recueilli la majorité des voix pour ce poste. L'émoi dans la profession et ce qui reste d'opposition a redoublé quand Dörner a choisi comme administrateur István Csurka, 77 ans, le président du MIEP en personne, aujourd'hui retiré de la politique. Il faut savoir que si Csurka, celui qu'on appellait le "Le Pen des Carpathes", n'édite pas des fanfares militaires, il écrit des pièces de théâtre qui ne sont jamais jouées. Avec lui Ubu administre un théâtre... bel exemple d'autogestion à la hongroise.Dernière nouvelle confiée par nos informateurs de Budapest : une semaine avant leur prise fonction le 1er février, les deux nouveaux directeurs n'avaient toujours pas de programmation pour le mois de... mars suivant ! Voici l'appel lancé de Vienne par l'auteur comédien et clown Markus Kupferblum, directeur de la compagnie Totales Theater, et de nombreux autres metteurs en scène et acteurs en Europe :"Memorandum Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, cher public, voici un memorandum qui sera lu aujourd'hui dans la plupart des théâtres européens, dans la langue du pays, avant chaque spectacle. Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Aujourd’hui-même, à Budapest, un des plus importants théâtres de la ville passe sous la direction de deux personnes qui ont depuis plusieurs années publiquement fait leurs des vues d’extrême-droite. Ils ont personnellement publié des pamphlets anti-sémites, anti-tziganes, des écrits racistes. A partir d’aujourd’hui, ils seront directeurs d’un théâtre subventionné par les fonds publics dans une capitale européenne. Ceci brise un tabou. Mais plutôt que d’utiliser cette rupture comme une nouvelle occasion de condamner Budapest, pourquoi ne pas nous engager, dans nos pays respectifs, dans nos vies, pour la tolérance, pour la diversité et pour la solidarité avec les membres les plus faibles de notre société ? Nous sommes atterrés par le fait que des forces politiques, dans beaucoup de pays européens, promeuvent la haine, le mépris et la jalousie entre les peuples. Notre intention, dans notre travail théâtral, est de dépasser les facteurs de division dans nos sociétés, pour éveiller la curiosité et aiguiser les sens du public vers les évidences sociétales – au nom du bien commun de toutes les personnes, au nom de la paix et de la liberté en Europe. Après tout, nous autres humains sommes tous libres et égaux en dignité et en droits, nous sommes tous citoyens d’un seul et même monde. Nous sommes aujourd’hui le 1er février 2012. Rassemblons-nous pour célébrer aujourd’hui la première journée du Théâtre Européen pour la Tolérance. Markus Kupferblum"

Le 25 mars 2015 à 09:41

Autre

Quand je pense à l’autre je pense à mon père, à mes pères, à Prévert.A mon père adoptif Michel dit Michou né à Sousse, Tunisie, en 1937, pied-noir on disait.A mon père naturel Moshe, dit Moïse dit Maurice, né à Fès, Maroc, en 1936, Fassi on disait.Je suis le fils des autres et un autre moi-même, avec un peu de sang français par ma mère d’Angoulême.Je suis un vélin d’Angoulême – vélin veut dire peau de veau, ou plutôt de vélot (oui avec un t au bout), c’est-à-dire le veau mort-né – sur lequel j’écris mon étrangeté depuis que je tiens un stylo ou plutôt qu’un stylo me tient. Je pense entre autres à Prévert qui fut des nôtres quand il cultivait notre imagination avec ses mots : Être angeC’est étrangeDit l’angeÊtre âneC’est étrâneDit l’âneCela ne veut rien direDit l’ange en haussant les ailesPourtantSi étrange veut dire quelque choseétrâne est plus étrange qu’étrangedit l’âneÉtrange est !Dit l’ange en tapant du piedÉtranger vous-mêmeDit l’âneEt il s’envole. Je pense encore à Prévert et à ses Etranges étrangers dansant à son Grand bal du Printemps : Kabyles de la Chapelleet des quais de Javel
hommes des pays loin
cobayes des colonies
Doux petits musiciens soleils adolescents de la porte d’Italie
Boumians de la porte de Saint-Ouen
Apatrides d’Aubervilliers
brûleurs des grandes ordures de la ville de Paris
ébouillanteurs des bêtes trouvées mortes sur pied 
au beau milieu des rues
Tunisiens de Grenelleembauchés débauchésmanœuvres désœuvrésPolacks du Marais (…)Étranges étrangers
Vous êtes de la ville
vous êtes de sa vie 
même si mal en vivez
même si vous en mourez.  Pour parler de l’autre, j’ai voulu reprendre les mots de l’autre, les agiter comme chiffon de l’âme pour voir ce qu’ils nous disent aujourd’hui, voir s’ils donnent des sueurs froides au front qu’on dit National, s’il font couler un sang d’encre en coupant mieux que des lames. Je regarde l’autre et je me vois, je me regarde et je vois un autre, drôle de je, essayez, c’est très étrange très étrâne, de se mettre à la place de l’autre, de se prendre pour un autre soi-même.      

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