Sebh Leouf
Publié le 11/09/2015

Progrès


Sebh ne sait pas se décrire car personne ne lui a appris. Tout ce qu’il sait faire c’est dessiner des gens qui donnent leur avis sur www.lapin.org, ou des multitudes de personnages enchevêtrés dans des accumulations agglomérées et bourrées de références acidulées sur son site : www.sebh.tk

 

Plus de...

Blogueurs BD

 ! 

Partager ce billet :

Tous les billets du dossier

À voir aussi

Le 17 septembre 2015 à 11:45
Le 1 février 2015 à 08:44

Don Diego de la Vegan

- Grand-papa, dis, c'est vrai que tu mangeais des animaux ?- Ben... pas des animaux entiers, quand même ! Mais il m'arrivait de manger de la viande, oui.- Mais pourquoi ? - Il n'y avait pas encore de steaks de synthèse à l'époque et puis... je ne sais pas, tout le monde le faisait, on ne se posait pas la question, quoi.- Mais tu les chassais toi-même avec un arc et des flèches ?- Attends, tu me prends pour un barbare ? Je les achetais prédécoupés au supermarché !- Mais le supermarché, il les chassait avec un arc et des flèches ?- Ça, c'était au Moyen-Âge. Le supermarché, il avait des abattoirs et tout.- Et tu mangeais du chat ?- Tu me prends vraiment pour un sauvage, hein. Je mangeais du boeuf, comme tout le monde.- Du boeuf ?- C'est comme ça qu'on appelait les vaches quand on les mangeait.- Et ils sont devenus quoi, les animaux qu'on élevait pour les manger ?- Quand on a interdit la viande, le gouvernement les a relâchés, c'était très beau, une très belle fête, les vaches s'ébrouaient, les poules caquetaient, les moutons moutonnaient...- Ça a dû être si émouvant !- Bon, bien sûr, ensuite, il a fallu les abattre, parce que ça devenait dangereux. Et puis parce qu'on en a profité pour constuire des complexes immobiliers sur les anciens pâturages, aussi. Mais quand même, un très grand moment. Après, il y a eu le problème avec les renards qui pesaient dans les 200 kilos à force de se gaver des poules qu'on avait remises en liberté, mais tout de même. Ça a été un moment très émouvant. - Et dis, grand-papa ?- Oui ?- C'est vrai que tu mangeais des plantes ?

Le 3 septembre 2015 à 11:20

Kim

Le progrès c'est quoi, enfin je veux dire, le progrès c'est ça alors dis-moi, hein, c'est quoi le progrès et dis, quand et est-ce qu'on y est ? Quelque part sur une plage turque, un enfant de même pas quatre ans fait comme s'il dormait alors qu'il est mort, la tête dans le sable et les pieds dans les vagues, bien mort comme ça, l'air de ne pas y toucher ou de n'y rien comprendre. Il est migrant mais aucun pays n'en veut. Il n'a rien demandé à personne mais tous décident pour lui jusqu'à sa non-nécessité d'être compté parmi les vivants, mais bon, ça fait de belles photos sur Facebook cette tête d'enfant mort du mauvais côté de la vie, c'est déjà ça, ça fait des « like » et des indignations en carton, alors, je veux dire, hein, oui, quoi, c'est ça le progrès ? Quelque part encore, du haut d'une tour, un connard qui domine le monde du haut de son bureau et de l'entreprise qu'il a dirigée quitte cette dernière, déficitaire, avec une jolie prime de plusieurs millions. Il contemple le monde qu'il domine. Ils sont plusieurs à se partager toutes les richesses du monde de cette façon, pour eux-mêmes, bien sûr, mais aussi pour le plaisir d'avoir une masseuse attitrée pour chaque couille et de pouvoir dire sur Facebook « moi, j'ai une masseuse attitrée pour chaque couille », faire des « like » et ça n'empêche pas le monde de soi-disant avancer ni tourner, alors bon, c'est peut-être ça aussi le progrès, d'être un Midas bien burné, je dis ça, bon, pourquoi pas. Quelque part enfin, Kim Kardashian montre ses fesses pour un photographe new-yorkais pédophile parce qu'elle n'a trouvé que ça pour exister alors elle montre ses fesses encore et encore et quand elle s'ennuie elle montre ses fesses, et puis là elle montre ses fesses et elle fait la couverture des magazines avec ses fesses qu'elle montre, et montre, et montre ses fesses et puis elle dit qu'elle est féministe avec ses fesses, qu'elle fait des courses avec ses fesses, qu'elle fait un truc à un moment de la journée genre acheter quelque chose avec ses fesses ou manger un machin avec ses fesses et elle montre ses fesses pendant qu'autour d'elle le monde progresse mais Kim Kardashian, elle, elle s'en fout, elle est féministe et elle montre ses fesses, elle aime ses fesses, elle montre ses fesses sur Facebook et ça génère du « like » et on passe à autre chose en oubliant très vite les millions indécents qui font l'or des couilles de nos dirigeants, la photo de l'enfant mort avec la bouche pleine du sable de notre saloperie de soi-disant progrès, et on vomit le monde sans plus même s'en apercevoir parce que c'est de l'ordre du réflexe. C'est du sable. Du satané sable. Et il s'écoule. Inexorablement dans le bordel ambiant...

Le 5 septembre 2015 à 08:27

E-passeur.com

Cher e-réfugié, merci de nous avoir choisi. Avant la guerre, tu étais médecin, avocat, étudiant en Syrie et tu te retrouveras bientôt sur les routes, devras supporter la faim, la soif, le froid, traverser des mers. Mais maintenant, grâce e-passeur.com, tu as un vrai compagnon de route. Plus besoin de chercher des passeurs malhonnêtes dans chacun des pays traversés, nous resterons en contact tout au long de ton périple. Tu pourras nous envoyer des messages Whatsapp, parler à ta famille par Skype, lire les tweets des autres migrants, te diriger par Google Map et nous liker régulièrement sur Facebook ! Avec ton smartphone, tu pourras réserver ta place sur une barque de pêcheur, dans un camion frigorifié, dans un container de navire de marchandises, retenir un matelas dans un campement de clandestins ou encore poster tes selfies pour que la vieille Europe se réveille enfin ! Rappelle-toi, elle n’avait pas vu les quatre millions de syriens déplacés avant que la photo du petit Aylan circule sur les réseaux sociaux. Tu pourras aussi profiter de nos conseils en cliquant sur notre rubrique « vie pratique » : Comment te glisser entre la remorque et la cabine du chauffeur d’un poids lourd, comment effacer tes empreintes digitales en les brûlant à l’acide ou en arrachant la peau de tes doigts. Tu vois, ami internaute, on n’arrête pas le progrès.  Souviens-toi, le plus grand nom de l’histoire du numérique était le fils d’un réfugié syrien : Steve Jobs. Viens donc vite rejoindre e-passeur.com !

Le 24 mai 2010 à 10:29

"Mieux vaut un cheval qui laboure qu'une vache qui meugle"

Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate, ancienne ministre du Logement et de la Ville, communiqué du 12 mai 2010

De nouveaux passagers ont embarqué sur l’Arche politique grâce à une Christine Boutin qui, pour être pieuse, ne tend pas toujours l’autre joue quand on la soufflette. Marine Le Pen avait lancé la veille, pour couper court à toute rumeur d’alliance FN-UMP : "être la Boutin du gouvernement Sarkozy, non merci!". Chez les Le Pen, le jeu de mot est héréditaire, mais d’une génération à l’autre, il ne tombe plus sous le coup des lois antiracistes mais anti-sexistes. Si les animaux avaient des droits – d’aucuns plaident pour que l’ONU s’attèle à une Déclaration universelle en ce sens – il se trouverait bien des plaideurs pour faire valoir en outre le préjudice moral subi par la race bovidée, ravalée aux rangs des inutilités. Dans une approche plus macro-économique des choses, on opposera à Christine Boutin que cela fait bien longtemps que le tracteur a éclipsé l’équidé dans le travail des champs et que, à tout prendre, la vache a conservé le mérite irremplaçable de produire du lait et assurer ainsi un revenu régulier à ses maîtres, même si, on en convient, le prix du lait ç'a eu payé, mais ça ne paye plus forcément.Pour néanmoins réconcilier l’écurie et l’étable, rappelons que rien n’est plus vache en politique qu’un vieux cheval de retour.  

Le 16 juillet 2011 à 09:21

Steak haché

Le merveilleux Hippocrate n’a rien perdu de son actualité. Et qu’on ne vienne plus l’appeler « vieux schnock » après la lecture de la présente ! D’aucuns s’obstinent à ne voir dans ses recommandations diététiques qu’un tissu de bêtises. Quant à moi, je suis tout à fait persuadé de la véracité de sa théorie des humeurs. Tout le monde a un voisin, ou un ami de type « sanguin » (la face rouge, la démarche joviale, les canines acérées), qui raffole de viande en sauce et de grands crus bordelais.   Il y a quelque temps, alors que je faisais des emplettes au supermarché, une femme qui déposait consciencieusement sur le tapis de caisse un ensemble d'articles retint mon attention. Pas une once de protéine ! En revanche on trouvait, çà et là, un genre de gâteau roulé sous les aisselles, une soupe de potirons du Larzac, une salade garantie 100% bio, et livrée avec ses limaces et ses pucerons… Joyeux délire organico-végétal !   C’est à ce moment que je convoquai mon cher Hippocrate. Mon Dieu, me dis-je (avec tout le respect que cette vénérable entité mérite), me voici face à un spécimen typique de flegmatique ! Aisément repérable, de surcroît : le teint pâle, la silhouette grêle et le regard proche de l'extase manifestaient une béatitude rarement atteinte chez les plus grands mystiques.   Ne peut-on entrevoir, pensai-je sans pédanterie aucune, l’essence même de notre époque actuelle ? La protéine animale ne convainc plus, son cours à la bourse est en berne. Pire, elle est de mèche avec les plus grands pontes du crime organisé : elle fricote avec les bactéries et les microbes les plus infâmes. Il se peut, me dis-je encore, que cette sainte femme nous montre alors la voie ! Comme elle, et de toute urgence, devenons des flegmatiques ascétiques !      Je revins tout à coup à la raison, et déposai à mon tour un steak sur le tapis de caisse, sans trembler.

Le 30 septembre 2015 à 09:00
Le 28 février 2013 à 09:54
Le 5 février 2015 à 09:40

Là où ça gargouille

- C’est très intéressant.- Pourquoi ?- Ça gargouille. - Qui ?- Vous, là au milieu, ça gargouille.- Je viens de déjeuner.- Et ça gargouille toujours après-déjeuner ?- Parfois. - Intéressant…- Pourquoi ? - Comme ça… (silence). Racontez-moi.- Le déjeuner ?- Votre déjeuner.- J'ai pris le morceau, je l'ai mis dans mon assiette, j'ai saisi couteau (à droite) et fourchette (à gauche), j'ai découpé comme il fallait, ni trop petit ni trop gros, j'ai ingéré comme vous m'avez dit, j'ai mastiqué comme je vous ai vu faire, j'ai avalé comme conseillé, et maintenant ça bouillonne à l'intérieur. - Ça gargouille !- Oui, mais maintenant qu’on en parle j’ai l’impression que ça bouillonne. Il y a des bulles.- Hum… (silence)- Je n'ai pas dévoré, je vous promets que j'ai pris mon temps. Je n'ai pas déchiqueté non plus. Pourtant je ne suis pas du genre à me contenir quand il s'agit de nourriture, vous me connaissez, c'est ma nature généreuse envers moi. Je sais me gâter.- (Tendant l’oreille) Ça frétille maintenant. Et ça bouge, ça s’approche de la région du foie. C’est douloureux ? - Non. - Hop, ça passe de l’autre côté. Qu’avez-vous pris au cours de ce déjeuner ?- Je ne sais déjà plus. J'étais tellement concentré sur le moindre de mes gestes, surtout pas de précipitation, surtout pas d'affolement, tellement appliqué à ma lenteur que je n'ai pas fait attention. C'était sans doute de la viande, un bon steak ou une cuisse de poulet. Fermier, oui, avec une sauce au bleu, délicatement versée tout autour du saumon à l'unilatérale, cuit aller-retour. Il y avait du citron, oui, ou de l'orange... Ah ça se brouille, je suis désolé. C’est très flou. - Hum… (silence). - Ça s’est calmé, non ? - Quoi ? - Le bouillonnement, le gargouillis.- Il me semble, effectivement. - J’ai bien fait de venir vous voir, docteur.- Hum. Revenez la semaine prochaine.

Le 3 avril 2011 à 12:00

« La primaire ne peut pas se réduire à un concours de boeufs charolais. »

Arnaud Montebourg, Le Monde, Dimanche 3/Lundi 4 avril 2011

Serait-ce parce qu’il est lui-même issu d’un coin où l’on élève la volaille de Bresse que le sémillant postulant à l’investiture présidentielle manifeste autant de condescendance à l’égard d’une autre espèce animale ? Il devrait être bien placé pour savoir que le bœuf charolais est originaire de ce même département de Saône-et-Loire dont il préside le Conseil général. La vacherie, en réalité, visait ses concurrents aux comices de l’automne 2011, quand il s’agira de sélectionner la plus belle bête à concours du cheptel socialiste. Arnaud Montebourg aurait élevé le débat s’il s’était livré aux mérites comparés de son propre « charolais », avec le  « limousin » de François Hollande, la « normande » de Laurent Fabius ou la « flamande » de Martine Aubry. La ficelle serait néamnoins restée trop courte pour attraper le bétail de Dominique Strauss-Kahn, labellisé naguère par le suffrage universel à Sarcelles (Val d’Oise). Depuis longtemps on n’a plus vu un bovidé paître dans cette banlieue parisienne. C’est à des petits détails comme ça que l’on vérifie si un politique est du « terroir » ou pas, comme dirait Christian Jacob, aboyeur de l’UMP pour qui l’étable ne ment pas. En vérité, Arnaud Montebourg a voulu signifier que sa candidature n’était pas de celles qui s’exhibent passivement, mais devait être regardée comme la performance d’un taureau de combat. Le drame est qu’à l’heure actuelle il n’encorne que du vent.

Le 15 mai 2014 à 07:03

Chez les Colson, le chien fait partie de la famille

Charlenry, un chien à qui parler Alors ces vacances, comment ça se présente ? Tu y as pensé ? Je t’avais demandé d’y réfléchir. Tu te souviens ? On en avait parlé. Tu n’as pas eu le temps peut-être ? Ah ! Je m’en doutais. C’est dommage. Je constate une fois de plus qu’il ne sert à rien avec toi de s’y prendre à l’avance. J’avais sollicité ton avis sur l’organisation de tes vacances parce que, me semblait-il, cela te concernait au premier chef, et je vois que tu as négligé de t’en préoccuper. C’est incompréhensible. Je suis très déçu, je le dis sans détour, ni vouloir te fâcher. Il est clair que ta désinvolture ne me dispose pas favorablement à ton endroit, tu le comprends je suppose. Aussi vais-je devoir, là où j’aurais tant préféré avoir avec toi un dialogue horizontal, d’égal à égal en somme, je vais devoir disais-je agir de façon autoritaire et verticale, ce à quoi je répugne. Comme tu le sais, je n’ai pas l’âme d’un maître-chien, mais tu en as décidé autrement. Bien. Examinons maintenant la situation. Cet été, Éléonore donnera une série de concerts dans le Luberon puis à Venise, ensuite elle s’envolera pour le Japon où elle doit enregistrer son prochain disque. Je serai moi aussi à l’étranger, à Ottawa en juillet pour la Conférence Internationale de Pragmatique, en août à Los Angeles chez Oswald W. Brody. Tu te souviens d’Oswald ? C’est ce grand barbu sympathique qui est venu à la maison en février. Je dois réviser sa traduction de Ruses du sous-entendu dans les énoncés performatifs, mon dernier essai. Bref, tu as compris. Cet été, ni Éléonore ni moi ne pouvons te garder. Mme Gachautin a ses congés, la maison sera fermée. Et cette année, Hubert ne va pas dans les Alpes. Voilà. Tu seras donc mis en pension au chenil LES CROCS BLANCS du 15 juin au 30 septembre. C’est tout. Merci. Tu peux disposer.

Le 7 juin 2011 à 15:01

La fougue de Bach

(et encore, j'ai pas osé « Mais vous êtes fougue ? Oh oui ! »)

« Plus fougueux, la prochaine fois », m'a-t-on demandé. Je ne suis pas du genre à refuser l'obstacle, comme on dit dans les milieux hippiques, mais je suis embêté : j'ai, actuellement, moins de fougue qu'un barracuda. Pour tout dire, je suis à peu près aussi fougueux qu'un discours d'après-match de Roger Federer (je sais pas si tu as remarqué mais quand il ne verse pas sa petite larmichette, il est à peu près aussi passionnant qu'une partie de Scrabble filmée au ralenti). Au début, je pensais que c'était à cause de la pression atmosphérique centrée sur les Açores, mais en fait, je pense que c'est de votre faute. Enfin pas de la tienne à toi, qui est quelqu'un de raisonnable, mais de celle à la société, qui n'est pas quelqu'un de responsable. Parce qu'en ce moment, la société, elle ne mange pas ses cinq fruits et légumes, à cause des bactéries allemandes qui sautent du concombre au soja sans crier Bahnhof et des consommateurs qui ne savent plus à quel sain se vouer. Du coup, les maraîchers ne maraîchent plus et dans mon supermarché, les légumes sont en action (c'est du suisse pour dire promo, hein, ils ne tournent pas des remakes de Die Hard). Comme je suis de nature pragmatique, j'ai donc une alimentation très végétale. Et franchement, je préférais quand vous aviez peur des vaches. Un steak de soja saignant, on a beau dire, mais c'est pas pareil. C'est pourquoi, je le dis avec fougue : Attention, derrière-toi, une entrecôte tueuse !

Le 1 avril 2010

Contributions : la question de la censure

Courrier interne

Chère amie et co-rédactrice en chef,Je vous interroge sur un problème que je qualifierais d’éthique. Madame X (je tais le nom mais son avatar a des ailes de papillons, vous voyez qui je veux dire ?) a parcouru avec succès toutes les étapes de la Piste d’envol. Trois de ses innombrables posts ont fini par être acceptés par nos soins et ont été publiés dans cette section réservée aux internautes. Jusque là tout va bien. Simplement, comme le veut la règle de notre revue fort ludique, certes, mais extrêmement rigoriste quant à son fonctionnement, Madame X a légitimement le droit devenir une chroniqueuse officielle de ventscontraires.net. Ce qui a été fait en grande pompe : Stéphane Trapier, l’illustrateur illustre, lui a dessiné l’avatar de ses rêves (avec des ailes de papillons donc). Madame X vient de nous envoyer une quarantaine de nouvelles inédites qu’elle n’est jamais parvenue à faire publier. C’est infâme, chère amie et co-rédactrice en chef : infâme. Que pouvons-nous faire ? Dites-moi vite !Jean-Daniel Magnin Cher ami et co-rédacteur en chef,Vous avez voulu être chef, maintenant, il faut assumer. Votre neutralité suisse dût-elle en prendre un coup. Un chef, ça fait des choix. Madame X peut avoir toutes les ailes de papillon qu’elle veut, si ses textes ne méritent pas d’être publiés dans notre revue fort rigoriste et néanmoins ludique, ils ne le sont pas. Même chose pour nos chroniqueurs de choix, même chose pour vous, cher ami et co-rédacteur en chef. Et même chose (aïe) pour moi. Pas de collier anti-éthique, dura lex, sed, vous savez… lex.  Laure Albernhe

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication