« Je connais Georges Papa-andréou »
Pierre Moscovici, Radio classique, jeudi 3 novembre 2011.
Entre camarades socialistes, l’ancien ministre des Affaires
européennes de Lionel Jospin doit simplement donner du « Georges » au
premier ministre grec quand ils se croisent, puisqu’ils se
« connaissent ». Car pour
ce qui est du nom de famille, il y a du relâché dans la formulation. Moscovici a même récidivé à quatre reprises au micro
de Guillaume Durand. Pour être honnête il n’est pas le seul à prononcer
« Papa-andréou » au lieu de « Papandréou ». Attirance pour
le syllabisme impair plutôt que pair ? Pulsion des profondeurs faisant resurgir
l’appel existentiel des premiers mois ? Le vrai papa de Pierre Moscovici,
psychanalyste renommé, doit avoir des idées sur le sujet.
Une interprétation politique suggèrerait que la Grèce
athénienne ayant enfanté la Démocratie, il est logique de conférer des
attributs paternels à celui qui la gouverne des siècles plus tard. Pour autant
le premier ministre en question serait de sexe féminin, y aurait-il tant de
dérapages verbaux ? « Mama-andréou » ce serait trop. (Et
top !)
Une autre explication serait que jusqu’à ces derniers mois où la Grèce a mis le
feu à l’euro, on s’en tapait un peu de la politique intérieure hellène chez les
collègues français. Georges Papandréou c’était comme un Rastapopoulos d’avant Spielberg. Ça va être
coton quand la Pologne sera en passe de sortir de l’euro (après avoir adopté
la monnaie unique bien sûr…), avec les noms propres sans voyelles de ses dirigeants !