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Publié le 17/11/2011
 

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Le strip-tease du pape


Arithmétique impertinente

Le strip-tease du pape Théâtre du Rond-Point ventscontraires.net Tout enfant abandonné sera détruit
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Eden Ahbez, clochard céleste


Portrait 22
Eden Ahbez ne portait pas ce nom lorsqu’il est né (1908) mais le garda lorsqu’il fut mort (1995). Eden Ahbez est un musicien pour qui le vent et la pluie sont des collègues de travail. Eden Ahbez marchait beaucoup. En sandales. Eden Ahbez était écologiste et végétarien avant que ces deux mots n’existent. Il a longtemps campé sous la lettre L de Hollywood. Eden Ahbez a écrit quelques tubes pour Nat King Cole, repris par Sarah Vaughan Franck Sinatra ou Miles Davis. Eden Ahbez lorsqu’il devint célèbre et fit la couverture du magazine Life ne changea pas beaucoup de chose à son mode de vie. Il dormait toujours à la belle étoile. Il portait toujours la barbe et les cheveux longs avec une longue robe en lin blanc. Il mangeait toujours ce qu’il cueillait ou cultivait. Il composait toujours de la musique. En 1960, son album Eden Island qui mélangeait poésie beat, exotica et sons naturels eut un certain succès. Brian Wilson et Donovan lui mangeaient télépathiquement dans la main. Il est mort en 1995 en insultant la voiture qui l’écrasa.

Zo d'Axa (1864-1930)


Les cracks méconnus du rire de résistance
« Assez longtemps on a fait cheminer les hommes en leur montrant la conquête du ciel. Nous ne voulons même plus attendre d’avoir conquis toute la terre. Chacun, marchons pour notre joie. » (1891)
« La seule certitude, c’est de vivre et sans attendre. Vivons donc et le moins sottement possible. » (1921).
C’est le moins sottement possible que le guilleret pamphlétaire et aventurier fin de siècle Alphonse Galland, dit Zo d’Axa, descendant direct probable du navigateur La Pérouse, brûlera rocambolesquement sa vie par tous les bouts « en dehors de toutes les lois, de toutes les règles, de toutes les théories – même anarchistes ».
À son palmarès, notamment.
•    Une désertion mirobolante. Le pendard coupe court à son service militaire chez les chasseurs d’Afrique en cavalant avec la femme de son capitaine.
•    Une mutinerie très Bounty. Acoquiné lors de son expulsion d’Italie avec quinze déserteurs transalpins (« C’était de la graine de révoltés. On s’entendait. ») croupissant comme lui sur un vaisseau quasi-fantôme nommé Pandora (1) ayant levé l’ancre à Trieste, il fomente avec eux une amusante révolte à bord.
•    Et quelques évasions arsènelupinesques. Claquemuré dans une cellule de l’Hôpital français de Jaffa, il démolit son lit de fer, élargit avec un de ses débris le trou du tuyau de poêle serpentant à travers la pièce et s’enfuit dans la nuit pluvieuse, poursuivi par une horde de mamelucks hurlants. Une autre fois, à Paris, au poste de police de la rue Cuvier où, Albert Spaggiari et Francis Besse retiendront la leçon, il s’est fait la malle en sautant par la fenêtre, le larron court, court, court à travers le Jardin des plantes, traqué par une meute de pandores. Quand… Le chansonnier libertaire belge Léo Campion nous raconte la suite : « “– Arrêtez-le, c’est un anarchiste !“ Un bon citoyen se campe devant lui, et l’arrête. D’Axa lui colle son poing sur la gueule. Corps à corps. L’homme tombe. La foule se trompe. Zo d’Axa a la tête haute, le regard sûr et des manières de grand seigneur. Le bon citoyen, lui, est mal vêtu. La foule le prend pour l’anarchiste. « Ce n’est pas moi ! », hurle-t-il. Le bon citoyen, après avoir été lynché, est conduit au poste et passé à tabac ».

Mais pourquoi le turlupin d’Axa que l’historien mécréant Hem Day nommait « le mousquetaire-patricien de l’anarchie » un peu expéditivement (2) avait-il d’incessants accrocs avec la justice ? Parce que c’était un journaliste de combat fort redouté, doublé d’un féroce satiriste, dont la devise était « En joue !... Faux ! ». Et qu’il n’y allait pas par quatre chemins dans les hebdos harakiriesques qu’il créait et lançait à la mer avec le concours des plumes les plus acérées de l’époque (Félix Fénéon, Georges Darien, Octave Mirbeau, Sébastien Faure et même le futur poseur de bombes Émile Henry). Zo d’Axa sera condamné, par exemple, à 18 mois de maison d’arrêt pour « provocation au meurtre » parce qu’il a comparé le « pesant ministre Loubet » à deux de ses congénères en ces termes : « Ces gens sont de la même famille. Ils devraient être de la même branche, cette branche où balanceraient les cordes à nœud-coulant. »

On peut commander aux éditions Plein Chant la meilleure bio détaillée du gentilhomme-agitateur, Zo d’Axa L’En Dehors de Béatrice Arnac d’Axa ainsi que son foudroyant chef-d’œuvre De Mazas à Jérusalem ou le grand trimard (1895). A été réédité en outre en 2010, au Passager clandestin, l’impitoyable brûlot anti-électoral Vous n’êtes que des poires ! (1898).
« Allez, électeurs ! aux urnes… Et ne vous plaignez plus. C’est assez. N’essayez pas d’apitoyer sur le sort que vous vous êtes fait. N’insultez pas, après coup, les Maîtres que vous vous donnez. L’électeur n’est qu’un candidat raté. (…) Votez ! Faites la Chambre à votre image. Le chien retourne à son vomissement. Retournez à vos députés. »

1)    Petite allusion affectueuse au splendide film d’Albert Lewin « Pandora et le vaisseau fantôme ».
2)    Un peu expéditivement certes puisqu’un mousquetaire, loin d’être un flibustier sans foi ni loi, n’est, comme on sait, qu’un vil corsaire du roi.


Jean-Louis Fournier : arithmétique impertinente


Jean-Louis Fournier,"arithmétique impertinente",ventscontraires.net,Théâtre du Rond-Point
Dès le 15 novembre prochain, l'auteur de la Grammaire française et impertinente donne des cours d'insolence au Rond-Point :
"Nous ferons l’école buissonnière, nous essaierons d‘apprendre à ces petits cons la grammaire, la mathématique et la politesse. Sur un tableau noir nous les aiderons à résoudre quelques problèmes essentiels : le poids du cerveau d’un imbécile, le diamètre de la grosse tête du journaliste dans un écran plasma, la surface totale des kleenex utilisés par un éléphant qui a un rhume. Trouver la formule à utiliser pour demander du feu au pape. Calculer ensemble la longueur d’un rat. Apprendre à conjuguer l’impératif du verbe du premier groupe péter. Observer que les verbes compatir, bénir, ensevelir se conjuguent comme vomir."
Jean-Louis Fournier

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