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rond point
Publié le 17/11/2011

Vos chroniques

 

Gilles Boulan


Né en 1950 à Deauville, Gilles Boulan vit, travaille et écrit à Caen et dans sa région. Passionné par les sciences de la nature, il effectue d’abord des études supérieures scientifiques (doctorat de paléontologie des vertébrés ) avant de consacrer l’essentiel de ses activités à l’écriture et au théâtre. 

Il est l’auteur et l’adaptateur de nombreux textes pour le théâtre dont la plupart ont été portés à la scène ou édités (en particulier chez Lansman) 

Depuis l’été 95, il anime avec René Paréja et la compagnie Nord Ouest Théâtre, le projet de La Famille Magnifique, théâtre itinérant sur un camion pour lequel il écrit plus d’une trentaine de courtes pièces. Nombreuses représentations sur l’ensemble de la Normandie, dans plusieurs régions de France ainsi qu’en Belgique, en Angleterre, en Tunisie, au Quebec et en Algérie.

Collaborateur régulier du Panta Théâtre à Caen, il y organise des soirées lectures et des rencontres avec des écrivains de théâtre. Il y anime également le Comité de lecture et le Prix Godot des lycéens et des collégiens en partenariat avec le Rectorat de Caen

Cinq de ses pièces ont fait l’objet d’une création radiophonique sur France Culture notamment dans le cadre du Nouveau Repertoire Dramatique de Lucien Attoun.

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Balzac et le Baron Cerveau

Histoires d'os 21

« Cuvier nest-il pas le plus grand poète de notre siècle ? Lord Byron a bien reproduit par des mots quelques agitations morales ; mais notre immortel naturaliste a reconstruit des mondes avec des os blanchis, a rebâti comme Cadmos des cités avec des dents, a repeuplé mille forêts de tous les mystères de la zoologie avec quelques fragments de houille, a retrouvé des populations de géants dans le pied dun mammouth ».

 

En 1831, Balzac écrivait ces propos élogieux dans La peau de chagrin et son intérêt pour la nouvelle science paléontologique et les pionniers de son époque ne devait jamais se démentir même si quelques années plus tard, il devait se détourner de cette ancienne admiration et tourner en ridicule son grand poéte d’hier. Dans sa nouvelle satirique "Guide-âne à l’usage des animaux qui veulent parvenir aux honneurs", il l’affublait ainsi du titre de Baron Cerveau et le traitait dhabile faiseur de nomenclatures.

 

Pourtant, il ne faut pas imaginer que l’auteur de La Comédie Humaine avait soudain sombré dans une inexplicable versatilité. Très instruit de la querelle qui opposait Georges Cuvier, ténor de la science officielle, chef de file des anti-transformistes et Geoffroy Saint Hilaire sur la question de l’unicité du plan organique animal, il avait fait le choix de prendre le parti de ce dernier. Et c’est avec un égal enthousiasme qu’il écrivait à son propos: « La proclamation et le soutien de ce système, en harmonie d'ailleurs avec les idées que nous nous faisons de la puissance divine, sera l'éternel honneur de Geoffroy Saint-Hilaire, le vainqueur de Cuvier sur ce point de la haute science, et dont le triomphe a été salué par le dernier article qu'écrivit le grand Goethe.»

 

Cuvier et Saint Hilaire : Lord Byron contre Goethe ?



 Vos chroniques 
le 14/12/2011
 

Les statistiques le démontrent : le quota de couples où règne la parité ménagère est loin d'être atteint, très très loin. Au rythme où ça va, il faudra 400 ans pour que la balance s'équilibre. Et dans 400 ans, soit on aura des robots, soit nous serons devenus troglodytes tricéphales, victime d'explosions diverses, et nous n'aurons plus rien à récurer ni à cirer. La solution : payez votre femme au tarif syndical, selon le nombre d'heures travaillées, avec le chèque emploi service. Que des avantages : - votre femme est plus riche et son travail à la maison est reconnu. - elle accumule des points retraite - ses congés payés sont payés. Si vous la faites bosser durant cette période, filez-lui du black. - en tant que patron, vous pouvez coucher avec elle sans risquer de procès - et vous déduisez 50% de son salaire sur vos impôts. C'est comme si vous la payiez moitié prix. Et c'est qui qui paie ? Devine ! En résumé, l'argent du ménage reste dans le ménage, il change juste de mains et tu paies moins d'impôts. Encore mieux : chacun s'octroie un salaire. Tu paies ta femme, ta femme te paie. Et la France devient exemplaire, le chômage tombe à 2%, le PIB s'accroît considérablement, la Sécu comble son trou, le moral des ménages monte en flèche, on refait des bébés, la croissance repart à donf, on sourit tous en secouant nos plumeaux multicolores. Que du bonheur !

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point