Lionel Serre
Publié le 24/11/2011

Claude Guéant a raison !


Il faut nettoyer, nettoyer, nettoyer...

Né en août 1979, à Montluçon, petite ville du centre de la France, j’ai rejoint Paris pour des études supérieures en communication visuelle. Après plus de dix années de direction artistique acharnée en agence de publicité, je me suis éloigné du millieu de la communication pour retrouver mes esprits, un bon usage de la parole et du dessin. J'exerce aujourd'hui mon activité d’illustrateur autodidacte et indépendant à Nogent-sur-Marne. 

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Le 18 mars 2011 à 10:25

« Les Français, à force d'immigration incontrôlée, ont parfois le sentiment de ne plus être chez eux , ou bien ils ont le sentiment de voir des pratiques qui s'imposent à eux et qui ne correspondent pas aux règles de notre vie sociale. »

Claude Guéant, Europe 1, jeudi 17 mars 2011

Le ministre de l’Intérieur a décrété une zone d’exclusion territoriale. Son prédécesseur, Brice Hortefeux, avait déjà averti du danger de voir se multiplier les islamo-auvergnats, mais il s’en tenait à un quota de nuisance ne dépassant pas « plusieurs » individus. Désormais on n’entre plus dans le détail. L’arabe est en passe de se substituer au latin dans les églises et à l’hébreux dans les synagogues, il y a donc péril en la demeure du Seigneur ! L’ancien Père Joseph du Président Nicolas Ier détient forcément des informations très sûres sur le sujet. C’est par négligence que l’on n’a pas senti la viande du boucher prendre un arrière goût hallal, c’est par distraction encore que la pose de tapis dans les rues nous a semblé une initiative écologiquement correcte, quand l’obligation de prières va nous faire bientôt courber l’échine à heures fixes, c’est par pure inconscience enfin que la paresse de se raser tout les matins ne nous apparaît pas comme le signe ostensible d’une contamination musulmane des esprits. Paranoïa que tout ça ? Quand une « Miss France » en burqa sera élue pour la première fois, on se souviendra trop tard que Guéant l’avait bien dit ! Guéant qui ? Mais si, celui qui chantait si bien C’est moi le gars de la Marine après une cuite au thé à la menthe !

Le 28 janvier 2011 à 17:58

« Je ne lèche pas »

Nicolas Dupont-Aignan, Matinale du Mouv'-Rue 89, mercredi 26 janvier 2011

C’est réconfortant d’entendre un homme qui a fait don de son corps au Peuple (souverain), fixer de lui même les limites d’un tel acte. Il y a donc parfois de la retenue en politique. Il faudra réviser certains préjugés qui la situent plus bas que le commerce tarifé des charmes. Encore que sur marché-là, on observe aussi des pudeurs respectables : il y en a qui n’embrassent pas, d’autres n’ inflationnent pas… Passons. Pour être réglo, elle est un peu tronquée la citation du président de « Debout la République. » En fait il répondait, par micro interposé, à Jean-Pierre Elkabbach, d’Europe 1, qui avait ironisé sur les candidatures présidentielles de Nicolas Dupont-Aignan et de Jean Arthuis (très virtuelle celle-là), en les traitant de « n’importe qui. » NDA (pour faire court) n’a pas du tout apprécié cette condescendance. Et il a traduit d’une formule ramassée, ce qui le distinguerait de l’intervieweur séculaire toujours « du côté du manche ». Tout se tient. Mais puisque NDA nous a entrainé sur ce terrain glissant,il faut quand même  rappeler que tout en étant en opposition sur presque tout avec Nicolas Sarkozy, il avait appelé à voter pour lui au 2ème tour de 2007. Et n’avait pas eu de candidat UMP contre lui aux législatives suivantes. Depuis, il l’a regretté et fait bande à part, entre la droite, la gauche, le centre, Villepin et tous les autres. Non seulement il ne « lèche » pas, mais il ne couche pas. Histoire de se refaire une virginité ?

Le 26 avril 2012 à 08:31

Rouleau de printemps

Nous dévoilons en exclusivité le tout nouveau véhicule de campagne jaune vif, armé de phares puissants, à fort pouvoir hypnotique, que le candidat sortant a finalement élu pour son tour de France (celle qui se lève tôt) en vue du scrutin du 6 mai. Il fait encore nuit mais il est déjà aux commandes, prêt au départ, couvé des yeux par un Xavier Bertrand au garde-à-vous, en grand uniforme, futuriste et pimpant, de la Nouvelle UMP (Union pour Ma Pomme), d'un vert moins environnemental que printanier, renaissant, avec deux bandes blanches pour suggérer ces "lignes blanches" que le hardi conducteur d'engin n'hésitera pas à franchir, quitte à tout écrabouiller ? A droite de la photo, à moitié rogné, dans une posture qui semble soumise, contrite – contrainte ? -, on reconnaîtra Dominique de Villepin, au surplomb du caniveau où naguère il manqua de choir. Il est prévu que tout du long du tour de France électoral grands et petits dignitaires de la Nouvelle UMP aient ainsi à s'échelonner, aux fins de laisser s'exprimer une joie volontairement contenue sur la ligne de départ. L'allégresse devrait être totale quand à la veille du scrutin décisif le héros remontera les Champs, le scénario prévoyant même que les deux figures les plus glamour de la Nouvelle UMP, Rachida et Rama, grimpent dans la cabine pour couvrir de baisers et de fleurs le petit Timonier, en un spectaculaire contraste avec les énormes rouleaux électoraux, couverts de boue et tachés de sang.

Le 11 février 2012 à 08:50

Sid, vicieux

Un texte "plus civilisé"

C'était en 1991, un mardi. J'étais jusque là un jeune homme enjoué et taquin. Mais un certain Sid Meier fit irruption dans ma vie. Je m'enfermai dans ma chambre 25 jours consécutifs, pour n'en ressortir, le cheveu hagard et l'œil en bataille, que pour aller me chercher de quoi me sustenter. Des témoins affirment m'avoir entendu grommeler : « Encore un dernier tour et ensuite j'éteins ». 423 derniers tours plus tard, je me mis à hurler « Foutrebleu, les Aztèques sont arrivés sur Alpha Centauri avant moi ! » Je venais de découvrir Civilization. Un jeu dans lequel tu diriges un peuple de 4000 av. J.C. à 2100, rien que ça, de la découverte de la roue à celle de la fusion nucléaire. Depuis, j'ai conquis le monde plusieurs milliers de fois, grâce à une habile stratégie (ne jamais jouer les niveaux les plus difficiles), je me suis énervé bien des fois parce que mon tank venait de se faire déculotter par un archer, j'ai dû me faire poser des pouces en téflon 670 heures après la découverte de la version pour Nintendo DS de ce jeu légèrement culte. J'ai atterri tellement souvent sur Alpha Centauri que là-bas, tous les patrons de bistrots me tutoient. Et je n'ai jamais donné la moindre technologie gratuitement parce que bon, même à la tête des Indiens, je reste Suisse. J'ai arrêté ma carrière en politique le jour où je me suis rendu compte qu'augmenter le taux de luxuries ne suffisait pas à rendre les gens contents, mais je n'ai jamais réussi à me lasser complètement de Civilization, même le jour où j'ai découvert que ne jamais découvrir l'équitation ne rendait pas mes sujets plus heureux. C'est pour ça que, quand chez nos pittoresques voisins français, le ministre des citations hasardeuses clame : « Toutes les civilisations ne se valent pas », je ne suis pas choqué outre mesure. Je ne voudrais pas être taxé de racisme ou quoi, mais franchement, le III est le moins bien de la série.

Le 31 mars 2010

« Arrêtez ça tout de suite, vous faites beaucoup de mal au Président! »

Claude Guéant, secrétaire général de l'Elysée, rapporté par le Point.fr, jeudi 25 mars 2010

Hou! la vilaine brute. Prise à la lettre, cette imploration adressée à la secrétaire d'Etat à l'écologie, donne la chair de poule. Chantal Jouanno n'est-elle pas championne de karaté? On imagine Nicolas Sarkozy guettant nerveusement la furie qui l'attend dans la cage d'escalier pour lui taxer son empreinte carbone. Tout un climat.Par chance elle pratique une version soft de cet art martial : son karaté-kata est une discipline de posture où le geste prime sur le coup. Chantal Jouanno n'a pas songé à se venger quand elle a su que sa « contribution climat-énergie » était renvoyée à d'improbables lendemains européens. Elle s'est seulement dite « désespérée ». Le président de la République a quand même attendu d'être hors de sa portée, à Bruxelles, pour rappeler solennellement à l'ordre cette « desesperate green wife ».Dans l'histoire c'est Claude Guéant dont le propos a fuité par l'entremise d'une journaliste réputée bien tuyautée, qui a laissé échapper une vérité dérangeante. A l'Elysée, paranoïa aidant, c'est un sentiment victimaire qui s'est répandu dans les bureaux. Dans un palais qui n'est plus territoire de la République avec toutes ces régions où la gauche fait la loi, ce n'est plus d'effectifs de police dont a besoin l'hyperprésidence, mais d'une cellule psychologique.

Le 20 novembre 2012 à 10:49

Elections/UMP : Quand les psychologues accompagnent les journalistes dans l'après-duel

C’est le grand tabou de cette élection interne à l’UMP. Jean-François Copé a été officiellement reconnu vainqueur hier soir. Le suspens et la tension dégagés par son duel avec François Fillon prend donc fin. Mais les grands oubliés de cette confrontation maintenant terminée, ce sont bien les journalistes français. Ce clash au cœur de la droite française a nourri et passionné la quasi-totalité des médias d’informations de l’hexagone. Des journalistes qui retournent aujourd’hui à une réalité bien moins excitante. Et dans plusieurs rédactions un service d’accompagnement psychologique a même été mis en place pour les aider dans leur retour à la normale.   « Des journalistes qui se laissent mourir »   Catherine Pouchet fait partie de ces psychologues qui opèrent au sein des rédactions. Elle assure une permanence d’écoute et de conseil à BFM TV depuis une semaine. Pour elle, ce mal-être propre au milieu journalistique reste encore mystérieux par bien des aspects :  » On ne connaît pas bien la nature de cette pathologie encore récente dans l’histoire de la psychopathologie. Tout ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est qu’on a là un syndrome proche du trouble de stress post-traumatique vécu par certains soldats lors de leur retour du front. Personnellement, dans mon travail j’ai à faire à des individus qui ont perdu toute envie professionnelle, parfois même toute envie de vivre. Des journalistes qui cessent de se nourrir, délaissent leur hygiène, s’isolent psychologiquement et socialement. On a à faire à des journalistes qui se laissent mourir« .   Luc est journaliste à Libération. Ce choc post-traumatique il le connaît bien. Il l’a vécu après l’affaire DSK. Chargé de suivre l’histoire dès le début du scandale il a très vite sombré quand l’attention s’est essoufflée sur le sujet : « Du jour au lendemain je suis passé d’une actualité de pointe à des sujets de société franco-français, parfois même des faits divers locaux. Je me souviens l’avoir extrêmement mal vécu. J’avais l’impression de régresser professionnellement, socialement mais humainement aussi » .   Pour soigner ce traumatisme post-actu, Catherine Pouchet reconnaît qu’il n’y a pas de solution miracle et que le traitement reste relativement classique : « Avec la plupart de mes collègues, nous conseillons aux rédacteurs en chef de ne pas imposer un changement trop brutal à leurs journalistes traitant des gros sujets comme l’élection au sein de l’UMP. Nous leur demandons de distribuer progressivement des sujets un peu moins excitants, plus normaux pour que le journaliste ait le temps de s’habituer, qu’un phénomène d’accoutumance ait le temps de s’installer. Pour le reste, ma tâche consiste essentiellement en un travail d’écoute. Et puis nous rappelons toujours aux journalistes qui sortent d’un sujet de premier plan et qui viennent nous voir que l’actualité peut très bien leur apporter très vite un nouveau sujet brûlant comme un tsunami ou un scandale sexuel » .   Le Gorafi  

Le 13 juin 2011 à 09:53

« Il s'agissait d'humour corrézien entre républicains qui se connaissent de longue date »

Jacques Chirac, communiqué de presse, dimanche 12 juin 2011.

C’était la mise au point ou la scène de ménage. Chez les Chirac, «Maman » qui est née Chodron de Courcel ne rigole pas avec les mésalliances. Alors , quand son époux prend par l’épaule le socialiste François Hollande un samedi à Sarran (Corrèze), et lui confie à haute voix, qu’il votera pour lui à la présidentielle puisque son candidat préféré, Alain Juppé, n’est pas candidat, elle a dû rire jaune. A quoi ça sert que la Bernadette se décarcasse pour faire endosser par l’UMP, avec le feu vert du président de la République qui aspire à être réélu, les trois quarts de l’ardoise des emplois fictifs de la mairie de Paris ? Et à l’approche du procès qui doit solder l’affaire, est-il malin de le titiller, lui qui n’est pas sans influence sur les choses de Justice ? Alors Jacques Chirac  a dû signer le lendemain un acte de contrition dont on ne jurerait pas qu’il soit de sa main. Chirac connaît trop sa Corrèze pour savoir que l’humour politique, entre Brive et Ussel, ce serait plutôt dans un second degré tout en retenue, dont Henri Queuille, ancien président du Conseil, fut l’indépassable orfèvre. On lui doit : «Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout.» Et surtout cette maxime, dont Jacques Chirac a fait un large usage : «Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. » C’est une des raisons sans doute qui ont fait que François Hollande ait eu le sourire modeste.          

Le 31 mai 2011 à 12:00

«Je dois le confesser, le sujet était tellement tabou que nous n'avions pas osé mettre dans le programme la fin de la retraite à 60 ans »

François Fillon, conseil national UMP, 28 mai 2011

Un doigt d’honneur dans un gant de soie : cet aveu du premier ministre est injustement passé inaperçu. Il est assez rare qu’un politique en activité explique de la sorte à ses concitoyens comment ils ont été délibérément berlurés –  sur d’autres sites moins bien tenus que Ventscontraires on filerait une métaphore plus  osée–, en l’espèce une réforme des retraites qui prendra date comme un chef d’œuvre de non-promesse de campagne présidentielle, scrupuleusement respectée. Alors que se profile le terme des quinquennats respectifs de MM. Fillon à Matignon et Sarkozy à l’Elysée, il est légitime de se demander s’ils en ont encore en stock, de ces idées trop inflammables pour être laissées à portée d’infantiles électeurs. Néanmoins, au cours des dix mois à venir, un missile furtif de taille comparable, semble difficile à propulser. Même  s’il ne faut jurer de rien,  les esprits devraient plutôt déjà se tourner vers la prochaine campagne du président sortant en se livrant au jeu spéculatif : mais qu’est-ce qu’il peut bien nous cacher ? Pour pimenter, il n’est pas interdit d’étendre à ses concurrents l’exploration de cette autre dimension de la politique. Auquel cas la campagne prendrait des allures  de combat virtuel façon console Wii où, sans bouger de son salon, on débusque le félon. Ne resterait plus qu’à installer l’application vote en ligne. On y vient.

Le 25 juillet 2011 à 08:24
Le 26 février 2012 à 08:32

Tics et tocs

Nombre de nos concitoyens, voire de nos compatriotes se trouvent affligés de tics. Ce constat effectué, il convient de classifier ces petits désagréments. Nous les rangerons dans deux catégories distinctes : les tics polis ou polis tics et les tics pas polis autrement désignés sous la locution de malpolis tics.Nous traiterons ici de polis tics.Le clin d'œil. Cligner de l'œil ne représente pas un gros handicap, à part pour les borgnes. Il consiste à faire du pied avec son œil, c'est-à-dire inviter un interlocuteur à adhérer à son opinion, ou lui indiquer que l'on n'est pas aussi éloigné de lui que semblent l'affirmer les apparences. Le clin d'œil à l'adresse d'un borgne a un effet aléatoire, selon que le destinataire est susceptible de l'interpréter comme une moquerie.Le haussement d'épaules. Hausser les épaules consiste à faire dire à son corps la sottise émise par un contradicteur, ou le manque d'intérêt que suscite une question de journaliste. Il peut se verbaliser par une locution du genre « pauv' con ».Le jeter de menton. Projeter le menton en avant consiste à affirmer une position ou lancer un défi. Certains remplacent le menton par une épaule.Le raclement de gorge. Bien que peu harmonieux au micro, le raclement de gorge constitue un tic subtil. Car comme le rasoir à deux lames, il a une double utilité. Il indique en premier lieu le malaise que le locuteur ressent lors d'une prise de position contre nature, mais insiste sur son courage à l'avoir exprimée. Dans le domaine sexuel, on pourrait le comparer à la prime décomplexion du puceau.La logorrhée.Souvent assimilée à une diarrhée verbale, la logorrhée consiste à dire souvent, très fort et à n'importe quelle occasion n'importe quoi, et particulièrement des imbécillités. Elle a pour effet de marquer en amplifiant sa nature la différence entre les imbéciles de chaque camp. Elle provoque l'indignation en chaîne. Celle ou celui qui profère une énormité s'offusquera de l'indignation outrancière de celui ou celle qui, naturellement offensé, outragé, choqué aura réagi à la sortie originellement émise. On constatera par là que la logorrhée est auto-productive. Certains spécialistes rangent une certaine forme logorrhée, proche du syndrome de la Tourette, parmi les polis tocs plutôt que parmi les malpolis tics.Le lâcher de culotte, autrement appelé le baisser de pantalon. Hormis quelques cas, le baisser de pantalon ne heurte pas la morale, du moins celle que l'on accole au comportement sexuel. Il consiste à renier sa pensée profonde, se trahir et trahir ses proches, mais toujours dans la dignité en invoquant le changement des circonstances.

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