« Hollande est nul ! Il est nul tu comprends ? Royal on peut en dire ce qu'on veut, mais elle avait du charisme. Bien sûr tu gardes ça pour toi. »
Nicolas Sarkozy, M, le magazine du Monde, 24 mars 2012
En route vers un second tour : « Le Nul » contre « Le Sale Mec ». Quand le Président-candidat « prend par la main » le reporter Philippe Ridet, il a évidemment une idée derrière la tête. Distiller par le canal d’un « off » destiné à être branché de suite sur le mode « on », une dose du venin susceptible de paralyser l’adversaire. En la circonstance, l’opposer à l’ancienne qui se voit décerner un brevet de « charisme », alors que les membres du « Sarko Tour 2007 » murmuraient à l’oreille des journalistes, que la « Nulle » c’était elle. Philippe Ridet, aurait pris le « Sarko Tour 2012 » à une étape précédente, c’était Martine Aubry qui était regrettée, car elle au moins avait des « convictions ». Dans la série « casser » l’ Autre, que faire de mieux ( ou pire) ? Plus que nul, il y a bien archi-nul, mais ça fait redondance, alors que le « sale mec » lancé naguère par François Hollande sans avoir l’air d’y toucher, a des applications multiples. Est-ce pourquoi les Sarkozystes ont surréagi au « sale mec » quand les Hollandais ont opposé un silence remarqué au « nul » propagé par le Monde ? François Hollande a juste ironisé : « ça se rapporte toujours à celui qui l’emploie. » C’est que, pour l’heure, il semble y avoir une majorité de l’opinion pour penser que le risque qu’un « nul » l’emporte est moindre que celui d’un « sale mec » qui rempile.