Les bonus de la saison
Publié le 30/12/2011

Lewis Furey : "il n'y a pas une période de ma vie où je n'ai pas écrit une chanson"


Selected songs

      Partager la vidéo 
Le compositeur et chanteur Lewis Furey, dont la presse anglo-saxonne a dit qu'il n'avait « rien à envier ni à Bowie ni à Lou Reed », a bourlingué du Canada où il est né en 1949 aux studios d’Hollywood en passant par la scène rock d’une Europe qui faisait tomber les murs.
Comment le désir de chanter votre répertoire sur une scène de théâtre vous est-il venu ?

J’aime chanter. J’aime écrire de la musique et des textes. M’asseoir au piano et interpréter mes chansons pour les autres est un privilège et un défi... un sport extrême. Si on ne retrouve pas l’énergie de la création du morceau, le plaisir de prononcer le mot juste, le bien incontestable de jouer de la musique qui vous transporte dans le paysage psychique recherché, si on n’est pas habité complètement par notre tâche, le coup est raté.
Quand on réussit une performance, on touche à un état de grâce. Je ne faisais que des tournées dans ma vingtaine. Il y a 2 ans, je me suis demandé pourquoi je me suis privé de cet exercice depuis si longtemps.
Quelles sont vos influences, vos maîtres, vos repères ?
Glenn Gould pour l’interprétation (interprétation = création et cela, chaque soir). Björk et Wagner pour l’ambition et la résistance au banal. Leonard Cohen pour son éthique du travail. Brecht et Weil pour le moral. Gershwin et Bernstein pour le plaisir du partage.
S’agit-il d’un concert, d’un récital ou d’une pièce de théâtre ?
Il s’agit d’un collage théâtral. Mes obsessions et mes questionnements du moment prennent forme dans le choix et l’agencement des morceaux que je vais jouer et ce jusqu’au lever du rideau. J’adore la petite phrase qu’on trouve souvent dans les programmes d’un récital : «This program is subject to change». C’est cela : rien n’est fixé dans un tour de chant, rien n’est écrit dans le béton... tout est possible...
Quel rôle préférez vous tenir ? Metteur en scène, auteur, acteur, chanteur ?
L’auteur, compositeur, interprète assume tous les rôles dans une tournée sans voir les frontières entre les disciplines. Faire ce métier me fait penser à ce qu’Eugene McCarthy disait de la politique : «Être politicien est comme être entraîneur de football. Il faut être assez futé pour comprendre le jeu et assez con pour être persuadé que c’est important».
Propos recueillis par Pierre Notte
Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

Plus de...

Lewis Furey

 ! 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 18 septembre 2012 à 09:02

Pierrick Sorin

"C'est plus fort que moi"

Ses installations sont présentées dans le monde entier de São Paulo à Moscou, en passant par Madrid ou Séoul, ainsi que dans les hauts lieux de l'art contemporain. Son spectacle 22h13 interprété par Nicolas Sansier est de retour au Rond-Point. Ce Méliès de la vidéo nous dit la place du rire dans ses productions."Je produis toujours des choses drôles ou, du moins, qui tendent à l'être. C'est plus fort que moi. Comme si une peur sous-jacente devait impérativement être maintenue à distance par le rire. La peur du vide, sans doute. Enfant, je me suis accroché à l'humour et plus encore en mon adolescence, quand la complexité du monde m'a semblé vaguement vertigineuse. Ma première « œuvre » un peu « sérieuse » fut un roman poème où le désespoir métaphysique et la révolte s'exprimaient à coups d'images surréalisantes et de jeux de mots plus ou moins subtils. Le récit s'achevait sur l'expression d'une tentation ultime : s'absenter du monde, ne plus désirer : « Je-néant-vide-rien ».Je pense, aujourd'hui, que le recours au rire repose peut-être sur des motivations moins romantiques. Humour et autodérision me servent à éviter d'être involontairement ridicule et à esquiver toute prise de position que les « autres » pourraient condamner. Résistance au vide, à la fragilité ou au désaveu."Pierrick Sorin, artiste vidéoArticle édité dans le catalogue Le Rire de résistance, BeauxArts éditions et Théâtre du Rond-Point

Le 9 janvier 2014 à 06:29
Le 13 mars 2014 à 10:46

Ma réponse aux accusations de Nathalie Kosciusko-Morizet

Pour répondre aux accusations sur le Théâtre du Rond-Point régulièrement répandues par Nathalie Kosciusko-Morizet dans sa campagne, voici quelques chiffres précis qui montrent que son usage habituel de la contrevérité trouve une fois de plus sa contradiction évidente. Non, le Théâtre du Rond-Point n'est pas une entreprise privée appartenant à Monsieur Jean-Michel Ribes. C'est un théâtre public constitué en SARL au même titre que les Centres Dramatiques Nationaux et donc soumis aux mêmes règles et obligations, le gérant s'interdisant notamment à la répartition des bénéfices. Monsieur Jean-Michel Ribes a été nommé en 2002 à la tête de cette institution par les représentants de la Ville et du Ministère de la Culture sur la base de son projet présenté lors d'un appel à candidature.Oui, la SARL exploite le bâtiment par le biais d'une convention d'occupation signée avec la Ville de Paris (propriétaire) et ce aux mêmes conditions que ses prédécesseurs.Non, la SARL ne bénéficie pas d'un soutien exceptionnel. Il lui est attribué une subvention d'exploitation faisant l'objet d'une convention annuelle d'objectifs signée au terme d'une délibération du Conseil de Paris (dont font partie les élus de Madame Nathalie Kosciusko-Morizet)... subvention qui ne peut supporter comparaison qu'avec les aides accordées aux Théâtres Publics (dont les Théâtre Nationaux) et non aux "confrères" (?) énoncés. Il faut que Madame Nathalie Kosciusko-Morizet sache que le Théâtre du Rond-Point n'est pas un théâtre d'arrondissement.Cette subvention de 1.960.000 euros HT représente moins de 18% du budget annuel de la SARL dont les recettes propres sont de 64% (dont 48% de billetterie et apports artistiques).Non, le Théâtre du Rond-Point n'a pas de mal à remplir ses salles, L'analyse de la fréquentation présentée est totalement fausse.Le Théâtre du Rond-Point depuis l'année 2002 a reçu plus de 2.350.000 spectateurs dans ses trois salles soit un taux de fréquentation moyen de 77%, le plaçant dans les premiers théâtres en terme de fréquentation, sans compter les spectacles du Rond-Point en tournée en France et à l'étranger qui représentent plus de 500.000 spectateurs.Et donc : Non, la situation financière du théâtre ne se dégrade pas au fil des ans.Bien qu'ayant repris en 2002 une situation fortement déficitaire, le TRP à ce jour présente un bilan à nouveau créditeur.Oui, regardez les comptes et réfléchissez.

Le 1 avril 2010

Edito

Bienvenue dans ventscontraires.net

Nous ouvrons une zone de turbulences et d’insolence issue du Théâtre du Rond-Point avec cette nouvelle revue en ligne orientée « rire de résistance ».De nombreux chroniqueurs ont  enfourché avec nous les vents contraires et je les en remercie : Noël Godin, Gérard Mordillat, Jérôme Prieur, David Foenkinos, Michel Onfray, Jean-Loup Chiflet, Marie Nimier, Pierre Notte, Jean-Michel Helvig, Macha Sery, Patrick Robine, Paul Fournel et l'Oulipo, Donatienne Michel-Dansac, Judith Perrignon, Sébastien Thiéry, Martin Page…Ils seront rejoints par bien d'autres, croisés au Rond-Point ou dans ses abords plus ou moins aériens, et peut-être, qui sait, bientôt par vous. Car si cette revue en ligne a renoncé aux très web.2 "commentaires des Internautes", j'appelle ici tous les talents à nous rejoindre, les proches, les lointains, les inconnus, les singuliers. Pour cela, il faut prendre le risque de nous proposer un article, une vidéo, une image ou un son, que nos deux rédacteurs en chef – Laure Albernhe et Jean-Daniel Magnin – retiendront ou non, car c'est bien le jeu d'une revue qui prévaudra sur ventscontraires.net :• proposez-nous une contribution courte (moins de 1500 signes), un clip (moins de 2’), un son ou une image commentés. • si elle est retenue par la rédaction, elle sera mise en ligne sur la « piste d’envol ».• après trois publications sur la piste d’envol, vous rejoignez les chroniqueurs réguliers de la revue.ventscontraires.net, vous l’aurez compris, se développera comme un réseau foutraque à géométrie variable et, nous l’espérons, exponentielle.Alors bienvenue, respirez, respirez encore avec nous ; venez rencontrer les artistes du Rond-Point, mais pas seulement ; entrez dans la 4e salle où nous programmons des curiosités inédites ; testez notre service Rond-Point... Et si le cœur vous en dit, lancez-vous sur notre Piste d'envol !

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Pascal Blanchard : Pourquoi la France est incapable d'avoir un musée de la colonisation ?
Live • 17/02/2017
Carte blanche au Bondy Blog : Ecrire ensemble
Live • 14/02/2017
François Ruffin : répétition générale publique avant son premier meeting pour les législatives à Flixecourt
Live • 08/02/2017
L'avocat William Bourdon et Antoine Deltour, lanceur d'alerte du Luxleaks
Live • 03/02/2017
Edgar Morin
Live • 02/02/2017
Tous les podcasts
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication