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Publié le 05/01/2012
 

Thibault Balahy


Internaute

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Bonne année 2012


Et que tout devienne possible...


 
 

"Ida ou le délire" d'Hélène Bessette


Un des grands plaisirs en littérature est la découverte d'écrivains majeurs, de livres qui comptent dans l'histoire de la littérature mais aussi dans les histoires personnelles des lecteurs. On reconnaît souvent - mais pas toujours- un grand livre à ce qu'il se lit d'une traite en une soirée et à la marque que l'on pressent qu'il va laisser en nous. "Ida ou le délire" est le premier livre d'Hélène Bessette que j’ai lu. Cela a été un choc. Le style tout d'abord : on ne peut plus sec, comme un coup de poing à l'estomac avec une ponctuation très originale (réduite au point et pas toujours où on l'attendrait). On peut penser à l'écriture de Duras (à cause du discours en boucle et de certaines phrases qui reviennent comme des incantations) mais en moins hermétique. Le thème ensuite : la lutte des classes, quand elle s'inscrit dans les corps (ici, c'est le regard d'Ida toujours fixé sur ses pieds) et détermine des destins individuels. L'héroïne enfin : Ida, une femme de ménage vivant au domicile de ses patrons, "oiseau de nuit" comme elle se définit quand elle entreprend d'arroser les fleurs en pleine nuit au grand dam de "Madame" (Madame, qui se croit dans son bon droit, qui confond le respect avec un infantilisme mêlé de dédain), Ida qui tient à avoir un beau manteau, plusieurs paires de chaussures, Ida qui lit des catalogues dans sa chambre aux stores baissés, Ida qui est morte.  Depuis 2006, les éditions Léo Scheer ont entrepris de rééditer l'œuvre de Bessette, écrivain encensée à son époque (par Duras ou Paulhan) puis injustement oubliée.
Marianne Desroziers
Internaute




 
 

L'écrivain roulant


Depuis qu'il avait croisé la route de « l’écrivain roulant », un  certain « Raymond Rousel, et admiré son « palace motorisé », l'abbé Bougie avait construit de ses propres mains – et  comme Saint François avant lui – une église à roulettes qui lui permettait de confesser les pires pêcheurs à toute vitesse. L'édifice chahutait quelquefois, mais c'était pour la bonne cause. Quant à la pollution, elle se résumait à quelques traînées d'encens que les bigots pouvaient suivre à la trace.
 
N.B. Raymond Roussel (1877-1933), dandy, échequéphile et fantasque, fut sans doute le premier écrivain nomade à écrire en roulant. En 1925, il fait construire un petite palace sur roues ou voiture villa (une Rolls d'après ce que l'on sait) conçue à grands frais par un carrossier ingénieux et un décorateur inspiré. L'écrivain parcourut alors l'Europe durant deux ans avec Charlotte Dufrêne, sa maîtresse officielle. La décoration était raffinée et le confort moderne à l’image de la baignoire pour l'hygiène et du bar pour la soif. L'abus des drogues et alcools rendait le long voyage encore plus extatique. Puis l'écrivain se lassa. Personne ne sait ce qu'est devenu le mythique véhicule.
Eric Poindron
Internaute




 
 

Bof-héros...



Je suis au plus mal. Je ne sais si mon cerveau un peu dingo se rit de moi - ou si j'ai un jour sauvagement été désincarcéré de mon quotidien monotone, puis parachuté de force dans une dimension parallèle - mais j'ai longtemps cru (j'en avais même l'intime conviction) être ni plus ni moins qu'un super-héros. Mais un vrai, hein : avec des super-pouvoirs, et tout et tout... Je jurais même à qui voulait l'entendre, que de jeunes enfants échangeaient, un peu partout dans le monde, des vignettes autocollantes à mon effigie - vous savez, celles que l'on colle dans ces albums en carton qu'on ne terminera sans doute jamais.  J'étais heureux, j'étais fier. Mais en assistant d'un oeil distrait, l'autre jour, à l'investiture de notre nouveau président, je fus comme lui, et au même moment, littéralement foudroyé : amphibie, serrant des mains par milliers, commandant au tonnerre, changeant l'eau en vin... cet homme prétendument "normal" ne pouvait être fait de chair et de sang seulement. Non, j'en étais sûr : à l'instar du fameux Steve Austin, il devait au moins valoir trois milliards.  Alors que moi, rien, nada. Oui, rendons-nous à l'évidence : - Des super-pouvoirs ? Hormis ma propension à multiplier les points de suspension, vraiment, je ne voyais pas... - Je m'étais bien confectionné une cape avec quelques torchons usagés, mais elle ne m'attirait que jets de pierres, jurons et quolibets. - Contrairement à François Hollande ou Captain America, même pour ce qui est de désigner mon super-vilain-ennemi-juré-à-moi - malgré ma fâcheuse tendance à considérer comme adversaire tout quidam faisant montre d'un peu plus de talent que moi - je tâtonnais. Oh il y a bien cet auteur-compositeur-interprète américain (je ne veux pas de problèmes, alors laissons-lui une lichette d'anonymat, et appelons-le Sophian Stephen) que je déteste par-dessus tout et à qui je ferais bien entendre raison une bonne fois.... Mais je l'aime à peu près autant que je le hais, c'est embêtant. Quel bien pâle super-héros je fais. Un moyen ou un bof-héros, oui ! Tant pis, il ne me reste qu'à pleinement sombrer en dépression, pauvre de moi...
Marcel RAMIREZ
Internaute




 
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