« C'est carrément carton rouge, on n'insulte pas le président de la République »
Valérie Rosso-Debord, déléguée générale adjointe à l'UMP, BFM-TV, mercredi 4 janvier 2012
Elle
a même failli en avaler son sifflet le nouvelle wonder girl de la cellulle « riposte » du parti du Président. On le croit pas ! L’ignoble Vizir socialiste venait d’être
surpris en train de traiter de « sale mec » le Vizir légitimement en
fonction. Le recours à la vidéo pouvait pourtant éviter à Valérie Rosso-Debord
l’erreur de jugement. Les images enregistrées auraient montré un François
Hollande ( celui qui veut prendre la place de qui l’on sait) parodiant devant
des journalistes supposés l’écouter en « off » un Nicolas Sarkozy se
présentant bientôt devant les électeurs : "Je suis le président de l'échec, je suis un sale
mec, mais dans cette période difficile, je suis le seul capable, j'ai le
courage..." Un résumé plaisant
de la seule carte qui reste à jouer pour un candidat à réélection au bilan
quinquennal désastreux, mais qui se rappelle que dans le film Titanic, la
panique était telle que personne n’a songé à faire passer le commandant
par-dessus bord.
Bref,
François Hollande a fait de l’humour. Et ça c’est une arme déloyale aux yeux
d’une Valérie Rosso-Debord qui admet qu’on peut rire de tout, mais pas du
Président. Parce que sinon, elle
est une sacrée farceuse la Valérie.
Un jour qu’elle était invitée au Petit Journal de Canal + il lui fut demandé ce
qu’elle avait fait le matin même en tant que femme de droite. Elle répondit :
« J’ai fait une tarte. »
Passage en force ! Au lendemain de la défaite du 6 mai, le gouvernement s'est dépêché de publier au Journal Officiel une série de décrets pourtant contestés: évaluation des enseignants, criminologie comme discipline universitaire, apprentissage à 15 ans (entre les deux tours pour celui-là), réforme concernant l'orthographe... Ouh, les mauvais perdants !
Après un tel aveu on comprend mieux que la
fille Le Pen fasse commerce électoral de l’invasion arabe qui menacerait notre
civilisation. Désertification-islamisation : même combat ! Tout se tient dans l’esprit lepénien où
il faut retenir que ceux qui ne croient pas aux dangers intrusifs venus du sud,
sont les même qui gobent les balivernes des « prêtres et évêques du
changement climatique. »
C’est une facette méconnue du projet FN qui a été présentée lors de l’émission
« Des paroles et des actes » marquée surtout par la bagarre entre
Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, où celle-la se l’est jouée Sainte Blandine martyrisée
par le tribun païen. Chez les Le Pen on est ainsi « climato-sceptiques »
de père en fille. Mais s’il y avait eu un flux migratoire esquimau aux
frontières, le FN aurait-il dénoncé la fonte de la banquise sous l’effet des
émissions de gaz de serre ?
Voici en tout cas une recrue pour l’Internationale des hystéro-chrétiens du parti
républicain américain et des pétro-islamistes d’Arabie saoudite, virulents
climato-sceptiques qui partagent la même foi dans les dividendes pétroliers.
Aussi la croisade de Marine vise-t-elle désormais à délivrer le paysage des
« immondes » éoliennes qui prétendent nous préserver d’un monde de
« brut », ce qui ne va pas sans paradoxe puisqu’elle est aussi adepte
du tout-nucléaire. Le Pen présidente c’est l’assurance d’une marée noire en
guise de cerise sur le tsunami de Fukushima.