Manault Deva
Publié le 11/01/2012

En transit...


Déjà 2012 ! Une année de plus en moins... et dire qu'on est en transit ici bas, avec ou sans douleurs d'estomac. On est tous des passagers de la vie en route vers le destin, les bagages pleins de doutes et d'espoirs clandestins.
Des passagers de la vie en route vers demain, le désir assoupi par un trop long chemin. Des passagers de la vie voyageant côte à côte, oubliant les envies qu'ils avaient l'un de l'autre. Parfois même des passagers en colère, des passagers téméraires qui ne cessent de lutter, qui ne veulent pas se taire, mais cherchent la vérité...
On est tous des passagers en transit, en partance pour un grand voyage qui sera un flop ou bien un hit... tous des passagers en transit...
Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, (je sais c'est nul!)  mais j'écris... même pas la nuit, la nuit je dors. J'écris tout bas, je crie parfois et puis je cause...because ...j'aime ça ! Je cause, je cause dans le poste sur  France Inter.  Depuis 2009, même si je suis sentimentale, j'envoie des bons baisers, pas toujours tendres...normaaal, faut pas se fier à mon sourire, je suis capable du pire !

> Bons baisers de Manault, sur le site de France Inter 

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Manault Deva

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Le 22 octobre 2010 à 10:00

David Foenkinos fait parler Lennon

Un chroniqueur de ventscontraires.net a encore frappé

Depuis mercredi, on trouve enfin en librairie le nouveau roman de notre chroniqueur David Foenkinos, après le succès public et critique du précédent La délicatesse. C'est un long monologue que Lennon : John Lennon chez la psychanalyste qui est installée dans son immeuble et que, donc, on n'entendra jamais, elle. L'ex-Beatles s'y raconte, en toute immodestie, en toute (brillante) intelligence. Et avec pas mal d'humour, ça lui fait au moins un point commun avec l'auteur du livre.En avant-première et affectueusement pour les lecteurs de ventscontraires.net, voici un extrait de cet ouvrage paru chez Plon : la première visite des Fab'Four à New York City.“ Vous n'avez jamais mis les pieds dans un pays, et des milliers de personnes sont là à vous attendre. Dans le froid, dans la nuit, peu importe. Les aéroports étaient le lieu des premières scènes d'hystérie. Parfois, j'ai pensé que ce n'était pas possible. Ce que je voyais ne pouvait être qu'une distorsion de mes iris. Le vêtement de mes hallucinations. Mais non, tout ça était bien réel. Aussi réel que je suis là à vous parler. En arrivant à New York, j'ai levé le bras pour saluer la foule. J'étais un chef d'Etat, j'étais la reine d'Angleterre devant ses troupes. On nous a précipités dans une salle. Avec des centaines de journalistes. Des milliers, peut-être, je ne sais pas. Il aurait pu y avoir le début de la Troisième Guerre mondiale ce soir-là que personne n'en aurait parlé. Tous les Américains voulaient nous découvrir. Ils voulaient savoir comment on parlait, comment on bougeait. On a été grandioses. On était vraiment drôles en conférence. Notre humour a joué dans la Beatlemania. Je ne sais pas comment on faisait, mais il n'y avait jamais de blanc. A chaque question, l'un de nous trouvait quelque chose à dire, une blague ou je ne sais qoi. Je me souviens qu'on nous avait demandé si on aimait Beethoven, et Ringo avait répondu : "Oui, surtout ses poèmes." Après la conférence, on a quitté l'aéroport en Cadillac. Pour aller au Plaza. Sur la route, les filles continuaient de crier. Une fois à l'hôtel, dans notre chambre, on a trouvé ça dingue de voir autant de chaînes à la télévision. On est restés au moins une heure, fascinés, à regarder tous les programmes possibles. Pour nous, c'était là le symbole ultime de la démesure. Mais il fallait rester concentrés. On devait affronter un défi majeur : l'Ed Sullivan Show. Cette émission était la Mecque. Fallait pas qu'on se plante. Et ça a été énorme. En quinze minutes, l'Amérique entière nous connaissait. Les parents inquiets de l'hystérie de leurs enfants ont été rassurés de nous voir. Surtout le visage poupin de Paul. Je suis certain que notre succès vient de là : nous étions comme une folie maîtrisée. Une révolution douce. Nous étions à la fois subversifs et respectueux. C'était comme s'introduire dans une maison, baiser la fille au premier étage, mais avant de faire tout ça, on aurait pris soin de bien s'essuyer les pieds sur le paillasson. ”> Lire les chroniques de David Foenkinos sur ventscontraires.net

Le 4 février 2011 à 08:22

« Ça montre qu'elle [MAM] n'est pas droit dans ses bottes : elle a fait son mea culpa. L'affaire est close »

François Baroin, France Info, jeudi 3 février 2011

Depuis quand un ministre du Budget est-il autorisé à donner l’absolution à une pécheresse ? Porte-parole du gouvernement il n’a pas à porter la parole de Dieu, même si son avatar est hyper-président. Certes il y avait eu confession la veille sur Canal+, quand Michèle Alliot-Marie reconnut que, durant ses vacances de Noël en Tunisie, elle aurait mieux fait de ne pas emprunter l’avion d’un de ses riches amis locaux, drôle de paroissien benaliste. Elle s’épanchait auprès du bedeau Denisot, lequel, jusqu’à plus ample informé, n’est pas davantage habilité à effacer l’ardoise. Quand bien même la pénitente aurait récité dans la Boîte à questions : « Confiteor Deo omnipotenti et vobis, fratres, quia peccavi nimis cogitatione, verbo, opere et omissione: mea culpa, mea culpa, mea maxima culpa ».  Pas d’absolution, donc pas d’ « affaire close ». Et qu’elle ne vienne pas se plaindre. Si elle était juive, ce n’est pas même pas un rabbin qui pourrait passer l’éponge, mais le « Prochain » qui a été offensé. On imagine MAM implorant le pardon des manifestants tunisiens ! C’est la France qui, pour le coup, ne serait pas non plus à l’aise dans ses « bottes » car, faut-il le rappeler, MAM est sa ministre des Affaires étrangères. Aux dernières nouvelles, elle passerait ses vacances pascales à Rome, dans le quartier Prati Trionfale, c’est à deux pas du Vatican où il paraît que les Indulgences se négocient pour rien.

Le 22 août 2013 à 08:11

Richard

Richard est né nu un jour il y a quelques années déjà. Puis il a grandi. Il a été élevé par ses parents dans une maison. Enfant, Richard jouait beaucoup et faisait des bêtises. Il a fait des études et a beaucoup appris. Un jour, il a trouvé un travail avec des horaires plus ou moins fixes. Richard s'est insurgé contre les guerres, les maladies telles que le cancer, le sida et il n'aimait pas non plus, les dictatures totalitaires. Richard n'aimait pas les transports en commun bondés et les trains qui n'arrivent pas à l'heure. De la même façon, Richard n'aimait pas être éclaboussé par les voitures lorsqu'elles roulent dans une flaque ni être piqué par une guêpe et encore moins être mordu par un chien. Richard n'aimait pas non plus se cogner contre les meubles ou payer des places de cinéma trop chères. Richard aimait les chatons et les chiots parce qu'il les trouvait mignons. Richard pensait que la violence ne mène à rien. Richard, dans le même esprit, n'aimait pas les gens foncièrement méchants. Richard appréciait beaucoup ses amis et il aimait l'amour (et le sentiment amoureux, ça va de soi). Richard aimait le sexe aussi parce qu'il trouvait ça bon. Richard aimait les surprises et ouvrir les cadeaux à Noël. Richard aimait la nature. Richard pensait que la cigarette est mauvaise pour la santé. Richard tombait de temps en temps malade. Richard détestait être enrhumé et devoir se moucher toutes les dix minutes. Puis Richard a vieilli et un beau jour il est mort. Sa famille et ses amis l'ont pleuré. Lors de son enterrement, quelqu'un a dit : "Bah, ce Richard quand même... ah, sacré Richard va !".

Le 25 avril 2012 à 08:38

Non, je n'irai pas voir la mer.

J’y serais bien allée, pourtant, j’aurais enlevé mes chaussures, puis mes chaussettes (si jamais j’en avais porté, ce qui se fait rare au fur et à mesure que le printemps prend sa place), et j’aurais posé mes orteils sur le sable humide et froid d’une quelconque plage grise du Calvados. J’aurais foui doucement le sable avec mon gros orteil, sentant les grains sous mes ongles ébréchés au vernis écaillé couleur coquelicot. Puis je crois que j’aurais remonté mon pantalon, le retournant sur mes chevilles, après une hésitation, sur mes mollets, et j’aurais avancé vers les vagues, à tout petits pas. De la pointe du pied, j’aurais laissé une vague me lécher de ses papilles salées ; frissonnante, j’aurais laissé le froid s’emparer de mon pied lentement. Un sourire un peu malin aux lèvres, j’aurais sauté, dans un élan puéril, à pieds joints, dans l’eau verte à l’écume un peu jaune et senti mon pantalon se mouiller et se plaquer sur mes tibias. J’aurais peut-être ri, puis soupiré certainement. J’aurais relevé la tête, que j’avais baissé pour fixer intensivement l’eau, dans l’espoir très naïf d’apercevoir quelque chose à travers le liquide troublé, et j’aurais regardé au loin, soit vers l’Angleterre (ou vers l’endroit où j’aurais pensé qu’elle devait être), soit vers les terres normandes. J’aurais pensé à un thé bien chaud, à du vin blanc et à des crevettes (je ne mange pas de fruits de mer, je n’aime pas ça) (excepté les moules) (mais uniquement avec des frites). Mes chaussures à la main, je serais remontée vers une digue, m’y serais assise et aurais frotté mes pieds couverts par du sable collant, soufflant un peu parce qu’il reste toujours des grains, et ensuite ça gratte, alors c’est un peu agaçant. Mes pieds de nouveau bien au chaud, le sable crissant entre ma peau et le coton de mes tennis, j’aurais repris la route.

Le 4 janvier 2011 à 09:21

Pourquoi faire ?

Mais quelles sont ces manières ? Qu’est-ce que c’est que cette mode ? Que c’est irritant ! Cela fait quelques temps que j’entends les gens faire de l’essence à la pompe, faire un rhume en hiver ou même faire un cancer à la retraite. Il y en a même, des très forts, qui chaque année, font un printemps de plus… Et vous au fait, vous faites quel âge cette année ? Plus je les entends et moins je comprends ces expressions inventées, mal inventées, ou devrais-je dire mal faites ?! Mais la pire d’entre elles est celle relative aux voyages, ou plutôt aux voyageurs et à leurs nouveaux horizons. Avec un snobisme et une prétention hors norme, comme il est devenu courant de subir un : et sinon, tu as fait l’Asie ? Et vous avez fait la Jordanie ? Quoi, il n’a pas fait le Pérou ?! Voir, découvrir, visiter, oui ! Mais que l’on m’explique un peu ce que veut dire faire un pays ? Faire un voyage est-il faire un pays ? Est-il possible de connaître à ce point un continent, un comté ou même un paysage qu’on se sente la capacité de l’avoir fait ? Cette espèce de patois étrange me laisse circonspecte. Simple dérive du langage ou réelle manie de nos contemporains de se sentir si puissants qu’ils pourraient tout maitriser, tout créer, être à l’origine de n’importe quelle action ? Etre à l’origine de leurs propres maladies ou anniversaires ? Etre même à l’origine du monde, non ? Hommes à tout faire ? Faire-me ta gueule !

Le 17 décembre 2011 à 07:40

Ô Senescence !

Vieillir, c'est se suicider au temps qui passe. On ne le dit pas assez. J'ai remarqué que, arrivé à un certain âge, on devient épicurien de gré ou de force, dans le sens où on vit chaque jour comme le dernier. Il n' y a aucun remède contre cela, et la mort viendra à nous aussi sûrement que la joue vient au poing à qui sait la tendre. Dans notre société de consommation sans scrupules, même la sénilité fait recette. Les vieux sont prêts à avaler n'importe quoi pour rajeunir, comme le viagra, ou les crèmes anti-rides. Ou le concept des femmes cougars. Je m'excuse, mais une cougar, sans ses dents, ça fait pas courir grand monde ! Et notre Johnny, ils vont nous le tuer avec sa prochaine tournée, Cheveux blancs, idées noires. Ma grand-mère me donnait son avis sur la question l'autre jour : « Tu veux que je te dise ? La jeunesse, c'est dans la tête ! » La pauvre. Elle ne se rappelle même plus qu'elle a Alzheimer. Mon grand-père me disait à ce propos : « Regarde cette photo sur le mur. Elle était belle à dix-huit ans, ta grand-mère. Cette photo c'est un peu le portait de Dorian Gray, mais à l'envers. » La vie est une vaste blague et la mort en est la chute. Parfois, c'est une chute qui n'en finit plus de chuter. Chute des cheveux, chute des dents, chute de tension, chute dans la baignoire et, pour finir, chute dans l'oubli. Sans rigoler, on en finirait presque par se demander si ce ne seraient pas les plus courtes les meilleures.

Le 10 décembre 2010 à 08:45

Mon chauffeur de métro

Le bon tuyau pour vos voyages souterrains

J’ai un tuyau faramineux à vous filer si vous voyagez en métro. Le meilleur conducteur, c'est lui. Il s'appelle Denis Lavigne — déjà ce nom qui fleure bon le nectar — il écoute les Fabulous Trobadors et il me file So Foot à la fin de son service. Surtout, il est confortable : jamais un coup de patin qui t'envoie valdinguer contre la mémère effarouchée, et toujours il t'informe d'une voix posée sur le pourquoi du comment t'es en rade dans le tunnel. C'est sobre, ce n'est pas l'autre, le Tony Truand qui raconte ses conneries, je dis pas que c'est mal mais ça lasse.Donc, je ne voyage plus qu'avec lui, ou, quand ce n'est pas possible, qu'il est en vacances, avec Sylvette l'Antillaise à la voix chantante. Sinon, je reste à quai. J'en ai soupé des conducteurs qui font durer le signal de fermeture des portes à te casser la tête, qui cliquent vingt fois sur le micro avant de passer une annonce — ou sans en passer, les cons — hurlent dans le micro comme si on était au Stade de France ou chuchotent comme s'ils disaient une horreur. Et qui klaxonnent quand ils croisent un collègue, soit toutes les deux minutes, qui te laissent moisir sans rien dire quand tout s'éteint (remarquez, quand je roupille, c'est pas moi que ça gêne), qui pilent, qui ne disent rien quand c'est le terminus etc etc... C'est vrai que ça restreint mes déplacement tout ça, mais vous savez quoi ? J'habite dans le métro, alors tant qu'à faire, autant choisir son tôlier, non ?Dessin © dominiquecozette

Le 1 janvier 2012 à 00:00
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