Lionel Serre
Publié le 14/01/2012

Une histoire d'amour moderne ...


l'homme et son escabeau

Né en août 1979, à Montluçon, petite ville du centre de la France, j’ai rejoint Paris pour des études supérieures en communication visuelle. Après plus de dix années de direction artistique acharnée en agence de publicité, je me suis éloigné du millieu de la communication pour retrouver mes esprits, un bon usage de la parole et du dessin. J'exerce aujourd'hui mon activité d’illustrateur autodidacte et indépendant à Nogent-sur-Marne. 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 10 août 2015 à 09:35

Des Male Tears

- He bébé, tu te rends pas compte, mais la place des hommes dans la société c’est quand même super difficile. - Yo mon frère, on va causer un peu.   Une terminologie qualifie ces plaintes et récriminations, terminologie inventée par les féministes anglo-saxonnes : « les male tears » (alors, même moi qui suis une quiche en anglais j’ai saisi le truc, je te fais donc grâce de la traduction). Quand un représentant du sexe masculin (je précise : un homme blanc cisgenre hétérosexuel de 30 à 60 ans, grosso modo) commence à dire qu’il souffre de la moindre place qui lui est accordée en tant qu’homme et que sa position est difficile, tu peux le regarder bien gentiment (n’agresse pas, même quand tu en as par-dessus la tête, ça sert à rien, sauf à t’épuiser) et lui asséner : « Male tears, mec » Parce que l’homme blanc cisgenre hétérosexuel de 30 à 60 ans est – même s’il ne l’a pas choisi – tout en haut de l’échelle de domination de notre société. Nombreux en sont conscients, mais beaucoup sont encore dans le déni ou trouvent cela insupportable, cette vérité, parce que cela les empêche d’être dans la plainte. Il y a 3 grandes catégories de plaintes. - injonction à la virilité : un homme doit se comporter…. « en homme ». On ne pleure pas, on est un battant, on a de l’ambition, on est courageux et fort, etc. - les difficultés professionnelles, dans un pays où l’hyper compétitivité ainsi qu’un certain immobilisme laissent énormément de gens sur le carreau de l’emploi, - les plaintes de l’ordre de la séduction ou de la sexualité, parce que « aujourd’hui ça devient très compliqué de séduire les femmes, elles sont trop exigeantes », la solitude, les frustrations sexuelles, etc.   Je vais être extrêmement claire : je n’ai jamais dit qu’être un homme c’est facile. Et je n’ai jamais nié ces difficultés. En revanche, ce qui est mis en balance, c’est qu’être une femme est encore plus difficile.   - L’injonction à la féminité. HUHUHUHUHUHUHUHUHU.Hem, pardon. C’est nerveux. - Les difficultés professionnelles. Dans un pays où le travail à temps partiel est celui des femmes, où le chômage des femmes est nettement supérieur à celui des hommes, où les salaires ont un écart de 15 à 20% à postes égaux, et où les hautes fonctions sont investies par les hommes à plus de 80%, je ne vais pas me lancer dans un cours : j’ose espérer que je n’aurai pas à subir de malhonnêteté intellectuelle de qui que ce soit. Parce que je ne crierai pas (voir plus haut), mais ça va me faire énormément fulminer. « Oui mais attends Marie, t’es bien gentille, mais comprends le souci : qui va garder les gosses ?! »… Parce que voilà, il y a ÇA aussi.   - La séduction et la sexualité. « Tu sais, si tu cherches un mec, dans une soirée, ou sur internet (ou n’importe où), toi en tant que femme tu auras bien plus de chances que moi (homme blanc, etc.) de pouvoir vivre une relation SEXUELLE ». Ok. Peut-être bien. Et encore ça reste à prouver, mais j’accepte le postulat (et après on dira que je ne fais pas d’effort…). Et alors ? Parce que clairement, je n’ai strictement rien contre le fait que l’on puisse chercher des partenaires de sexe pour et uniquement dans cette optique, mais encore faut-il que cela soit a minima de qualité…. Or dire : « Mets des photos de toi à poil sur le net et tu vas pécho grave », je vais être extrêmement claire sur le fait que cela intéresse finalement assez peu de femmes et souvent si tel est le cas, dans des contextes ou périodes spécifiques de leur vie (je répète « chacun fait ce qu’il lui plaît », je ne porterai jamais un quelconque jugement de valeur sur la sexualité de qui que ce soit, je m’en fous pour tout dire, je ne fais que rapporter des faits généraux). Mais pour trouver une relation – même si elle n’est basée que sur l’attrait sexuel – un tant soit peu intéressante (quel que soit le point de vue d’où l’on se place) les choses ne semblent pas plus simples pour les femmes que pour les hommes. Et je ne parle même pas des critères liés au physique, à l’âge, à la situation socio-professionnelle, etc. Nous aurions besoin d’un tableau excel. J’ai pas envie. Donc ok, je veux bien admettre que c’est plus simple de se faire choper à l’arrière d’une voiture pour une femme que pour un homme, si le désir nous en prend, mais comme ce n’est pas dans la très grande majorité ce qui est recherché par ces mêmes femmes, je ne peux le valider comme argument du « c’est plus simple pour vous ». Ah oui, une dernière chose sur ce point : arrêtez définitivement de nous parler de vos « pulsions ». Franchement, passé 14 ans, ce n’est plus entendable.   Ma vie est assez facile. Je suis une femme blanche de 40 ans, qui correspond à des critères sociétaux valorisés sur plein de points, j’ai un contexte familial d’ascendance et de descendance protecteur. Je suis assez haut dans l’échelle de domination sociétale (et dans ce cadre il me semble que le féminisme intersectionnel est une urgence absolue et je suis extrêmement admirative de celles qui s’y collent parce que ce chemin est bien plus ardu que le mien). Or je fais attention à ne pas faire de MGBV Tears face à des personnes bien plus dominées que je le suis ; et si cela se produit malgré-moi (puisque personne n’est exempt d’égocentrisme et de Caliméro style), d’écouter ce que l’on me dit. Pour y réfléchir. Tout simplement.   Alors Messieurs, s’il vous plaît, arrêtez de plaindre votre petit nombril en permanence, il se porte plutôt bien, et entendez un peu ce qui vous est dit. Ce sera déjà un énorme pas vers notre égalité.   Dessin : James

Le 22 avril 2015 à 09:01

[title]Le corps et la machine[-title]

[head][title]Le corps et la machine[-title][-head][body] [b]Je ne vous parle pas de mes vies parallèles dans les univers immersifs. Je vous parle de la vie primaire.[-b] Dans celle-là, mes doigts ont changé de forme, il y a plusieurs mois. J'étais le seul à m'en rendre compte, c'était d'abord un ressenti de l'intérieur. Et puis c'est devenu évident : plus longs, plus rigides, la peau plus blanche qu'avant, les articulations plus volumineuses. Une plus grande force dans la frappe. Puis ce fut le tour de mes jambes. Je les sentais moins réactives et plus courtes qu'avant. A la différence de mes bras, qui semblaient avoir grandi. Mes yeux devenaient moins souples. Regarder en face ne me posait pas de problème, mais sur les côtés, c'était un effort. Dans le même temps, mon tour d'oeil a quasiment doublé de taille, les paupières ayant reculé. [b]Je ne vous parle pas de mes vies immersives dans les univers parallèles. Je vous parle de la vie primitive.[-b] Dans celle-là, je suis allé voir un médecin, qui a confirmé que je développais tous mes symptômes. J'étais venu avec une photo d'avant, et malgré tout son professionnalisme, il n'a pu s'empêcher cinq ou six aller-retours entre l'image et la réalité. Quasiment à voix basse, il a dit : [q]"Tendinite"[-q]. Et je suis sûr qu'il a ajouté : [q]"Bof"[-q]. Il a  arraché une feuille d'un bloc de papier. Il a noté quelques mots et me les a tendus, et avant même que je réagisse : [q]"Vous donnerez ça à votre pharmacien, bonne journée"[-q]. Il me poussait dans le dos, j'ai eu juste de le temps de récupérer ma veste. A l'officine, personne n'a réussi à déchiffrer l'ordonnance. Le médecin ne répondit à aucun appel. Quelques jours plus tard, je constatai que mon cou diminuais. Je ne m'affaissais pas : précisément, ma tête entrait dans mes épaules. Mes jambes perdaient chaque jour quelques millimètres, que mes bras regagnaient. Mes cheveux étaient chaque jour plus longs et plus translucides. [b]Je ne vous parle pas de mes immersions temporaires dans les dimensions alternatives. Je vous parle de la partie [i]blood and guts[-i] de la vie[-b]. [q]"C'est à cause de la machine"[-q], m'a dit hier un ami, effrayé par ma nouvelle apparence en constante évolution. Je n'ai pas compris tout de suite de quoi il parlait. [q]"C'est ton nouvel appareil"[-q]. Il parlait ma de nouvelle interface. Elle nécessite une position particulière pour un fonctionnement optimum, mais c'est son seul inconvénient. [q]"Elle te contraint"[-q]. Elle me permet la connexion la plus rapide du marché, une immersion sans équivalent. Peut-être que dans six mois un concurrent proposera mieux, mais pour le moment, grâce à elle, mes vies parallèles n'ont jamais été aussi fluides. Je ne vois pas en quoi la machine serait liée à mon état.  * [b]Je ne vous parle pas de mes plongées quotidiennes dans les autres mondes. Je vous parle de la vie dite niveau zéro[-b]. Dans celle-là, je ressens une [FONT color=red]douleur[-FONT] légère, trop légère. Au début, ça me permettait de dire que c'était mieux que pire, mais ça finit par m'inquiéter. [U]Plus personne de me reconnaît[-U]. De toute façon je n'ose plus sortir. J'ai été contacté par une firme de santé qui a proposé de me livrer gratuitement une série de prothèses en [FONT face=Helvetica]bêta-test[-FONT], contre l'usage de certains éléments de ma vie primaire pour [a href="http:--www.megacure.com" target="_blank"]leurs recherches et leur publicité[-a]. J'ai accepté, j'ai retrouvé temporairement l'usage de mes jambes, une partie de mon cou a réapparu, et puis les prothèses ont été [a href="http:--www.megantivirustroyan.cm" target="_blank"]contaminées par un bug[-a]. Je suis revenu à mon état initial, puis en deçà. Mon corps est devenu une sorte de cube, ma tête a disparu sous la ligne de mes épaules, j'ai perdu la vue, je suis désormais incapable de me mouvoir sur mes deux membres inférieurs atrophiés.  Heureusement il me reste assez de force dans mes bras effilés pour mettre l'interface en route, vers 7h. D'ailleurs, en ce moment, je vous parle depuis mes [i]vies parallèles et immersives[-i]. Je porte une casquette, la douleur est totalement absente et le moral est bon.[-body] [-html] 

Le 1 juillet 2014 à 08:30

Ils décident de se détester pour relancer leur couple

Dans l’impasse depuis plusieurs mois, un couple d’Agenais vient d’opter pour une technique radicale afin de sauver son ménage. Les deux amoureux ont décidé de se déclarer la guerre, pour le meilleur et pour le pire, espérant ainsi retrouver l’harmonie qui avait fait leur bonheur au tout début de leur relation. Ensemble depuis plus de deux ans, Pulien et Marah(1) se retrouvent confrontés à l’épreuve de la troisième année de vie commune, souvent fatale à de nombreuses histoires d’amour. Le couple parle de sa méthode comme d’une simple évidence. « Il suffit tout simplement de se mettre à haïr profondément toutes les petites choses qu’on adorait chez l’autre au début et qui construisent sa personnalité » reprennent-t-ils en cœur avant de se balancer une série de noms d’oiseaux. La dernière chance Les deux amoureux affirment avoir tout tenté avant de finalement basculer dans la haine. « Au départ nous avions pourtant pris soin de complètement changer nos caractères pour forcer un peu le feeling » raconte Pulien reprochant aujourd’hui à sa compagne de « trop chercher à vouloir lui plaire ». De son coté, Marah ne semble pas non plus avare de reproches envers l’homme de sa vie. « Il m’a harcelée pendant trop longtemps en me prouvant qu’il était vraiment amoureux de moi. Ce mec est un malade » lance-t-elle en lui adressant un regard noir. Pulien et Marah tiennent régulièrement un blog permettant aux internautes de suivre et de réagir à l’évolution de leur couple. « La scène de ménage publique est devenu le ciment de notre couple, tout comme les injonctions de justice » expliquent-t-ils avant de se mettre d’accord pour publier chacun de leur coté des photos compromettantes de l’autre sur les réseaux sociaux. (1) Une lettre des prénoms a été changée Le Gorafi

Le 20 décembre 2012 à 13:37
Le 27 octobre 2015 à 08:05

Un couple trouve miraculeusement un sujet de conversation après 9 ans de vie commune

L’exploit vaut bien qu’on s’y arrête un peu. Hier soir, aux alentours de 21H15, Céline et Jérôme, en couple sous le même toit depuis 2004, ont réussi de manière inattendue à faire survivre leur unionquelques instants de plus. En effet, alors que rien ne les y préparait, les deux conjoints sont parvenus à avoir un bref échange de paroles sur un sujet plutôt commun, repoussant ainsi l’échéance fatidique où plus rien d’autre que la routine ne les unira. Une faible lueur d’espoir qu’ils racontent sans concession. Reportage. « On pensait pas que ça puisse encore arriver » Ce sont donc un homme et une femme quelque peu surpris par ce qui leur arrive qui répondent à nos questions. Jamais Céline, 37 ans et Jérôme, 34 ans, n’auraient imaginé que ce soit possible. Interrogés sur cet « accident » comme ils l’appellent, ils racontent : « On était là sur le canapé. On regardait la télé sans se parler. Comme d’hab’ quoi. Et comme d’hab’ on s’ennuyait. Puis là, comme ça, sans réfléchir, j’ai dit à Céline « Et toi t’en penses quoi du mariage pour tous ? ». Là, elle m’a répondu et on en a discuté au moins 10 longues minutes ! » témoigne Jérôme. Un type de conversation que le couple n’a pas eu depuis plusieurs mois déjà, mettant ainsi entre parenthèses le morne quotidien dans lequel il s’est progressivement enfermé. Mais ce matin, c’est Céline qui semble particulièrement troublée par cet épisode : « On pensait pas que ça puisse encore arriver. A titre personnel, je croyais être arrivée au bout de notre relation. Mais peut-être que c’est pas totalement fini en fait. Je m’interroge… » Didier Salles est psychothérapeute spécialiste du couple. Pour lui, ce sursaut d’intérêt commun n’est pas si positif qu’il peut le laisser paraître : « C’est un genre de phénomène assez récurrent chez les couples en période d’effondrement. Alors qu’on pense avoir touché le fond et n’avoir plus rien à se dire, un sujet, un thème quelconque ressurgit spontanément et donne ainsi l’illusion que le couple peut encore avoir une chance de survivre. » et le thérapeute de continuer : « C’est généralement le genre d’évènement qui précède la fin définitive du rapport entre les deux partenaires. » Un petit-déjeuner sous haute pression Cette conversation plutôt inattendue a certes relancé momentanément les deux tourtereaux mais elle apporte aussi son lot de pression comme l’analyse Didier Salles : « Ils vont probablement passer un petit-déjeuner avec une certaine pression, dans l’attente de voir si l’un des deux amorce une nouvelle conversation comme hier soir ou si c’était simplement une fausse alerte. Mais bon…restons positifs. Peut-être qu’ils auront la présence d’esprit de lancer un débat, même bref, sur leurs préférences respectives en matière de beurre salé ou doux. » Le Gorafi Illustration: Istock /  pajson  

Le 6 juillet 2015 à 08:30
Le 28 février 2012 à 09:04
Le 18 mai 2010 à 14:34

Je n'ai plus le temps de prendre mon temps

C’est fou ! J’ai une montre à quartz au poignet, une horloge numérique sur mon portable, l’horloge du café d’en face et pourtant, je peux le dire : « Je n’ai plus le temps ! »Qui pourra me réapprendre la lenteur oubliée ? Si vous avez cinq petites secondes d’attention, expliquez-moi, c’est tout, je ne demande rien d’autre, d’ailleurs je ne dispose pas d’assez de temps pour vous écouter plus longtemps. Je suis affairé, surbooké, je fais tout en vitesse. Mais quand même je m’évertue à faire tout ce qui doit être fait à temps avec une efficacité maximale. Je me raccourcis les délais, je dors moins, je travaille plus, et j’essaie de réduire mon temps libre. Alors quoi ? Le métier de chronométreur est devenu un job qui rapporte. Imaginez, faire carrière dans le temps…Je bois vite un expresso et hop, je file ! Je suis contrôlé. J'ai une trotteuse dans le ventre. Je travaille comme Time Manager dans une fabrique de boîtes de vitesse automatiques, mon métier depuis pas mal de temps. J'ai failli être engagé dans un laboratoire de recherche sur l'accélération des particules. Trop stressant. Imaginez qu’on arrête le temps… Plus rien ne bougerait, même pas notre pensée ! L'horloge subjective dépend des émotions ressenties par la personne qui l'évalue. C'est Einstein qui l'a démontré. Tout est relatif, non ?! Mais désolé, je vous bouffe votre temps ! Je serai donc bref , car tout le monde n’a plus le temps d’avoir le temps. Même de temps en temps…  

Le 17 août 2015 à 09:08

De ma participation contre le mansplaining

Quand un HOMME vous dit : - L’avortement, je ne suis pas foncièrement contre, mais… On en reparle quand tu seras doté d’un utérus, ok ? - Les filles maquillées, en jupe et avec des talons c’est quand même vachement plus sexy. Vas-y, commence en premier, mec. Je te regarde.   - Tu sais, je ne suis pas contre le féminisme, mais il y a des priorités dans les combats des femmes. Fais-moi la liste de tes priorités pour ne pas déranger ton petit confort de mâle dominant, que j’aille en faire un autodafé.   - Les féministes, je les supporte à partir du moment où elles ne me cassent pas les pieds avec leur hystérie. Et moi les hommes je les supporte à partir du moment où ils ne me disent pas comment penser et réfléchir. Bisous.   - Tu sais, ton histoire de dégenréer la langue franchement, t’as pas autre chose à faire ? Non.   - Si tu veux mon avis… Je ne pense pas te l’avoir demandé.   - Holala, vos histoires de gonzesses ! On parle prostate de suite, histoire de te mettre à l’aise, ou on attend un peu ?   - Je ne comprends pas pourquoi tu n’as pas allaité tes enfants. C’est mieux pour la relation mère/nouveau-né. Rappelle-moi combien de fois tu t’es levé la nuit pour aider ta compagne qui venait d’accoucher ? Ah oui, tu n’entendais pas le bébé pleurer. Tu es sourd. La masturbation, tout ça…   - Ce n’est pas en t’acharnant sur ce type de sujets (ton méprisant) que tu vas faire évoluer la société pour les droits des femmes. Tu ferais mieux de… … De ne pas écouter un mot de plus de ta diatribe sous peine de me créer un ulcère.   - Moi je les connais pas les mecs dont tu parles, je sais pas où tu les croises. J’aurais bien une réponse, mais je vais rester polie.   - Il faudrait arrêter de monter en épingle les propos de X, Y ou Z, occupe-toi des vrais problèmes. Là, tu deviens mon vrai problème, tu vois.   - Tu es certaine qu’il a dit ça ? Bon, écoute, y a pas mort d’homme non plus. Non mais il y a humiliation de femme.   - Tu n’as pas d’humour, franchement. Tu sais ce qu’on dit, « femme qui rit », etc. Et ben là, tu vois, tu vas même pas pouvoir rêver de mon petit orteil.   - Tu te rends compte tout ce que tu as réussi à faire en tant que femme ? Faut croire que je ne suis pas encore parvenue à être traitée en être humain lambda en revanche.   - Une femme doit faire des enfants. C’est important pour elle. Sinon, ça va la vie ?   - Non mais vous parlez d’agression sexuelle à toutes les sauces maintenant, c’est n’importe quoi ! D’ailleurs ça commence quand une agression sexuelle ? Avec ta main actuellement sur mon cul alors qu’elle n’y a pas été invitée.   Vous pouvez continuer la liste ad lib. Et vous avez le droit de crier aussi. Parce que oui, c’est insupportable.    Dessin : James

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
Kader Aoun et des stand-uppers : "Je n'abandonnerai jamais la banlieue"
Live • 23/03/2019
Tania de Montaigne : L'Assignation
Live • 07/02/2019
Florence Aubenas au grand oral désopilant du Barreau de Paris
Live • 07/02/2019
Eric Vuillard en conversation avec Pierre Assouline
Live • 13/02/2018
Tobie Nathan : Le Parlement des dieux
Live • 13/02/2018
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication