Les bonus de la saison
Publié le 07/02/2012

Bernard Menez & Pierre Guillois : la plus catastrophique des promos


Quand le metteur en scène et l'auteur s'engueulent pendant l'interview

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Confessions, confidences et indiscrétions. Les spectacles, les auteurs, les artistes et tous ceux qui font la saison du Rond-Point. 

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Le 13 mars 2012 à 15:42

Marie Nimier et Karelle Prugnaud en flagrant délit de promo

Karelle Prugnaud met en scène La Confusion de Marie Nimier. Pour ventscontraires.net, elles nous parlent de la pièce, de leur collaboration et se laissent même aller à une promo éhontée. Mais comme elles sont vraiment trop cute, on les a laissées faire. Comment êtes-vous passée de l’écriture romanesque à l’écriture théâtrale ? Marie Nimier : J’ai toujours voulu écrire pour le théâtre. Le théâtre m’a toujours plu et intimidée. Adolescente, je découvrais les univers de Robert Wilson et d’Ariane Mnouchkine, ce fut le coup de foudre. La scène pour moi a toujours été associée à la vie, au partage, à l’aventure collective, alors que le roman avait quelque chose à voir avec la solitude et la mort. Grâce au chorégraphe Dominique Boivin, j’ai fait mes premiers pas en crabe vers la scène, le spectacle s’appelait A quoi tu penses ?, ce fut une expérience exaltante. J’étais à la recherche d’une parole fluide, mais faite de reprises, d’atermoiements, intimement liée aux mouvements des danseurs et encore proche du monologue romanesque. J’étais encore trop effrayée pour passer à l’acte d’écrire vraiment pour le théâtre, jusqu’à ce que la publication de La Reine du silence m’offre les commodités financières et la disponibilité de me consacrer à un projet nouveau. J’avais un an devant moi, je m’y suis mise, je n’avais aucune obligation de résultat, j’avais seulement les moyens et le temps de m’y consacrer. J’ai écrit alors mes deux premières pièces La Confusion, puis Adoptez un écrivain (éditions Actes sud Théâtres). Aujourd’hui, je reviens fouler les sols du Théâtre du Rond-Point où je faisais, gamine, du patin à glace ! C’est un ancien territoire de glisse qui m’émeut beaucoup. J’ai l’impression de retrouver quelque chose d’essentiel, qui tient à la fois de l’enfance et de l’accomplissement. Je reviens dans ce lieu chargé d’images, je me sens faite de tous ces mélanges, de toutes ces histoires, et cela prend soudain un drôle de sens… Comme si quelque chose s’était incarnée, c’est ça, avec le passage à la scène, grâce à toute une équipe, quelque chose de moi prend corps, quelque chose de moi, qui n’est pas moi. C’est la vie même, non ? Faites-vous, avec le texte de Marie Nimier, plutôt du théâtre, de la danse, du cirque, une performance ? Karelle Prugnaud : Cette fois-ci, nous investissons l’unité de lieu théâtral, celui qu’apporte le texte de Marie, pour tenter d’y élaborer un travail performatif. Une boîte où les images se construisent et déconstruisent sous l’oeil du spectateur. Partir du réel, de l’hypra réalisme, du théâtre de situation pour tenter de le faire basculer dans l’imaginaire. En mélangeant des codes, des genres.Nous travaillons avec des artistes venant de différents horizons : le dessinateur Mickael Pecot Kleiner, le vidéaste Maximilien Dumesnil, les musiciens Bob x et Fabien Kanou... Marcher sur le fil du réel en tentant de le faire basculer. Le texte de Marie est un texte de théâtre, nous allons donc faire du théâtre. Mais un théâtre sur le fil... (Propos recueillis par Pierre Notte)  

Le 27 novembre 2015 à 10:26

Bigre : le sketch auquel vous avez échappé

Avec Pierre Guillois, Agathe L'Huillier, Olivier Martin-Salvan

Trois voisins dans trois minuscules chambres de bonne continguës, sous les toits, promiscuité catastrophique. Voilà la trame principale de Bigre, dernière création de l'auteur metteur en scène Pierre Guillois. Il s'est invité sur le plateau avec Agathe L'Huillier et Olivier Martin-Salvan, ses comédiens. Et les a invités à inventer avec lui cette pièce sans paroles mais avec bande son, à la Tati. On aurait voulu les interroger sur la démarche, la méthode de travail, l'écriture scénique collective. Mais non. Ils ont refusé. Têtus comme pas trois, ils ont préféré nous montrer en direct comment ils ont procédé pour écrire à trois ce Bigre. Et on pondu in petto devant notre caméra le sketch inédit que voici. Bonus : un extrait volé d'une interview de Pierre Guillois tirée du dossier de presse du spectacle, pour prouver qu'il y a quand même une pensée derrière toute cette entreprise : "Un spectacle sans parole doit quand même trouver un titre. L’idéal aurait été un titre qui ne veut rien dire. Mais même « dieozndovudznetdive » en dit encore trop. J’aime le léger archaïsme de « Bigre » et surtout son côté sonore et qui exprime la stupéfaction. On l’imagine précédé du silence de la catastrophe. Les personnages de cette pièce sont toujours stupéfaits par les catastrophes et les ratés dont ils sont l’objet. Stupéfaits par l’ingratitude du destin."

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