"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une brasserie populaire !"
Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, RFI, mardi 10 janvier 2012
C’est vrai, quoi ! Pour s’être fait une « cantoche » au
Fouquet’s des Champs-Elysées, Nicolas Sarkozy serait taxé pour l’éternité
de goûts somptuaires. On reconnaît bien là ce mépris du peuple animant les empoisonneurs
de l’esprit public. Les classes laborieuses n’auraient pas le droit d’accéder à un lieu où le menu
s’affiche à 78 euros minimum ( sans les vins) ? A eux seulement, les bouis-bouis
avec plat du jour à 10 euros, pain compris ? On nage dans l’ostracisme social. Et dans la mauvaise
foi. De celle qui voudrait nous faire prendre un pédalo loué à Malte pour le
yacht d’un milliardaire, ou la touchante rencontre d’un président esseulé et d’une
immigrée italienne, intermittente du spectacle avec un enfant à charge, pour
une romance jet-set. Et pendant qu’on y est, voilà le « bouclier
fiscal » stigmatisé encore comme une mesure pour les riches, par ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est
le sort d’un agriculteur smicard propriétaire de quelques hectares à l’Ile de
Ré. Ne parlons même pas de ces familles méritantes qui peinent à entretenir le
château des ancêtres, et dont les colonnes infernales du candidat Hollande sont
résolues maintenant à sucrer le quotient familial. Qui dira ce qu’il en coûtera
d’une augmentation de la TVA sur la vente des Rolex ? Bien plus qu’un point sur
le prix de la baguette. Et pourquoi pas, demain, imposer à tous un salaire de "minable" à 5000 euros par mois ? Ça nous pend au nez. Debout les gavés de la terre !