François Denivet
Publié le 07/02/2012

Au théâtre ce soir


Indéniablement, le spectacle est touchant. Ne gâchons pas notre enthousiasme, laissons nos petits cœurs de midinettes prendre le pas sur la raison puisqu'ils ont des raisons que la tiède et paisible réflexion ignore. Et applaudissons. Applaudissons. Applaudissons, car le spectacle est beau et nous ne comprenons rien à rien. Comment avons-nous pu nous fourvoyer à ce point en collant à cet homme doux une étiquette de matamore colérique, ambitieux au-delà du supportable, fort en gueule, d'histrion dévolu à l'emploi de troisième rôle.
Valet fourbe et traître, ce n'était pas Scapin, c'était Iago. Ce n'était pas Matti, c'était Mosca. Finalement, on lui trouvait davantage des ressemblances avec un Puntila dégrisé, un Arturo Ui en pleine forme ou un roi Ubu ivre de lui-même.
Indubitablement on se trompait. Méchants que nous sommes. Ce que c'est que l'aveuglement. Car on l'a vu, ces temps-ci, offert aux foules, rieur, blagueur, onctueux comme une crème anglaise, sucré comme le miel, faire risette aux enfants et aux ouvriers, des ouvriers que les méchantes langues disent triés sur le volet pour jouer les utilités ; on l'a vu, complice avec eux, franc du clin d'œil, amical de la tape sur l'épaule. Il se confierait à eux s'il n'y avait la malencontreuse présence des tendeurs de micros et autres porteurs de caméras. D'ailleurs, il leur dit, aux ouvriers, lorsqu'impatients ceux-ci lui demandent s'il a l'intention de se présenter à l'élection, et ne craint pas de l'affirmer devant les micros et les caméras. En son for intérieur, l'homme n'aime pas la surexposition. Modeste, tempéré, simple. Il n'y a qu'à entendre sa voix, regarder son sourire plein de compréhension et d'indulgence. Mais courageux. Au point de ne pas craindre de prendre des mesures « impopulaires » risquant par le fait d'écorner sa popularité, comme il ne craindra pas de faire son mea culpa, de confesser « le moment venu » les quelques faiblesses dont il aura pu faire preuve, les erreurs de jugement qu'il n'aura su éviter.
On se trompait en tout. Ni Puntila, ni Ui, ni Ubu, c'est Tartuffe qui est à l'affiche en ce mois de février. Richesse du répertoire !
Petite main dans la presse écrite, j'ai fait un passage jadis par le théâtre, aujourd'hui auteur des Carnets de l'Ours, j'ai fait trois enfants, planté un arbre et ne porte plus de montre depuis l'âge de dix-huit ans.
 

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Le 11 décembre 2012 à 10:10

Faire le Grand Chabanais

C'est, de la part du public, manifester sa désapprobation devant un spectacle qui ne l'a pas satisfait. C'est, pour parler clairement, faire le bordel. Soit en proférant des huées, soit à la fin du XIXe siècle surtout en lançant sur la scène différents projectiles ; des tomates bien mûres, surtout. L'expression fait référence à un bordel de luxe, le Chabanais, situé au 12 de la rue Chabanais, à Paris, entre la Bibliothèque Nationale de la rue de Richelieu et la Comédie-Française. Ouvert en 1878, il était fréquenté par une clientèle de haut vol, en particulier par le prince de Galles. Là, il avait ses habitudes et son fauteuil surnommé l'Indiscret, destiné à des goûts raffinés. Cet accessoire n'était pas le seul ; il y avait aussi une baignoire. Edouard VII la faisait remplir avec du champagne ; des prostituées triées sur le volet, ses préférées, y prenaient un bain. Il buvait quelques verres de cette eau en compagnie de quelques amis. Cette baignoire en cuivre était très sophistiquée : un cygne aux ailes déployées était sculpté comme le sont les femmes aux seins arrogants, placées à la proue d'un navire. Elle fut vendue, en 1951, à un antiquaire parisien. Acquise à un prix fabuleux par des admirateurs de Salvador Dali, elle lui fut offerte, en 1972, alors qu'il demeurait à l'Hôtel Meurice. Il la fit garnir de fleurs et y fit installer un appareil téléphonique surmonté d'un immense récepteur. Autant dire qu'il ne partageait pas les passions d'Edouard VII. On ne doit pas au Chabanais seulement une manière de dire. Rendre visite au Président du Sénat s'employait, à la Belle Epoque, en guise d'excuse par un homme souhaitant cacher à son épouse, sous un prétexte professionnel, une escapade galante. Un équivalent, dans le vocabulaire du théâtre à : avoir un raccord à faire, être raccord. Autrement dit : mettre au point, à la dernière minute, le spectacle avant la représentation. Rendre visite au Président du Sénat figurait sur les documents officiels au moment de la visite de souverains. Entre la soirée de gala à l'Opéra et la réception à l'Hôtel de Ville, le chef du Protocole de l'Elysée prenait soin de prévoir, pour les plus audacieux, une visite au Chabanais qui, célèbre dans le monde entier, faisait partie du rayonnement français.

Le 11 janvier 2012 à 16:08

"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une brasserie populaire !"

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, RFI, mardi 10 janvier 2012

C’est vrai, quoi ! Pour s’être fait une « cantoche » au Fouquet’s des Champs-Elysées, Nicolas Sarkozy serait taxé  pour l’éternité de goûts somptuaires. On reconnaît bien là ce mépris du peuple animant les empoisonneurs de l’esprit public. Les classes laborieuses  n’auraient pas le droit d’accéder à un lieu où le menu s’affiche à 78 euros minimum ( sans les vins) ? A eux seulement, les bouis-bouis avec plat du jour à 10 euros, pain compris ? On nage dans  l’ostracisme social. Et dans la mauvaise foi. De celle qui voudrait nous faire prendre un pédalo loué à Malte pour le yacht d’un milliardaire, ou la touchante rencontre d’un président esseulé et d’une immigrée italienne, intermittente du spectacle avec un enfant à charge, pour une romance jet-set. Et pendant qu’on y est, voilà le « bouclier fiscal » stigmatisé encore comme une mesure pour les riches,  par ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est le sort d’un agriculteur smicard propriétaire de quelques hectares à l’Ile de Ré. Ne parlons même pas de ces familles méritantes qui peinent à entretenir le château des ancêtres, et dont les colonnes infernales du candidat Hollande sont résolues maintenant à sucrer le quotient familial. Qui dira ce qu’il en coûtera d’une augmentation de la TVA sur la vente des Rolex ? Bien plus qu’un point sur le prix de la baguette. Et pourquoi pas, demain, imposer à tous un salaire de "minable" à 5000 euros par mois ? Ça nous pend au nez. Debout les gavés de la terre !

Le 7 janvier 2013 à 10:14

Henry Bauër (1851-1915)

Les cracks méconnus du rire de résistance

On connaît le rejeton officiel d'Alexandre Dumas dont la Marguerite Gautier a ouvert bien des écluses. On ne fait pas grand cas aujourd'hui, par contre, de son autre fils, le fringant bâtard Henry Bauër, surnommé « le mousquetaire de la plume », un géant fascinant qui avait hérité du bel esprit virevoltant de son paternel. « Comme lui, relève Jean Savant de l'Académie d'Histoire, il aurait pu déclarer, en éclatant de rire, au sortir d'un dîner plutôt morne, alors qu'on lui demandait : - Eh bien, Dumas, comment s'est-il passé ce dîner ? » « - Ma foi, si je n'avais pas été là, je me serais bien ennuyé. »   Considérant que l'art d'écrire, qu'il possède magnifiquement, se doit d'être « inséparable de l'action », Henry Bauër, durant son adolescence, ne loupe aucun charivari anti-professoral, aucun sabordage de cérémonial austère ni aucun tohu-bohu contre la culture académique. C'est l'époque où l'on ne peut représenter au Français ou à l'Odéon les pièces des auteurs barbants bien en cour sans que ce ne soit le couac. Sitôt le lever de rideau, en effet, ou bien de jeunes hutins sautent sur scène pour y improviser des tirades malséantes, ou bien, empêchés de le faire par les sergents de ville quadrillant la salle, ils opèrent dans la légalité en éternuant, en toussant, en hoquetant et en applaudissant intempestivement sans fin ni cesse acculant le spectacle à se jouer comme une pantomime.   Henry Bauër n'est pas pour autant un garnement irréfléchi. C'est en parfaite connaissance de cause et de manière méthodique qu'il rompt en visière, stipule son biographe Marcel Cerf, avec « le plat et le vulgaire, l'artifice et les conventions, la grossièreté de style et la banalité de la pensée ». Dans sa préface cinglante à L'Alphabet pour les grands enfants du dessinateur Hermann Paul, en 1898, il remonte à la source du décervelage universel : « Aux premières lettres que balbutie l'enfant, on lui apprend à former les mots de respect héréditaire, les termes de préjugés, de conventions sociales, les vocables de religions à l'image de la société et de ceux qui la gouvernent. On lui inculque, avec les notions rudimentaires, toutes les variétés du mensonge qui composent l'État et la loi des hommes réunis. »   Dans l'une de ses chronique à L'Écho de Paris, il proclame son pacifisme radical : « Aurais-tu du goût, mon fils, pour le métier militaire, l'uniforme, les roulements de tambour et la flamme des drapeaux ? Apprends que le continuel souci, le suprême effort des nations concourt à s'entretuer ; que patrie et gloire correspondent à ce massacre prémédité, systématique, à ce déchaînement organisé de l'animalité, de la sauvagerie, qu'on nomme la guerre. »   Dans une allocution historique en l'an 1900, il célèbre l'artiste se trouvant « opprimé par les traditions scolastiques, les règles du faux goût, les modes, les grammaires qui emprisonnent l'imaginaire, oblitèrent la vision et opposent convention, formule et discipline au développement et à l'expansion des facultés créatrices ».   Des positions de principe irréductibles qui amènent le redouté critique du Réveil et de La Petite République à tirer l'épée pour tous les pestiférés de la fin du XIXe siècle : Henri Becque, Octave Mirbeau, Richard Wagner, Émile Zola, Gerhart Hauptmann, Oscar Wilde, Auguste Rodin, Félix Fénéon… À superviser une traduction nouvelle de la pièce de théâtre la plus subversive-carabinée, selon moi, qui existe : Un ennemi du peuple d'Ibsen. À en venir quasiment aux mains pour défendre Ubu-Roi qui fait scandale au théâtre de L'Œuvre en décembre 1896 et qui personnifie pour lui le nécessaire « vent de la destruction, l'inspiration de la jeunesse, contemporaine qui abat les traditionnels respects et les séculaires préjugés ». Bauër et Jarry pour lors doivent faire face à une impressionnante curée orchestrée par le maurassien Léon Daudet, par le pauvre André Gide et par l'illustre littérateur salonnard Ernest Lajeunesse « que l'on comparait volontiers à un pou, précise Marcel Cerf, en raison de sa laideur ». Le duel Lajeunesse-Bauër est passé à l'histoire. Ernest Lajeunesse à Henry Bauër : « - Je n'ai pour vous que du mépris. » Bauër : « - Et moi, je n'ai pour vous que de l'onguent gris. » Il faut savoir que l'onguent gris est un médicament d'usage externe contre les poux.   Les pugilats culturels de Dumas junior n°2 ne tournèrent pas toujours bien (son biographe indique que « l'aventure d'Ubu lui porta un grave préjudice » au point qu'« en quelques semaines, sa situation s'écroula »). Mais son activisme politique lui valut également, on peut l'imaginer, quelques désagréments.   Rien qu'en 1870, le carabin Bauër se fait embastiller quatre fois pour « cris séditieux », « rébellion et outrages à agents », « incitation à la désobéissance » et « coups à magistrat ». Il a cependant l'embellie car il est extirpé de Sainte-Pélagie par les émeutiers du 4 septembre 1870 et de Mazas par ceux de la nuit de colère du 22 janvier 1871. La Commune, dont il n'arrêtera pas de vitupérer la pondération et les ridicules, le nomme en pleine semaine sanglante chef d'état-major général au Ve arrondissement. « Il tient ses barricades comme un enragé », raconte Jules Vallès et s'acoquine avec les pétroleuses du carrefour Bréa-Vavin.   Déporté dans la presqu'île de Ducos (Nouvelle-Calédonie), d'où sa vieille maman essaie à toute heure de le faire évader, il goûte régulièrement du cul-de-basse-fosse. Pour se distraire entre deux punitions, il fait répéter une pièce canaque à des bagnards grimés de la tête aux pieds et a droit à une grandiose surprise : le jour de la générale, c'est une authentique révolte indigène qui éclate. Henry exulte moins, en 1876, quand les représentations de sa pièce La Revanche de Gaëtan au théâtre du bagne sont annulées cette fois par un cyclone.   En amour en tout cas, Henry Bauër ne sera guère à plaindre. Il fera criquon-criquette avec moultes beautés, vivra l'amour fou même au bagne (avec une cantinière de 23 printemps) et s'offrira pendant sept ans une passion amoureuse à sa stature : Sarah Bernhardt, la belle gredine-même (on le rappelle rarement) qui entraîna Zola dans la défense de Dreyfus.

Le 22 février 2014 à 08:06

S'émerveiller... Serait-ce ringard ?

Shakespeare est toujours à l'honneur et aujourd'hui plus que jamais. Il est parfois mis en scène avec bien de l'intelligence. C'est le cas, à mon avis, à la Comédie Française avec Hamlet. Mais, si l'on regarde d'autres pièces, où est passée la dimension féérique ? Avec les moyens techniques contemporains, rien n'y apparaît comme impossible... Certes, l'illusionnisme était combattu dans les années 1970. Une attitude qui semble s'être prolongée jusqu'au nous : le spectateur n'a pas la tête à l'enchantement ; on ne la lui fait pas... Il est amené à être trop intelligent, conforté par tout un bataclan de dossiers et d'intentions du metteur en scène. Prothèses l'invitant à jouir là où lui dit de jouir. Le rêve est banni. Et son envers complice, le cauchemar, aussi. C'est pourquoi j'ai choisi quelques mots bien désuets et bien oubliés. L'apothéose : elle concerne le théâtre grec et à la féérie. C'est l'admission posthume des héros parmi les dieux de l'Olympe. C'est la mythologie qui, en Grèce ancienne, fournit les sujets. A la fin du spectacle, le deus ex machina ne manquait pas d'apparaître pour dénouer l'intrigue, trônant sur les nuages, accompagné de l'Olympe au grand complet. Au XIXe siècle, la féérie, fondée sur la magie du spectacle, ne manque pas de réussir l'effet de surprise final, parfois accompagné d'un feu d'artifice. Cette concrétisation scénique d'un moment de l'action porte le nom de gloire. La gloire date du XVIIe siècle. C'est une machine praticable, souvent en forme de char, faisant apparaître des personnages surnaturels. Au Théâtre des Tuileries, construit en 1660, le jeu des machines était si puissant que certaines gloires pouvaient enlever jusqu'à cent figurants à la fois. Il est une partie décorative qui entoure une gloire. C'est le gâteau de nuages. Les pièces à grand spectacle du XIXe siècle proposait apothéoses et gloires. Les comédiens apparaissaient sur des plateformes qu'il convenait de dissimuler aux yeux des spectateurs afin de maintenir l'illusion. Des nuages peints en masses moutonnantes – en gâteaux- arrivaient opportunément pour masquer la machinerie. Et voilà ce qui nous manque aujourd'hui. Pour ma part, j'ai envie que, au théâtre s'entend, on me fasse mousser la chantilly !

Le 6 décembre 2011 à 08:39
Le 23 mai 2011 à 16:02

« Quand Sarkozy expliquera qu'il en a parlé à Obama, vous répondrez que vous en avez parlé à Gérard Dugenou, ramasseur de champignons en Corrèze ? »

Anonyme UMP, p.c.c. Patrick Cohen, France Inter, 23 mai 2011.

François Hollande donné favori aux primaires socialistes est dans le collimateur des « snipers » sarkozystes. Une « gâchette » encagoulée de l’UMP a balancé une première salve dans le Journal du dimanche, ravalant le prétendant du Limousin au rang d’amateur mycophile. La détonation serait restée assourdie, si elle n’avait reçu l’écho providentiel de France Inter le lendemain, à une heure de grande écoute, par la voix du journaliste questionneur relayant le compliment à l’intéressé. Celui-ci a eu beau jeu de moquer ce mépris pour la France des sous-bois. Il est vrai qu’il n’est jamais très malin, de se la péter quand on entre en campagne. Qu’on se souvienne du « Qui connaît ce monsieur Besson ? » de Ségolène Royal. Ca a boosté la vente des confessions imprimées du transfuge socialiste. Obama, qui ne connaît sans doute pas Gérard Dugenou, se rappelle, lui, de Hillary Clinton sa rivale lors des primaires démocrates, quand elle avait diffusé sur les chaines de télévision un spot publicitaire dit des « Trois heures du matin. » On entendait le téléphone sonner à la Maison blanche pour cause de crise grave. Qui saurait répondre, alors que les petits n’enfants américains dormiraient ? Celle qui a été associée aux mandats présidentiels de son époux, ou l’ancien animateur social de Chicago ? On sait qui des deux postulants les électeurs ont envoyé aux fraises.

Le 30 novembre 2011 à 12:13

« Depuis 2002, chaque année la délinquance a recruté dans ce pays. »

Claude Guéant, Assemblée nationale, mardi 29 novembre 2011.

Ce serait d’ailleurs un des seuls points positifs pour l’emploi en France. Nul besoin de passer par le Pole Emploi, toute demande pressante exercée auprès d’un guichetier de banque suffit pour entrer dans la carrière. Une formation spécialisée, suivie en prison, peut permettre le cas échéant au "junior"  d’accéder au niveau "senior", ouvrant de fructueuses perspectives dans le secteur du convoyage de fonds. Une autre filière pour les jeunes sans qualification est envisageable à partir d’un stage dans le négoce des hallucinogènes, avant d’accéder à des postes plus intéressants dans la pharmacopée des rave parties ou  la diffusion de poudre en boites de nuit. La connaissance de langues étrangères reste un avantage comparatif au moment de l’embauche. L’espagnol est requis dans le transport intercontinental de colis. Enfin pour les demandeurs d’emploi habiles de leurs mains, des emplois à haute technicité politique sont accessibles en période électorale où une provocation à l’émeute est convenablement rémunérée par tout candidat faisant de la peur du désordre son propre fonds de commerce. Atttention, seuls des CDD sont à espérer dans cette activité qui offre néanmmoins quelques ouvertures en cours de mandat, lors d’éventuels troubles sociaux. Hélas, le code pénal freine une croissance riche en emplois. Des allègement ou suppressions de dispositions inutilement tatillonnes, seraient un encouragement à la baisse du chômage.     

Le 16 mai 2011 à 11:55

Concours Semianyki, nous avons une gagnante : Virginie T.

Le lècheculisme a triomphé ! Le 7 mai dernier, nous vous proposions de nous tresser des lauriers pour nous convaincre de vous offrir deux places pour le sublime spectacle des Semianyki et nous avons pu constater que vous étiez de redoutables experts en la matière. Parmi le flot sirupeux de messages aussi dithyrambiques que flagorneurs, notre jury a décidé de sélectionner la sympathique Virginie T. (lisez donc ceci à haute voix, ça pourrait vous amuser autant que nous) pour son émouvant compliment parfaitement intéressé. Elle aura donc la chance et le privilège de découvrir à la fois le Rond-Point et le spectacle des Semianyki. Elle nous a bien ciré les pompes, là voilà logiquement vernie.Bonjour à vous, équipe de ventscontraires.net. Ce mail fait suite à votre sollicitation ouverte de cirage de pompes (article publié le 7 mai dernier). Ma démarche est donc simple : vous convaincre que je mérite plus que d'autres ces deux places offertes. Moultes possibilités s'offrent donc à moi : vous stimuler par des photos dénudées (mais finalement non), vous donner un pot de vin (peu logique ici), vous supplier platement de m'offrir ces places (ce n'est malheureusement pas vraiment mon genre)... Je finis donc par penser que je vais simplement opter pour une solution simple : celle de la dérision, merveilleusement bien choisie et amenée, par vous-même, dans cet article (premier crachat sur vos chaussures). J'y mêlerai un peu de compassion, en vous parlant de mon statut de stagiaire dans le milieu culturel, ne me donnant pas accès aux invitations et autres places gratos bling bling (sentez-vous ce délicat mouvement de chiffon sur vos chaussures ?), et puis surtout de l'honnêteté, en vous avouant que je ne suis encore jamais venue au théâtre du Rond-Point et que ma soif de culture doit être apaisée par ce merveilleux endroit (ne cachez pas votre joie, oui, vos chaussures sont encore plus étincelantes qu'à l'achat ! ). En vous remerciant d'avoir lu ces quelques lignes vénales. J'espère au moins vous avoir fait sourire, et en vous souhaitant une bonne journée, j'espère très fort pouvoir vous dire "à bientot !" Virginie T.

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