"Nous voterons Sarkozy parce qu'il y a quelque chose d'indéplaçable en lui, parce qu'il pose franchement cette question : de quelle vérité l'homme est-il capable ?"
Igor et Grichka Bogdanoff, Le Parisien, 9 mars 2012.
Les
deux plus fameuses protubérances mentonnières de l’univers connu, viennent
d’apporter au Président-candidat, un soutien qui va lui faire chaud dans les
tuyères. Un soutien cosmique à tous égards.
Il faut être capable de penser en cinq dimensions (au
moins) pour justifier la réélection d’un sortant au motif qu’il est
« indéplaçable. » A notre misérable échelle humaine, on pense qu’au
terme de cinq ans à un poste où il n’aurait pas spécialement brillé – à en
croire des sondages terrestres divers et concordants – son déménagement
définitif de la rue du Faubourgg Saint-Honoré serait d’une logique démocratique banale.
Errare ! Ces anciens présentateurs
de l’émission « Temps X » sur TF1 (une sorte de journal de la science hard), sont les
messagers d’une opinion intersidérale attribuant à Nicolas Sarkozy l’immanence
définitive tant sa masse développe
d’énergie : E= M6, si l’on
préfère résumer d’une équation cette brève vulgarisation de la pensée
bogdanovienne.
Assurément
un homme qui descend parmi les hommes, pour leur délivrer des vérités dont ils ne
seraient pas rendus compte par eux-mêmes, leur démontrer qu’en osant tout on peut tout, alors oui cet
homme-là est d'une autre dimension. Et on ne s’en débarrasse pas comme ça, sur le
coup d’une humeur électorale. Un de ses prédécesseurs n’a toujours pas été
déplacé de la croix où des jaloux l’avaient cloué.