Fortissimo ma non troppo
On m'a demandé
une chronique « plus forte ». Moi qui suis
épais comme un sandwich SNCF, musclé comme un flan aux pruneaux, j'étais bien embêté.
J'ai commencé par
demander conseil à un ami espagnol, vu qu'ils finissent toujours par
gagner à la fin. Il m'a répondu qu'il fallait un peu arrêter avec
ces histoires de dopage, que tout ça, ça n'était que de la
jalousie et il est parti, bougon. Je l'ai trouvé très soupe. ¡
Olé !
J'ai donc essayé
de demander conseil à un ami turc, fort comme un Turc. Seulement,
comme c'est pour une chronique sur un site français, je lui ai
demandé de commencer par reconnaître le génocide arménien. Il
s'est vexé, lui aussi. Le méditerranéen est ombrageux.
J'avais aussi vaguement entendu parler d'une campagne publicitaire avec comme slogan "La France forte". Mais je crois que c'est pour les championnats du monde de natation, alors je n'ai pas trop creusé cette piste-là.
Finalement, j'ai demandé conseil à une journaliste de magazine
féminin, qui faisait un numéro spécial sur les femmes fortes de
plus de 38 kilos. Elle m'a dit que l'essentiel c'est de s'accepter
tel qu'on est, d'assumer ses rondeurs même si on ne peut pas compter ses os à l'oeil nu, c'est pas grave, et
de se mettre au régime dès maintenant pour être belle sur les
plages cet été.
C'est un très bon
conseil.