Raphaël Chabloz
Publié le 21/02/2012

Fortissimo ma non troppo


On m'a demandé une chronique « plus forte ». Moi qui suis épais comme un sandwich SNCF, musclé comme un flan aux pruneaux, j'étais bien embêté. J'ai commencé par demander conseil à un ami espagnol, vu qu'ils finissent toujours par gagner à la fin. Il m'a répondu qu'il fallait un peu arrêter avec ces histoires de dopage, que tout ça, ça n'était que de la jalousie et il est parti, bougon. Je l'ai trouvé très soupe. ¡ Olé ! J'ai donc essayé de demander conseil à un ami turc, fort comme un Turc. Seulement, comme c'est pour une chronique sur un site français, je lui ai demandé de commencer par reconnaître le génocide arménien. Il s'est vexé, lui aussi. Le méditerranéen est ombrageux.  J'avais aussi vaguement entendu parler d'une campagne publicitaire avec comme slogan "La France forte". Mais je crois que c'est pour les championnats du monde de natation, alors je n'ai pas trop creusé cette piste-là. Finalement, j'ai demandé conseil à une journaliste de magazine féminin, qui faisait un numéro spécial sur les femmes fortes de plus de 38 kilos. Elle m'a dit que l'essentiel c'est de s'accepter tel qu'on est, d'assumer ses rondeurs même si on ne peut pas compter ses os à l'oeil nu, c'est pas grave, et de se mettre au régime dès maintenant pour être belle sur les plages cet été. C'est un très bon conseil.
Bien que n'ayant jamais pratiqué le water-polo, je suis blogueur, journaliste, suisse, traducteur et parfois même auteur, mais pas trop. J'aimerais vous parler de mon enfance et de ma passion pour les dés de courgette. Hélas, les icônes scintillantes figurant sur ce site me terrifient et, pour le dire franchement car c'est important la franchise, me tétanisent.

http://www.bonpourtonpoil.ch/ 

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Le 30 juillet 2015 à 09:20

Contre le viol conjugal, tout le monde ne fait pas front

Dans son premier discours de campagne pour l’investiture républicaine, le milliardaire américain Donald Trump avait défrayé la chronique en présentant les immigrants illégaux mexicains comme des violeurs. Ces dernières heures, la question du viol est une nouvelle fois centrale dans l’actualité du candidat puisqu’un site internet d’informations, the Daily Beast, est aujourd’hui  menacé de poursuites par l’avocat de Trump, Michael Cohen, pour avoir relayé des informations parues dans la biographie de son ex-femme Ivana, selon lesquelles elle aurait été victime de viol de la part de son ex-mari. L’argumentation du représentant de Trump est imparable : il est parfaitement impossible d’évoquer ce prétendu viol pour une simple raison : « par définition, on ne peut pas violer son épouse ». Au-delà des menaces de l’avocat, c’est évidemment la question du viol conjugal qui se pose. Avant 1984, dans l’état de New York comme dans plusieurs autres états américains, le viol conjugal était considéré comme légal mais cette époque est aujourd’hui révolue. Cela n’empêche manifestement l’avocat de Trump de nier la possibilité, l’idée même du viol conjugal. Qu’une épouse puisse avoir dû consentir un rapport sexuel sous la pression morale ou physique de son compagnon n’entre donc selon lui pas dans le cadre légal du viol. Une femme, c’est bien connu, se doit à son mari et souhaiter se soustraire au prétendu devoir conjugal relève alors sans doute bien plus d’une faute de l’épouse, d’un manquement au contrat initial. Des siècles de domination masculine ont posé des bases très simples à cette question : quand on est une femme, on se plie au désir de son compagnon, on serre les dents et on souffre en silence. Dans le même temps, le mari triomphant peut se flatter d’avoir « honoré » son épouse. Dans cette logique sordide, les femmes ne portent que très rarement plainte pour viol contre leur mari alors que c’est précisément dans le cadre domestique que se déroule la majeure partie de violences et des agressions. En 2011, le Collectif Féministe Contre le Viol avait lancé une campagne de sensibilisation à destination des femmes victimes de viol conjugal.  Ce spot choc salué par plusieurs prix n’a pourtant pas trouvé que des partisans. Ainsi, sur son blog, Bruno Gollnisch s’était alors, avec l’élégance qui le caractérise, fait un plaisir de pourfendre la campagne, jugeant de bon ton de critiquer d’emblée le physique de la comédienne : « d’un abord à rendre impuissant le célèbre érotomane Rocco Siffredi, on se dit cependant qu’elle, au moins, doit être immunisée contre ce risque. » Et de poursuivre en déplorant qu’après  le « tralala habituel », le film se termine en donnant « le numéro de téléphone de dénonciation à la Kommandantur du conjoint (jamais ce mot ne m’a semblé plus approprié) trop empressé ». Dans son billet plus efficace que le plus puissant des vomitifs, Bruno Gollnisch déplorait également l’évidente dérive civilisationnelle que représente à ses yeux l’évolution législative qui a, en 1991, reconnu le « viol entre époux » et a, en 1994, considéré la dimension conjugale d’un viol comme une circonstance aggravante. Invoquant « la sagesse traditionnelle  selon laquelle le mariage comportait en principe (…) une exclusivité donnée par chaque époux à l’autre sur son corps », celui qui est encore député européen s’offusquait qu’il soit désormais « plus grave (et plus lourdement condamné) pour un homme de « violer » sa femme dans le lit conjugal où elle est entrée volontairement que de violer  la femme d’un autre, inconnue agressée dans un parking ou un chemin sombre » Alors que le Front National se démène depuis quelques années pour se faire décerner des brevets de fréquentabilité et alors que son électorat semble se féminiser de plus en plus,  je ne peux que vous inviter à vous pencher sur la prose délicate de Bruno Gollnisch. Elle en dit long sur la place que certains leaders du FN envisagent pour les femmes dans le pays radieux qu’ils nous promettent.    Numéro vert "SOS Viols Femmes Informations" 0 800 05 95 95 / "Violences Conjugales Info" 39 19  

Le 3 décembre 2014 à 09:17

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Langue de bois et dérivés.

Tout le monde connaît la langue de bois, mais on ignore ses dérivés. En voici quelques uns : La langue de bois vernis. Essentiellement parlée dans les soirées mondaines, la langue de bois vernis se susurre entre deux coupes de champagne. Elle ne parle que de choses élégantes et futiles, qui sont pourtant essentielles à la survie du luxe. C'est la langue des gens bien nés et particulièrement vernis. Les pauvres n'y ont pas accès. La langue de sous-bois. Un brin gauloise et libidineuse, la langue de sous-bois se pratique aux abords des aires autoroutières et du bois de Boulogne. On la croit fleurie, mais elle dit les choses comme elles sont. Une chatte est une chatte, une pipe est une pipe, nom d'une pipe ! Souvent, la langue de bois se réduit à une série de râles virils et broussailleux pour s'achever en formules de politesse assez conventionnelles : « Merci, Madame. Je vous souhaite une bonne journée. » La langue de bois de chauffage. Langue de nos terroirs bien de chez nous, c'est autour d'un feu de bois et d'une bouteille de gnôle qu'elle s'épanouit vraiment. Elle rassemble aussi bien des chasseurs après une battue que des bobos parisiens venus s'encanailler dans un bled perdu de La Creuse. Les moustaches et la chemise à carreaux en coton gratté s'accommodent bien avec cette langue. La langue de bois-que-je-me-chauffe. Souvent réduite à des apostrophes agressives comme « putain » ou « enculé », la langue de bois-que-je-me-chauffe s'exprime vertement dans les embouteillages et devant un pauvre imbécile qui s'échine à respecter les limitations de vitesse. A noter que « enculé » est souvent associé à « sale pédé ». La langue de bois de cerf. Idiome préféré des chasseurs, il se débite en différentes parties appelées communément « la curée ». Le cerf n'a pas son mot à dire. Les biches et les faons observent le spectacle, interloqués. On offre les parties nobles à ceux qui ont organisé la chasse à courre. Pour les gueux, il reste les sabots. Ça fait toujours classe dans un salon, accroché à côté du berger allemand en tapisserie. La langue en aggloméré de bois. Uniquement parlée dans les magasins Ikea, cette langue résulte d'un mélange audacieux de mots suédois, de chiffres et de pictogrammes expliquant à quoi ressemble un clou et un marteau. C'est une langue lisse comme un plan de travail de cuisine. Attention quand même à ne pas la parler n'importe comment, sinon vous risquez de vous prendre les étagères sur le coin de la gueule. La langue de sciure. Ce qui reste de la langue précédente, quand on a décidé de tout bazarder à la déchetterie pour se meubler en style Louis XV. Recyclable, la langue de sciure se transforme en litière pour chats et lapins nains. La langue de bois de rose. C'est la langue des amoureux un peu gnangnan. Elle se réduit à des mots simples comme « je t'aime », « j'ai envie de toi », « tu es l'amour de ma vie », « je veux bien prendre une douche avec toi ». Avec le temps cependant, elle peut devenir râleuse ou carrément hostile : « Pauvre naze ! Et dire que je t'ai épousé ! » est une de ses formules préférées. La langue de bois de sapin. Pratiquée par les employés des Pompes funèbres, la langue de bois de sapin sent le sapin et l'after-shave bon marché. La gueule de l'emploi est requise pour la parler, le costume un peu long aux manches. C'est une langue qui parle de la mort en termes techniques : « Le défunt mesure combien environ ? » ; « Pour la toilette mortuaire, on met un parfum bio ou pas ? » Pour autant, cela n'interdit de faire un petit geste commercial en direction des familles dans le besoin, à condition qu'elles soient solvables. La langue des bois de justice. Celle-là vous coupe le sifflet en moins de deux. Disparue en France depuis 1981. Certains nostalgiques la parlent encore ; on dit même qu'ils apprécient la tête de veau.

Le 22 avril 2012 à 09:31

Pour ou contre 18 heures 30

Dernière polémique avant fermeture (des bureaux de vote)

Il fallait s'y attendre, à l'heure où s'achève la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, une ultime polémique s'ouvre. La technologie, éternelle responsable de nos maux les plus divers, nous précipite vers l'anarchie. Et l'on va bafouer la Loi, et l'on va dénaturer le vote des Français. De sales petits opportunistes voudraient annoncer le résultat de l'élection avant l'heure, dont tout le monde sait que ce n'est pas l'heure. D'abord, l'ennemi est à l'extérieur, un étranger pour tout dire. Un étranger francophone, mais un étranger tout de même. Suisse, Belge, quoi d'autre ? Anglais aussi, probablement, les Anglais (et qui plus est sont en grand nombre anglophones) ont toujours un sale truc à se reprocher dans les vilaines histoires. Des sites d'information, et ce tout à fait légalement puisque non soumis à la loi française, iraient pérorer le nom du vainqueur privant nos chaînes nationales de la primeur de notre information. Ah ! Misère ! On joue contre nous avec nos propres lois. On se croirait en Europe !Mais l'ennemi est également intérieur, comme si la coalition belgo-helvétique ne suffisait pas. Dès 18 heures 30, les serins du Web, professionnels et amateurs iraient gazouiller le nom des finalistes dans leur cuicuiteur, sur la page de leur « livre à figures », alors même qu'à certains endroits de l'Hexagone (il paraît que c'est dans les coins que l'on s'arrête le plus tôt) les gens n'ont pas fini de voter. Imaginez donc que cela incite les abstentionnistes à se déplacer en nombre ! Que deviendrait l'élection sans abstention ?Aussi, que ne promulguons-nous un décret interdisant purement et simplement 18 h 30. Dès 6 heures du soir, le temps s'arrêterait pour ne reprendre qu'à 20 heures et le tour serait joué.On se demande vraiment à quoi ils pensent au gouvernement.

Le 3 septembre 2015 à 11:20

Kim

Le progrès c'est quoi, enfin je veux dire, le progrès c'est ça alors dis-moi, hein, c'est quoi le progrès et dis, quand et est-ce qu'on y est ? Quelque part sur une plage turque, un enfant de même pas quatre ans fait comme s'il dormait alors qu'il est mort, la tête dans le sable et les pieds dans les vagues, bien mort comme ça, l'air de ne pas y toucher ou de n'y rien comprendre. Il est migrant mais aucun pays n'en veut. Il n'a rien demandé à personne mais tous décident pour lui jusqu'à sa non-nécessité d'être compté parmi les vivants, mais bon, ça fait de belles photos sur Facebook cette tête d'enfant mort du mauvais côté de la vie, c'est déjà ça, ça fait des « like » et des indignations en carton, alors, je veux dire, hein, oui, quoi, c'est ça le progrès ? Quelque part encore, du haut d'une tour, un connard qui domine le monde du haut de son bureau et de l'entreprise qu'il a dirigée quitte cette dernière, déficitaire, avec une jolie prime de plusieurs millions. Il contemple le monde qu'il domine. Ils sont plusieurs à se partager toutes les richesses du monde de cette façon, pour eux-mêmes, bien sûr, mais aussi pour le plaisir d'avoir une masseuse attitrée pour chaque couille et de pouvoir dire sur Facebook « moi, j'ai une masseuse attitrée pour chaque couille », faire des « like » et ça n'empêche pas le monde de soi-disant avancer ni tourner, alors bon, c'est peut-être ça aussi le progrès, d'être un Midas bien burné, je dis ça, bon, pourquoi pas. Quelque part enfin, Kim Kardashian montre ses fesses pour un photographe new-yorkais pédophile parce qu'elle n'a trouvé que ça pour exister alors elle montre ses fesses encore et encore et quand elle s'ennuie elle montre ses fesses, et puis là elle montre ses fesses et elle fait la couverture des magazines avec ses fesses qu'elle montre, et montre, et montre ses fesses et puis elle dit qu'elle est féministe avec ses fesses, qu'elle fait des courses avec ses fesses, qu'elle fait un truc à un moment de la journée genre acheter quelque chose avec ses fesses ou manger un machin avec ses fesses et elle montre ses fesses pendant qu'autour d'elle le monde progresse mais Kim Kardashian, elle, elle s'en fout, elle est féministe et elle montre ses fesses, elle aime ses fesses, elle montre ses fesses sur Facebook et ça génère du « like » et on passe à autre chose en oubliant très vite les millions indécents qui font l'or des couilles de nos dirigeants, la photo de l'enfant mort avec la bouche pleine du sable de notre saloperie de soi-disant progrès, et on vomit le monde sans plus même s'en apercevoir parce que c'est de l'ordre du réflexe. C'est du sable. Du satané sable. Et il s'écoule. Inexorablement dans le bordel ambiant...

Le 16 décembre 2011 à 08:00

Agences de notation et andouillettes

Econotrucs #4

Il y a un an encore, j’aurais été obligé de vous expliquer ce qu’est une agence de notation. Aujourd’hui même les Guignols de Canal + les incarnent sous la forme de deux Sylvestre façon « world company ». Dans la caricature (avec parfois quelques erreurs), les Guignols expriment bien le ressenti de la population : un sentiment d’une absurde domination des gouvernements démocratiques par les marchés financiers et leurs acteurs. Le pire est sans doute atteint avec l’hystérie dans laquelle les agences de notation semblent plonger le pays. Il suffit de lire la presse : le monde est suspendu à leurs décisions. Il est vrai qu’elles font peur : leur expertise est douteuse, leurs erreurs multiples et célèbres, et les gouvernements leur font pourtant toujours la danse du ventre.   En 1997, la crise asiatique sonne le glas - très provisoire - d’une extraordinaire période d’expansion économique appelée « miracle asiatique » (souvenez vous des « tigres » et des «dragons » ) et basée sur des monceaux de dettes. A cette occasion on avait découvert que - malgré le précédent mexicain de 1995 - les agences de notation avaient donné des triples A à tout un tas de pays dont l’économie reposait sur de l’emprunt à court terme auprès de banques occidentales pour nourrir une bulle immobilière et de consommation. Le jour où les marchés se sont retournés et où les investisseurs occidentaux ont massivement retiré leurs liquidités, les failles de ce miracle asiatique sont apparues au grand jour et les agences ont dégradé tous ces pays, aggravant immédiatement leur situation. C’est un truc classique des agences : plutôt que de sonner l’alarme avant les autres - lorsque tout va bien - elles nourrissent les bulles, et se contentent de constater que leurs notes étaient bidons lorsque la situation se dégrade.   A partir de 2000, l’essor de la titrisation a permis aux agences de faire exploser leurs profits : chaque nouveau titre fabriqué par une institution financière nécessitant l'intervention d'un agence. Michel Aglietta en France, ou Franck Partnoy aux Etats-Unis, avaient largement montré dès cette époque les dangers de ce nouveau procédé où les agences de notation jouaient un rôle central : conflit d'intérêts, situation de monopole, et même fondements théoriques douteux. Pendant ce temps le comité de Bâle (forum qui réunit les banques centrales et qui s’occupe de supervision bancaire) avait pratiquement officialisé leur rôle comme régulateur financier : dans un système ou l’autorégulation était la règle les notes prenaient une importance capitale. Avec la crise des subprimes en 2007, on découvrait en effet que grâce à cette titrisation, des courtiers prêtaient de l’argent à des quasi SDF pour qu‘il puissent acheter des maisons : par un coup de calculette magique, les crédits consentis étaient en effet passés à la moulinette par les banques, et revendus en tranches de différents risques et différents rendement à différents clients à travers le monde. Personne ne savait vraiment ce qu’il achetait, mais rassurez vous les agences de notation avaient noté chaque produit en fonction de ses risques : avec brio, puisqu’il a suffi que le marché immobilier ralentisse fin 2006 pour que tout le système s’effondre en une année.   Cela aurait pu décrédibiliser définitivement les agences : on a au contraire l’impression qu’elles sont devenues un acteur central du système. Mais je vais vous faire une révélation  : Là où la dégradation d’une entreprise privée peut révéler des défauts cachés, la dégradation de la dette d’un état ne nous apprend rien, si ce n’est que trois types ont fait une réunion dans un bureau et tentent de mettre de l’huile sur le feu. En effet, la notation des titres financiers privés est une notation sollicitée où les institutions financières payent pour voir leur titres notés et donnent accès aux agences à des informations financières confidentielles. En théorie cela donne une certaine valeur à la notation (les agences disposent d’information dont ne dispose pas le public). En revanche la notation des dettes publiques repose sur des informations publiques, disponibles pour tous. L’agence n’a rien a nous apprendre sur la dette de la Grèce ou la santé financière de la France, qui dépendent de décisions politiques. La bonne attitude aurait du être depuis le début : pas besoin des agences de notation pour savoir que la dette de la France n’est pas soutenable, que la situation économique est très mauvaise… Le problème est qu’à force d’anticiper la panique, on risque réellement d’assister à la panique.   Quand j’entends parler de triple A, je pense aux andouillettes qui, elles, peuvent en avoir jusqu’à cinq. Et je me rappelle que nos gouvernants sont plus compétents en charcuterie qu’en économie, ceci explique peut-être cela.

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