Thierry Noellec
Publié le 04/03/2012

Une bien belle soirée


Certes, entre le Cola-Light, les cookies faits maison et les danses de salon, la soirée se passait plutôt bien. Mais Paulette se sentit vraiment heureuse et détendue lorsque soudain Jean-Paul fit péter le Métal à donf et qu'il sortit le Jack et les amphètes.

Depuis toujours scribouilleur en amateur, je consacre mon temps libre à écrire des romans noirs impubliables (et d'ailleurs non publiés) et à écrire des billets où l'humour potache et trash s'amuse de la médiocrité du monde. Ce qui me convient bien car on ne parle jamais aussi bien que de ce que l'on connait bien. 

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Le 1 novembre 2012 à 17:03

Vladimir Antonov-Ovséenko (1884-1938)

Les cracks méconnus du rire de résistance

On sait que l’on doit certains des textes les plus tirebouchonnants qui existent à quelques fort tristes sires pathétiquement dépourvus de la moindre flammèche d’humour. À chaque lecture du récit historique désespéré qui suit, que m’a fait découvrir chez lui il y a presque trente ans un Jean-Patrick Manchette hilare, ça ne loupe pas, je m’étrangle de rire. C’est que l’ascétique commissaire à l’Armée Rouge Antonov-Ovséenko, qui supervisa la prise du Palais d’Hiver d’octobre 1917, retrace comme personne les événements qui l’atterrent. Et qu’on comprend au ton de ce passage tragique de ses Mémoires (1924) jusqu’à quel point de vieux rogatons stalino-léninistes de cette farine pouvaient réellement croire qu’une « saoulerie » collective démesurée était à même (grandiose nouvelle !) d’envoyer dinguer en quelques jours tous les acquis répressifs d’un nouveau régime dictatorial. L’historien Isaac Deutscher, dans le tome 2 du premier volet de son Trotski, considère lui aussi que la beuverie monstre décrite par le haut fonctionnaire bolcho « menaça un moment de mettre la Révolution en panne et de la paralyser ». « L’orgie joua également un rôle dans les événements qui préludèrent à la paix de Brest-Litovsk car une grande partie de la vieille armée russe s’y dissout littéralement dans le néant. »   L’ahurissante Saturnale de Petrograd « La garnison, qui se désintégrait complètement, donna personnellement beaucoup plus de souci que les partisans de l'Assemblée constituante... Une orgie sauvage et sans exemple déferla sur Petrograd; et il n'a pas encore été possible de dire avec quelque vraisemblance si elle fut ou non le résultat de quelque subtile provocation. Ici et là, des bandes d'émeutiers surgissaient, généralement des soldats, qui envahissaient les caves, les celliers et allaient parfois jusqu'à piller les cafés. Les rares soldats restés disciplinés s'épuisaient, comme les Gardes Rouges, en tâches de surveillance. Les exhortations n'étaient d'aucun effet. Les caves du Palais d'Hiver (ex-résidence du tsar) constituèrent le problème le plus embarrassant... Le régiment Preobrajensky, qui avait jusque-là gardé sa discipline, s'enivra complètement alors qu'il était de garde au Palais. Le régiment Pavlovsky, notre rempart révolutionnaire, ne résista pas davantage à la tentation. On envoya des gardes d'origine différente, choisis dans diverses unités. Eux aussi s'enivrèrent. Les membres des comités (de régiment : c'est-à-dire les chefs révolutionnaires de la garnison) furent alors désignés pour assumer la garde. Ils succombèrent à leur tour. On ordonna aux soldats des brigades blindées de disperser la foule − ils paradèrent un peu de long en large, puis commencèrent à vaciller dangereusement sur leurs jambes. Au crépuscule, la folle bacchanale faisait rage. « Liquidons ces débris du tsarisme ! » : ce joyeux mot d'ordre courait la foule. Nous tentâmes de l'arrêter en obstruant les portes. Elle pénétra par les fenêtres, arracha les barreaux et s'empara des stocks. On voulut inonder les caves avec des lances à incendie : les brigades de pompiers s'enivrèrent comme les autres. Seuls les marins d'Helsingfors réussirent à venir à bout des caves du Palais d'Hiver. Ce fut, dans son genre, une lutte titanique. Mais les marins tinrent bon, car ils étaient liés par un vœu sévère : « La mort pour celui qui trahit son serment » ; et bien qu'ils eussent été, dans d'autres circonstances, de magnifiques buveurs, il se tirèrent de ce mauvais pas, pavillon haut. Le combat, pourtant, n'était pas fini. La ville entière était gagnée par la folie de boire. Enfin le Conseil des Commissaires du Peuple désigna un commissaire spécial, doté de pouvoirs exceptionnels, et lui donna une forte escorte. Mais le commissaire, lui aussi, se révéla faillible... Une lutte sévère se déroula à l'île Vassilevski. Le régiment finnois, dont les chefs penchaient vers l'anarcho-syndicalisme, proclama l'état de siège sur son territoire, puis fit savoir qu'il allait faire sauter les caves à vin et abattrait les pillards, à vue. Ce n'est qu'après des efforts intenses que cette folie alcoolique fut enfin maîtrisée... »

Le 6 août 2013 à 07:58

Le boa aime le beatbox

Carte postale de Naplouse

Il a fallu en douce tirer l'électricité depuis le village jusqu'à l'amphithéâtre romain, et croiser les doigts pour que le concert ne soit pas interrompu manu militari. C'est que le village et les ruines qui l'entourent se situent en zone C et sont donc sous contrôle israélien. La fête de la musique durera dix jours en Palestine mais ce concert, annoncé dans le programme officiel, pourra-t-il se dérouler sans être interrompu ? Tout le monde ici l'espère, et surtout celui qui a organisé cet événement, le compositeur et violoniste Ramzi Aburdwan, fondateur de l'école Al Kamandjâti à Ramallah. Musique arabe en première partie, avec des instrumentistes et un chanteur issus de l'école. Puis ce sera nettement plus hip hop, car Ramzi a invité ses copains Ezra et Los, champions d'Europe de beat-box – vous savez, ces musiciens qui prononcent à une vitesse hallucinante "tchiki tom tom" la bouche collée contre un micro et vous font croire qu'un DJ ou qu'un orchestre entier est sur la scène.Ramzi Aburdwan ? Sa photo a fait le tour du monde quand il avait huit ans, vous l'avez certainement vue : un  gamin haut comme trois pommes en train de caillasser les troupes de Tsahal. Et une autre bien des années plus tard, où Ramzi a troqué ses cailloux contre un violon : en écho au solo de Rostropovitch devant le mur de Berlin en 1989, il joue devant le mur de séparation édifié en plein territoire palestinien par l'occupant. La sono est prête, le soleil a glissé derrière les collines, un petit vendeur s'est posé sur le chemin longeant l'amphithéâtre avec un caddie débordant de melons... le concert commence sans attendre que le public ait fini de s'installer sur les hautes marches de pierre : gosses des villages suivis par leurs mères et grandes soeurs, quelques élégants venus de Naplouse, vieux en keffieh et grand-mères qui préfèrent s'asseoir derrière l'orchestre. Arrivent enfin les jeunes gars du coin, entourant Khaled aux épaules chargées d'un lourd fardeau : un boa constrictor de deux mètres, que tout le monde vient caresser. C'est l'attraction pendant un moment. Puis le boa, le maître et ses lieutenants prennent place sur les gradins de pierre antique. L'orchestre est ovationné. Les beat-boxers vont faire un triomphe. Pas de colonies de peuplement au sommet des collines en face. La lumière baisse doucement. C'est la liberté. 

Le 8 décembre 2015 à 08:04

Un Français sur quatre ne se souvient plus de la fin de la soirée de samedi dernier

Les chiffres sont alarmants : plus de vingt millions de Français auraient été victimes d’une amnésie collective dans la nuit de samedi dernier. Les résultats proviennent d’une étude menée dans la semaine et dans laquelle plus d’un Français sur quatre a répondu de pas avoir de souvenir de la fin de la soirée. Si les scientifiques tombent tous d’accord sur les chiffres, leurs avis diffèrent sur les raisons du phénomène. « Nous aurions pu trouver un dénominateur commun si tous ces Français avaient été au même endroit, au même moment. Mais ce n’est pas le cas » explique Solenne Girdreau, chercheuse au CNRS. Selon elle, les facteurs déclencheurs de ces cas d’amnésie sont multiples selon les situations. Nicolas H. fait partie de ces Français qui ont vu une partie de leur mémoire s’envoler samedi soir. Le Bordelais qui était sorti rejoindre des amis dans un bar pour fêter un anniversaire affirme être encore sous le choc. « Tout se passait bien, j’enchaînais un série de shots au bar, et puis plus rien. Le trou noir. Je me suis réveillé chez un pote le lendemain sans comprendre comment j’étais arrivé là » raconte le jeune homme bouleversé. Des témoignages comme celui de Nicolas H., Solenne Girdreau en a étudié plusieurs milliers, sans pouvoir s’arrêter sur une explication solide. « Dans tous les cas, on retrouve ce sentiment de se faire voler un bout important de sa vie » explique la chercheuse en nous montrant le témoignage d’un groupe d’hommes retrouvés nus et inconscients sur une plage bretonne après un enterrement de vie de garçon. La jeune chercheuse termine sur un dernier témoignage encore plus étrange, celui d’un homme prétendant avoir perdu le fil de sa soirée alors qu’il tentait de suivre un film d’auteur sur Arte. « Je pense qu’il ne faut pas avoir peur de dire qu’on est devant un phénomène inexplicable, voire paranormal » lance la jeune femme pour conclure.

Le 1 septembre 2010 à 11:17

Sous Les Toits 2

On s’est rencontré autour d’une boîte d’haricots verts, un soir après minuit. T’aurais pas un ouvre-boîte ? qu’elle m’a demandé comme ça. Je sortais des chiottes, et l’un dans l’autre, on a fini par déboucher une bouteille de vin, assis en tailleur sur ma moquette bleu mauve. On a discuté un peu de Bukowski, de John Fante, et puis elle a commencé à pester contre son loyer – le fameux 400 euros, 10 mètres carrés mansardés. J’ai gueulé aussi. Fumiers ! Salauds ! Et puis j’ai roulé sur le côté. Tu veux que je te suce ? Pas la peine, j’ai répondu. Ce vin dégueulasse, ce vasistas foireux – la chambre est si lumineuse, vous verrez, que du bonheur ! - toute cette merde me sapait le moral. Au réveil, elle m’a demandé si je voulais bien l’accompagner chez son proprio. Elle avait un plan. J’ai dit okay. On s’est pointée à 10 heures. J’avais une gueule de bois pas possible. Je me tenais un peu en arrière, au bord de la  gerbe. Le proprio a ouvert. Tronche de l’emploi. – Je veux que vous baissiez mon loyer, elle a attaqué, je me suis renseignée, votre chambre n’est pas dans les règles. – Pas dans les règles ? Tu veux payer combien ? – 300 euros, elle a répondu du tac au tac. – Marché conclu, il a dit. Je n’en croyais pas mes oreilles, putain ! Il m’a jaugé - je pesais pas lourd. Il a ajouté, à une condition, poulette, que tu viennes me la sucer tous les matins. Le vent s’est levé quelque part du côté de Stalingrad. Un sale vent froid, un truc à vous râper les os. Aucun doute, on était bien à Paris. Le gros lard s’est marré. Il s’est marré, et puis il nous a claqué la porte à la gueule. Elle portait un prénom allemand, prénom allemand que le temps a fini par emporter. Mais pas sa coupe de cheveux. Tout au carré. Noir de jais.

Le 28 décembre 2012 à 10:43
Le 2 février 2012 à 08:20
Le 3 septembre 2013 à 10:37

Bilan de l'été : encore des dizaines de morceaux de musique massacrés à la guitare sur les plages en France

Le ministère de la culture vient de publier son traditionnel bilan des morceaux de musique les plus massacrés à la guitare cet été sur les plages. Les chiffres stables par rapport à l’été 2012 restent toujours préoccupants. L’indétrônable No Woman No Cry Le standard de Bob Marley reste cette année le morceau qui a été le plus malmené sur le littoral français cet été, suivi de près par Come as you are de Nirvana et par Wonderwall de Oasis. La référence reggae a été reprise 10906 fois, dont 406 fois par la même personne, un étrange homme blanc portant des dreadlocks aperçu torse nu sur les plages du pays basque. Dans un classement qui ne connaît pas de grands bouleversements, la plus forte progression est effectuée par la chanson Over the Rainbow qui fait un bon de douze places. Le chiffre très préoccupant l’est d’autant plus avec le succès et l’arrivée massive de ukulélés constatés sur les plages, entraînant ainsi l’arrivée de nouveaux standards usant pour les oreilles. On notera un petit recul de certains morceaux vieillissants tels que Hôtel California et Stairway to heaven qui subissent de plein fouet la concurrence des titres de Christophe Maé et de Zaz, illustrant quand même la terrible augmentation du niveau sonore vocal que l’on observe depuis plusieurs années. La bonne nouvelle nous vient du coté des chansons de Gérald de Palmas. En effet, pour la cinquième année consécutive, aucun morceau du chanteur n’a été entendu sur les plages cet été. Des vacanciers qui se mobilisent Interrogés sur les plages, les touristes ne cachent pas leur désarroi. « On n’en peut plus, ce sont toujours les même qui doivent subir le comportement d’une minorité de kékés en bermudas. » déclare Claire, une parisienne venue passer trois semaines de vacances sur la côte d’Azur. La jeune femme avoue ne plus fréquenter que des plages privées ou interdisant leur accès aux personnes accompagnées d’un instrument de musique, et vouloir s’engager au sein de l’association l’Oreille Cassée, qui lutte pour la préservation sonore du littoral en France. Jacques Maroc, président de l’Association nous explique : « Il il y a toujours trop peu de prévention auprès des jeunes. Aujourd’hui, quatre accords suffisent pour jouer toute la discographie de Christophe Maé, c’est une bombe à retardement pour nos oreilles qu’on laisse dans les mains de nos enfants. Et on a aussi besoin que les pouvoirs publics puissent donner aux municipalités de vrais moyens d’action et de répression pour sanctionner les coupables». Aurélie Fillippetti a annoncé lors d’un point presse que « les bons chiffres de cette année ne faisait pas baisser la vigilance du gouvernement sur le problème ». La ministre de la culture a en outre précisé que l’opération de distribution de bouchons pour les oreilles sur toutes les plages du littoral français serait reconduite à l’été 2014. L’opposition dénonce une mesure trop laxiste en rappelant le tragique fait divers qui a vu un homme se faire lyncher par des touristes excédés après avoir entonné Imagine de John Lennon sur une plage de la Baule fin juillet. Le Gorafi  Photo:quavondo / UntitledImages /iStock  

Le 15 mars 2012 à 09:20
Le 4 août 2011 à 08:09

Reggae anti-nucléaire

Alors que les niveaux de radioactivité autour de la centrale de Fukushima atteignent ces derniers jours des niveaux de plus en plus inquiétants, un clip vidéo pose la question du nucléaire et de ses dangers. Le morceau écrit dans les jours qui ont suivi la catastrophe est l'oeuvre de Rankin' Taxi, un vétéran du reggae japonais, accompagné par le groupe Oki Ainu Dub Band. Et voici sa traduction en français par Mathieu Gaulène du blog "Le Japon à l'envers" (voir aussi son 2ème blog) C'est terrible, terrible, terrible, terrible, le nucléaireC'est terrible, terrible, terrible, terrible,quand un accident se produit C'est terrible, terrible, terrible, terrible,FukushimaC'est terrible, terrible, terrible, terrible,Ce que ça a fait La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux Une fois que l'accident se produit, c'est la grande panique,Juste avant le naufrage, c'est le TitanicTchernobyl aujourd'hui est une ville fantôme,Des enfants innocents ont un cancer de la thyroïde Bienvenueau célèbre Plutonium,Au mythe de la sureté,A "Fukushima, c'est terminé" On ne pourra bientôt plus manger,les produits de la fermeN'importe où, n'importe quand,la pollution se répand La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux Elle touche tout le monde comme par exemple,Kadhafi, Obama, Sarkozy, Berlusconi,Hirose Takashi, Rankin Taxi, le premier ministre,Hanshin (équipe de baseball d'Ôsaka), Kyojin (surnom des Yomiuri Giants de Tôkyô) Ceux qui sont pour, ceux qui sont contre, Tepco, Kepco, Nandenkanden (chaîne de restaurants ramen) Les hommes, les femmes, les enfants, les adultes, Asahi (journal), Bunshun (magazine), Ebisu, Kirin (marques de bière) Les Blancs, les Noirs, Seiyu, Daiei (supermarchés) Toyota, Nissan, l'Irak et l'Iran La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir Même si le circuit de refroidissement fuit,la centrale nucléaire va bien,Protéger la paix dans le monde 24/24h,Avec la bombe atomique,Se réveiller quand il y a une catastrophe,et n'en tirer aucune leçon,Même en faisant attention,une simple et stupide erreur peut survenir, Des publicités habiles,Dans des médias tout-puissants,Une athmosphère douce,Et des images subliminales,Des journaux accumulant l'argent,En étant remplis de publicités,Et pendant qu'on croit tout ça,Le vent souffle dans notre direction, La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir Elle touche tout le monde comme par exemple,Beyonce, Bae Yong-joon (acteur sud-coréen)Alien, Anpanman, Ultra Seven, Level Seven,Dub Ainu Band, Green Island, Soft Bank, Hard-Punk,Matsumoto Kiyoshi (chaîne de pharmacie), Matsumoto Hitoshi (humoriste)"Zack" (Zaccheroni, sélectionneur du Japon), McDo,Godzilla, Mothra (monstres géants), la police, les petits caïds,Le pdg, les profs, Michaël (Jackson), Maiko Haaaan!! (comédie de 2007)Tamori (humoriste), Takeshi (Kitano),Matsuya, Sukiya, (chaînes de fast-food)Takata (électroménager), Starbucks, La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir Est-ce que vous voulez mourrir en avalant la radioactivité ?NON Y'A PAS MOYEN !Ils nous disent que la fuite ne s'arrrête pas ?NON Y'A PAS MOYEN !Est-ce que vous voulez que nos enfants nous reprochent de n'avoir rien fait ?NON Y'A PAS MOYEN !Est-ce que vous voulez vivre avec une grave maladie ?NON Y'A PAS MOYEN ! Est-ce que l'amour augmente avec la radioactivité ?Est-ce qu'on devient plus intelligent grâce à la radioactivité ?Est-ce qu'il n'y a plus de guerre avec la radioactivité ?Est-ce que les gens sourient plus avec la radioactivité ? La radioactivité est forte, la radioactivité est immense,Elle n'épargne personne, elle ne fait pas de cadeaux  La radioactivité fait peur, la radioactivité ça craint,On ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuirOn ne peut ni la voir, ni la sentir, personne ne peut s'enfuir (x3)  [En fond, il est écrit sur un portique "Le nucléaire, une énergie pour un avenir brillant"] On ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,le nucléaireOn ne peut pas fuir, pas fuir, pas fuir, pas fuir,quand il y a un accident, [Rankin Taxi en premier ministre, faisant des grands gestes] C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,le nucléaire,C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, tant qu'il n'y a pas d'accident, C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,le nucléaire,C'est pas dangereux, pas dangereux, pas dangereux,Jusqu'à que ça le devienne Jusqu'à que ça le devienne (x4) Abruti!

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