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Publié le 29/02/2012

Vos chroniques

 

Gilles Boulan


Né en 1950 à Deauville, Gilles Boulan vit, travaille et écrit à Caen et dans sa région. Passionné par les sciences de la nature, il effectue d’abord des études supérieures scientifiques (doctorat de paléontologie des vertébrés ) avant de consacrer l’essentiel de ses activités à l’écriture et au théâtre. 

Il est l’auteur et l’adaptateur de nombreux textes pour le théâtre dont la plupart ont été portés à la scène ou édités (en particulier chez Lansman) 

Depuis l’été 95, il anime avec René Paréja et la compagnie Nord Ouest Théâtre, le projet de La Famille Magnifique, théâtre itinérant sur un camion pour lequel il écrit plus d’une trentaine de courtes pièces. Nombreuses représentations sur l’ensemble de la Normandie, dans plusieurs régions de France ainsi qu’en Belgique, en Angleterre, en Tunisie, au Quebec et en Algérie.

Collaborateur régulier du Panta Théâtre à Caen, il y organise des soirées lectures et des rencontres avec des écrivains de théâtre. Il y anime également le Comité de lecture et le Prix Godot des lycéens et des collégiens en partenariat avec le Rectorat de Caen

Cinq de ses pièces ont fait l’objet d’une création radiophonique sur France Culture notamment dans le cadre du Nouveau Repertoire Dramatique de Lucien Attoun.

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Les crapaudines

Histoires d'os 27

Trouvées en abondance dans les faluns de Touraine, les crapaudines sont considérées comme une pierre précieuse de peu de valeur. De couleur noire ou vaguement brune, elles sont utilisées en joaillerie sous le nom dœil de serpent ou dœil doiseau.

 

Loin de cette vocation futile, les sorciers et autres guérisseurs tenaient ces fameuses crapaudines pour des concrétions organiques formées dans la tête des crapauds et leur prêtaient le pouvoir de soigner les empoisonnements et les troubles de l’épilepsie. Pour qu’elles soient efficaces, il fallait néanmoins respecter un certain protocole : elles devaient être crachées par un vieux mâle crapaud qu’on avait préalablement stimulé à l’aide d’un chiffon rouge.

 

Cette singulière corrida ne manque pas de pittoresque. Mais on doit à la vérité de rappeler que les crapaudines n’ont rien à voir avec le paisible batracien malgré ses incroyables capacités de métamorphose princière. Elles ne sont que les dents de différentes dorades fossiles, animaux disparus depuis plusieurs millions d’années et assez peu sensibles à l’agitation d’un chiffon.



 Vos chroniques 
le 23/09/2010
 

Le plan Vigipirate, destiné à nous protéger des actes terroristes, comportait jusqu’à présent quatre niveaux d’alerte. Le problème, c’est qu’après plus de cinq ans dans le niveau rouge – menace  probable – on n’a plus vraiment peur, et que le niveau écarlate – menace certaine – ne peut être déclaré que lorsqu’on est sûr qu’il va se passer quelque chose.  
Heureusement, on a trouvé la parade, le niveau rouge renforcé. Ouf, on va à nouveau pouvoir avoir peur.

 Vos chroniques 
le 24/12/2012
 

C'est Catherine Deneuve qui écrit à Philippe Torreton qui a écrit à Gérard Depardieu. Qui pour écrire à Catherine Deneuve et ne pas rompre cette si belle chaîne de l'amitié ?

ventscontraires.net, revue collaborative, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point