Raphaël Chabloz
Publié le 08/03/2012

Euzkadi Euzkada life goes on


Chistera stera whatever will be will be

Je ne sais pas du tout pourquoi on m'a demandé une chronique « plus basque ». Je suppute que ça doit avoir un rapport avec la campagne électorale de nos amis français (ils renouvellent prochainement leur président, je ne sais pas si ça se sait). J'aimerais bien m'intéresser un peu à la politique française, mais j'ai trop peur de tomber sur un moment où ça parlerait vraiment politique, alors j'évite.  
Et je ne sais pas grand chose des basques, non plus, à part qu'ils sont collants et aiment les pelotes, comme mon chat et sont indépendantistes, contrairement à mon chat. Et qu'ils font du poulet basquaise, mais je ne peux pas en parler ici parce que je n'aimerais pas relancer cette polémique stérile sur les méthodes d'abattage rituel du poulet. Et en plus, ça n'est pas de saison.  
Je ne connais pas grand chose au sport national, le fameux basque-ball.  
Je suis donc vraiment embêté. Je crois que je ne vais pas pouvoir faire cette chronique, finalement. Je me sens comme bayonné.
Bien que n'ayant jamais pratiqué le water-polo, je suis blogueur, journaliste, suisse, traducteur et parfois même auteur, mais pas trop. J'aimerais vous parler de mon enfance et de ma passion pour les dés de courgette. Hélas, les icônes scintillantes figurant sur ce site me terrifient et, pour le dire franchement car c'est important la franchise, me tétanisent.

http://www.bonpourtonpoil.ch/ 

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Le 4 avril 2012 à 09:10

Pauvres gens !

Interrogé ce mardi dans la Matinale de Canal + sur ses relations avec André Bettencourt et les soupçons de financement illégal de sa campagne de 2007, Nicolas Sarkozy a démenti catégoriquement les accusations portées contre lui en dénonçant les « boules puantes » de ses adversaires politiques. Contredisant sa ligne de défense habituelle, le président-candidat a admis qu'il était « bien sûr » possible qu'il ait pu rencontrer l'ancien dirigeant de L'Oréal, précisant que ce dernier n'était pas un délinquant et que le « pauvre homme » était mort depuis des années.   Celui que beaucoup qualifient de « candidat des riches » révèle donc une nouvelle fois le lien particulier qu'il entretient avec les concepts de « richesse » et de « pauvreté ».   Déjà, en 2008, alors qu'un visiteur du Salon de l'Agriculture refusait de lui serrer la main, l'ancien maire de Neuilly-sur-seine lui avait lâché le désormais mythique « casse toi pov' con ».   Car dans la bouche de Nicolas Sarkozy, l'adjectif « pauvre » revêt une tonalité particulière : le pauvre est un objet de pitié ou de mépris, de condescendance et d'incompréhension.   A défaut d'éradiquer la pauvreté en France, celui qui prétendait être le président du pouvoir d'achat et dont le patrimoine personnel s'est accru de 28% en 5 ans fait donc habilement disparaître du champ sémantique de la pauvreté son étymologie première, celle de la misère et du dénuement.   Pour mémoire, en 2009, on considérait comme « pauvre » un individu dont les revenus mensuels sont inférieurs à 795 ou 954 euros. La veuve du « pauvre » André, Liliane Bettencourt, est à la tête d'une fortune estimée à 17 milliards d'euros et percevrait, excusez du peu, un revenu mensuel de plus de 34 millions d'euros. On a la pauvreté qu'on peut.

Le 7 mars 2012 à 10:54
Le 1 mars 2012 à 19:07

Anti-sarkozysme (à l'école) primaire

En visite à Bayonne ce jeudi, Nicolas Sarkozy a été vivement pris à partie par des manifestants qui l'ont copieusement hué aux cris de "Président des riches" ou "Sarkozy, dégage !". Quelques minutes après les incidents, le président-candidat n'a pas manqué de dénoncer l'honteuse collusion entre des militants socialistes et de dangereux "indépendantistes basques, dont certains, comme l'ETA, ont du sang sur les mains". Certains esprits chagrins ne manqueront pas d'y voir un douteux amalgame mais ce serait méconnaître la phénoménale entreprise de manipulation ourdie depuis plusieurs semaines par les partisans de François Hollande. Pour preuve, cette photo apparemment anodine diffusée sur le site de campagne de Nicolas Sarkozy lors de sa visite dans une école primaire. Au tableau apparaît pourtant au grand jour le criminel endoctrinement auquel sont soumises nos chères têtes blondes prises en otage par la redoutable caste gauchiste de l'éducation nationale. Voyez plutôt : les instituteurs n'ont rien laissé au hasard et se sont emparés du brûlot révolutionnaire de notre chroniqueuse Marie Nimier, "Charivari à Cot-Cot-City" pour fustiger en bloc Nicolas Sarkozy alias Fricatout (dont on va jusqu'à se demander s'il est un être humain) et Claude Guéant (comment ne pas le reconnaître sous les traits du chien Morsec ?) et appeler de leurs voeux une insurrection au sein même de la police : "révolte chez les poulets". La présence du mot "rouge" et d'un drapeau marocain dans un des dessins d'enfant montre enfin que cette tentative de déstabilisation clairement marxiste bénéficie même d'appuis (et sans doute même de financements) étrangers.Espérons que les services de la DCRI et du contre-espionnage sauront se montrer aussi vigilants que ventscontraires.net et prendront enfin les mesures qui s'imposent pour que cessent enfin ces odieuses entreprises crypto-terroristes contre l'Etat.

Le 14 février 2012 à 10:52
Le 2 mars 2012 à 18:49

« Moi je n'ai pas 40 hectares, OK ? OK ? »

Nicolas Sarkozy, Itxassous, jeudi 1er mars 2012.

C'est la réplique (agri) culte du Président-candidat à un couple de paysans basques qui avait osé l'interpeller : « On n'a pas le même salaire. » Comment qu'il leur a rivé le clou, Nicolas Sarkozy, à  ces croquants qui se la pétaient damnés de la terre. Ils avaient omis de dire qu'ils possédaient  du bien. Et 40 hectares, ce n'est pas une paille. Savent-ils seulement, ces intempestifs ce qu'il en coûterait de posséder autant de terres cultivables dans les Hauts-de-seine ? Bon, c'est vrai que 40 hectares au Pays basque ça ne va chercher que dans les  200 000 neu-neu (5000 euros l'hectare de valeur vénale moyenne selon le J.O de 2009.) Pour ce prix là t'achètes à peine une chambre de bonne à Neuilly-sur-Seine. Pour dix fois plus t'aurais bien pu acquérir l'appartement de Nicolas et Cécilia, il y  a cinq ans, sur l'Ile de la Jatte. Mais justement ils divorçaient. Il a fallu partager, et avec cinq ayants droits il te reste quoi ? Il faut une mauvaise foi de socialiste pour voir le pognon dans l'oeil du voisin, mais pas le lingot dans le sien. La vérité, c'est que les « services » secrets hollandais n'avaient pas seulement déguisé des militants du PS en « abertzale » forcenés ce jeudi 1er mars dans le vieux quartier de Bayonne, que Nicolas Sarkoy était venu reconquérir comme « un territoire de la République ? » Ils avaient aussi travesti deux agents en paysans insolents. Demain, on vous le jure, ce sont des stations d'épuration qu?ils vont installer dans les campagnes.Illustration : d'après l'Ile de la Grande Jatte de Georges-Pierre Seurat

Le 26 avril 2012 à 09:50

Le mal des ardents

Dans la tradition biblique, c'est un buisson ardent qui révéla à Moïse le Dieu du monothéisme. Loin de toutes les traditions républicaines, c'est un Patrick Buisson, ardent maurrassien décomplexé, qui parvint à convaincre Nicolas Sarkozy qu'il n'existerait qu'une seule Droite, consumant les pudeurs passées et franchissant à pieds joints la sacro-sainte frontière entre droite républicaine et droite extrême. Notons au passage qu'en anglais, buisson se dit Bush et ceci n'est peut-être pas un hasard. Dans la tradition botanique, un buisson est une végétation touffue parfois épineuse, qui se caractérise par sa tendance à former des masses denses. Le buissonnisme politique aspire également à faire émerger des masses et à les inciter à voter massivement justement pour Nicolas Sarkozy. En médecine, le mal des ardents, également appelé ergotisme, est une empoisonnement par des alcaloïdes. Dans l'histoire médicale, on relate de nombreux cas de pain infecté provoquant notamment des hallucinations, des convulsions, des spasmes et des nausées. Dans l'histoire à écrire de la médecine politique, le mal du Buisson ardent est une infection de la vie politique basée elle aussi sur une intoxication - les étrangers viendraient manger le pain des Français – et débouchant immanquablement sur les mêmes symptômes que le mal des ardents. Heureusement, il y a fort à parier (et au moins, à espérer) qu'une partie de l'électorat traditionnel de droite se détache progressivement de cette tendance pathologique. Le buissonnisme n'aurait alors été qu'un feu de paille. Et c'est tout le mal qu'on souhaite à la France.

Le 3 avril 2012 à 08:44

Vous craignez l'abstention : parler à un spécialiste peut vous aider

Les derniers chiffres des instituts de sondage sont inquiétants. Depuis quelques mois, les experts exprimaient leurs craintes quant à l'évolution du phénomène mais son ampleur à venir décontenance aujourd'hui les commentateurs les plus optimistes. Manifestement, les Français n'ont plus envie. Le désir s'émousse jour après jour et les danses du ventre, oeillades et autres parades de séduction paraissent aujourd'hui bien vaines au regard du désintérêt et même du désamour grandissant des Français pour ce qui constituait pourtant autrefois une passion et une fierté nationale. Les tentatives d'explication du phénomène sont variées. Certains perçoivent une érosion du désir liée à une lassitude à l'égard de discours, postures et positionnements trop souvent répétés. D'autres expliquent que l'attitude auto-centrée des partenaires potentiels aurait provoqué un rejet de l'acte : à quoi bon s'investir quand l'autre ne pense qu'à lui sans se soucier sincèrement de votre désir et de vos attentes ? Pour d'autres enfin, la morosité ambiante serait un facteur majeur d'explication : les Français, préoccupés par le quotidien, n'ont clairement plus la tête à ça. Trop de rouleurs de mécaniques, trop d'amants en panne d'inspiration ou d'imagination, trop de contorsions vaines et de circonvolutions stériles. Las, les Français s'emmerdent. Tout n'est pourtant pas définitivement joué et il est bien sûr courant de redouter une panne juste avant le passage à l'acte. Et si, pour l'heure, dans les enquêtes d'opinion, l'abstinence ne cesse de progresser, on peut encore espérer qu'un sursaut de créativité, d'audace et de fantaisie pourra revigorer les élans refroidis.

Le 11 février 2012 à 08:50

Sid, vicieux

Un texte "plus civilisé"

C'était en 1991, un mardi. J'étais jusque là un jeune homme enjoué et taquin. Mais un certain Sid Meier fit irruption dans ma vie. Je m'enfermai dans ma chambre 25 jours consécutifs, pour n'en ressortir, le cheveu hagard et l'œil en bataille, que pour aller me chercher de quoi me sustenter. Des témoins affirment m'avoir entendu grommeler : « Encore un dernier tour et ensuite j'éteins ». 423 derniers tours plus tard, je me mis à hurler « Foutrebleu, les Aztèques sont arrivés sur Alpha Centauri avant moi ! » Je venais de découvrir Civilization. Un jeu dans lequel tu diriges un peuple de 4000 av. J.C. à 2100, rien que ça, de la découverte de la roue à celle de la fusion nucléaire. Depuis, j'ai conquis le monde plusieurs milliers de fois, grâce à une habile stratégie (ne jamais jouer les niveaux les plus difficiles), je me suis énervé bien des fois parce que mon tank venait de se faire déculotter par un archer, j'ai dû me faire poser des pouces en téflon 670 heures après la découverte de la version pour Nintendo DS de ce jeu légèrement culte. J'ai atterri tellement souvent sur Alpha Centauri que là-bas, tous les patrons de bistrots me tutoient. Et je n'ai jamais donné la moindre technologie gratuitement parce que bon, même à la tête des Indiens, je reste Suisse. J'ai arrêté ma carrière en politique le jour où je me suis rendu compte qu'augmenter le taux de luxuries ne suffisait pas à rendre les gens contents, mais je n'ai jamais réussi à me lasser complètement de Civilization, même le jour où j'ai découvert que ne jamais découvrir l'équitation ne rendait pas mes sujets plus heureux. C'est pour ça que, quand chez nos pittoresques voisins français, le ministre des citations hasardeuses clame : « Toutes les civilisations ne se valent pas », je ne suis pas choqué outre mesure. Je ne voudrais pas être taxé de racisme ou quoi, mais franchement, le III est le moins bien de la série.

Le 20 mai 2012 à 12:37

Président normal, mon oeil

Ce François Hollande, moi je dis ce type il est pas net.   Pour ne rien faire comme son prédécesseur et surtout pour bien sonner le glas du soi-disant « bling bling », le nouveau président a commencé par renoncer à avoir un corps. Rien que ça. Uniquement, parce que Nicolas Sarkozy était peut-être un peu « physique », avec ses footings, ses tics, ses talonnettes, sa montre, ses photos de vacances, sa femme nue dans les magazines, la petite veine sur sa tempe et l’envie, parfois, d’en venir aux mains avec ses adversaires. Il avait un corps, Sarkozy, c’était un vrai mec, quoi.   Puis, arrive cet Hollande qui s’acharne à afficher le contraire : lui, c’est l’éthique, l’efficacité, la sobriété exacerbée du fonctionnaire. Voilà, « fonction »,  « fonctionner », Hollande se réduit volontairement à un petit robot en costume cravate au service du peuple ! Ce type n’a pas de corps. Et tout le monde applaudit ! Vous y croyez ?   Bon, il pourrait s’arrêter là, le socialiste, mais non, une fois que tout le monde a bien compris à quel point il est un pur symbole, VLAN, il nous fout un rebondissement de dernière minute, un truc spectaculaire et totalement malhonnête : quelques heures après son investiture, il est frappé par la foudre ! Non, mais ! Pas en marchant dans le rue, trop facile, pas assez gros : il est frappé par la foudre dans le CIEL, dans un AVION. Et d’un seul coup, ce type désincarné nous rappelle que lui aussi a un corps, mais attention, pas un corps qui fait du footing dans un pull à rayures trop grand ! Lui, c’est un corps carrément attaqué par le feu, un corps qui risque de tomber du ciel, c’est un demi-dieu, un héros de film américain, le Bruce Willis du PS ! Un homme au sommet, seul, mortel, courageux ! Putain. Si ça ce n’est pas du gros gros storytelling symbolique, j’y connais rien ! Et vous savez combien ça coûte, une foudre ? Hein ? Alors, la fin du bling bling, mon œil.

Le 4 août 2011 à 08:16

Les SDF nous ouvrent la voie

Dans un contexte de crise de l’hébergement d’urgence, des voix s’élèvent pour reprocher à Nicolas Sarkozy de ne pas avoir respecté sa promesse de 2006 d’atteindre zéro SDF en deux ans. Quelle mauvaise foi ! Après tout, ce n’est quand même pas sa faute si les hivers n’ont pas été assez rigoureux et que ces malheureux ont survécu en nombre. Et puis il faut bien reconnaître qu’il n’a pas ménagé ses efforts. Durcissement des conditions d’accès aux soins, sécuritarisme et stigmatisation systématique de l’infâme assistanat, tout a été fait pour pousser les sans-abri, si ce n’est vers la réinsertion, au moins vers l’exil ou le suicide. Dans un processus qui doit relever du darwinisme social, les SDF ont su s’adapter à la dureté du milieu. Ils sont devenus plus endurants, plus résistants selon une évolution biologique proche de celles que l’on observe chez certains microbes ou virus. Cette mutation dont ils sont les précurseurs concernera bientôt l’ensemble de la société. Dans un monde privé de protection sociale, où les intérêts économiques prendront le pas sur les solidarités institutionnelles, chacun devra en effet faire preuve de force et de combativité. Et là, miracle de la nature, les SDF survivants nous ouvrent la voie et nous donnent de l’espoir. Les plus forts d’entre nous survivront et pourront asseoir leur domination sur les plus faibles. Et ça – reconnaissons-le, c’est vraiment une très bonne nouvelle.

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