1 et 2
Publié le 25/03/2012

30 petits tours


1, 2 et 3 sont constamment sur la brêche. 

Ils sont chauds-bouillants. 

Ils ont la rage, ils ont le seum. 

Ils penchent dans les virages. 

Ils sont super à l'aise dans ce monde de fous. 

 

A midi, ils mangent à la cantine.

A 13 h 30, ils prennent un café.

A toute heure, ils plaisantent. 

Le soir, ils rentrent chez eux. 

 

1, 2 et 3 aiment plaisanter de tout, vraiment 

(SAUF quand on parle "Rugby-jazz-andouillettes", "Littérature-contemporaine-de-la-France" ou "Qui-est-le-meilleur-dessinateur-du-monde-à-ton-avis"; là, les sourires de ces trois gros malins se crispent).

 

1, c'est Rémi Chaurand. (aux textes)

2, c'est Christophe Nicolas.  (aux textes)

3, c'est Robin (le dessinateur).

 

Plus de...

Blogueurs BD

 ! 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 15 décembre 2011 à 07:29

Les gladiateurs de l'horreur

Episode 1

Du sang du sang et rien que du sang ! ( Polignac - mai 2013) Ce matin les nuages, comme juste éveillés, s'en allaient nonchalamment finir leur nuit sur les bords d'un ciel rimmélisé. Un petit vent délicieux semble annoncer, à grand coups de trompettes microscopiques, une radieuse journée d'été. L'Aube est là et pointe son frêle museau de camioneur ébouillanté. Un blond duvet de bébé prend racines sur mon coeur coupé en deux dans le sens inverse des anguilles d'une montre. Au loin la montagne verte me salue de son gros nez rouge qui lui sert de palmes rigolotes multicolores. Eclaboussé de félicité, au paroxisme du bonheur, de joie j'attrape au vol un colibri coquin que j'avale comme un lexomil. La journée peut commencer. Une grenouille au regard dégoulinant de sympathie me saute sur le bras et m'indique de sa papatte verte un chemin plein de rosée. Je lui fourre une cassette des Beach Boys dans le cul et nous voilà lançés moi et mon nouvel ipod sur le petit chemin ombragé et plein de rosée. Aucune sensation n'est plus proche du bonheur que celle résultant du plongeon d'un corps dans un petit chemin ombrageux et plein de rosée. Tout, absolumment tout, TOUT est là, heureux pour vous rendre HEUREUX. Les mille-pattes, Les mille et une senteurs, les sources, les ronces, les baies, les bébêtes, les mauvaises herbes, les cailloux, les grosses pierres et même les clôtures électriques piquent vos sens multipliés, des mille et une aiguilles de l'amour. C'est l'éclosion des sens. C'est l'explosion d'essence. C'est l'accouchement d'un cri de joie sur un petit pont de bois, qui ne tenait plus guère que par un grand mystère. A peine ai-je fait quelques brasses dans ce lac d'orgasme qu'un drôle de lièvre me saisit par la manche. - Bonjour bonjour ! le lièvre sympa aimerait être ton ami. accepter comme ami ? Veux-tu bien passer 17 secondes avec moi autour d'un vers ? Si tu as des obligations je te laisse mon e-mail : lièvre@campagne.fr - Mais avec grand plaisir le lièvre, j'ai plusieurs fois 17 secondes devant moi et nulle obligation si ce n'est celle de passer un agréable moment en ta compagnie ! - Mais d'abord permet moi une question : pourquoi ce cornet devant ta bouche ? - un cornet ? - Là , ici, plus bas, oui voilà là on dirait une pro... une prothèse ! - A part mon bec, l'ami je ne vois pas de quoi tu veux parler ! - Un bec !? - Tu penses me faire avaler que tu n'avais jamais vu de bec de lièvre ? - Si. Mais curieusement jamais sur un lièvre. Tant mieux. finalement c'est rassurant. - Qu'est-ce que tu prends ? Un ver de rosée, un ver blanc, un ver de trop ? - Je vais gouter le ver de trop. Pop pop ! - A la tienne p'tit ! - A la nôtre, le Lièvre ! - Conte moi donc ta vie ami lièvre ! Je la pressens pleine de rebondissements... - Soit, mais avant de te lancer dans mon aventure laisse-moi d'abord te narrer une légende ! - Je t'écoute camarade. (un temps) Oh ! mais qu'est-ce qui te prend ?, mon dieu, oh my god ! au secours au secours, quelle horreur ! NOOOOOOOOOON !    Ami lecteur La suite au prochain épisode ....

Le 27 avril 2012 à 08:22
Le 11 février 2012 à 08:02

La publicité, ou l'art de maquiller le cadavre

Ô temps de cerveau disponible, reprends ton vol ! Pitié ! La pub, c'est un peu la voix du sage, celle qu'on refuse d'écouter. Pas la sagesse bouddhiste, c'est vrai, ni taoïste, je l'accorde, ni épicurienne, ni rien du tout. Non, là, c'est nouveau, ça vient de sortir ! Et nous les récalcitrants, enfin, certains d'entre nous (je ne parle pas de moi), on ferait n'importe quoi pour échapper à la réclame. On commence par boire pour prétexter d'aller pisser pendant la pub, et on finit par boire pour oublier qu'on la regarde. Mais on la regarde. Et « beaucoup plus » qu'un produit, on nous vend le monde tel qu'il devrait être. Le : « beaucoup plus que... » sert à montrer la valeur ajoutée du truc. Résultat, on croit bêtement acheter de la soupe et on se retrouve à partager un repas convivial en famille. Merci ! J'avais pourtant acheté la brique en format individuel ! On nous parodie honteusement Simone de Beauvoir pour vendre du Blédina : « On ne naît pas mère, on le devient. » Est-ce à dire que les femmes se font baiser, dans l'histoire ? Mais non, enfin ! Et cette autre pub pour une voiture : « Sans cœur nous ne serions que des machines. » Résultat, dans les chaines de l'usine où on la construit, la bagnole, on a entendu des DRH dire aux ouvriers : « Allez, les mecs, vous avez compris : on met du cœur à l'ouvrage ou on vous remplace par des machines ! » Car oui, parfois les slogans tiennent leurs promesses...

Le 27 octobre 2011 à 08:43
Le 18 mars 2012 à 08:31
Le 22 mars 2012 à 08:09

Semaine internationale de la courtoisie sur la route

Par son éblouissante richesse et sa douce fragilité, la biodiversité nous rappelle sans cesse combien nous sommes bien peu de chose. Quant à l’observation de la faune en milieu naturel, celle-ci nous offre à contempler des spectacles sauvages emprunts de si grands mystères. Comprendra-t-on ainsi un jour quel réflexe instinctif opposé à la raison donne lieu au comportement abscons et très souvent obtus qui conduit l’automobiliste à klaxonner frénétiquement lorsqu’il se retrouve coincé dans les bouchons ? Grâce à la phylogénie qui étudie les relations de parentés entre les espèces, nous savons que cette manifestation primitive observée chez l’être humain relève d’une pathologie psychosomatique qui, à vrai dire, le différencie du singe. Je pense donc je suis. Je conduis, donc je te suis. Je suis coincé, donc je klaxonne et même que je t’emmerde pauvre con. A l’égal d’une certaine conception que je peux me faire de la politique, klaxonner ne fait pas moins consommer de pétrole qu’il n’apporte d’idées. Geste d’autant plus saugrenu qu’il ne fait en rien avancer les choses, ne débouche pas plus sur une sortie de crise que d’autoroute si ce n’est sur un certain état d’agitation aigüe propre à quelques chauffards ou autres chefs d’Etat. Ce qui fait le malheur des hommes, ce sont les désirs insatisfaits et les embouteillages. Bienheureux dans les encombrements le philosophe à bicyclette, qui, dans le méandre des pares chocs rutilants à la cacophonie grave et hurlante parvient à se frayer un chemin en narguant tous ces as du volant. Quel étrange comportement que celui de ces automobilistes coincés dans un embouteillage. Contendants du volant qui, dans l’isolement de leur habitacle, fulminent jusqu’à la déraison et qui, au plus haut point de leur colère, agissent d’un geste désemparé emprunt d’éréthisme en tambourinant bêtement sur le klaxon de leur grosse caisse. Moi, lorsqu’il m’arrive d’être coincé dans les embouteillages, je ne m’énerve pas. Pour ça je laisse faire mon chauffeur.

Le 7 avril 2013 à 08:42

Ne vous lancez pas à l'aveugle sur la piste d'envol

D'ailleurs aucun pilote, même très con, ne le fait

Pour éviter de vous faire refouler comme un vulgaire tocard, voici quelques recommandations à bien respecter. Ne soyez pas trop longs : Vents contraires préconise un maximum de 1500 signes. Au delà - déjà c’est chiant - mais surtout le risque d’erreur de comptage augmente considérablement !! Notez à cet effet, qu'à l'instar du h aspiré, l'espace est considéré comme un caractère. Exemple : dans la phrase « Merde, j'ai fait cramer les haricots ! », on compte bien 38 et non 31 caractères. Ne soyez pas trop courts : Vents contraires ne le précise pas, mais fort à parier qu’un ou deux signes ne suffiront pas. Soyez drôles : Inutile de raconter combien la perte de votre chien vous attriste. Sauf s'il s'est étouffé avec une saucisse, ce qui est tout à fait cocasse. Evitez les fautes : à Vents contraires ils sont méchants, ils vous l’ont dit. Oui, mais ils sont surtout feignants. Ils ne prendront certainement pas le temps de corriger un torchon. Ne transigez pas avec le vocabulaire : après plusieurs dizaines d'échecs et d'heures passées à établir des statistiques, force est de constater que les chroniques comprenant les termes fiotte, zguègue, pourave, chanmé, peigne-zizi ou fourchette ne seront pas publiées ! Enfin, dernière astuce, ils sont très méchants, n'hésitez donc pas à adjoindre quelques injures à votre chronique, exceptés fiotte, peigne-zizi et fourchette évidemment. Cette chronique comporte précisément 15000 caractères, j'ai envie de dire « mais trop les doigts dans le pif quoi ! »

Le 20 octobre 2015 à 08:59
Le 28 novembre 2011 à 09:03
Le 3 novembre 2011 à 07:12
Le 24 juin 2015 à 12:07
Le 18 mai 2010 à 14:34

Je n'ai plus le temps de prendre mon temps

C’est fou ! J’ai une montre à quartz au poignet, une horloge numérique sur mon portable, l’horloge du café d’en face et pourtant, je peux le dire : « Je n’ai plus le temps ! »Qui pourra me réapprendre la lenteur oubliée ? Si vous avez cinq petites secondes d’attention, expliquez-moi, c’est tout, je ne demande rien d’autre, d’ailleurs je ne dispose pas d’assez de temps pour vous écouter plus longtemps. Je suis affairé, surbooké, je fais tout en vitesse. Mais quand même je m’évertue à faire tout ce qui doit être fait à temps avec une efficacité maximale. Je me raccourcis les délais, je dors moins, je travaille plus, et j’essaie de réduire mon temps libre. Alors quoi ? Le métier de chronométreur est devenu un job qui rapporte. Imaginez, faire carrière dans le temps…Je bois vite un expresso et hop, je file ! Je suis contrôlé. J'ai une trotteuse dans le ventre. Je travaille comme Time Manager dans une fabrique de boîtes de vitesse automatiques, mon métier depuis pas mal de temps. J'ai failli être engagé dans un laboratoire de recherche sur l'accélération des particules. Trop stressant. Imaginez qu’on arrête le temps… Plus rien ne bougerait, même pas notre pensée ! L'horloge subjective dépend des émotions ressenties par la personne qui l'évalue. C'est Einstein qui l'a démontré. Tout est relatif, non ?! Mais désolé, je vous bouffe votre temps ! Je serai donc bref , car tout le monde n’a plus le temps d’avoir le temps. Même de temps en temps…  

Le 9 novembre 2013 à 08:29
Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication