Duanra
Publié le 24/03/2012

Le musée de la voiture (2)




Durant les 30 dernières années  de ma vie j'ai fait ce rêve récurrent où j'essayais en vain de repasser mon BAC, (non je n'ai pas mon BAC).
Ce n'est que depuis quelques mois que je ne le fais plus, ce qui me permet enfin de dessiner sans culpabiliser, c'est à dire sans me dire que je devrais réviser au lieu de perdre mon temps.
 
 

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Le 25 octobre 2013 à 14:02

Il veut psychanalyser les villes du monde entier

Laurent Petit reçu à la Librairie du Rond-Point le 30 octobre à 19h

N'en déplaise à ses détracteurs : la psychanalyse est une science, ça marche, de manière reproductible et vérifiable. Simplement ça ne marche pas avec les gens lorsqu'ils ne sont pris qu'un à un. Il faut passer à une échelle plus grande que le niveau individuel. Celle de la ville. Freud s'était trompé de niveau tout simplement. Depuis quatre ans, Laurent Petit, fondateur de l'ANPU (Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine) a analysé avec succès plus de cinquante cités, en France et à l'étranger. Il vise la psychanalyse urbaine du monde entier, selon un Plan quinquennal qui s'achèvera le 24 décembre 2014, un mercredi, à New York devant le siège de l'ONU. Un vin chaud vous y sera offert. Pour mieux partager ses idées, il était venu au Rond-Point présenter son plan de YoupiYeahisation du monde (lors d'une conférence mémorable à revoir ici). Ses archives ayant brûlé lors d'un incendie mystérieux, il a rassemblé ses souvenirs dans un livre qu'il a conçu comme une pochette-surprise remplie d'enseignements et de cadeaux – une "preuve d'amour" précise-t-il – qu'il vient présenter à la librairie du Rond-Point le mercredi 30 octobre à 19h. Le pavé (vert tendre) s'intitule "La Ville sur le divan, introduction à la psychanalyse urbaine du monde entier!" (Editions La Contre Allée). Je l'ai entre les mains. C'est passionnant et drôle. Très flatté que l'auteur m'ait proposé que je lui pose quelques questions ce jour-là, je vous y donne rendez-vous et me réjouis de vous y retrouver. Urbainement vôtre, JDM

Le 11 septembre 2010 à 09:47
Le 25 juin 2013 à 09:04

La Sécurité routière veut encadrer le port de la frange au volant

Un effet de mode qui s’avère particulièrement pervers. Selon les statistiques présentées aujourd’hui, le port de la frange au volant aurait causé plus de 5% des accidents de la route l’année passée. Et contrairement à ce que laissent penser les expressions machistes et sexistes sur les femmes et la conduite, les hommes sont tout aussi concernés que les femmes par cette mesure. Reportage. C’était un samedi ordinaire pour Isabelle (*). Elle sort de chez le coiffeur et prend sa voiture pour rentrer chez elle. Soudain, le trou noir. « J’ai réalisé que je n’y voyais plus rien du tout. Et quelques secondes plus tard, c’était l’accident ». La voiture d’ Isabelle percute plusieurs voitures en stationnement, fort heureusement, sans blessures graves. Pour Isabelle, il apparaît clairement, elle en est même certaine, que c’est la frange qu’elle venait de se faire faire chez le coiffeur qui a causé l’accident. « Elle était trop longue. Quand je me suis assise, cela a créé comme un rideau opaque, tout était sombre devant moi, je ne voyais plus mes mains ni le volant » raconte-t-elle. Des témoignages de la sorte, la Sécurité routière en dénombre plusieurs centaines.  Ceux de jeunes femmes, qui, succombant à une mode capillaire, ont bien failli perdre la vie dans des accidents de la circulation. « Selon nos statistiques, 5% des accidents de la route en 2012 sont liés à des ports de frange non réglementaires. Tout se déroule en quelques secondes : la conductrice ne voit plus rien, elle perd immédiatement le contrôle de son véhicule ». Pour Céline Montclair, auteure du rapport qui met en cause la frange, il faut mettre en place de nouvelles réglementations avant  que d’autres accidents plus graves se produisent. « Toutes les conductrices sont concernées. Mesdames, ne mettez pas votre vie en jeu. Aujourd’hui nous constatons cela chez les automobilistes, mais dans un avenir proche, d’autres catégories socioprofessionnelles pourraient être touchées, comme les conductrices de train ou les pilotes d’avion ». Le rapport propose donc une réduction de la taille maximale de la frange et met en garde non seulement les jeunes femmes mais aussi les hommes, de plus en plus tentés par cette mode. « Les statistiques font mentir les expressions sexistes sur les femmes au volant : elles sont prudentes. Et nous avons constaté qu’il y avait plusieurs hommes parmi les victimes de frange au volant. ». Selon elle, il s’agit de cas isolés, mais il faut prendre la chose au sérieux. « Cette coiffure a été popularisée par le chanteur Justin Bieber et hélas, les jeunes douchebags ne se rendent pas compte qu’ils sont non seulement ridicules mais en plus dangereux » affirme aussi le rapport. (*) le prénom a été modifié Le Gorafi Photo: iStock/IsaacLKoval

Le 15 juillet 2010 à 13:07

Mais qu'est-ce que je m'en fous !

Contraintes, obligations, pressions, principe de précaution, je m'en contrefous. Je n'ai pas d'avis sur la burqa, ni sur les "affaires". Je ne me suis pas fait vacciner, je n’ai pas prévenu qu'un bagage était abandonné, ni donné pour Haïti, je n'ai pas de préservatif sur moi, je n'ai pas suivi le débat du président, je n’appuie jamais sur la touche étoile, je ne travaille pas plus, ni le dimanche, je ne fais pas de mammographie, pas de coloscopie, je n'ai pas tenu la rampe ni mon chien en laisse, je n'ai pas ramassé sa crotte, je n'ai pas acheté une nouvelle voiture avec la prime à la casse, je n'ai pas prouvé que mes parents étaient français, je n'ai pas vu Avatar, je ne vais jamais sur Internet, je ne lis pas les blogs, je ne me fais pas botoxer, je n'ai pas de cashemere, je ne dis pas "en surpoids" pour "gros" ni "de couleur" pour "noir", je ne boycotte pas le thon rouge, je n'ai pas vu Dr House ni 24h chrono, la mort de Michael Jackson m'indiffère, je n'ai pas consommé utile, ni inutile, ni bio, je n'ai pas acheté ni offert de sex-toy, je me tape de l'ipad, je n’ai aucun projet de vie, je bois même si je conduis, je n'attache pas ma ceinture, je fume partout où je veux, je fais du 200 sur l'autoroute, je me fous de la fonte des glaces et de la pollution... A vrai dire, j'emmerde le futur ! On est en 65, j'ai eu mon bac, mon permis, mon premier amant et je ne sais pas ce que veut dire filière en langage étudiant. Alors l'avenir !!!

Le 27 juillet 2013 à 09:20

L'objet du délire #9

Malédiction, plus que deux minutes.

Malédiction, plus que deux minutes, vite, courir, porter les enfants, les valises et le deuil de la voiture 3, pourquoi, pourquoi faut-il que ce soit toujours la voiture 19 et jamais la 3, pourquoi faut-il toujours galoper sur ce quai long comme une autoroute, charrier les choux et les sacs et le poids de la rage, toujours la voiture 19, toujours, pourquoi, pourquoi le serveur de la SNCF ne délivre-t-il que de la 19, jamais de 3, à la rigueur de la 4, pourquoi, pourquoi y a t-il quatre façons de glisser ses billets dans la machine à composter et pourquoi est-ce seulement la dernière qui fonctionne, toujours, pourquoi, et qui sont ces élus déjà assis à leur place en 2, 3 ou 4, que faut-il faire, avec qui faut-il coucher, faut-il toujours courir, encore, même en vacances, et dépasser les amoureux soudain esseulés sur le quai, les gens bien installés derrière le double-vitrage de leur condescendance, le regard en biais du contrôleur tandis que la trotteuse accélère sa course sur l'horloge suspendue, et ce pigeon qui s'en fout des trains et des montres, il picore de la merde en miettes et ne se demandera jamais pourquoi la voiture 19 est toujours au bout du bout du monde, et moi je cours, je cours sur un gigantesque point d'interrogation, pourquoi, pourquoi personne n'a jamais pensé à installer des putain de tapis roulants comme dans les aéroports, pourquoi on ne placerait pas une fois sur deux la voiture 19 en tête de train pour que ceux de la 3 découvrent les plaisirs du sprint, pourquoi faut-il toujours courir comme un dératé, porter les valises et ce sentiment de culpabilité ? Parce que t'es toujours à la bourre, crétin des Alpes.

Le 14 décembre 2010 à 15:12

La schizophrène et la neige

Carte postale franco-slovène

En Slovénie, mon pays de naissance, quand il neige c’est la routine. On ne commente pas. A peine si on regarde les flocons tomber. La vie suit son cours enneigé, point. On boit peut-être davantage de thé au sipak (hibiscus), davantage de kava. Mais bon, comme disait ma grand-mère, « pas de quoi réveiller ton grand-père » (mort bien avant ma naissance, je précise). En France, mon pays d’adoption et désormais de résidence, quand il neige c’est l’horreur. On accuse le gouvernement, la météo. Le flocon devient roi, il terrorise ses sujets con-gelés et fait la une des médias. Slovène par mon père, Française par ma mère, j’ai hérité de certaines caractéristiques de mes géniteurs, mais le mélange parfois se fait mal. Quand il neige à Ljubljana, je me mets à râler, en vraie Parisienne. Je fais exprès d’enfiler des chaussures inadaptées, d’emprunter sans raison impérieuse la voiture épave de mon cousin. Très vite je me retrouve en travers de la chaussée verglacée, ou coincée dans les embouteillages près du Pont aux Dragons. Avec, le plus souvent, une terrible envie de faire pipi. Et tout autour un tas d’automobilistes excédés qui m’engueulent à coups de klaxon enroué. A Paris, dès qu’il neige, je ris, je chantonne, je prie pour que la fine couche grossisse et tienne. A noter que jamais je ne prie en dehors du climat. Puis je sors avec mes vieilles grosses chaussures, je me promène, j’envoie des boules de neige aux gamins, qui me le rendent bien. Emportée par mon élan, j’en lance aussi sur les policiers. Hélas ils n’aiment ni l’humour ni la neige et répliquent par des tirs de flash ball que j’esquive prudemment, bien qu’ils m’assurent que leur nouvel outil de travail est sans danger. Bref, où que j’aille sous la neige, je me fais mal voir, je suis une exilée. Vivement le printemps.

Le 23 juillet 2013 à 14:43

La Suisse expliquée aux Français

Le passage piéton

C'était par une belle après-midi de début d'été. Je déambulais, guilleret, dans les rues parisiennes. Une brise chenue jouait dans ma chevelure désinvolte. Et si, me disais-je, je proposais une nouvelle série sur Vents contraires qui s'intitulerait "La Suisse expliquée aux Français ?" (Parce qu'en fait, je suis suisse, j'aurais peut-être dû le mentionner pour la compréhension). Le pas léger, j'entrepris de traverser la route afin d'aller de l'autre côté : je ne m'imaginais pas, à cet instant précis, que j'allais trouver dans ce fait banal l'inspiration pour la susmentionnée série. Car je ne vais pas vous le cacher, cela se passe grosso modo de la même manière par chez nous.  J'avisai un passage piéton qui somnolait au soleil évanescent et, naïf, j'y posai un pied conquérant. Un automobiliste qui cheminait le long des grands boulevards m'aperçut. Ma sotte provocation ne pouvait rester impunie ! Il piedauplancha, les yeux injectés de sang et le carburateur de diesel. Sur le trottoir, des quidams alertés se saisirent immédiatement de leurs téléphones portatifs afin d'immortaliser ma mortalité. Fort heureusement, je me rendis compte à temps de ma funeste bévue et pus éviter d'un demi-chouïa la fatale rencontre. Car en Suisse, voyez-vous, le piéton est prioritaire. Il suffit de manifester expressément l'intention de traverser, ou même de songer très fort à un passage piéton, pour qu'immédiatement, l'automobiliste plante sur les freins, descende de son véhicule, déroule son tapis rouge, vous aider à traverser en vous tenant par le bras et vous offre une boisson fraîche à mi-parcours. Et l'Office fédéral des routes aimerait également que tous les passages piétons soient éclairés la nuit, car des maladroits arrivent encore, malgré tout cela, à se faire renverser. La statistique officielle ne tient évidemment pas compte des gens qui traversent au rouge ou en dehors des clous, qui n'ont que ce qu'ils méritent.  Il paraît, d'ailleurs, qu'en réalité, les deux législations sont sensiblement pareilles, mais que c'est leurs mises en application qui diffèrent. J'aurais pu vérifier cette affirmation, mais j'ai préféré ne pas le faire.   Tout ça pour dire que la différence principale entre les manières de traverser française et suisse est que du côté riche du Doubs, les passages piétons sont jaunes.

Le 27 janvier 2015 à 09:12

Un garagiste honnête avoue que le joint de culasse est une totale invention

C’est une mini-révolution qui secoue la profession des garagistes depuis ce matin, depuis que Michel Gerron, garagiste dans la Nièvre, a révélé que le joint de culasse était une invention. Enquête. Une fable inventée de toutes pièces « Le joint de culasse, ça a jamais existé, c’est une pièce qu’on a inventée pour escroquer les gogos » a déclaré le garagiste lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion. « C’est sûr, on peut pas faire avaler ça à n’importe qui, y a des gens qui s’y connaissent et d’autres qui se méfient » a-t-il poursuivi devant un parterre de journalistes atterrés. « On essaye de repérer les proies faciles, les intellos. Après, avec les collègues, on fait des paris, on mise sur des clients. Si t’arrives à les arnaquer, tu rafles la mise et si en plus tu inventes le nom d’une pièce, tu gagnes le double. Une fois, j’ai même fait croire à un gars qu’il fallait changer la courroie de distribution de sa roue avant, ça m’a payé l’apéro pendant un an » L’arnaque : une voie de garage Mais Michel était sans doute trop sensible pour continuer à exercer cette profession sans être titillé par sa conscience : « Un jour, j’ai vu une maman de cinq enfants fondre en larmes après avoir vu la facture de 3000 euros qu’elle devait payer. Elle disait que les huissiers allaient venir chez elle. Là, je me suis dit qu’on allait trop loin » confesse-t-il. Lorsqu’on lui demande alors de préciser ce qu’il entend par « aller trop loin », Michel est sans concession : « Je me suis dit que son chèque était sûrement en bois et avec la crise, j’ai eu peur qu’y ait plein d’autres cas comme ça » Quant à savoir s’il craint la réaction de ses collègues, Michel se montre catégorique : « Pas du tout. Avec tout ce que j’ai déjà empoché en acceptant les interviews des magazines, j’vais pas moisir ici. » Une bien belle histoire qui n’est pas sans rappeler celle de ce serrurier déclarant au micro d’une chaîne de télévision il y a quelques mois qu’il avait décidé de faire une facture non-abusive la veille de sa retraite, « pour voir ce que ça faisait ».

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