Allan Barte
Publié le 04/04/2012

Sondage IFOP: sexualité et appartenance politique


Selon un sondage IFOP, 81% des femmes de gauche ont déjà pratiqué la fellation, contre 69% chez celles de droite.
Allan Barte est né il y a quelques temps, quelque part entre Hanoï et Kergrist-Moëlou.
Après des études de Droit à la "one again" et un Master en communication politique, il s'oriente très logiquement vers la Bande Dessinée et le scénario de dessin animé. 

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Le 1 septembre 2010 à 11:11

"Je subis depuis deux, trois mois une sorte de lapidation médiatique assez impressionnante"

Eric Woerth, ministre du Travail, interview dans Le Parisien/Aujourd?hui, lundi 30 août 2010

C’est sans doute sa contribution personnelle à la campagne de solidarité en faveur de Sakineh Mohammadi-Ashtiani, cette iranienne condamnée à la lapidation pour un adultère dont l’aveu lui a été arraché – dans les divers sens du terme – par ses bourreaux islamistes. Plus que de la sympathie, de l’empathie. Ceux qu’un tel parallèle révolte n’ont pas dû prendre la mesure de l’extrème gravité du sort particulier d’Eric Woerth. Au moment où il s’exprime Sakineh attend, dans sa cellule de la prison de Tabriz, confirmation de la sentence par un tribunal islamique, alors que lui est en cours d’exécution, sans aucun sursis du tribunal médiatique. Une crauté sans nom. En Iran, le supplicié a le corps demi-enseveli exposé aux lanceurs de pierres, mais au moins on lui recouvre le visage. En France, au lieu d’objets contendants – ni trop petits, ni trop gros pour faire durer l’agonie – on arrose de « papiers » confondants – ni trop courts, ni trop longs – on bombarde de sons et d’images à heures fixes, sans que le malheureux puisse y échapper, faute d’avoir été rendu sourd et aveugle par une toile serrée autour de son cou. Et tout ça pour quoi ? Pas même un adultère, il aurait juste été trop attentif au sort de son épouse, et peut-être trop attentionné envers un bienfaiteur de son parti, décoré de la légion d’honneur. Que de la générosité. C’est ainsi que cet homme est grand.

Le 25 juin 2010 à 10:59

« Je ne peux que constater le désastre avec l'équipe de France où des caïds immatures commandent à des gamins apeurés »

Roselyne Bachelot, Assemblée nationale, mercredi 23 juin 2010

C’est ce qui s’appelle karchériser les footballeurs qui déshonorèrent  la patrie en terre australe. Elle n’y est pas allée de mainmorte la ministre de la Santé et des Sports, dévoilant aux députés l’humeur présente d’un Président encore marqué par ses tribulations de naguère à la Courneuve, quand il voulait passer les caïds au jet à pression afin de protéger les gamins. Pourtant c’est la même Roselyne Bachelot qui avait lancé auparavant, pour claquer le bec de Rama Yade, sa péronnelle de Secrétaire d’Etat : « Je suis la ministre des Bleus dans les bons et les mauvais moments ». Si la Madelon s’est métamorphosée en Ma Dalton c’est que, entre-temps, le drapeau noir a flotté sur la marmite des Bleus. Dans les hautes sphères du pouvoir, s’est-on alors inquiété, à la veille d’une journée nationale d’action contre la réforme des retraites, du fâcheux exemple fourni  par cette grève générale contre la mise à la retraite d’un seul, le très anal Anelka ? Si même les prolétaires aux chaines en or s’y mettent !  C’est cependant ignorer une loi générale des bandes, observable des cages d’immeubles aux conseils des ministres, qui veut que l’intimidation de quelques-uns est d’autant plus forte que les chances de recours auprès d'une autorité légitime sont faibles. Domenech-Sarkozy, même tracas.

Le 22 avril 2012 à 09:31

Pour ou contre 18 heures 30

Dernière polémique avant fermeture (des bureaux de vote)

Il fallait s'y attendre, à l'heure où s'achève la campagne pour le premier tour de l'élection présidentielle, une ultime polémique s'ouvre. La technologie, éternelle responsable de nos maux les plus divers, nous précipite vers l'anarchie. Et l'on va bafouer la Loi, et l'on va dénaturer le vote des Français. De sales petits opportunistes voudraient annoncer le résultat de l'élection avant l'heure, dont tout le monde sait que ce n'est pas l'heure. D'abord, l'ennemi est à l'extérieur, un étranger pour tout dire. Un étranger francophone, mais un étranger tout de même. Suisse, Belge, quoi d'autre ? Anglais aussi, probablement, les Anglais (et qui plus est sont en grand nombre anglophones) ont toujours un sale truc à se reprocher dans les vilaines histoires. Des sites d'information, et ce tout à fait légalement puisque non soumis à la loi française, iraient pérorer le nom du vainqueur privant nos chaînes nationales de la primeur de notre information. Ah ! Misère ! On joue contre nous avec nos propres lois. On se croirait en Europe !Mais l'ennemi est également intérieur, comme si la coalition belgo-helvétique ne suffisait pas. Dès 18 heures 30, les serins du Web, professionnels et amateurs iraient gazouiller le nom des finalistes dans leur cuicuiteur, sur la page de leur « livre à figures », alors même qu'à certains endroits de l'Hexagone (il paraît que c'est dans les coins que l'on s'arrête le plus tôt) les gens n'ont pas fini de voter. Imaginez donc que cela incite les abstentionnistes à se déplacer en nombre ! Que deviendrait l'élection sans abstention ?Aussi, que ne promulguons-nous un décret interdisant purement et simplement 18 h 30. Dès 6 heures du soir, le temps s'arrêterait pour ne reprendre qu'à 20 heures et le tour serait joué.On se demande vraiment à quoi ils pensent au gouvernement.

Le 13 février 2011 à 08:43

"La France c'est un immense paquebot dans un monde qui est devenu un village"

Nicolas Sarkozy, «Paroles de Français », TF1, jeudi 10 février 2010

Le jour où les paquebots traverseront les villages, les hélicos se poseront sur le toit de l’Eglise. Le préposé aux « éléments de langage » avait dû fumer la moquette de l’Elysée, avant l’émission du Président. Ou bien saturé son i-pod de Michel Sardou pleurant le destin du « France », devenu trop grand dans un monde trop petit. Sauf que c’est l’inverse aujourd’hui. La France fait figure de coquille de noix sur l’océan de la mondialisation. En fait, le message subliminal était peut-être  que si le paquebot tricolore flotte encore c’est grâce à son « immense » capitaine, dont chacun devrait savoir qu’il va bientôt accueillir les nains de jardin du G20. L’arrière-pensée électorale était en tout cas audible aux oreilles les moins exercées. Elu en 2007 sur le thème vous allez voir ce que vous allez voir, persistant jusqu’à l’année dernière dans le registre ça va marcher puisque je vous le dis, le président à la barre et qui entend bien le rester, avertit que ça prendra plus de temps que prévu. Bref, qu’un second quinquennat ne sera pas de trop pour arriver à bon port. Car il est connu que la force d’inertie des grands bâtiments qui vont sur l’eau rend les changements de cap assez longs à opérer. Pour un changement d’équipage, il faudra quand même attendre la prochaine escale. Elle est programmée en 2012. Prévoir des gilets de sauvetage, si jamais la relève n’était pas au rendez-vous.

Le 20 mai 2012 à 12:37

Président normal, mon oeil

Ce François Hollande, moi je dis ce type il est pas net.   Pour ne rien faire comme son prédécesseur et surtout pour bien sonner le glas du soi-disant « bling bling », le nouveau président a commencé par renoncer à avoir un corps. Rien que ça. Uniquement, parce que Nicolas Sarkozy était peut-être un peu « physique », avec ses footings, ses tics, ses talonnettes, sa montre, ses photos de vacances, sa femme nue dans les magazines, la petite veine sur sa tempe et l’envie, parfois, d’en venir aux mains avec ses adversaires. Il avait un corps, Sarkozy, c’était un vrai mec, quoi.   Puis, arrive cet Hollande qui s’acharne à afficher le contraire : lui, c’est l’éthique, l’efficacité, la sobriété exacerbée du fonctionnaire. Voilà, « fonction »,  « fonctionner », Hollande se réduit volontairement à un petit robot en costume cravate au service du peuple ! Ce type n’a pas de corps. Et tout le monde applaudit ! Vous y croyez ?   Bon, il pourrait s’arrêter là, le socialiste, mais non, une fois que tout le monde a bien compris à quel point il est un pur symbole, VLAN, il nous fout un rebondissement de dernière minute, un truc spectaculaire et totalement malhonnête : quelques heures après son investiture, il est frappé par la foudre ! Non, mais ! Pas en marchant dans le rue, trop facile, pas assez gros : il est frappé par la foudre dans le CIEL, dans un AVION. Et d’un seul coup, ce type désincarné nous rappelle que lui aussi a un corps, mais attention, pas un corps qui fait du footing dans un pull à rayures trop grand ! Lui, c’est un corps carrément attaqué par le feu, un corps qui risque de tomber du ciel, c’est un demi-dieu, un héros de film américain, le Bruce Willis du PS ! Un homme au sommet, seul, mortel, courageux ! Putain. Si ça ce n’est pas du gros gros storytelling symbolique, j’y connais rien ! Et vous savez combien ça coûte, une foudre ? Hein ? Alors, la fin du bling bling, mon œil.

Le 14 octobre 2011 à 08:44

On s'en fout!

Quoi de plus banal que de faire un enfant! C'est à la portée de n'importe quel homo sapiens... On met le papa dans la maman, on s'active... Quelques  acrobaties pour pimenter son ennui, on râle, on crie... Puis on fume une cigarette pour vraiment se décontracter et on s'endort. Alors le résultat de l'union physique entre ce mâle et cette femelle devrait être le cadet de nos soucis. Mais les médias supputent, parlent et écrivent pour ne rien dire, toujours. A la clinique de la Muette, c'est l'effervescence depuis une semaine. Dehors surtout. Les rues adjacentes sont fermées aux voitures et aux passants,  des journalistes armés d'appareils photos et de caméras font le pied de grue pour saisir du vide, de l'inintéressant, du rien. Quel beau métier que d'informer les gens d'inutile et de futile! Surtout en cette période difficile. Ça ne fait même pas rêver...ou alors, la misère s'est définitivement immiscée partout! Et puis que de minauderies insupportables dans le soi-disant non communication de l'évènement. Parce-que "c'est du domaine du privé et de l'intime!" Qu'est-ce qui ne faut pas entendre ! Mais qui peut gober de telles conneries ! Une stratégie qui se cache très mal sous le manteau de la véritable stratégie...allons circulons, il n'y a rien à voir! Ce qui pourrait être intéressant, c'est si le bébé ne voulait pas sortir. Une invitation à la lecture du livre "le divin enfant" de Pascal Bruckner. Drôle, terrifiant, pas politiquement correct, cruel...un régal quoi!

Le 24 janvier 2011 à 13:15

Prévisions météo pour l'année 2011

Raz-de-marée de sondages et intempéries médiatiques attendus

Après un mois de janvier mitigé, les premières avaries chiffrées se dessineront début février. Progressivement, la masse média statisticienne envahira le pays. Les chiffres se feront plus fréquents, leur probabilité élevée de 80 à 85% avec des pointes pouvant atteindre par endroits 100 à 140%. La pensée critique restera couverte sur l’ensemble des régions malgré ici ou là quelques timides éclaircies. La rigueur sera aussi de mise pour échapper au brouillard sur les débats d’idées et au gel des programmes. En effet, un risque de verglas sur les conceptions politiques concrètes, innovantes et participatives est à craindre. Toutefois, en milieu d’année, après les premières transhumances estivales, un anticyclone journalistique arrivant par le pourtour méditerranéen nous apportera une embellie saisonnière. Les enquêtes ciblant des panels d’électeurs baisseront en température. Selon toute vraisemblance, la période favorisera de fortes vagues d’opinions positives caniculaires. A cette alternance de courte durée succédera un temps dépressionnaire. Les sondages d’opinion violents viendront souffler à plus de 40 nœuds accompagnés des pertes de points en rafale. Certains candidats devront donc s’attendre à de fortes chutes d’intentions de vote. Une avalanche de livres politiques s’abattra alors du nord au sud et de l’est à l’ouest, pleine de convictions brumeuses. Le degré de pessimisme ambiant gagnant le territoire, l’ambiance sera électrique, les orages verbeux éclateront progressivement. Une France soumise à la tempête numérique guettera fiévreuse, l’ouragan présidentiel, plus très loin désormais…  Conseils de Prévisions Météo : abritez-vous ! Si vous devez absolument mettre le nez dehors, sortez couvert. En cas de vents contraires, n’hésitez pas à retourner votre veste.

Le 26 novembre 2011 à 09:05

Au resto

Une sarkotelette de veau! commandai-je dans cette brasserie plutôt rupin de la rue Richepanse, où je n'avais pas mes habitudes. - Nous n'en avons plus, monsieur. Puis-je me permettre de suggérer à monsieur nos délicates Sarkroquettes façon Prince Jean? - Je n'en pince pas pour ce prince-là. - Auquel cas, monsieur ne perdrait rien à se rabattre sur le Sarkonfit en dévotion tartuffière à la sauce chanoine de Latran. - Je voudrais une assiette de sarkochonailles. - Il n'y en a plus. Mais je suis sûr que monsieur se pourlècherait si nous lui servions notre baveuse Sarkomelette aux truffes Bolloré, suivie de notre suave Sarkompote AAA à la noix de Sarkocorico … - Je n'ai plus faim. Qu'avez-vous à boire? - Un Sarkoca? - Depuis Bush, je ne bois plus de boissons US … - … go home, alors, monsieur, me répondit le loufiat. Et je me levai en raflant le Figaro où s'étalait la bobine de ce Président dont j'avais oublié le nom, avec en grosses lettres  IL DONNE A LA FRANCE UNE PETITE GIULIA IL SAUVE L'EUROPE IL VA SAUVER LE MONDE, et je me sauvai de ce monde-là. Je longeai le sarkollège Saint-Nicolas, je m'engouffrai dans le métro Sarkogne, je regagnai mon gîte les jambes sarkotonneuses. A la télé il y avait un sarkopéra, Sarcosi fan tutte. Je zappai, je tombai sur le Sarkobama, le petit président blanc mettait familièrement la main aux couilles du président noir. J'éteignis, je me couchai, je rêvai que je tombais sans fin dans un sarkossuaire.

Le 5 octobre 2011 à 08:56
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