L' Amiral
Publié le 06/04/2012

Les 39 marches (vers le bas)


Contrairement aux idées reçues, tous les marins n'ont pas besoin de faire des phrases. Il y en a qui dessinent aussi.
Né quelque part en plein cœur de la Guerre froide, l'Amiral est, sans contrefaçon, un vilain glaçon. Dessinateur de presse, il croque l'actualité à froid, le plus souvent,
avec une prédilection pour le cinéma, endroit propice à la dégustation d'esquimaux et de barres glacées.
Bref, il est un peu givré.
Il jette son encre ici et là, comme un pétrolier chypriote dégaze en mer, et fait également relâche sur son blog.

 

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Le 26 février 2012 à 08:08
Le 20 octobre 2015 à 08:03

Il se lance le défi de vivre un an sans respirer et meurt violemment au bout d'1 minute 20 

Quand une tentative de record du monde vire au drame. En début de semaine, Dick Paulson, 20 ans, se lançait dans un pari fou : essayer de vivre un an sans respirer et ainsi battre l’actuel record d’apnée détenu par le danois Stig Severinsen en 22 minutes. Dick Paulson s’était même entrainé pendant plus de 3 mois pour réaliser cet exploit. Seulement voilà, le rêve a très vite tourné au cauchemar quand Dick a finalement perdu la vie au bout d’une terrible agonie qui aurait duré près d’1 minute et 20 secondes selon les légistes qui ont autopsié la dépouille du garçon. Recit. Une contre-performance Tout était pourtant prêt. Dick Paulson se disait « au top de sa forme » quelques secondes avant le début de son quasi-record. Un juge était présent pour valider la performance, les proches et les moins proches de Dick avaient fait le déplacement pour l’encourager. Sa famille s’était même cotisée pour lui offrir un caisson sans oxygène dans lequel il pourrait tenter de repousser les limites de l’apnée en toute sérénité. C’est donc dans ces conditions idéales que celui que sa petite-amie appelait « l’étoile de Rapid City » s’est élancé lundi matin dans un joli défi qui est finalement devenu un tragique fait divers. Car très vite après le début du record, le jeune américain originaire du Dakota se met à se tordre, il gesticule avec frénésie. Malgré cela, toutes les personnes qui l’accompagnaient au moment de ce fiasco n’ont pas su décrypter ce qui semblait être en fait des signes de détresse : « On a cru qu’il bougeait dans tous les sens pour se détendre, que c’était un genre de technique de relaxation, un truc comme du Yoga. On aurait du réagir plus vite. » confie Barry White, juge officiel du Guiness World Records. Car c’est seulement au bout de 7 heures que Barry White ainsi que les proches de Dick présents sur place se mettent à avoir des doutes : « Il avait définitivement arrêté de gesticuler à peu près 1min20 après le top départ. Ça faisait donc un petit moment qu’il ne donnait plus aucun signe de vie. On a tapé à la porte du caisson pour voir s’il dormait mais comme il ne réagissait pas on a décidé d’arrêter le record et d’intervenir. » nous raconte Jenny, la sœur aînée de Dick. Le personnel médical prévu dans le cadre de ce genre d’épreuves se précipite alors auprès de Dick Paulson. Les médecins constatent alors l’absence de toute réaction de l’apnéiste mais par précaution et après plusieurs minutes de concertation, ils choisissent pourtant de ne pas stopper l’épreuve et remettent le jeune homme dans son caisson : « Dans le doute, nous n’avons pas voulu l’empêcher de réaliser son record jusqu’au bout. Ça aurait très bien pu être une forme de décès temporaire et momentané. On ne voulait pas lui gâcher son rêve. » se justifie ce médecin. « Dans la mesure où il n’y avait aucun indice d’une quelconque reprise de respiration, il n’y avait aucune raison d’arrêter le record. » précise Barry White le juge à l’accent américain. Une famille effondrée L’ensemble des personnes autour du caisson sans oxygène décident finalement de mettre fin au fiasco quelques minutes plus tard après une nouvelle tentative infructueuse d’interpeller Dick Paulson. Le décès du garçon est alors confirmé par les médecins. Sa famille, elle, pleure la perte tragique de l’un des siens dans ce qui était à l’origine une véritable quête personnelle. Mais cet échec de Dick ne sera peut-être pas sans conséquence. Dan, son plus jeune frère âgé de 13 ans, a dans sa tristesse, affirmé qu’il ferait tout pour tenter de réaliser le record de son défunt frère. Un choix vécu difficilement par sa mère, Becky : « Je ne sais pas quoi penser. C’est très dangereux ce genre d’épreuve. Mais si mon fils veut lui aussi battre ce record pour honorer la mémoire de son frère, alors j’essaierai de l’aider du mieux possible dans ce chemin là. » Le Gorafi Illustration: Istock / scoutgirl  

Le 8 décembre 2010 à 10:39

« Europe Ecologie-Les Verts, ce n'est pas un monde de Bisounours »

Yves Cochet, L'Express.fr, 7 décembre 2010

On s’en doutait un peu. Depuis que Jean-Vincent Placé avait traité Eva Joly de « vieille éthique » avant de se faire traiter lui même de « crétin » par Daniel Cohn-Bendit, l’univers écolo ne passait pas pour le monde enchanté et gentillet des « Bisounours », ces personnages créés sous forme de peluche pour enfants dans les années 80, avant d’être déclinés en dessins animés. Ils sont devenus un cliché du discours politique où quiconque apparaît comme naïf dans les  jeux de pouvoir en prend immédiatement pour son (planti) grade. En l’espèce, la cible implicite est Jean-Paul Besset qui vient de démissionner de la direction de EELV, au prétexte des « délices du déchirement, obsessions purificatrices et procès en sorcellerie » qui règnent dans ce tout récent parti né de la fusion des Verts et d’Europe-écologie.   Céder à la sincérité,  faire preuve de vertu, expose à devenir le « Bisounours » de service pour les forts en gueule et fiers-à-bras qui se tiennent aux avants-postes de tous les partis. Venant d’un écologiste, que l’on croirait plus enclin à protéger les ursidés, cela surprend davantage. Mais Yves Cochet n’est pas né de la dernière pluie acide. Il postule à l’investiture présidentielle aux primaires d’EELV, contre Eva Joly soutenue précisément par ceux que Besset conchie désormais. Besset un proche de Nicolas Hulot dont on dit qu’il pourrait être un candidat de recours pour EELV, au cas où… Bref, c’est pas Joly, Joly tout ça.

Le 26 avril 2012 à 08:31

Rouleau de printemps

Nous dévoilons en exclusivité le tout nouveau véhicule de campagne jaune vif, armé de phares puissants, à fort pouvoir hypnotique, que le candidat sortant a finalement élu pour son tour de France (celle qui se lève tôt) en vue du scrutin du 6 mai. Il fait encore nuit mais il est déjà aux commandes, prêt au départ, couvé des yeux par un Xavier Bertrand au garde-à-vous, en grand uniforme, futuriste et pimpant, de la Nouvelle UMP (Union pour Ma Pomme), d'un vert moins environnemental que printanier, renaissant, avec deux bandes blanches pour suggérer ces "lignes blanches" que le hardi conducteur d'engin n'hésitera pas à franchir, quitte à tout écrabouiller ? A droite de la photo, à moitié rogné, dans une posture qui semble soumise, contrite – contrainte ? -, on reconnaîtra Dominique de Villepin, au surplomb du caniveau où naguère il manqua de choir. Il est prévu que tout du long du tour de France électoral grands et petits dignitaires de la Nouvelle UMP aient ainsi à s'échelonner, aux fins de laisser s'exprimer une joie volontairement contenue sur la ligne de départ. L'allégresse devrait être totale quand à la veille du scrutin décisif le héros remontera les Champs, le scénario prévoyant même que les deux figures les plus glamour de la Nouvelle UMP, Rachida et Rama, grimpent dans la cabine pour couvrir de baisers et de fleurs le petit Timonier, en un spectaculaire contraste avec les énormes rouleaux électoraux, couverts de boue et tachés de sang.

Le 19 avril 2012 à 07:50

Jean-Denis

Le nouveau président de la République Française

Le nouveau président de la République Française, Jean-Denis Crosquet, prend tous les matins que Dieu fait, deux tartines de Nutella qu'il plonge dans un Nesquick chargé en chocolat, trois gélules de vitamines ainsi qu'un cachet de magnésium. Le magnésium, c'est bon pour les courbatures d'un président de la République Française. Avant de partir pour le travail, il fait un petit bisou à sa femme, à sa fille encore endormie et à son chien, Kiki, un beau loulou de Poméranie. Kiki est toiletté tous les mercredis. Il prend ensuite le RER puis le métro. Jean-Denis, pas Kiki, le beau loulou de Poméranie. Le nouveau président de la République Française, Jean-Denis Crosquet, n'aime pas le RER parce qu'il est souvent bondé et qu'il y faut souvent respirer des aisselles. Jean-Denis Croquet, comme la majorité des français, n'aime pas ça, renifler des aisselles. Les aisselles, ça ne devrait pas exister. Quand il arrive à l'Elysée, le président de la République Française, Jean-Denis Crosquet, fait son petit pipi. Puis il s'égoutte. Il ne se lave pas les mains car il juge cela inutile. Aussi inutile que les aisselles. Il pète, comme tout le monde : il camoufle le son en toussotant. Comme tout le monde. Il serre quelques mains et il sourit à l'idée de ne pas s'être lavé les mains. Jean-Denis Crosquet a une jolie secrétaire : elle ressemble un peu à Jennifer Garth, la Jennifer Garth de Beverly Hills. Parfois, Jean-Denis Crosquet se met à rêver qu'il a une liaison avec sa secrétaire qui ressemble à Jennifer Garth parce qu'il a toujours souhaité avoir une liaison avec Jennifer Garth puis il se ravise : il aime tellement sa femme. Alors il chasse cette pensée incongrue en regardant le beau portrait de son épouse qui trône sur son bureau. Il s'assoit : il est 8h00. Dehors, il se met à pleuvoir : des gouttes ruissellent sur la baie vitrée du bureau du président de la République Française, Jean-Denis Crosquet. Dehors, le jardinier commence à travailler plus pour gagner plus. Jean-Denis prend son stylo Bic et griffonne sur un calepin Super Conquérant son discours du jour qui commence ainsi : « Le capitalisme, c'est comme les salsifis : c'est pas bon, mais on est obligé d'en manger. Immigration : on va mettre les étrangers dans de la pâte à beignets et la proposer à Kentucky Fried Chiken. Education : Joker. Quoi ? Tout le monde a le droit à un joker, non ? Ecologie. L'écologie, c'est fait pour faire joli. C'est la guirlande du riche ». Les français ont voté comme des idiots pour un idiot. A l'autre bout du monde, Jennifer Garth s'envoie une ligne de coke en plein tarin pendant que Joe Pesci la grimpe. Rien ne va plus à Hollywood : les avions continuent de pleuvoir. Steven Seagal ne sauve plus rien hormis sa calvitie.

Le 8 mai 2012 à 10:39

"Je n'avais pas envie de la jouer à la Jospin, de créer du drame et de plomber l'ambiance"

Nicolas Sarkozy, Atlantico.fr, lundi 7 mai 2012.

Il avait commencé comme client de brasserie, il finit comme agent d’ambiance. C’est vrai qu’il a assuré le spectacle au soir de sa défaite, ce Nicolas Sarkozy qui va nous manquer à l’heure où l’on cherche des perles à enfiler pour des sites à caractère collaboratif. Au risque de ne pouvoir ressortir vivant de la place de la Bastille, on prétendra qu’il a attendu de ne plus être président pour parler ainsi que la dignité de la fonction requiert. Bon, c’est vrai qu’à la fin de son oraison, lancer: “vous êtes la France éternelle” à une palanquée d’ados branchouillés, de dames botoxées, et de bourgeois indignés, il y avait de quoi  vendre son âme au diable pour échapper à une telle éternité.  Mais, dans le genre : ‘”j’ai-paumé-j’ai-pas-l’air-con-mais-je-vais-me-tirer-avec-les-honneurs” le président sortant s’en est mieux sorti que Jospin qui, lui, se l’était plutôt jouée à la Anelka quittant encapuchonné  la Coupe du monde de football. Giscard, lui,  se l’était jouée à la Domenech attendant l’ultime moment pour mettre au défi de l’exfiltrer d’un poste où il pensait qu’on le regretterait un jour. Sarko a placé la barre très haut. Il se l’est jouée à la Messi, en assurant que ce fut un honneur de descendre parmi les hommes, mais que d’autres buts l’attendent  une fois débarrassé de ses défenseurs. L’adieu du stade, en quelque sorte.

Le 28 avril 2012 à 09:30

Rouille de printemps

Le fébrile candidat sortant vient encore une fois de changer de véhicule de campagne, en optant pour cette antique "dedeuche" (cliché officiel), mythique emblème de la France, et rouillée jusqu'à l'os en illustration d'un élan éperdu vers les humbles, les petits, les pauvres gens, "les Français qui souffrent". Les chefs de la Nouvelle UMP (Union des Misérables pour le Président), assez réservés à la vue du véhicule pathétique, furent priés de laisser leurs doutes au vestiaire - s'agissant justement de vestiaire, le candidat leur fit parade de ses nouveaux atours : oubliés le beau costard à 6500 euros, les belles tatanes à beaux talons à 4500, troqués contre un costume Tati (59,99) et des souliers Eram (34,95). Juppé, le lettré de la Nouvelle UMP, ayant cru bon de susurrer qu'en latin "eram" signifiait "j'étais", le candidat hurla "J'étais! Je suis! Je serai!", fou de rage il claqua la porte et, après s'y être engouffré, la portière de sa dedeuche qui sous le choc se décrocha. Un team de mécanos la suivra désormais de très près dans une Renault gris métal. Composée en hâte une rangée de supporters, à droite de la photo, s'étire d'un landau à un senior de petite taille. Les paniers disposés sur la galerie contiennent des pin's à distribuer aux foules. Quant à l'écriteau surplombant le pare-brise, s'il n'est pas sans évoquer celui que Pilate fit mettre au-dessus de la tête de Jésus, il reste, à la différence de celui-ci, illisible. L'avenir n'est pas écrit.

Le 25 octobre 2010 à 12:07

Feuilles et branches

Chroniques de mon jardin à moi

Dans mon jardin, il y a des feuilles. Mortes. Des feuilles qui ne tiennent plus aux branches et se laissent tomber au sol. Des feuilles qu’il faut rassembler avec un râteau, ramasser avec une pelle et un balai. Des kilos de feuilles humides qui sentent le moisi et qui emplissent ma poubelle jusqu’à la gueule. Des saletés de feuilles d’automne dégoulinantes de pluie grise et acide. Dans mon jardin il y a des arbres, plein d’arbres qui perdent plein de feuilles. Des arbres qu’il faut élaguer en novembre. Et ça fait des branches qu’il faut ligoter en fagots. Ou découper en morceaux pour compléter les poubelles de sales feuilles. Des putains de vieilles branches poisseuses couvertes de mousse et de cacas d’oiseaux. Dans mon jardin y’a des rosiers. Des dizaines de rosiers qui font des centaines de saloperies de roses avec des pétales qui s’envolent au moindre coup de vent et bouchent les gouttières. Des conneries de rosiers avec des conneries de ronces qui t’arrachent la peau, te déchirent le pantalon, t’enveniment le derme, font des conneries de plaies qui s’infectent sous les ongles et te provoquent des conneries de gros panaris. Et ces putains de bordel de saloperies de rosiers ont besoin d’être taillés, tous les ans, toutes ces enfoirées d’années à la con, juste avant l’hiver, quand on se gèle les mains et qu’on piétine dans l’eau glacée. Et dans mon jardin, au-delà des arbres dénudés, j’aperçois les yeux de ceux qui sont bien au chaud dans leur HLM et qui me regardent. Et je me demande : Quand ? Quand n’aurai-je plus, enfin, les moyens d’entretenir mon jardin ? Quand irai-je, moi aussi, dans une saloperie d’appartement pourri regarder des fleurs en plastique, des arbres de papier peint, des jardins chromos sous verre et des roses en carton parfumé dans des cartes d’anniversaire poussiéreuses ?

Le 30 avril 2013 à 08:33

Pau : Une serviette de bain une fois de plus trop loin de la douche 

L’information est tombée il y a quelques minutes à peine. Un incident serait survenu au domicile de Pierre Rimbert, un quinquagénaire de Pau dans les Pyrénées-Atlantiques. Alors qu’il venait de terminer sa douche matinale vers 09H20, ce dernier aurait constaté que sa serviette habituelle se trouvait trop loin pour qu’il puisse l’attendre avec son bras. Le Ministère de l’Intérieur dit faire « son maximum » pour résoudre l’histoire. Récit Tenter de mettre fin au blocage A l’heure de la publication de cet article, Pierre Rimbert se trouverait toujours nu dans sa douche. Cela fait plus de 4 heures qu’il tente tant bien que mal d’attraper sa serviette qu’il a par erreur laissée sur un porte-serviette à l’entrée de sa salle de bain. L’homme se dit séparé du fameux rectangle en coton vert par «  plus de 3 mètres ». C’est seulement vers 11H30 qu’un voisin entend Pierre Rimbert hurler à l’aide : « Il criait de toutes ses forces. Ça m’a inquiété, j’ai alors tapé à la porte de son appartement pour savoir ce qui se passait et là il m’a expliqué la situation depuis sa douche. Il m’a dit que sa serviette était trop loin pour qu’il puisse l’atteindre sans sortir de sa douche en mouillant le sol là où il passerait. J’ai tout de suite appelé les secours. » La police serait donc sur place depuis plus d’un quart d’heure et les forces de l’ordre tentent tant bien que mal de dénouer cette situation de crise, comme nous confie Philippe Rouland, chargé de l’opération : « Nous avons forcé l’appartement de M.Rimbert et 3 de nos hommes se tiennent à l’entrée de la salle de bain, prêts à intervenir. Nous avons essayé de convaincre M.Rimbert de sortir de sa douche et d’aller chercher lui-même sa serviette. Ce qu’il semble refuser jusque là. » Face à cette impasse, le groupe d’intervention de la police nationale pourrait bien dans les minutes à venir pénétrer dans la salle de bain et mettre la main sur cette fameuse serviette. L’idée serait ensuite de l’apporter à celui qui se trouve donc bloqué dans sa douche depuis près de 5 heures. Des minutes qui sont comptées Joint par téléphone, Pierre Rimbert se dit inquiet et nous fait part de son angoisse en cas de prolongement du blocage : « Là ça va. Je fais toujours couler l’eau pour rester au chaud. Mais ça va commencer à me coûter cher cette histoire. Et si je décide d’arrêter la douche je vais sûrement commencer à attraper froid si je ne me sèche pas au plus vite. ». Mais dans son désarroi, le Palois souhaite malgré tout rassurer ses proches : « Je tenais à dire à ma famille que je vais bien pour l’instant. Qu’ils ne s’inquiètent pas trop. Je sais que la police fait son possible pour me sortir de là et je crois à une sortie sans dégât de cette situation de crise. » Le Gorafi Illustration: iStock / eurobanks  

Le 4 novembre 2014 à 08:32

Dax : Il perd son portefeuille dans la rue, s'en rend compte, revient sur ses pas et le ramasse

Voilà un fait divers à rebondissements. Fabien, un jeune pâtissier de la commune du sud-ouest s’est retrouvé au centre d’une scène qui aurait pu tourner au drame. Alors qu’il se déplaçait dans l’une des artères de la ville, ce dernier a égaré le portefeuille en cuir où il stockait tous ses papiers. Heureusement, ce dernier a eu la chance de s’apercevoir de la perte avant de récupérer le précieux objet. Récit. Le drame a été frôlé

 Fabien Mori, 27 ans, a bien failli tout perdre hier matin sur le cours du Maréchal Joffre. Alors qu’il se rend au travail, Fabien fait tomber son portefeuille qui se trouvait dans la poche arrière de son jeans. Le Dacquois fait un pas sans s’en rendre compte. Le pire se profile. Mais au bout d’un mètre, le passant prend conscience du bruit de l’objet qui touche le sol : « Je l’ai entendu tomber. J’ai touché ma poche et j’ai senti qu’il n’était plus là. Alors je me suis retourné et je l’ai vu, là, par terre. Ça a été le choc… » nous confie l’intéressé. Il décide alors de revenir en arrière et de se pencher pour récupérer son bien : « J’ai courbé le dos vers l’avant et tendu le bras pour atteindre mon portefeuille. J’ai utilisé mes doigts pour le saisir fermement. Une fois en main je l’ai mis dans la poche intérieure de mon blouson, celle qui a une fermeture éclair. » continue-t-il de nous raconter. Une belle leçon de vie

 Finalement, Fabien aura repris sa route normalement vers une nouvelle journée de travail. Mais cet épisode l’a à jamais changé si l’on en croit son témoignage : « J’ai compris que la vie était courte, que du jour au lendemain on pouvait perdre son portefeuille comme ça, sans en prendre conscience. Moi j’ai eu la chance de m’en sortir mais la vie n’aura plus jamais le même goût. »

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