Vincent Lecoq
Publié le 19/04/2012

Un nouveau départ pour Nicolas Sarkozy ?


Bricoleur d’images, de sons et de mots, il a débarqué sur ventscontraires.net via la Piste d’envol et s’est tellement incrusté qu’il a fini par en devenir le responsable éditorial. Il est également l’auteur d’une pièce de théâtre et a collaboré à plusieurs fictions TV.

 

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Le 17 décembre 2011 à 08:23
Le 4 mai 2011 à 10:30

Mille colombes au Fouquet's

Entretien avec Christophe Alévêque

Franco Bolli : Alors les mille colombes, qu’est-ce que c’est ? Christophe Alévêque : C'est un mouvement de résistance ludique né le 6 mai 2007 à 23h15 suite à l’apparition de Mireille Mathieu sur la place de la Concorde. Nous étions devons nos écrans de télévision et là on s’est retrouvé avec Mireille Matthieu, Enrico Macias, Gilbert Montagné et Jeane Manson. On a cru qu’on était en mai 60 mais non, on était en 2007. Et quand l’icône des Japonais a décidé de chanter « mille colombes » là  je me suis dit « ça commence très très mal, c’est le début d’une longue série. » Et effectivement, ça a été le cas : la première grosse connerie d’une longue série. Ensuite, il y a eu la soirée au Fouquet’s, alors on a décidé de grouper les deux et de faire une sorte de madeleine de Proust mal digérée : le Fouquet’s  + Mireille Mathieu = mille colombes. Tous les ans, on se réunit pour fêter l’anniversaire du petit devant le Fouquet’s. Et  cette année, c’est les 4 ans. FB : Cette édition pourrait être la dernière ? CA : Normalement, c’est le dernier anniversaire du Petit devant le Fouquet’s, étant donné que le 6 mai 2012 sera le deuxième tour des présidentielles mais on n’est à l’abri de rien. Cette année, il y aura les classiques : on va chanter faux tous ensemble, il y aura une fanfare, un gâteau d’anniversaire, une distribution de billets de 500 euros pour relancer le pouvoir d’achat et puis quelques surprises. Il est possible que je fasse une tentative d’immolation. FB : Comment se sont déroulées les premières éditions ? CA : Ce qui est important, c’est qu’on ne fait pas ce rassemblement pour se compter : c’est un geste, une réaction. La première année, on était 50 devant le Fouquet’s et on a ri autant sinon plus que les autres années. L’idée, c’est de faire un pied de nez devant cet endroit qui est une sorte de succursale de l’Elysée. On n’a jamais été emmerdé par les forces de l’ordre. Les responsables du Fouquet’s ne peuvent rien dire : le trottoir ne leur appartient pas et ce n’est pas ça qui va leur faire perdre leur clientèle de Japonais. La première année, c’est limite si le type des RG n’est pas venu chanter les mille colombes avec nous. Ce n’était pas l’heure et l’endroit pour lui mais ce n’est pas le cœur qui lui manquait. La première année il y avait 2 ou 3 cars de CRS mais ils ont compris que c’est un mouvement de résistance ludique et qu’on n’est pas là pour foutre la merde. FB : Quel est le message que vous souhaitez faire passer ? CA : Le message politique qu’il y a derrière tout ça, c’est de résister en se moquant d’eux et puis le fait de le répéter, ça permet de ne jamais l’oublier. Ils ont essayé d’effacer ce moment du concert de la Place de la Concorde  qui était pathétique à mourir. Le Fouquet’s qui était le premier geste d’une grande série de maladresses du Président de la République, ils ont essayé de le gommer plusieurs fois. Nous, on est là pour le réécrire à chaque fois qu’ils veulent l’effacer. FB : Avec ce genre d’actions, ne courez-vous pas le risque de vous fermer des portes au niveau des médias ? CA : Je fais ce que je considère comme mon métier de pitre social jusqu’au bout. Certainement, ça me ferme des portes mais tant pis. Je trouve que l’époque est apathique, consensuelle, lisse. Tout le monde est dans la peur et dans l’angoisse et c’est ce que j’essaie de dénoncer donc  si je ne suis pas le premier à le faire, il y a un truc qui merde. FB : Si Nicolas Sarkozy est réélu, pourriez vous accepter un Ministère d’ouverture ? CA : Il y a un peut-être un Ministère que je pourrais accepter, c’est celui de la suppression de l’élection présidentielle. FB : Quelle alternative proposez-vous? CA : On peut penser à une forme de constituante. On vit dans une sorte de monarchie républicaine et un seul homme porte beaucoup trop de pouvoirs et de puissance dans ce pays donc si on tombe sur le mauvais comme c’était le cas il y a 4 ans, ça peut finir en catastrophe. Il faudrait un peu plus de pouvoir à l’Assemblée nationale et répartir un peu plus la démocratie entre tout le monde. FB : il ne s’agit pas pour vous d’un rejet de la politique en tant que telle ? CA : Pas du tout. Je n’ai jamais dit « les hommes politiques sont tous pourris ». Disons qu’il y a une certaine odeur qui se dégage.  S’ils arrêtaient de faire des conneries, on arrêterait de les répéter. Je crois beaucoup en la politique, je pense que c’est quelque chose de sérieux mais qui est dévoyé depuis quelques années. La Présidentielle c’est devenu un show médiatique. Pour la dernière élection, le débat d’idées était inexistant. C’est des batailles  d’images, de slogans, de paquets cadeaux ; ce qu’il y a à l’intérieur, tout le monde s’en fout un peu. Mais il y quand même clairement une différence entre la droite et la gauche. Le problème après, c’est dans l’application. FB : Et si des partis de gauche vous proposaient de participer à des meetings de soutien ? CA : Je n’irai jamais à un meeting de soutien. Je ne suis pas militant, pas encarté, je suis un homme libre. C’est pour ça que le 6 mai, il va y avoir une surprise. Il est possible qu’à un moment donné, après avoir mûri une réflexion jusqu’à la pourrir, Super Rebelle décide de faire son parcours de son côté et de se présenter à l’élection présidentielle. Pour le moment, j’essaie d’être totalement investi et de consulter tout le monde :  les oracles, ma mère, mes voisins et tous les membres de mon parti politique. Sur le site des mille colombes (http://lesmillecolombes.com/), ça va continuer après le 6 mai. Tout dépend de si je vais au bout ou pas mais pendant un an, il y aura encore plein de choses à faire. FB : Un message pour les lecteurs de ventscontraires.net ? CA : Je compte sur les lecteurs de ventscontraires.net pour la suite, d’autant plus qu’il y aura un spectacle au Rond-Point sur les présidentielles du 10 avril jusqu’au 6 mai. Je participerai beaucoup à ventscontraires.net et je demanderai aussi beaucoup de participation de la part des internautes.

Le 8 mai 2012 à 10:39

"Je n'avais pas envie de la jouer à la Jospin, de créer du drame et de plomber l'ambiance"

Nicolas Sarkozy, Atlantico.fr, lundi 7 mai 2012.

Il avait commencé comme client de brasserie, il finit comme agent d’ambiance. C’est vrai qu’il a assuré le spectacle au soir de sa défaite, ce Nicolas Sarkozy qui va nous manquer à l’heure où l’on cherche des perles à enfiler pour des sites à caractère collaboratif. Au risque de ne pouvoir ressortir vivant de la place de la Bastille, on prétendra qu’il a attendu de ne plus être président pour parler ainsi que la dignité de la fonction requiert. Bon, c’est vrai qu’à la fin de son oraison, lancer: “vous êtes la France éternelle” à une palanquée d’ados branchouillés, de dames botoxées, et de bourgeois indignés, il y avait de quoi  vendre son âme au diable pour échapper à une telle éternité.  Mais, dans le genre : ‘”j’ai-paumé-j’ai-pas-l’air-con-mais-je-vais-me-tirer-avec-les-honneurs” le président sortant s’en est mieux sorti que Jospin qui, lui, se l’était plutôt jouée à la Anelka quittant encapuchonné  la Coupe du monde de football. Giscard, lui,  se l’était jouée à la Domenech attendant l’ultime moment pour mettre au défi de l’exfiltrer d’un poste où il pensait qu’on le regretterait un jour. Sarko a placé la barre très haut. Il se l’est jouée à la Messi, en assurant que ce fut un honneur de descendre parmi les hommes, mais que d’autres buts l’attendent  une fois débarrassé de ses défenseurs. L’adieu du stade, en quelque sorte.

Le 28 avril 2012 à 09:30

Rouille de printemps

Le fébrile candidat sortant vient encore une fois de changer de véhicule de campagne, en optant pour cette antique "dedeuche" (cliché officiel), mythique emblème de la France, et rouillée jusqu'à l'os en illustration d'un élan éperdu vers les humbles, les petits, les pauvres gens, "les Français qui souffrent". Les chefs de la Nouvelle UMP (Union des Misérables pour le Président), assez réservés à la vue du véhicule pathétique, furent priés de laisser leurs doutes au vestiaire - s'agissant justement de vestiaire, le candidat leur fit parade de ses nouveaux atours : oubliés le beau costard à 6500 euros, les belles tatanes à beaux talons à 4500, troqués contre un costume Tati (59,99) et des souliers Eram (34,95). Juppé, le lettré de la Nouvelle UMP, ayant cru bon de susurrer qu'en latin "eram" signifiait "j'étais", le candidat hurla "J'étais! Je suis! Je serai!", fou de rage il claqua la porte et, après s'y être engouffré, la portière de sa dedeuche qui sous le choc se décrocha. Un team de mécanos la suivra désormais de très près dans une Renault gris métal. Composée en hâte une rangée de supporters, à droite de la photo, s'étire d'un landau à un senior de petite taille. Les paniers disposés sur la galerie contiennent des pin's à distribuer aux foules. Quant à l'écriteau surplombant le pare-brise, s'il n'est pas sans évoquer celui que Pilate fit mettre au-dessus de la tête de Jésus, il reste, à la différence de celui-ci, illisible. L'avenir n'est pas écrit.

Le 22 février 2012 à 07:00

Image de campagne

Ça l'affiche mal

La rupture ! Sacré nom de nom, la rupture, encore et toujours la rupture.Voilà le leitmotiv de l'homme qui casse tout. Garnement, il devait réduire en miettes tous ses joujoux. Il casse tout. Il nous les briserait, même, à en croire ses détracteurs de la première heure. La rupture, il la vante, s'en revendique jusque sur ses affiches de campagne.En 2007, il nous regardait en face, « Ensemble, tout devient possible » semblait-il dire. Derrière lui, un vague paysage de campagne. Il n'y avait pas âme qui vive. La campagne était floue, non identifiable, déserte. Nous avions un homme accompagné par le néant.En 1981, Mitterrand nous en avait déjà servi une, avec un village de la Nièvre et son clocher. La force était tranquille, comme la vie à la campagne. Giscard d'Estaing, quant à lui, président sortant s'apercevait devant un paysage industriel qu'« il fallait une France forte ». Il était temps.Georges Marchais, en 1981, « l'anti-Giscard », souriait devant une foule de travailleurs cégétistes, tandis que Jacques Chirac assis dans un salon possiblement Louis XV, photographié par Helmut Newton nous regardait dans le fond des yeux. Tout en haut, l'affiche proclamait « Maintenant, il nous faut un homme de parole. » et tout en bas, se terminait par ce slogan de marque de lessive « Jacques Chirac le président qu'il nous faut ». Finalement après avoir été bien rincés et bien essorés nous avions sans doute besoin de changement d'où l'idée de rupture.Nouvelle élection, nouvelle campagne, nouvelle affiche et nouvelle rupture. Cette fois, l'image rurale a disparu et est remplacée par une mer étale. L'homme ne nous regarde plus en face. Ne nous voit-il pas ? Ne peut-il plus nous voir ? Il fixe un point invisible à tous. Pas même l'horizon, qui est derrière lui, et vide de tout, comme le paysage campagnard de 2007. A bien le contempler cet horizon, on se rend compte qu'il n'y a rien à voir.

Le 1 janvier 2012 à 00:00
Le 12 juin 2010 à 10:44

« L'idée que je pourrais "dealer", entrer dans une manoeuvre avec qui que ce soit, est une idée enfantine ! »

François Bayrou, La Croix, 9 juin 2010

L’idée que François Bayrou se fait d’une idée enfantine a de quoi affoler dans les maternelles. Il viendrait naturellement à l’esprit des mioches, le commerce des substances opiacées et les roueries de la politique ! On les croit scotchés devant les Télétubbies,  ils lisent en douce Millenium ! A moins que l’évocation des noirceurs enfantines ne soit qu’une manière de masquer ses propres turpitudes, en l’espèce deux rencontres discrètes avec un Nicolas Sarkozy contre lequel il était entré « en résistance ». Le  régime n’en a pas été plus ébranlé que ça,  tandis que le capital de voix constitué par François Bayrou en 20O7 se dilapidait au fil des élections. Seul réconfort, Nicolas Sarkozy commence à faire une allergie au Nouveau Centre – les Iagos du Modem - depuis qu’un des siens a des démangeaisons présidentielles. Pour le président de la République en quête de réélection mieux vaut un centriste qui braconne à gauche, qu’un centriste qui déconne à droite. Pour le président du Modem un petit espace s’ouvre alors pour revenir dans le jeu de son ancien camp sans changer de maillot. Un enfant de cinq ans le comprendrait. Justement, François Bayrou a une trop haute opinion de son destin pour le laisser à portée des enfants. Une intelligence aboutie est demandée à quiconque prétend interpréter ses choix. Le Modem bientôt interdit aux moins de 18 ans ?

Le 11 janvier 2012 à 16:08

"C'est indigne de reprocher à Nicolas Sarkozy d'aller dans une brasserie populaire !"

Christian Estrosi, député-maire UMP de Nice, RFI, mardi 10 janvier 2012

C’est vrai, quoi ! Pour s’être fait une « cantoche » au Fouquet’s des Champs-Elysées, Nicolas Sarkozy serait taxé  pour l’éternité de goûts somptuaires. On reconnaît bien là ce mépris du peuple animant les empoisonneurs de l’esprit public. Les classes laborieuses  n’auraient pas le droit d’accéder à un lieu où le menu s’affiche à 78 euros minimum ( sans les vins) ? A eux seulement, les bouis-bouis avec plat du jour à 10 euros, pain compris ? On nage dans  l’ostracisme social. Et dans la mauvaise foi. De celle qui voudrait nous faire prendre un pédalo loué à Malte pour le yacht d’un milliardaire, ou la touchante rencontre d’un président esseulé et d’une immigrée italienne, intermittente du spectacle avec un enfant à charge, pour une romance jet-set. Et pendant qu’on y est, voilà le « bouclier fiscal » stigmatisé encore comme une mesure pour les riches,  par ceux qui n’ont pas idée de ce qu’est le sort d’un agriculteur smicard propriétaire de quelques hectares à l’Ile de Ré. Ne parlons même pas de ces familles méritantes qui peinent à entretenir le château des ancêtres, et dont les colonnes infernales du candidat Hollande sont résolues maintenant à sucrer le quotient familial. Qui dira ce qu’il en coûtera d’une augmentation de la TVA sur la vente des Rolex ? Bien plus qu’un point sur le prix de la baguette. Et pourquoi pas, demain, imposer à tous un salaire de "minable" à 5000 euros par mois ? Ça nous pend au nez. Debout les gavés de la terre !

Le 5 octobre 2011 à 18:25

Tu veux pas appeler Carla ?

Actutweets : #tuveuxpastwitterbarbier

Quoi de neuf sur les réseaux sociaux ? Pas la peine de vous déplacer : Eole Contrario vous livre les dernières tendances en direct du front. Quand on est journaliste, que l'on soit éditorialiste ou reporter de guerre sous les bombes, il faut savoir prendre des risques. Les serviteurs les plus zélés de l'information sont prêts à tout pour satisfaire à cette mission sacrée. Ainsi, lorsque l'actualité l'exige, le directeur de la rédaction de l'Express, Christophe Barbier, est capable de décrocher son téléphone pour aller à la source, au cœur de l'info la plus brûlante. Le 4 octobre dernier, au péril de sa vie (et de sa crédibilité journalistique), il a ainsi osé contacter la première dame de France pour lui poser des questions cruciales et écrire sur son blog une des plus belles pages de l'histoire de la presse : « Ayant la chance de connaître Carla Bruni-Sarkozy, je lui ai parlé ce matin au téléphone. Elle n’est absolument pas à la clinique et, comme toute femme enceinte, ne connaît pas au jour près le terme de sa grossesse. Par ailleurs, elle est désolée que l’actuel emballement médiatique trouble le travail et le quotidien du personnel de la Clinique de La Muette. » Instantanément, les commentateurs de son blog ont exprimé leur admiration pour cet insolent usage de la liberté d'informer. Bien sûr, il s'en est trouvé quelques uns pour critiquer un prétendu journalisme de connivence et pour menacer de suspendre leur abonnement au magazine.   Pour répondre à ces critiques, Christophe Barbier a repris son clavier aujourd'hui pour expliquer la motivation profonde de son appel de la veille : n'écoutant que son sens du dévouement, il a répondu au SOS d'un collègue « las de faire le pied de grue devant la clinique de la Muette ».   Devant tant d'abnégation, la communauté Twitter s'est empressée de saluer le geste de l'homme à l'écharpe rouge en créant, à l’initiative du compte @Solferishow, le hashtag #tuveuxpasappelerCarla pour transmettre à Christophe Barbier ses soucis du quotidien : lave-linge en panne, recherche de colocation, demande de conseil vestimentaire... Les invocations twittesques ont pris rapidement de l'ampleur et le sujet s'est installé dans le peloton de tête des tendances françaises sur le réseau social. Sûr qu'avec un tel intercesseur auprès de Carla Bruni-Sarkozy, les doléances des internautes ne manqueront pas d'être entendues. Vive le journalisme libre. Et vive la France.  

Le 7 mars 2012 à 10:54
Le 21 novembre 2010 à 23:44

"Je suis le bruit et la fureur, le tumulte et le fracas"

Jean-Luc Mélenchon, congrès du Parti de Gauche, Le Mans, 21 novembre 2010

C’est beau comme du Shakespeare, même si Macbeth est plus lucide lorsqu’il déclame : « La vie est un conte raconté par un idiot, plein de bruit et de fureur, qui ne signifie rien » (acte V, scène V). « Méluche », comme le surnomment ses camarades de troupe, ne veut pas en tout cas qu’on le prenne pour un idiot utile, acharné qu’il est à retourner ce rôle de benêt dévolu historiquement aux compagnons de route des communistes, contre Marie-Georges Buffet et son parti enjoints à jouer les supplétifs de sa candidature élyséenne en 2012. « Méluche » encore, n’est pas davantage habité par l’absurde de la vie. Il est de ceux qui préfèrent Sartre à Camus, ce qui est bien pratique quand il s’agit de s’abriter derrière l’auteur des « Mains sales » pour justifier d’avoir traité David Pujadas de « salaud ». Un tel esprit fort ne peut donner le meilleur de lui-même que dans le tumulte et le fracas de la tempête, mais de celles qu’il provoque, comme Prospero, de sa propre volonté. Avec un tel artiste le spectacle est assuré pour une campagne présidentielle, les tournées précédentes ayant à force épuisé les grandes gueules des bords extrèmes. Dans un registre jupitérien Mélenchon veut renouveler le répertoire. Encore faut-il que la foudre déclenchée ne lui fasse pas péter les plombs, et qu’il veille bien à ne pas s’asseoir par mégarde sur le paratonnerre.  

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