Jean-Michel Helvig
Publié le 18/05/2012

"Je trouve que quand on représente les Français, il faut faire la différence entre la dilettante du week-end et la tenue du Conseil des ministres"


Nadine Morano, RTL, 17 mai 2012

Ceux qui pensaient que le vote éliminant Nicolas Sarkozy était un package comprenant ses pires avatars, en seront pour leurs frais. L’ancienne ministre de la Famille demeure. Pour Copé on comprend. Il était le patron de l’UMP, il en faut bien un encore. Mais l’aboyeuse de la précédente présidence, fallait-il absolument lui tendre le micro, pour commenter la mise en place du gouvernement de la nouvelle ? Qu’on nous rende Rachida Dati. Elle au moins aurait pu détecter du premier coup d’oeil si le jean porté par Cécile Duflot lors de la photo officielle, était suffisamment griffé pour ne pas heurter le “dress code” requis ce jour-là. Vu par Morano, ça donne une appréciation de chaisière sur ce qu’il convient de porter en conseil des ministres ou en “dilettante du week-end”, expression assez intraduisible en français courant mais qui doit signifier “Friday casual” en anglo-américain d’entreprise. Venant de la “Madame sans gêne” des années Sarko, ça prête à sourire. N’est-ce pas elle que l’on surprit un jour encapuchonnée comme une racaille, pour s’introduire dans une réunion à laquelle participait Ségolène Royal durant la campagne présidentielle de 2007 ? Ou le col déboutonné, sur Canal +, en train de frotter langoureusement le veston de Louis  Alliot – Monsieur Marine Le Pen – entre les deux tours de 2012 ? Morano, un rien l’habille pour l’hiver.
Journaliste longtemps fournisseur exclusif à Libération avant de diversifier ses livraisons (La République des Pyrénées, Le Républicain Lorrain, Mediapart), a ouvert une succursale dans l’édition où il a proposé divers ouvrages à caractère notoirement politique, dont un « Bêtisier raisonné de la campagne 2007 » (Robert Laffont) qui est loin d’avoir épuisé le sujet. 

Partager ce billet :

À voir aussi

Le 17 décembre 2015 à 08:24

Nous irons à Valparaiso

« C'est ton téléphone qui vibre, ou ton pacemaker qui est content de me voir ? » - la Ville Lumière avait su me guider vers un de ces sous-bois romantiques dont elle avait le secret. La dame posée sur mes genoux depuis quelques secondes trouvait les mots pour me remonter le moral. Elle me proposa un verre de champagne tiède, j'y vis un rituel d'accueil. Elle mit sa langue dans mon larynx, la précision anatomique vous surprend, mais moins que moi. « Je suis amoureuse », ajouta-t-elle sitôt ressortie, « il va faire de moi sa chose, voilà ce que je me suis dit quand tu as passé le rideau en lamelles plastiques de l'entrée ». J'étais au Cagibi, un bar de quartier conseillé par le gardien de nuit de l'Hôtel Le Clin d'œil où j'était descendu au hasard. « Ne demandez pas à voir Gigi », avait-il précisé, « ce n'est pas la peine ». Il devait tenir d'une grand-tante médium, parce que précisément Gigi était là, à califourchon sur mon Levi Strauss, une nouvelle bouteille pétillante dans la main – mais où était passée la première ? « Et de trois ! », s'exclama Gigi en la brandissant. Les mathématiques n'étaient pas son truc, la pauvre chérie. Je t'apprendrai l'algèbre, je serai ta chance, pensais-je. Je n'arrivais pas à savoir qui de Moët ou Chandon avait ce pouvoir euphorisant. Dehors, il faisait sombre. Nuit battante, les basses à fond sortant de tous les orifices de la rue. Les néons violets, orange, verts semblaient clignoter sur ce rythme infernal. Des gens entraient sans arrêt, et disparaissaient à l'étage d'où il ne redescendaient jamais. Gigi : « Qu'est-ce qu'on fait mon gros loup ? On se marie tout de suite ? Dis-moi oui dis-moi oui dis-moi oui ! ». Je regardai ma montre : disparue. « Et en plus je suis prestidigitatrice », souria-t-elle. Je repris du champ' éventé, je demandais qu'on y glisse des glaçons, et même là, dans le plus craspec des établissements, ça choquait. J'insistai auprès de la moustache qui servait derrière le bar, et je descendis tranquillement la bouteille. Et encore. Et encore. Le rimmel s'affaissait, Gigi se fatiguait à jouer à Gigi. Elle reposait sa tête sur ses bras croisés, sur le comptoir gras de cacahuètes. Je saisis ma dernière chance. La piquette à bulles me donnait de l'élan, je montai sur le zinc. « Gigi, ma Gigi », lui hurlai-je. Elle sursauta. « Viens, je t'emmène ! On prend l'air, définitivement ». Moustache saisit un objet long sous son évier. Gigi me faisait des signes, et les grands yeux. Mais je sentais bien qu'elle attendait la suite, même quand elle a dit : « Quel crétin, çui-là, je l'ai tout suite senti ». Alors j'ai repris : « Gigi, ma Gigi, demain matin ! Aux aurores, premier vol pour Valparaiso ! Ça sonne, non, Valparaiso ? Ça sent meilleur que le Cagibi ? On refait notre vie, amor des mis amores ! ». J'avais entendu ça dans une vieille chanson... Pan.   Oui, ça a fait pan. Ou pouf. Un bruit mi-dur mi-mou, qui a éteint la lumière. Quand celle-ci est revenue, elle était si vive qu'elle entrait en résonance avec le battement de mon sang dans ma boîte crânienne. Les yeux mi-clos, je pris conscience que j'étais allongé sur un trottoir, en plein jour. Je constatai que mes poches étaient vides. J'en sortis seulement un bout de papier froissé, sur lequel je lus : « Billet pour Valparaiso. Aller simple. Gros bisous. G. »

Le 27 juin 2011 à 09:03

Un dinosaure à déclarer

Histoires d'Os 14

Sous son képi autoritaire, le douanier italien ne voulait rien entendre. Il venait de contrôler la cargaison du véhicule et les explications savantes du jeune homme qui la transportait, ne faisaient que l’agacer. Ces caisses contenaient un squelette. Un cadavre d’animal auquel ce prétentieux prétendait naïvement faire franchir la frontière, au mépris des règles d’hygiène et des obligations douanières. L’homme avait beau lui expliquer dans son verbiage entortillé qu’il s’agissait d’un dinosaure, mort depuis des millions d’années et qu’on l’attendait à Venise pour l’exposer, très légalement, dans le nouveau Muséum, le zélé fonctionnaire demeurait intraitable. Il voulait bien admettre les raisons scientifiques du chercheur de fossiles et ne pas trop insister sur l’aspect sanitaire ni sur l’aspect moral d’une telle opération (ce n’était pas de son ressort) mais il devait aussi accomplir son devoir douanier. Dans la mesure où ce squelette était comme il l’avait compris, un objet de collection, il devait bien avoir un prix, une valeur à mentionner sur la déclaration afin que l’administration puisse calculer ses droits. Alors, c’était au tour du jeune homme arrogant de se montrer embarrassé. Et c’est ainsi qu’une équipe d’experts (juristes et paléontologues) fut dépêchée depuis Paris pour tenter d’apprécier le prix du kilo de dinosaure, une marchandise inestimable qu’aucun consommateur transalpin n’aurait songé à importer.

Le 31 juillet 2011 à 08:11

Réquisition d'un Mosasaure

Histoires d'os 16

Découvert à Maastricht en 1770, le Mosasaure, « Grand lézard de la Meuse », devait susciter de nombreuses convoitises en dépit de son aspect assez peu sympathique et de ses redoutables mâchoires. Racheté par le docteur Hoffman, un chirurgien local, il faisait d’emblée l’objet d’un litige entre son acquéreur et un certain chanoine Godding, propriétaire du terrain où les mineurs l’avaient exhumé. Ce dernier, se référant à un ancien droit féodal, réclamait devant les tribunaux la propriété du fossile et finissait par l’obtenir. Une bonne vingtaine d’années plus tard, les armées révolutionnaires françaises faisaient le siège de Maastricht et bombardaient le fort Saint Pierre à peu de distance de la maison où le chanoine gardait son trésor en lieu sûr. Ayant eu vent de son existence et conscient de l’intérêt que le monstre antédiluvien pouvait représenter aux yeux de la jeune République, un élu du peuple proposa une récompense de 600 bouteilles de vin à qui le dénicherait et le rapporterait. L’offre était alléchante. Il ne fallut pas vingt-quatre heures avant qu’une bande de grenadiers ne mettent la main sur l’animal. Ramené manu militari à Paris, le fossile réquisitionné comme un butin de guerre  bénéficiait d’une place d’honneur au Muséum d’Histoire Naturelle, ainsi que du titre prestigieux de Patrimoine national. Il y demeura jusqu’en 2008 avant d’être restitué au Musée de Maastricht où il sourit de toutes ses dents aussi aigues que des poignards.

Le 6 juillet 2015 à 09:00

Transpire en pire

Pubologie pour tous

Ecrire sur le sexisme dans la pub est synonyme d’embarras du choix. A la recherche de la nouvelle star de la pub nauséabonde, j’ai bien sûr tout de suite pensé à cette marque de déodorants et gels douche. Celle qui fait, depuis des années, se pâmer des femmes sublimes sur le chemin d’hommes banals qui ont eu la bonne idée de ne pas acheter un déodorant de marque distributeur. Mais je me suis dit, fair play, « Non, c’est trop facile ». Mais c’est ça, en fait qui est frappant. C’est vraiment trop facile. De sortir quasiment tous les ans une nouvelle campagne plus machiste que la précédente sans provoquer de scandale. De faire croire que le produit contiendrait un ingrédient miracle, qui transformerait toute femme en bête assoiffée de sexe. C’est entré dans les esprits. Parce que, dans la pub, on n’est pas bête. On sait qu’il ne vaut mieux pas balancer dès le début les poules en bikini. On y est allé progressivement au fil du temps, de moins en moins dans la suggestion et de plus en plus droit au but. Ah d’ailleurs, à propos de but, voici leur campagne durant la dernière Coupe du Monde. Qui donne l’impression de faire la promotion d’un service de chat par SMS surtaxés plutôt que d’un gel douche.Et où l’on véhicule, hop, en passant, l’idée si naturelle que, pendant que Monsieur regarde le foot, Madame n’a rien d’autre à faire que de se languir de lui. Madame est d’ailleurs tellement abandonnée et troublée qu’elle en a oublié de mettre un soutien-gorge.   La Coupe du Monde passée, il a fallu se remettre au travail pour faire une nouvelle campagne. Et là, un petit génie s’est rendu compte, entre deux streaming pornos dans son bureau, que la marque vend des produits qui rendent propre… mais aussi sale. Propre, sale, vous comprenez ? Wouhou, mec, on tient une idée là ! Et ça donne ça. Un spot où des baigneuses en chaleur sont suspendues au moindre mouvement d’un homme qui se douche. Avec cette brillante signature : En version française : plus t’es clean, moins elles le sont. Tout un programme. On notera que la demoiselle a remis son haut de maillot pour ne pas faire trop allumeuse. Voilà ce qu’il faut en conclure. Messieurs, pour séduire (les femmes hein, qui voudriez-vous séduire d’autre ?), plus besoin d’être charmant, drôle, sensible, intelligent et toutes ces âneries. Lavez-vous. Sexisme ? Non, hygiène.

Le 1 avril 2015 à 12:44

Les Bouddhas de Bâmyân

J’avais douze ou treize ans. Mon père travaillait depuis peu à Kaboul où il n’y avait pas encore la guerre. Ma sœur et moi vivions avec notre mère en Belgique. L’année scolaire se terminait. Nous avons alors pris l’avion pour Téhéran où nous avons passé une nuit qui m’a paru magique et le lendemain matin un autre avion nous déposa sur la piste ensoleillée de l’aéroport de Kaboul. Je n’ai qu’un souvenir flou de cette ville qui s’est dissoute dans ma mémoire, n’y laissant que quelques filaments de bonheur. Mais ce que j’ai gardé pour toujours, comme un talisman indélébile, c’est le souvenir du voyage à Bâmyân où nous sommes allés découvrir les Bouddhas sculptés dans le grès de la montagne. Le voyage fut long sur les routes chaotiques. Mon père était assis à l’avant de la jeep, à côté du chauffeur. Ma mère, ma sœur et moi nous tenions à l’arrière, stoïques dans les soubresauts du véhicule sur la piste caillouteuse. Des caravanes arrivaient souveraines à notre rencontre, je contemplais ces lents cortèges surgissant brusquement – comme auréolés de poussière –, les montures immenses, les hommes enturbannés reparcourant des chemins ancestraux. Ils nous dévisageaient un instant avec une indifférence princière puis continuaient leur transhumance, laissant en moi le choc de leur archaïque beauté. La jeep grimpait à flanc de montagne sur la piste étroite et sinueuse puis elle redescendait suivant le ruban tracé dans la montagne, remontait encore, m’ouvrant des horizons vertigineux, une provision d’images qui se fixaient définitivement sur ma rétine. Enfin nous sommes arrivés à destination. Nous sommes descendus de la jeep, fourbus, courbaturés. Et je les ai vus : ils se dressaient, immenses – deux statues colossales excavées dans le grès –, ils m’offraient l’hospitalité, m’invitaient à partager leur immobilité séculaire. Nous sommes restés longtemps en silence devant les bouddhas de pierre. La douceur de leur corps… Les plis de leur vêtement. Notre chauffeur souriait de notre éblouissement. Pour moi il ne faisait aucun doute qu’ils étaient là en toute éternité. Ils avaient pénétré ma mémoire, je pouvais repartir. Les bouddhas de Bâmyân ont disparu en mars 2001, torpillés par des talibans fiers de détruire « l’horreur impie ». Je me souviens de mon effroi quand cela est arrivé. Ces statues avaient été pour moi un rite de passage. Elle m’avait bercé de leur bienveillance quand de retour en Belgique j’attendais de grandir pour échapper à cette adolescence qui me désespérait. La guerre éclata en Afghanistan quelque temps après ce voyage. Mais la guerre pour moi était théorique, lointaine. Je ne comprenais pas encore que j’avais eu la chance de traverser un pays légendaire qui allait sombrer comme tant d’autres dans la barbarie et la fureur. Quand, en mars 2001, les bouddhas furent bombardés pendant un mois, jusqu’à ne plus exister, la guerre pour moi était encore lointaine, mais elle n’était plus théorique. Elle se rapprocha, toujours plus spectaculaire, avec la destruction des deux tours new-yorkaises. Et puis, ces chapelets d’atrocités… Comment parler de tout cela ? Où trouver les mots qui diront, écriront l’horreur ? Pourquoi cette folie ? Pour l’heure je ne peux parler que de ces statues détruites, fracassées, je ne peux parler que de Bâmyân…Moussoul, Ninive. Je ne peux pas encore parler des journalistes surpris par la mort, des touristes massacrés, des otages immolés, des femmes enlevées, violées, vendues. C’est trop tôt. Les mots ont besoin de temps. Il faut d’abord accepter d’être fracassé, muet. C’est après seulement qu’on pourra, qu’il faudra tout dire, raconter.

Le 3 mars 2014 à 09:18

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Peut-on vraiment désarmer un terroriste?

OUI. On peut vraiment désarmer un terroriste, à condition qu'il soit sympa et qu'il mange cinq fruits et légumes par jour. Seulement, un terroriste, ça ne se désarme facilement : il faut lui donner quelque chose en échange, sinon il s'excite comme un sale gosse à qui on prend son jouet. Par exemple, s'il accepte de rendre sa Kalachnikov, vous pouvez lui offrir un épluche-légumes pour marquer sa bonne volonté. Non, ne riez pas. Ma proposition est tout à fait sérieuse. Bien sûr, on me dira qu'il n'y a pas de rapport direct entre une Kalachnikov et un épluche-légumes. Et alors ? On peut tenter le coup, non ? Du reste, je remarque qu'on ne peut pas éplucher des carottes avec une Kalachnikov. La Kalachnikov nuit donc au bon équilibre alimentaire des terroristes, lesquels passent trop d'heures devant la télé à bouffer du pop-corn en attendant la prochaine opération. Sans compter qu'il s'agit d'une arme très bruyante qui provoque des dommages auditifs irréversibles chez ceux qui confondent l'art de la guerre avec le tir au pigeon. On le voit par ces exemples, l'épluche-légumes est l'alternative essentielle pour qui veut transformer un terroriste sympa en futur candidat à Top Chef. Le goût de la cuisine vient comme ça : on commence par éplucher les légumes entre deux actions sur le terrain, deux bombes à caser dans le métro, puis on prend goût aux carottes Vichy, au flan de courgettes, à la soupe au potiron? Avec un épluche-légumes dans la main, on devient meilleur. On devient humain.

Le 3 janvier 2012 à 08:55

Maman !!!

Il est une question cruciale insuffisamment posée en cette période post festivités : que faire des cadeaux inappropriés ? La FNAC a la solution. Sur la page d’accueil de son site, elle vous donne un ordre clair, en lettres capitales et en orange : « REVENDEZ VOS CADEAUX ». Pour nous déculpabiliser de vouloir tirer profit de la chose, l’entreprise nous explique que ce n’est pas notre faute, car, au choix, et toujours en gros et en orange : « JE L’AI DEJA ! » ; « JE L’AI EU EN DOUBLE ! » ; « EN TRIPLE ! » ; « JE N’EN AI PAS BESOIN ! » ; et attention, on nous garde le meilleur pour la fin : « MAMAN S’EST TROMPEE ! » Ce dernier point d’exclamation est lourd de sens, on sent qu’il contient des précisions qui  démangent, du genre : « cette conne » ou bien « comme d’hab’ ». De plus, Maman étant la seule à être incriminée, on se dit que ce n’est pas Papa qui commettrait une telle bévue. Car pour ceux qui l’ignorent, la FNAC ne vend ni du maquillage ni des couches-culottes, mais des trucs super compliqués comme des téléphones, des livres, des DVD, des ordinateurs ! Pour comprendre leur fonctionnement, il faut en avoir fait des études. Voilà pourquoi Maman, non contente de claquer l’argent du ménage et de courir les boutiques avec ses copines pendant que Papa travaille, Maman donc, cette pétasse, n’est même pas foutue de choisir un CD ! Et ça ne s’arrange pas. On me dit que Maman aurait hurlé « Joyeuses Pâques ! » à ses proches le 1er janvier 2012 à 0h00. Bref, Maman « craint ». Or n’oublions pas une chose, c’est que Maman va voter en mai 2012. Vous imaginez, si elle glisse dans l’urne sa liste de courses au lieu du bulletin gagnant ? Personnellement je ne vois qu’une issue, en orange et en gros dans le texte, avant qu’il ne soit trop tard je vous en supplie : « REVENDEZ MAMAN ! »  

Tous nos invités
Tous les dossiers

derniers podcasts

je m'abonne :   
La masterclass d'Elise Noiraud
Live • 16/04/2021
La masterclass de Patrick Timsit
Live • 16/04/2021
La masterclass de Lolita Chammah
Live • 16/04/2021
La masterclass de Tania de Montaigne
Live • 08/03/2021
La masterclass de Sara Giraudeau
Live • 08/03/2021
Tous les podcasts

ventscontraires sur Youtube

Découvrez la chaîne
La revue en ligne du Rond-Point
Auteurs maison   Vedettes etc.   Confs & Perfs   Archives   Tous les chroniqueurs
Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes  Nous contacter   Presse
ventscontraires.net, revue en ligne, vous est proposée par le Théâtre du Rond-Point.
Site administré par
© 2014 - CC.Communication