Philippe Mouchès
Publié le 04/11/2015

Les conséquences du réchauffement climatique sur la peinture flamande


Peintre
Fondateur et théoricien du Divisionnisme Périgourdin
Membre de l'Oupeinpo

http://doublevue-mouches.blogspot.fr/

 

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Le 15 octobre 2010 à 08:00

Des vieux jeunes, des jeunes vieux, des monstres?

Il n'y a pas que le Rond-Point qui honore les monstres

Il faut que je commence par avouer que je n'ai pas compris le sens de cette publicité : des têtes de vieux (grimées) sur des corps de jeunes (dans le vent). Et ce slogan : "Ne vieillissez pas trop vite". C'est une pub pour une radio, qui diffuse de la musique de jeunes, mais que les vieux peuvent aussi écouter, je crois. Ou alors peut-être que si on écoute cette radio quand on est jeune, on devient vite vieux, mais on reste habillé en jeune (à skate). Bref. Je n'avais pas compris jusqu'à ce que cette campagne fasse parler d'elle autrement, c'est-à-dire par voie de presse. C'est parce que le maire de Clichy l'a interdite sur les panneaux d'affichage de sa ville que j'ai enfin eu son décryptage.Dans le Nouvel Observateur n° 2396, la journaliste Elodie Lepage a interviewé à ce sujet la sémiologue Mariette Darrigrand, qui parle de monstres. On est en plein de la thématique de saison du Rond-Point. "Cette pub joue avec la figure du monstre au sens d'être humain déformé : le corps et la tête ne sont pas en conformité. On est devant une créature, ça ranime Frankestein et les peurs liées aux manipulations génétiques. Si c'était une œuvre d'art, ce serait intéressant, mais dans le cadre d'une pub, qui est censée séduire, ça gêne et donc ça ne passe pas." A l'heure du botox et du règne tout-puissant de la chirurgie esthétique, on trouve sur Internet un logiciel qui propose de se projeter dans le temps, et en l'occurrence, celui de la vieillesse. Dans les manifs anti-retraites, il y a de plus en plus de jeunes, qui pensent déjà à leur lointain avenir. Je me dis qu'il doit être bien difficile d'être jeune en 2010 pour vouloir vieillir si prématurément.

Le 1 mars 2014 à 07:41

Corinne Maier

Les Cracks méconnus du rire de résistance

Avec leur bédé biographique Marx (Dargaud), qui cartonne en ce moment, la polémiste cinglante helvéto-bruxelloise Corinne Maier et la dessinatrice hyper-inspirée Anne Simon ont accompli un sacré exploit : réussir à retracer pointilleusement le parcours idéologique et libidinal de l’agitateur barbu tout en amusant foutrement. C’est très-très instructif, très-très caustique, très-très drôle et toute à fait bath visuellement. Comme c’était déjà le cas du Freud dessiné du même tandem qui vient d’être traduit en huit langues. Ce n’est pourtant pas dans les habitudes de l’incontrôlable Corinne de faire l’unanimité. La plupart de ses pamphlets acerbes ont beaucoup choqué. Bonjour paresse a désespéré les bonnes âmes réclamant du travail pour tous. Le Manuel de savoir-vivre en cas d’invasion islamiste (fort proche du mauvais esprit anti-patriotard des Chinois à Paris de Jean Yanne) a atterré à la fois les islamophiles et les islamophobes. No Kid a offusqué les mères de familles nombreuses. Tchao la France ! a piqué au vif pas mal de citoyens français en trompetant que, dans leur république, « faut se battre pour se loger, supplier pour travailler, supporter des leçons de morale à tous les carrefours ». Le brûlot suivant de la pétroleuse, le désopilant Manuel du parfait arrivisme (Flammarion), toujours sur les présentoirs, a été, lui, mieux accueilli parce que, se voulant fort perversement à double tranchant, il peut être pris tout de bon aussi au premier degré. Partant du postulat qu’on vit dans un monde « où prospèrent imposteurs et serial-menteurs », le vade-mecum de Maier offre à ses lecteurs une panoplie de recettes machiavéliques pour qu’ils cessent d’être les éternels pigeons, pour qu’ils se mettent à manipuler cyniquement à leur tour les autres et les événements à coups « de bobards, feintes et faux-semblants ». « Lectrice, vous modérerez vos coups de sang et vos agressions frontales ; pratiquez plutôt le dénigrement subtil, les micro-attaques et les coups fourrés en tout genre. Je sais d’expérience que les femmes ont toutes les compétences pour se comporter comme des sales connes. » « Malheur aux vaincus, bonheur aux faux-culs. » Pour ce, ne soyez ni trop sexy ni trop élégantes ni trop décontractées. « Une féminité sobre est une arme éprouvée qui permet de s’imposer face aux hommes sans se caricaturer. Car les hommes ne condescendent à obéir qu’à des femmes qui ressemblent à des femmes, ils ont très peur des objets sexuels non identifiés ; rien de plus déstabilisant pour eux qu’une hommasse agressive ou débraillée. » Mais c’est du premier au dernier paragraphe que le livre regorge de conseils pernicieux de cette farine : « N’oubliez jamais qu’il n’y a que la mauvaise foi qui sauve. » « Laissez les autres aller au charbon à votre place. » Rappelez-vous que « l’économie a besoin de travailleurs adaptables et de consommateurs soumis, pas de main-d’œuvre qualifiée ou d’acheteurs critiques, que le salarié idéal est un père assagi, consensuel et terne, politiquement incolore ». « Brandissez la carte postale de la famille. » « Offrez à vos enfants une éducation bisounours. » Il résulte de tout ça que lorsqu’on sort de la bible de l’opportunisme de Corinne Maier, ou bien l’on est tenté de devenir un sordide salopard se shootant à la simagrée et à l’entourloupe. Ou bien l’on a envie de rester (ou de redevenir) diablement sincère envers et contre tout. Ce que ne fut que quelquefois en passant le Karl Marx tartufe de son comic strip.

Le 12 mai 2015 à 08:06

Il quitte son boulot de dessinateur pour devenir trader et avocat fiscaliste

Baltimore – La vie réserve bien des surprises. Michael Hotchins, dessinateur depuis plus de 20 ans pour plusieurs revues de bandes dessinées a décidé de tout plaquer pour devenir avocat fiscaliste et trader à Wall Street. Un choix de vie qu’il revendique totalement. Reportage. Changer de peau Michael Hotchins a 44 ans. Depuis plus de 20 ans il est un des plus grands dessinateurs de bandes dessinées aux États-Unis, signant pour divers grands éditeurs, tel que Marvel ou DC Comics. Il a mis en scène Batman, les Avengers ou Spider Man. Mais pour lui, tout cela est fini. Depuis quelques jours, Michael veut devenir avocat fiscaliste et trader. Et son choix est mûrement réfléchi « Je pense qu’à un moment il faut grandir. La bande dessinée c’est bien mais ça reste surtout un passe-temps. À un moment, je me suis dit, Michael, trouve toi un vrai travail, la bande dessinée c’est surtout pour les enfants ». « Quand j’étais petit je me moquais des enfants qui aimaient les maths. Je dessinais au lieu de faire des équations. Je m’en veux d’avoir agi de la sorte, j’ai perdu plusieurs années de ma vie ainsi » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. C’est au hasard de son surf sur le net que Michael a le déclic. « Je suis tombé sur des sites qui proposaient des kits d’apprentissage pour devenir trader. J’en ai commandé un et j’ai réalisé tout de suite plus de 300 dollars de bénéfices ! Je me suis découvert aussi une passion pour le droit fiscal, j’ai commencé à prendre des cours par correspondance, j’espère être diplômé l’an prochain ». Michael dit être très à l’aise avec les chiffres et les mathématiques. « Je trouve ça très ludique les chiffres. Et puis je me sens un peu plus responsable. Pour la première fois depuis des années, je me sens enfin adulte ». Le Gorafi Illustration: Istock / azndc  

Le 13 août 2011 à 06:20

Javi Poves réinvente le hors jeu

Carte postale d'Espagne

Il y a quelques jour, Javi Poves n'était encore qu'un joueur de football anonyme. Evoluant au sein du Sporting de Gijón (Espagne), il n'avait porté que 10 minutes en tout le maillot de l'équipe. Il ne s'était pas non plus rendu célèbre pour ses exploits sportifs ou son salaire mirobolant. Pourtant il est aujourd'hui sur le point de devenir une star.Ce qui a propulsé la notoriété de Javi Poves c'est sa décision de raccrocher les crampons pour rester en accord avec ses convictions. Le quotidien La Nueva España qualifie même de "tsunami" la déferlante que ses déclarations tonitruantes ont provoqué sur les réseaux sociaux. A mille lieues de l’image traditionnelle du footballeur professionnel au QI atrophié et uniquement préoccupé par sa carrière et ses intérêts financiers, Javi Poves  a décidé de fuir un milieu du football qu'il décrit dans plusieurs interviews comme pourri et mortifère, gangréné par l’argent, endormant délibérément les citoyens pour annihiler tout risque de révolte.Ni communiste ni anarchiste, à la limite anti-système, Javi Poves est plus radical qu’un Cantona qui incitait il y a quelques mois les épargnants à retirer leur argent des banques avant de prêter son image à une nouvelle campagne publicitaire.Mais celui qui aurait pu devenir le porte-étendard des jeunes indignados espagnols ne se reconnaît pas non plus dans ce mouvement qu’il juge créé par les médias pour canaliser le mal-être et pour empêcher qu’une étincelle devienne dangereuse et incontrôlable. Il rejette tout lifting du système capitaliste et appelle à un changement radical. Pour le moment, le jeune homme envisage de reprendre des études d’histoire,  et souhaite lire et voyager pour mieux comprendre le monde.Atypique, anticonformiste et irrécupérable, il est malgré tout en passe, même s’il s’en défend, de devenir une icône.

Le 27 février 2012 à 07:58

Mauvaise réputation

Il s’était appliqué pour que ce soit bien propre. Ça lui avait pris du temps, mais il était content de lui. Il avait choisi une belle malle en cuir. Ce qui l’ennuyait, c’était le risque à la douane. Qu’on la bloque pour contrefaçon. On n’est jamais assuré de ce qu’on trouve dans le souk de Marrakech.   A l’intérieur, pour ne pas salir – la malle pourrait toujours resservir – il l’avait capitonnée de polyane. Il avait rajouté un pot-pourri, le nom ne saurait être plus adapté, pour diffuser une odeur agréable. Le transport pouvait être long.   Elle était si jolie ce matin, quand il s’était réveillé. Elle dormait encore, la peau nacrée de son bras tranchant avec le doré de la sienne. Un sourire fermait ses lèvres. Elle n’avait jamais été aussi belle, elle ne pourrait jamais plus l’être autant. C’est cette image qu’il voulait conserver. L’ennui quand il lui avait tranché la gorge, c’est que ça laissait une trace sur son cou. Mais il avait attendu qu’elle se vide de tout son sang. Il l’avait bien lavée, essuyée. Et il lui avait attaché un foulard de soie pour dissimuler la plaie. On ne voyait presque rien. Il l’avait couchée dans la malle, repliant les bras et les jambes pour qu’elle soit à son aise. On fait une mauvaise réputation aux gendres.  Sa belle-mère pourrait le remercier, il avait simplement chercher à la satisfaire. C’est elle qui avait demandé, juste avant le départ pour le voyages de noces. « Bon voyage les enfants. Et surtout, envoyez-moi des souvenirs. »

Le 18 mars 2012 à 13:50

Les Belles-Soeurs : "Maudit cul, chus tannée de m'ner une maudite vie plate"

Le Rond-Point à l'heure du Québec version Michel Tremblay

« Chus tannée de m’ner une maudite vie plate ». Quarante ans après les "Belles-Soeurs" de Michel Tremblay, René Richard Cyr transforme la première pièce mythique du théâtre québecois en théâtre musical. Avec le compositeur Daniel Bélanger, il en fait un bouquet d’humanités et d’énergies flamboyantes. Triomphe outre-Atlantique par une fabuleuse troupe de bonnes femmes d’exception.Belles-Soeurs est une pièce qui par sa langue a bouleversé l’histoire du théâtre outre-atlantique, pensezvous qu’aujourd’hui elle puisse avoir le même impact ?La pièce de Tremblay en 1968 a bouleversé pour bien des raisons, bien sûr la langue québécoise y apparaissait pour la première fois sans fard ; la langue du peuple et de la rue, la langue des opprimés et des moins bien nantis prenait d’assaut la culture, mais au delà de cette ouverture, y apparaissaient 15 femmes qui portaient la réalité féminine et annonçaient la révolution féministe qui allait suivre. La pièce faisait aussi partie d’un mouvement d’identification nationale québécoise . Durant le même été, apparaissait également Robert Charlebois. C’était 1968 au Québec aussi.Michel Tremblay a-t-il été présent lors des répétitions et des représentations de la pièce ? Est-il intervenu ?J’ai eu la joie de mettre en scène à plusieurs reprises des pièces de Tremblay, j’ai aussi eu la chance d’interpréter en tant que comédien l’un de ses personnages, Hosanna. Il s’est au fil des ans développé une complicité entre nous. Michel nous a laissé les coudées franches à Daniel Bélanger et à moi afin que nous créions nos Belles-Soeurs. L’oeuvre originale est la pièce québécoise la plus jouée sur la planète, plus de 300 productions dans plus de 40 pays en plus de 20 langues, alors pour Tremblay, son texte adapté et mis en chansons représente aussi un nouveau souffle pour la pièce .Comment expliquez vous le succès de cette production au Québec et partout ailleurs ?Tout d’abord l’immense impact de voir 15 femmes entre 20 et 90 ans sur scène, battantes, vivantes, rieuses, émouvantes. Partout sur la planète, on peut les reconnaître comme nos femmes, nos mères, nos filles, nos tantes, nos voisines. Elles sont interprétées par des comédiennes aguerries, généreuses, parmi les meilleures du Québec. Et au delà du portrait brossé, l’histoire, la force du scénario sont aussi incroyablement riches. De plus, l’incroyable puissance que possède la musique et la voix chantée rendent ce spectacle festif, rassembleur.Les portraits de femmes de Michel Tremblay sont-ils toujours aussi percutants ?Les relations entre une mère et sa fille, entre la soeur rejetée et les autres, résignées, la femme seule, la veuve, la mal mariée, la fille mère, tous ces portraits traversent l’espace et le temps, c’est ce qui explique le succès de la pièce : ce miroir dressé sur la condition féminine devant l’éternel.La grande nouveauté de ce projet, c’est la musique : vous inscrivez-vous dans une tradition américaine du théâtre à la Broadway ?Soyons clairs, il ne s’agit pas d’une comédie musicale dans le sens américain, c’est un spectacle de théâtre musical, en alternant des scènes jouées et d’autres chantées. La structure de l’oeuvre initiale avec ses monologues et ses choeurs se prêtait d’emblée à une telle adaptation. Ce sont le sens et les mots qui portent la mise en scène et le spectacle.Que signifie pour vous, et pour Michel Tremblay, le retour des Belles-Soeurs en France, à quelques pas de l’Espace Cardin ?Je ne peux pas répondre pour Michel, mais pour moi et l’équipe de concepteurs et de comédiennes, notre présence au Rond-Point représente à n’en point douter une joie certaine, une juste fierté et un sentiment d’accomplissement. La culture québécoise fut longtemps perçue même chez nous à la remorque de la culture française, elle lui était assujettie et souffrait d’ un grand complexe d’infériorité, l’écriture de Tremblay entre autres s’est employée à réparer cet outrage à nos mots, notre réalité, notre unicité. Nous nous enorgueillissons qu’aujourd’hui, nos Belles-Soeurs à l’instar de bien d’autres artistes québécois soient présentes chez vous.Attention, elles débarquent !(propos recueillis par Pierre Notte)

Le 2 décembre 2014 à 08:32

Les policiers seront désormais moins insultants pendant leurs délits de faciès

Le Ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve, a annoncé ce matin un grand changement dans le cadre des contrôles d’identité pratiqués par les forces de l’ordre. Les représentants de la police devront désormais faire preuve de plus de politesse à chaque contrôle au faciès.
Un changement salué
 par le collectif « Stop au délit de faciès malpoli ». Les préjugés n’empêchent pas un petit « Bonjour » C’est par ces mots que l’occupant de la place Beauvau
 a débuté son allocution au cœur du commissariat des Halles à Paris sur la mise en place d’un délit de faciès « next generation » selon son entourage. Pendant une heure et demi, M. Cazeneuve a détaille son plan : « Tous les agents de police pourront continuer de contrôler un homme parce qu’il est typé maghrébin ou d’origine sub-saharienne. C’est un acquis sur lequel nous ne reviendrons pas. Mais à partir d’aujourd’hui ils le feront avec l’obligation de dire « Bonjour Monsieur » et « Passez une belle journée » avant et après avoir fouillé de manière humiliante la personne concernée. Les préjugés n’empêchent pas un petit « Bonjour
 » Autre changement, les policiers devront agrémenter d’un « S’il vous plaît » toutes leurs accusations sans fondements hormis l’appartenance ethnique du citoyen qu’ils contrôlent arbitrairement. Ainsi, un « Bon, où qu’elle est la drogue ? » devient « Bon, où qu’elle est la drogue s’il vous plaît ? ». De son côté, un « Alors, on va te renvoyer au bled tu sais ! » se transformera en « Alors, on va vous renvoyer au bled vous savez Monsieur. » Frapper des zones précises Le ministre de l’Intérieur a également expliqué que lors de bavures, les policiers devront maintenant infliger aux individus interpellés des coups non justifiés uniquement dans des parties moelleuses du corps comme le gras du ventre ou la cuisse. Un moyen de conserver cette tradition de la police nationale tout en réduisant la souffrance des victimes de bavures. la rédaction Photo: Thinkstok/michaklootwijk

Le 14 février 2012 à 10:52
Le 3 février 2015 à 08:24

Manger de la nourriture : Avantages et inconvénients

Il s’agit d’un de ces petits actes du quotidien auquel chacun est confronté à un moment ou à un autre. On le fait parfois sans réfléchir, pour le plaisir, ou simplement poussé par ce que les experts appellent « la faim », mais manger de la nourriture est-il vraiment bon pour la santé ? Bonne ou mauvaise idée, le Gorafi a testé pour vous. Survivre Manger de la nourriture représente un apport énergétique pour l’organisme qui permet notamment de se mouvoir dans l’espace et de pratiquer de nombreuses activités comme le football, sortir boire un verre, ou encore éviter de décéder. D’un autre côté, manger peut conduire à prendre du poids et ternir votre image de sex-symbol en société. Un élément à considérer sérieusement avant de prendre votre décision. Un hobby coûteux Manger est susceptible de procurer du plaisir, grâce aux endorphines libérées par le cerveau à la suite d’un repas savoureux, ou comme disent les nutritionnistes à la suite d’un « cassage de bide ». En revanche, manger correctement nécessite de posséder de l’argent et donc un travail, ou alors de maîtriser l’art ancestral de la chasse, deux caractéristiques de plus en plus rares dans la conjoncture actuelle. Une logistique à mettre en place Loin d’être acquis, manger requiert une organisation rigoureuse pour se procurer de la nourriture. Au-delà du simple effort physique que représente le déplacement jusqu’à l’épicerie ou au restaurant, il s’agit d’adopter une apparence socialement acceptable pour sortir de chez soi, comme par exemple se laver ou enfiler un pantalon propre. Autant de formalités qui empiètent sur des activités nettement plus ludiques telles que dormir, regarder le dernier épisode de Game of Thrones, ou encore s’endormir devant le dernier épisode de Game of Thrones. Privilégier les aliments comestibles Enfin, manger demande une certaine dose de discernement pour distinguer les aliments comestibles et non comestibles. A titre d’exemple, les légumes ou la viande sont considérés comme bons pour la santé, à l’inverse d’autres produits comme le bois ou la lessive. Plus largement, il est conseillé d’éviter les matières non-organiques, même si selon une étude de l’INSEE, 66% des Français avouent manger l’aluminium ou le cellophane qui enrobe leurs sandwichs, de manière volontaire ou non. En bref A l’issue de ce test, il apparaît évident que manger présente beaucoup plus d’inconvénients que d’avantages. Le Gorafi recommande malgré tout de s’alimenter régulièrement puisque les tests de non-alimentation réalisés à la Rédaction ont entraîné le décès de plusieurs journalistes travaillant sur cette enquête. Un état peu confortable puisque le décès reste la troisième cause d’inactivité chez les Français derrière le chômage et le travail dans la fonction publique.

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