Philippe Mouchès
Publié le 04/11/2015

Les conséquences du réchauffement climatique sur la peinture flamande


Peintre
Fondateur et théoricien du Divisionnisme Périgourdin
Membre de l'Oupeinpo

http://doublevue-mouches.blogspot.fr/

 

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Le 29 mai 2012 à 08:34

Shape

Yves-Noël Genod : exercice d'admiration numéro 6

> premier épisode Le type est grand, mince, légèrement beckettien, peau laiteuse, imberbe, petites lunettes rondes, cheveux fins qui semblent sortis du lit, adulte sage ou ado attardé, peut-être un peu des deux, il s'appelle Philippe Gladieux. Je l'ai rencontré il y a quelques mois, au Théâtre de la Bastille, il faisait déjà les Lumières pour Yves-Noël Genod. C'était l'hiver et il s'agissait de La Mort d'Yvan Ilitch, le solo avec Thomas Gonzales. Lumières, c'est une façon de parler car dans La Mort d'Yvan Ilitch, Thomas G. était plongé dans les ténèbres, habillé de ténèbres. Le plateau était fait de noir et de nuit, velours noir, profond, nuit lunaire, avec cette sorte de lumière blanche, invisible, noire, qui rend les peaux phosphorescentes. C'était un soir de répétition pour Thomas (répétition chez Yvno = recherche du duende), je m'étais assis par hasard à côté de Philippe Gladieux. Il y avait un problème technique avec le néon que portait Thomas dans ses bras. "Salut. Salut. Olivier. Moi c'est Philippe." On parle à voix basse, on se serre la main. Philippe a cette douceur rare des vrais hétérosexuels, ceux qui n'ont aucun problème avec l'homosexualité, c'est à dire avec le féminin en eux. En même temps il est peut-être homo, en fait je ne sais pas et je m'en fous, mais je ne crois pas qu'il le soit, pas du tout. De Philippe émane un calme fascinant, plus que l'orientation sexuelle, c'est ça qui frappe en premier. Aussitôt je me dis que Duras aurait aimé travailler avec lui, je ne sais pas pourquoi mais j'imagine un feeling possible entre Duras et lui. Je n'ai jamais connu Duras mais je la connais comme si je l'avais faite, c'est ridicule mais tout ce que je vis me ramène toujours un peu à elle. Ma vie est dédoublée par la présence de Duras. LOL. Bon, Duras est morte, paix à son âme, Philippe travaille avec Yves-Noël Genod et c'est de ça dont on parle. Sur son site Philippe dit qu'il est "patient avec un sentiment d'urgence". Pour parler de lui il dit "éclairagiste". Il dit aussi : "Les volutes impriment comme des spectres dans l'espace des dessous. Au fil des heures, la circonvolution des pensées fait naître un vortex (d'où l'on verrait un langage organique). On n'imagine jamais rien, c'est la structure qui initie la clarté, nous lions en lisant ; le sujet intérieur. Dans une enveloppe, la lettre est pliée en trois. C’est toujours ce rythme ternaire !" Je navigue dans le blog de Philippe. Pour écrire cette chronique je pourrais l'interviewer, j'y ai pensé, mais je préfère garder encore un peu de distance avec lui. Ou plutôt je ne veux - pas tandis que j'écris sur lui - de cette distance que l'on a avec les gens qu'on connaît, les proches. J'apprends qu'il est l'inventeur d'un truc, un procédé qui s'appelle Shape. Philippe écrit qu'en éclairage traditionnel, il "navigue manuellement, attentif au pré-mouvement. Il joue la lumière en inspirant l’air de la pièce, séduisant jusqu’au filament de la lampe; un élan d’autofiction. Parce que les consoles d’éclairages n’étaient pas adaptées à sa recherche, il en a conçu une d’un type nouveau, sans séquentiel, sans mémoires. Shape est un procédé traduisant en lumière les percepts du corps. Son organicité, sa réactivité en terme de rythme, impulsions, sensualité ouvre un espace imaginaire comme on regarde les nuages, le feu ou un être aimé. Techniquement, Shape interfère sur la lumière comme un filtre virtuel. Si le soleil est un ensemble de projecteurs, alors Shape s'insère entre lui et le sol, créant les ombres. Par exemple on pourrait reconnaître un arbre dans le vent ou l'eau de la mer ou un ventre qui respire... Shape restitue les flux où ils subissent une suite de transformations sur lesquels Philippe peut agir en temps réel en terme d'intensité, dynamique, s'adaptant aux situations de l'instant, aux nécessités de surprendre, accompagner, guider, suspendre, figer... Le spectateur y met ses rêves, ses peurs, ses désirs.  Ainsi naît l'abstraction, de l'absence de l'arbre ou de l'eau. Parce qu'on y voit pas nécessairement de l'eau mais un macrophage qui se nourrit de lui même ou un spectre in-voluant en l'eau. On perd l'équilibre en changeant de référentiel. Et l'on se propulse dedans, comme aspirés par le vide. Pourquoi aurait-on peur du silence sinon ? Shape participe de qui se décompose, se découvre, tisse un lien entre le sujet, les interprètes et l'imaginaire de chacun. Une relation d'équivalence." C'est sur ce mot que j'arrête ma lecture, "Equivalence", je ne veux pas en savoir plus, pour l'instant. Au Rond-Point Philippe fait les lumières, bien sûr, mais aussi le son. Comme dit Yvno, "l'ambiance du lieu, c'est lumière du jour, fenêtres ouvertes, 7h du soir, c'est l'idée d'un jardin, du théâtre comme jardin. Il y a des plantes. Mais surtout beaucoup d'imaginaire. Philippe a un iPhone et de temps en temps il fait sortir des chants d'oiseaux qui viennent, du coup, de derrière les spectateurs - c'est très agréable – et qui se mélangent aux bruits réels de la rue et de la soirée – les Champs-Elysées - parfois un corbeau, mais c'est pas toujours un corbeau, parfois une manif... Jeu de mot lacanien à la con: Gladieux, Glas / Dieu... Tu sais ce que c'est que le glas, Yvno ? Bien sûr, tu sais, mais je vais te le dire quand même, j'aime trop faire mon wikipedia : le glas est une petite sonnerie faite avec une cloche publique pour signaler la mort d'un habitant. Une idée pour le spectacle ? Pour qui sonne ce glas ??? Sinon, oh, une fois, oh oui je m'en rappelle, c'était génial, des chevaux sont passés sur l'avenue ! Et en parlant de chevaux, "Phlippe", tu sais ce que ça veut dire ? Celui qui aime les chevaux. Tout est déjà écrit, depuis le début.

Le 25 juin 2012 à 08:46

Mon petit pan de mur gris

Yves-Noël Genod : exercice d'admiration numéro 11

> premier épisode "Pourquoi être heureux quand on peut être normal ?" C'est le titre du dernier livre de Jeannette Winterson, lecture conseillée par Patrice. Je lis, j'aime beaucoup et tandis que je découvre Winterson ils sont dans la dernière semaine de Je m'occupe de vous personnellement. Dimanche prochain, dans quelques heures, ce sera fini, tout va disparaître. La salle Roland Topor va retrouver son gris bleuté et fini pour moi les exercices d'admiration. Cette dernière semaine ne parachève rien, au contraire, Yves-Noël recommence, de plus belle, c'est encore un nouveau spectacle, neuf comme tous les matins du monde. Je sens monter une vague de nostalgie, elle me prend à la gorge, je bois la tasse salée. La nostalgie n'est que l'angoisse du futur et l'appréhension du vide après le plein. Bientôt, dimanche en fin d'après-midi, dans quelques heures donc, un petit pan de ma vie - petit pan de mur jaune - va s'estomper, disparaître, s'évanouir. J'aurais vécu avec eux, les acteurs d'Yves-Noël, je les aurais aimé d'amour. Tant pis si on me trouve sentimental ou naïf, c'est l'amourre qui fait ça. Je crois que je n'ai jamais offert autant de fleurs qu'à Valérie Dréville, je crois que je n'ai jamais offert autant de pastèque qu'à Dominique Uber. Tous ensemble et chacun en particulier, je les ai caressés du regard, je les ai écoutés, tendrement contemplés. J'ai admiré Yves-Noël, je l'ai supporté, parce qu'il peut être infernal YVES-NOËL GENOD, infernal dans le sens que Duras donnait à ce mot, infernal comme est infernal ce qu'il a fait et tenu, tout seul pendant trois semaines, un spectacle différent chaque soir, mettre tant de liberté à la fois sur un plateau, gérer les fauves, ne pas leur couper les griffes ou les endormir. Je pense au premier spectacle de Rabeux que j'ai vu : Les Enfers Carnaval. Correspondances.  Yves-Noël cite souvent Peter Handke : "Regarde le miracle, et oublie-le". Je ne sais pas comment je vais oublier le miracle que fut ce spectacle mais comme souvent quand j'ai un problème, je relis Proust : "L'oubli est un puissant instrument d'adaptation à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle."  Et j'ai encore envie de faire une citation, parce que ceci sera ma dernière chronique et je sens que ma bouche s'assèche déjà : "Bien sûr nous eûmes des orages, vingt ans d'amour c'est l'amour fol. Mille fois tu pris ton bagage, mille fois tu pris ton envol. Et chaque meuble se souvient dans cette chambre sans berceau, des éclats des vieilles tempêtes. Plus rien ne ressemblait à rien, tu avais perdu le goût de l'eau et moi celui de la conquête." Dominique Uber, chère Catherine Deneuve du Sauvage et de Possession réunis, je vous aime. Anne Issermann, chère Virginia Woolf à l'ovale lumineux, je vous aime.  Alexandre Styker, mon Marilyn, mon Marcello, mon jeune faon diaphane, je vous aime.  Lorenzo De Angelis, mon cher nageur prodige, toi qui porte bien ton nom de famille, je vous aime.  Marlène Saldana, chère délicate et fine figure du réel, je vous aime.  Philippe Gladieux, mon cher faiseur et défaiseur de lumières et de sons, je vous aime.  Simon Bourgade, mon cher "garçon naturel", je vous aime.  Valérie Dréville, pour tout ce que j'ai déjà écrit et pour le reste, je vous aime.  Yves-Noël Genod, mon cher chat blond, de gouttière et angora, qu'est-ce que je peux ajouter ?  J'avais de grandes ambitions avec mes chroniques pour Vents Contraires, j'aurais voulu suivre le spectacle, en rendre compte de la manière la plus précise qui soit. Une sorte de spectacle littéraire dans le spectacle. Pas sur le spectacle mais dedans, exactement, sous le soleil. Je n'y suis pas arrivé. Il y aura eu 22 représentations, je n'ai fait que 11 chroniques. On ne suit pas à pieds dans la vase un pur sang lancé au galop. Au final il y aura eu autant de Je m'occupe de vous personnellement que de têtes et de mémoires de spectateurs. Ce que j'ai vu, je l'ai vu par le trou de ma serrure personnelle, tout petit point de vue, l'instant d'un regard. Mais un regard qui s'est dilaté à la mesure de toute la vie.  Je vais moins vivre désormais. J'aurai moins de vie vécue. Dimanche soir, après la dernière, je me mettrai sérieusement dans mon second livre. Je suis prêt pour l'apnée. J'ai eu beaucoup d'oxygène ces-temps-ci.

Le 26 août 2013 à 09:56

L'objet du délire #6

Maintenant que les crèmes solaires sont remisées.

Maintenant que les crèmes solaires sont remisées au magasin des accessoires, maintenant que les plaies de l'été ont cicatrisé sur les peaux et dans les coeurs, maintenant que le souvenir du paradis des vacances, les belles journées à rien foutre, ont été pulvérisés par le géant gris du salariat ou de la précarité (sur l'autel d'une vie perdue à la gagner), il est temps de parler du slip de bain*. Sous ses airs bienheureux de cache-sexe pacifique, le slip de bain est un loup pour l'homme. Sur la plage, dans le panier, il attend son heure, patiemment, au milieu des seaux et des pelles, des Voici et des romans de Marc Lévy. On l'enfile. Il moule la bite quand on l'enfile le slip, mais dans sa vie de slip, il moule tout court. Comme Marc Lévy ? Non, comme les moules. Car les moules moulent sinon on aurait inventé un autre verbe, huîtrer, bigorner, craber, que sais-je, ce sont les moules qui moulent. Surtout les plus amères, celles qui s'ennuient sur leur rocher et ne trouvent plus aucun sel à leur vie de mer, comme le type à l'heure de la rentrée, celui qui justement moule sur son ordinateur, moins par flemme que par désespoir. Le slip de bain moule sans le spleen du bivalve ou du travailleur, il moule tranquille, décontracté de l'élastique, c'est un requin, une guêpe, un prédateur adapté, il survivra à la crise, il survivra à tout. Il attend le coucher du soleil pour attaquer. Il attend qu'on l'enlève, le slip, comme il a attendu qu'on l'enfile. Il est mouillé. Il attaque toujours mouillé. Une serviette complice se love autour des hanches de la victime. C'est l'embuscade. L'homme tient la serviette d'une main, et de l'autre, il tire sur son slip. Oui mais le slip s'enroule sur les chevilles et l'élastique se tend et le visage de l'homme aussi. Il titube l'homme, il sue. Il se bat. C'est sa vie tout ça. Mais le slip prend le dessus et croche sa dure morsure. Et quand la serviette tombe, car la serviette tombe toujours, le slip est noué aux chevilles, l'homme a l'air d'un pingouin et la famille hollandaise fait coucou.   * Le caleçon de bain est un slip qui ne dit pas son nom.

Le 24 février 2012 à 10:23

"Quand j'étais petite, mon père m'expliquait que le Sahara gagnait déjà un kilomètre par an."

Marine Le Pen, France 2, jeudi 23 février 2012

Après un tel aveu on comprend mieux que la fille Le Pen fasse commerce électoral de l’invasion arabe qui menacerait notre civilisation. Désertification-islamisation : même combat !  Tout se tient dans l’esprit lepénien où il faut retenir que ceux qui ne croient pas aux dangers intrusifs venus du sud, sont les même qui gobent les balivernes des « prêtres et évêques du changement climatique. » C’est une facette méconnue du projet FN  qui a été présentée lors de l’émission «  Des paroles et des actes » marquée surtout par la bagarre entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon, où celle-la se l’est jouée Sainte Blandine martyrisée par le tribun païen. Chez les Le Pen on est ainsi « climato-sceptiques » de père en fille. Mais s’il y avait eu un flux migratoire esquimau aux frontières, le FN aurait-il dénoncé la fonte de la banquise sous l’effet des émissions de gaz de serre ? Voici en tout cas  une recrue pour l’Internationale des hystéro-chrétiens du parti républicain américain et des pétro-islamistes d’Arabie saoudite, virulents climato-sceptiques qui partagent la même foi dans les dividendes pétroliers. Aussi la croisade de Marine vise-t-elle désormais à délivrer le paysage des « immondes » éoliennes qui prétendent nous préserver d’un monde de « brut », ce qui ne va pas sans paradoxe puisqu’elle est aussi adepte du tout-nucléaire. Le Pen présidente c’est l’assurance d’une marée noire en guise de cerise sur le tsunami de Fukushima.

Le 22 septembre 2015 à 08:44

Trop réaliste, la réalité virtuelle bientôt aussi ennuyeuse que la vraie vie

Présentés il y a une semaine lors du dernier E3 à Los Angeles, les nouveaux casques de réalité virtuelle pourraient, selon de nombreux spécialistes, atteindre très prochainement un niveau de détails permettant de retrouver le coté ennuyeux et pénible de la réalité. Au point que plusieurs joueurs pourraient se laisser tenter par un retour dans le monde réel. La vie c’est de la merde Brendan Iribe est le créateur du dernier casque de réalité virtuelle, l’Oculus Rift, petit bijoux de technologie. Le développeur affirme que son projet, toujours en cours de développement, atteint aujourd’hui un niveau de réalisme jamais égalé auparavant. « Nous souhaitons faire vivre au joueur une expérience bien connue : celle de la vie de tous les jours, ennuyeuse, barbante et répétitive  » explique-t-il Pour marquer le coup à l’E3, Brendan Iribe avait mobilisé plusieurs studios pour travailler sur des applications développées spécialement pour l’occasion. Simulation de file d’attente, regarder la pluie tomber par la fenêtre, remplir un formulaire administratif, dispute avec le conjoint, les joueurs ont pu avoir le choix entre plusieurs scénarios pour selon lui « une plongée déconcertante dans toutes ces petites choses du quotidien qui finissent par nous pourrir la vie  ». Christopher Trisby fait parti des rares privilégiés à avoir pu tester le fameux casque. Après avoir lancé plusieurs applications et passé des heures à peler de fausses pommes de terre et à chercher virtuellement ses clés, il avoue être totalement conquis. «  Techniquement c’est irréprochable. On retrouve vraiment l’agacement, le coté barbant, répétitif de la réalité » explique-t-il. Fortement déconcerté en retirant le casque, l’homme a préféré quitter le salon en courant  pour tenter de réaliser son rêve de devenir joueur de hockey professionnel.

Le 21 novembre 2012 à 09:16
Le 16 février 2011 à 15:05

Rémi Sussan : les cerveaux collaborent mieux quand le corps s'en mêle

L'intelligence collective n'est pas l'apanage du web

Qu’entend-on généralement par “intelligence collective” ? Pour le monde du web, la messe est dite : c’est le produit émergent de l’interaction entre plusieurs milliers, voire millions d’individus, certains ne partageant avec les autres qu’une quantité minimale de leur réflexion. Et bien entendu, c’est le web lui-même qui est le média de choix de cette intelligence collective.Pourtant, il existe une autre approche de l’intelligence collective, bien plus ancienne que le net ou le web : la “fusion” entre quelques esprits, le plus souvent seulement deux, pouvant aboutir à une explosion inattendue de créativité.Pour réussir une intelligence collective, il faut prendre en compte plusieurs facteurs. Première surprise, la “bonne ambiance” importe peu. La motivation des participants n’est pas non plus fondamentale, ni le niveau intellectuel des individus impliqué. Les trois facteurs qui auraient effectivement joué sont d’abord la “sensibilité sociale” des participants, sensibilité sociale qui a été calculée en soumettant chaque sujet au test de “lecture de l’esprit dans les yeux”. Autrement dit, la facilité qu’à un sujet à déduire l’état émotionnel d’autrui en observant son regard (vous pouvez faire le test ici). Autre paramètre important : dans les groupes les plus efficaces, les participants tendaient à se partager plus ou moins équitablement le temps de paroles. On n’y trouvait pas une monopolisation de la parole par une minorité des membres. Enfin, troisième facteur, et non le moindre : le succès d’un groupe était corrélé au nombre de femmes y participant.C’est donc bel et bien l’intelligence émotionnelle de ses membres qui apparait comme l’ingrédient fondamental au succès d’un groupe, dont la collaboration est avant tout physique, incarnée dans le corps.L’intelligence collective devrait beaucoup au corps. Elle ne saurait se réduire à une pure communion platonicienne des esprits… > lire l'article complet sur OWNI Le journaliste Rémi Sussan travaille notamment à Internet Actu et a écrit les "Utopies posthumaines" (éditions Omniscience), ainsi que "Demain les mondes virtuels" et "Optimiser son cerveau" (éditions Fyp). Il collabore également à "l'Annuel des idées" (éditions François Bourrin). Retrouvez Rémi Sussan à la Monstrueuse Université du Rond-Point  : Rémi Sussan "Marché de demain : optimiser le cerveau"jeudi 3 mars à 19h30réservation 01 44 95 98 21tarif réduit 9€ pour les lecteurs de ventscontraires.net Illustration Albert Dubout : Justine

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