Virgile Larpenteur
Publié le 20/06/2012

Les experts ami-ami


Une virgule au fond du bac, par arpenteur, au tableau depuis 1971

Au mois de juin, il y a le rhume des foins, les appels (surtout le 18), le foot (enfin pas tout le temps), et le bac. Saison bénie où le soleil brille enfin avec conviction, où les terrasses ne désemplissent plus, où les jours s’allongent sans fin, où les jupes raccourcissent enfin. Saison maudite où la jeunesse s’enferme derrière des stores baissés pour ne pas succomber à la tentation, goûte l’amertume d’une boule au ventre permanente, et se bourre le crâne au lieu de la gueule. Combien de mois de juin passés ainsi ? Trop. Mais depuis quelques années, pas de boule au ventre, pas de stores baissés. Parfois, pour une journée, je passe de l’autre côté du pupitre. Je retourne dans les couloirs d’un collège sans fiche à réviser au dernier moment, sans écouter AC/DC à fond dans le walkman (NdT pour les bacheliers : walkman = dispositif mécanique transportable du XXème siècle permettant d’écouter de la musique stockée sur bandes magnétiques) pour rentrer dans la salle avec le couteau entre les dents, et sans mon t-shirt fétiche que je ne laverai pas jusqu’à la fin de la session. Expert. Presque comme à la télé. L’oral c’est sérieux, m’a dit le prof que j’assiste. Mais c’est varié : des grands, des chevelus, des petits, des frimeurs, des blondes, des pâles comme la mort, des gros, des rasés, des timides, des qui sont vraiment pas gâtés, des avec l’œil vif comme un veau en pleine rumination, des stressés, des trop à l’aise, des verts de trouille, et des pas mûrs. Il y a ceux qui rentrent les yeux baissés, comme s’ils étaient dans la cour, lieu de toutes leurs souffrances et humiliations, et qui demandent d’une voix tremblante s’ils doivent tirer une question. Ceux-là, tu n’oses pas trop les torturer, c’est déjà leur quotidien. Il y a celle qui rit trop, sur-rire de gêne et de séduction mêlées, qui ne trompe personne, et que seule une fille de 18 ans au pied du mur sait faire. Il y a les silences qu’on prend un malin plaisir à ne pas combler tout de suite, en se remémorant nos propres silences d’antan. Prendre l’air concentré, faire semblant de réfléchir, tout en ne pensant qu’à une seule chose, comme lui aujourd’hui : « mais putxxx c’est quand qu’il va me la tendre cette perche ce con », pour finalement soupirer un « ah oui », pas du tout convaincu. Il y a ceux qui rament avec autant d’acharnement qu’un kayakiste lancé à la poursuite de saumons remontant une rivière, et qui tentent toutes les réponses possibles, même les plus improbables, espérant que leur flou se perde dans le trouble des remous qu’ils font. Mais malgré leurs efforts, ils se prennent tous les rochers, et le kayak se retourne sans cesse. Ils sont à bout de souffle et boivent la tasse. Il y a celle, oui, celle, car seule une fille peut faire ça. Celle qui maîtrise son sujet, mais qui hésite juste sur un petit détail, et qui finit par trouver la réponse d’elle-même. Mais confrontée ainsi à ses lacunes qu’elle estime incommensurables, elle fondra en larmes de honte avant même terminer l’examen avec la note maximale. Enfin il y a en a qui coulent à pic, encore plus vite que le Titanic, et sans l’orchestre. Ils se débattent sans grande conviction dans l’eau glacée, attendant simplement leur libération. On leur tend des cordes, des bouées, des chaloupes de sauvetage, des perches que Bubka leur envierait, on se transforme en Moïse pour écarter les flots et essayer de leur permettre de donner une réponse. Juste une. Mais non, l’esprit ailleurs, ils se laissent couler, souriant de dépit pour certains, ironiques envers nos efforts pour les uns, indifférent à tout ce qui peut leur arriver pour les autres… Le chômage c’est pour bientôt. Qu’importe le reste, non ?

Adore les ronds-points, qui mènent à la fois nulle part et partout… Gagne sa vie, et perd son temps, avec des codes et des mémoires… Fait des pauses dans des virgules, et parfois avec des mauvaises nouvelles… Se lave la tête en arpentant l’ailleurs, et collectionne les plaques d’égoûts…

 (Virgile Larpenteur)

 

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Le Professeur Pascal répond à vos questions

Avant J.C, c'était comment ?

Avant J.C, on ne portait pas de petite croix autour du cou. On la portait, tout simplement, puis on se faisait clouer dessus, paf ! Avant J.C, Jean-Baptiste préparait le terrain. Avant J.C, Ponce-Pilate se lavait déjà les mains avant de déjeuner. Avant J.C, on avait le sens du tragique : de vrais lions dévoraient de vrais victimes dans les arènes de Lutèce. Avant J.C, le monde était cruel, mais il y avait quand même de belles filles dans les bordels de Pompéi. Avant J.C, les guerriers germains morts au combat montaient au Walhalla. Sur la musique de Richard Wagner, bien entendu. Avant J.C, un esclave pouvait être employé de maison. Aujourd'hui, un employé de maison peut être esclave. Avant J.C, la mauvaise foi existait déjà. Avant J.C, il n'y avait pas de cathos de gauche, seulement des païens de droite. Avant J.C, si tu voulais faire une prière, tu avais intérêt à réviser ton dictionnaire de mythologie. Avant J.C, on allait aux Enfers et non pas en Enfer. C'est un peu comme aujourd'hui : on va aux toilettes, mais ça ne veut pas dire qu'il y a plusieurs pièces. Avant J.C, seuls les Hébreux pratiquaient le monothéisme. Le monokini apparaîtra bien des siècles plus tard et sera l'objet d'une autre dévotion. Avant J.C, l'Islam n'existait pas. Le judaïsme tenait le maillot jaune dans la course de côte du monothéisme, bientôt rattrapé cependant par son outsider, le christianisme. Avant J.C, le bouddhisme existait déjà. Les pauvres et les malades s'essayaient au Nirvana, mais ça ne marchait pas toujours. Avant J.C, les dindes et les chapons passaient un Noël tranquillou. Avant J.C, le foie gras restait là où il était : dans le ventre des canards obèses. Avant J.C, on ne croyait pas au Père Noël. Les mômes braillards ne collaient pas leurs nez morveux sur les vitrines des Galeries Lafayette. Avant J.C, on fêtait le solstice d'hiver : on faisait un grand feu de bois dans lequel on jetait le premier venu, hop ! Avant J.C, l'univers avait à peu près 15 milliards d'années ; il était comme aujourd'hui : sombre, froid, hostile. Sur la planète bleue, on s'écharpait déjà pour un empire, une vérité éternelle, un petit bout de terrain. Le bordel ambiant était bien installé pour des siècles et des siècles, amen.

Le 5 décembre 2012 à 13:34

La mouette rieuse

La chroicocephalus ridibundus, plus connue sous l’appellation de mouette rieuse tire son nom de ses cris éraillés, sortes de hennissements à timbre ricanant.   La Mouette rieuse fréquente les lacs, les plages en été, les étangs côtiers et certaines boîtes de nuit du marais poitevin.   La mouette rieuse possède une bonne vue, une bonne ouïe, mais un nom difficile à porter. Native d’un milieu social modeste et issue de la migration, la mouette rieuse appartient à la famille des Laridés, qui lui vaut encore quelques noms d’oiseaux face auxquels elle n’a de cesse de gwêler.   Les relations qui unissent les mouettes rieuses au sein d'un même groupe sont complexes, la mouette rieuse est profondément alcoolique de même qu’il existe des couples homosexuels mâles chez la mouette, qui d’après les dernières études éthologiques concerneraient vingt pour cent d’entre eux.   On relève alors chez ces derniers les mêmes comportements de cour habituellement observés dans les couples hétérosexuels. Les deux mâles construisent un nid ensemble et s’acquittent conjointement de la taxe foncière au même titre que n’importe quel autre couple de mouette rieuse.   Lorsqu’arrive la saison de reproduction, soit à peu près à chaque dernière pluie, il arrive que certains parents abandonnent leurs œufs. Une aubaine pour les couples homosexuels qui vont alors les couver sous leurs ailes et porter toute leur attention pour le bien du petit à naître. Sans le savoir, ce petit dernier connaîtra une vie bien plus heureuse et épanouie auprès de ses pairs plutôt qu’auprès de ses véritables parents, qui sitôt leur coup tiré et complètement éméchés se prenaient déjà le bec le long de la rade de Brest.   Il fut un temps où les petites mouettes rieuses élevées par des parents mouettes du même sexe eurent à subir quelques moqueries dans les bassins de récréation. Moqueries propres à la mouette rieuse, comme le furent à une autre époque celles à l’encontre des mouettes rieuses nées de parents qui n’étaient pas mariés ou un peu plus tard encore à l’encontre des mouettes rieuses élevées par des parents divorcés. C’est dire si la vie d’une mouette rieuse n’a pas toujours été aussi rose que celle de ses cousins flamands.   Malgré la pluie, ce temps là est révolu. La mouette rieuse se moque aujourd’hui davantage d’autrui à commencer par ces bipèdes qui s’agitent actuellement en dessous de leurs têtes, suffisamment bêtes pour penser que l’homosexualité est contre nature et plus dangereuse encore pour l’humanité que la fabrication d’armes de guerre.

Le 4 janvier 2012 à 08:03

L'Homme témoin du déluge

Histoires d'os 24

Johan Jacob Scheuchzer, naturaliste et médecin suisse du XVIIIe siècle, s’efforçait de concilier ses croyances religieuses et ses travaux scientifiques. En 1725, il crut parvenir à ses fins en décrivant un squelette qu’il identifia comme les restes d’un être humain victime du Déluge.   Le dit squelette mesurait environ un mètre de longueur et il semblait pourvu d’un encéphale volumineux bien que violemment écrasé par la fureur des eaux. N’écoutant que sa conviction, Scheuchzer lui attribua le nom d’Homo diluvii testis : homme témoin du déluge. Un témoin susceptible d’inspirer aux pécheurs effroi et repentir.   Mais cette identification pour le moins hasardeuse ne devait pas convaincre les autres naturalistes qui y reconnurent, tour à tour, les restes fossiles d’un poisson-chat ou ceux d’un grand reptile avant qu’en 1812, le grand Georges Cuvier n’y reconnaisse le squelette d’une salamandre géante, mettant un terme décisif à cette preuve discutable du mythe biblique de la Genèse et de l’Arche de Noé.   Autre genre, autre appellation scientifique : Homo diluvii testis se voyait dépossédé de son nom usurpé. Il devenait Andrias scheuchzeri, un simple Batracien comme la grenouille ou crapaud jaloux de la taille du bœuf. En grec, Andrias signifie à l’image de l’homme et notre mauvaise foi de mécréant en conclut hâtivement que si Dieu a créé l’homme à son image, il a aussi créé la salamandre à l’image de l’homme.  

Le 18 août 2015 à 07:32

Zen : Des moines bouddhistes pour aider les voyageurs à supporter les enfants qui pleurent dans les trains

La SNCF annonce ce matin un plan tout à fait innovant pour aider les voyageurs à enfin supporter les cris et les pleurs des enfants dans ses trains. Désormais, des moines bouddhistes seront placés dans les voitures et donneront des cours de relaxation aux voyageurs pour les aider à s’affranchir de la douleur et de l’énervement causés par les pleurs de ces enfants. Reportage. Un enfant qui pleure dans un train et ce sont près de 70 voyageurs qui sont pris en otage, et autant d’usagers mécontents. Forte de ce constat, la SNCF mise sur le zen et l’enseignement de Bouddha pour aider les voyageurs. « Désormais, chaque rame de TGV ou de train sera équipée d’un moine bouddhiste en libre service à usage immédiat » a expliqué Guillaume Pépy lors d’une conférence de presse ce matin. Le président de la SNCF a expliqué que les moines avaient suivi une formation spéciale pour pouvoir intervenir en toute situation et à tout moment. « Imaginez, vous faites Paris – Toulouse, vous êtes fatigués ou vous souhaitez travailler dans le calme, et un enfant se met à pleurer dans votre voiture. Que faire ? » souligne-t-il. « Avant, il fallait prendre votre mal en patience et serrer les dents, parfois aller aux toilettes et hurler votre rage, ou exprimer votre colère sur les réseaux sociaux ». Maintenant, un moine zen se déplacera à votre place et vous aidera à effectuer des gestes simples de relaxation et de calme pour vous aider à traverser cet océan de rancœur pour arriver à une mer de la tranquillité – toujours selon le mot du PDG. Un partenariat spécial avec la fédération bouddhiste française a été signé, et dès les prochains grands départs en vacances, ce sont près de 700 moines zen qui seront présents dans les gares et les rames. Des moines qui seront aussi formés pour expliquer aux voyageurs, là aussi dans le calme et la quiétude, qu’il ne sert absolument à rien de se lever de sa place et de faire la queue dans le couloir de la voiture plus de 30 minutes avant l’arrêt total du train. Le Gorafi

Le 7 avril 2014 à 07:44

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Faut-il se méfier des filles habillées en bleu marine ?

OUI. Les filles en bleu marine sont généralement blondes et un peu fort en gueule. Elles ont des opinions bien arrêtées. Elles les clament haut et fort sur les plateaux télé et dans les soirées choucroute sur fond de musique bavaroise. A force de les voir et de les entendre, les gens se disent que le bleu marine est une couleur qui a du style : elle donne des opinions à ceux qui ne savent plus quoi penser, parce qu'ils ont tout essayé, la droite, la gauche, et même l'avant-centre de leur équipe de foot préférée. Donc, on voit maintenant des gens s'habiller et parler en bleu marine. Il y en a de plus en plus. Ils rêvent aussi en bleu marine, boivent du pastis bleu marine, mangent des steaks bleu marine. Là, je dis : stop ! Une seule couleur, c'est monotone. Ce n'est pas bon pour les yeux. A Berlin, dans les années trente, c'était la mode du brun ; tout le monde s'habillait en brun, même les chiens policiers. A la longue, les gens sont devenus tellement myopes qu'ils ne reconnaissaient plus leurs semblables. Fièvre brune, disait-on. Etrange maladie. L'Institut Pasteur cherche encore l'antidote. Quoi qu'il en soit, méfions-nous des filles habillées en bleu marine. On ne sait pas trop ce qu'elles cachent sous leurs jupes, une cage à oiseaux, un nounours ou un pitbull. Avoir des opinions, c'est très bien, mais ça ne suffit pas pour être intelligent. Et n'aimer qu'une seule couleur, c'est se priver de toutes les autres.

Le 27 janvier 2015 à 08:16

Le Professeur Pascal répond à vos questions

Doit-on limiter la liberté d'expression ?

OUI. Il est urgent de limiter la liberté d'expression, pour ceux qui veulent la limiter. Ils verront, les braves, combien il est délicieux de s'exprimer avec une bâillon sur la bouche, un pistolet sur le tempe. Ils verront, les courageux, combien c'est amusant de faire un joli dessin, quand on a les deux mains coupées. Qu'ils en fassent l'expérience eux-mêmes, c'est tout le bien que nous leur souhaitons ! D'ailleurs, il est souhaitable que, à l'exemple des zones non-fumeurs, nous créions çà et là dans le pays des endroits légaux où on prendra bien soin de limiter la liberté d'expression, cette vieille putain lubrique et fille de Satan ! Commençons par expurger les bibliothèques, ces repères du vice et de l'ignorance ; contentons-nous de projeter Heidi et Lassie chien fidèle dans nos salles de cinéma (avec la lumière allumée, cela va de soi) ; exigeons que nos présentatrices télé se vêtent correctement, c'est-à-dire d'un sac à patates, solution économique comparée à un tailleur Chanel. Et, surtout, surveillons notre langage ; exprimons-nous comme un moteur de recherche Google ou une notice Ikea ; au besoin, coupons-nous la langue et offrons-la aux chiens, ces zanimaux zimpurs. De cette façon, nous en sommes sûrs, tout ira pour le mieux dans le pire des mondes possibles. On retrouvera le respect, nom de Zeus ! Le respect à coups de trique, bien évidemment, car il n'y en a point d'autres. Et, tout à notre limite de nous exprimer, la langue cadenassée comme une ceinture de chasteté, nous retrouverons enfin le goût de ces mots perdus si chers à nos oreilles bouchées, les mots servilité, esclavage, tyrannie, et tant d'autres tombés dans les culs-de-basse-fosse de l'Histoire.

Le 22 février 2011 à 10:51

Céline, le soufre passe les frontières

Carte postale d'Espagne

Dans le prestigieux et copieux quotidien El Paìs du dimanche 20 février, Céline est à l'honneur. Oui, le même que le ministre de la Culture a refusé d'inclure aux commémorations de 2011. Deux pages sont consacrées à cette question : "Que faire des génies infâmes?" (il faut prendre cet adjectif à la lettre, "infâme" signifiant originellement "de mauvaise réputation"). Car la polémique soulevée par la volte-face de l'institution française a traversé les Pyrénées et c'est donc encore une fois que l'on se pose la question de savoir s'il faut distinguer l'homme de l'œuvre et, plus précisément ici, Céline de Louis-Ferdinand Destouches. L'article, fort bien construit et documenté, rappelle en quoi l'auteur de Bagatelles pour un massacre est "infâme", extraits franchement antisémites à l'appui. Et après tout, ça ne fait pas de mal de se rafraîchir la mémoire, car Céline est à peu près lu comme Proust, voire "relu", tous les étés (si vous voyez ce que je veux dire)…Sont ensuite cités notre international BHL ("Parce que la commémoration est faite pour ça, commencer à comprendre la monstrueuse relation qui peut exister entre le génie et l'infâmie, elle aurait été non seulement légitime, mais utile et nécessaire"), Esther Bendahan, écrivain et directrice de la culture à la Maison Sefarad-Israel de Madrid qui, sans la cautionner aurait vu dans cette commémoration une opportunité de réflexion, et le philosophe espagnol Reyes Mate, qui a reçu pour son livre La herencia del olvido (L'héritage de l'oubli) le Prix National de l'Essai en 2009 : "On célèbre les triomphes, on commémore les défaites (…). Le devoir de mémoire exige aujourd'hui (NDR : depuis l'Holocauste) d'y inclure un jugement moral." En 2011, la France rate donc cette occasion d'exercer son devoir de mémoire, en commémorant un auteur qui n'a pas fini, de toute façon, de faire parler de lui…Lire l'article en espagnol

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