Le Tampographe Sardon
Publié le 25/11/2014

Poésie


La poésie je sais pas si ça s’attrape comme la gastro. J’ai été frôlé durant quatre jours par toute une cohorte de vieux clodos littéraires pas toujours très propres et qui ne se lavent pas toujours les mains en sortant des cabinets. Certains déclamaient des poèmes sans précaution d‘hygiène.
Dans l’ensemble j’ai bien résisté, mais je me sens quand même un peu patraque ce matin. Je me demande si je couve pas une saloperie.
Ah que Paris était jolie au printemps, ah toutes les femmes sont belles et tous les hommes sont des princes de la vie de Paris au printemps de la liberté, des oiseaux au plumage de jaspe .
Ah que les mots sont beaux.
Je chante les mille couleurs chamarrées de la vie, les mots de l‘amour comme l‘oiseau qui s‘envole vers la liberté du pays merveilleux.
J’aime polir les mots sur mon établi de poète pour regarder la vie à travers les milles couleurs chamarrées de l’arc en ciel de la vie de ton cul.

Le Tampographe ne fabrique jamais de tampons sur commande. Il n'aime pas les artistes, il s'intéresse pas à leur travail, il n'a aucune curiosité pour les merdes qu'ils produisent généralement, s'il pouvait il les emploierait volontiers à goudronner les routes, curer les fossés, vider les poubelles ou creuser le canal Seine-Volga.

Son site : http://le-tampographe-sardon.blogspot.com/ 

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Le 21 juillet 2010 à 08:53

Un maxi best of Proust s'il vous plaît !

Alors qu’hier soir, je franchissais gaiement le pas de ma porte dans le sens du retour, ma femme que j’aime bien et qui s’était approchée pour m’embrasser machinalement fut prise, à deux ou trois décimètres de ma personne, d’un vif mouvement de recul : « Ah mais… mais quelle horreur ! Tu pues la friture … ». Et bien oui chère femme que j’aime bien, j’ai lu Proust et maintenant je « pue » la friture, et alors ? Aurait-il été préférable que je rentre de ma journée de lecture parfumé de cuir et de tabac à pipe ? Aurait-ce été plus classe, plus raccord ? Moi, j’aime Proust et j’aime le Mac Do, et plus encore, j’aime lire Proust au Mac Do… Et Proust, c’est long ! Chère femme, chers tous, pourrais-je vivre un jour ma singularité en toute liberté, ou finirai-je ma vie seul, redoutant la mort qui me plongera dans l’enfer des monstrueux lecteurs, condamné pour l’éternité à me gaver d’interminables sandwichs de papier en cherchant en vain du regard quelques éclats littéraires sur les faces rugueuses de steaks hachés synthétiques ? Hermétique à ma soudaine désespérance, ma femme qui m’aime bien mais qui n’y connaît pas grand chose rayon bouquins, m’invita à aller terminer ma lecture sous la douche. Proust n’étant selon moi guère un auteur pour la douche, ce fut donc à poil en route pour la salle de bain que j’attrapai fièrement dans le couloir un recueil de poèmes de Paul Valery. J’aime lire Paul Valery sous la douche. Profondément, La Régie

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