Manault Deva
Publié le 25/07/2012

Les gars de la pédale


Ça y est les petits poulets aux hormones sont arrivés, ils ont franchi les Champs Elysées! Y'avait pas un poil qui dépassait. Glabres, musclés, colorés...et chargés à bloc! Chargés d'espoir, de volonté, de souffrances, de kilomètres dans les papattes...mais pas seulement. Peut-être aussi parfois chargés de substances qui loin d'alourdir, donnent des ailes, font avancer, vite, toujours plus vite! Comme tous les ans, on s'est enthousiasmé, on a acclamé, supporté, fêté des grimpeurs, des sprinteurs, des pédaleurs des vrais grands sportifs...mais aussi des hommes "augmentés".

Le principal, c'est de ne pas se faire prendre, seule la victoire compte...et ça dans tous les sports.  

La main d'un footballeur qui a fait le boulot d'un pied s'en souvient encore. Mais nous on ne veut pas voir ce qui ne nous arrange pas. Pas vu, pas pris! L'enthousiasme et l'admiration restent intacts! On est loin de l'esthétique du vrai et du beau de Platon...à propos... qui dit Platon, dit grec, dit jeux olympiques...bientôt à Londres. Qui sera le seigneur des anneaux dans sa catégorie? Le plus performant, le plus méritant, le plus rapide ou bien le plus chanceux...celui qui aura le plus de veine...de veines chargées ou pas?!

Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne me drogue pas, (je sais c'est nul!)  mais j'écris... même pas la nuit, la nuit je dors. J'écris tout bas, je crie parfois et puis je cause...because ...j'aime ça ! Je cause, je cause dans le poste sur  France Inter.  Depuis 2009, même si je suis sentimentale, j'envoie des bons baisers, pas toujours tendres...normaaal, faut pas se fier à mon sourire, je suis capable du pire !

> Bons baisers de Manault, sur le site de France Inter 

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Manault Deva

 ! 

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Le 26 août 2013 à 09:56

L'objet du délire #6

Maintenant que les crèmes solaires sont remisées.

Maintenant que les crèmes solaires sont remisées au magasin des accessoires, maintenant que les plaies de l'été ont cicatrisé sur les peaux et dans les coeurs, maintenant que le souvenir du paradis des vacances, les belles journées à rien foutre, ont été pulvérisés par le géant gris du salariat ou de la précarité (sur l'autel d'une vie perdue à la gagner), il est temps de parler du slip de bain*. Sous ses airs bienheureux de cache-sexe pacifique, le slip de bain est un loup pour l'homme. Sur la plage, dans le panier, il attend son heure, patiemment, au milieu des seaux et des pelles, des Voici et des romans de Marc Lévy. On l'enfile. Il moule la bite quand on l'enfile le slip, mais dans sa vie de slip, il moule tout court. Comme Marc Lévy ? Non, comme les moules. Car les moules moulent sinon on aurait inventé un autre verbe, huîtrer, bigorner, craber, que sais-je, ce sont les moules qui moulent. Surtout les plus amères, celles qui s'ennuient sur leur rocher et ne trouvent plus aucun sel à leur vie de mer, comme le type à l'heure de la rentrée, celui qui justement moule sur son ordinateur, moins par flemme que par désespoir. Le slip de bain moule sans le spleen du bivalve ou du travailleur, il moule tranquille, décontracté de l'élastique, c'est un requin, une guêpe, un prédateur adapté, il survivra à la crise, il survivra à tout. Il attend le coucher du soleil pour attaquer. Il attend qu'on l'enlève, le slip, comme il a attendu qu'on l'enfile. Il est mouillé. Il attaque toujours mouillé. Une serviette complice se love autour des hanches de la victime. C'est l'embuscade. L'homme tient la serviette d'une main, et de l'autre, il tire sur son slip. Oui mais le slip s'enroule sur les chevilles et l'élastique se tend et le visage de l'homme aussi. Il titube l'homme, il sue. Il se bat. C'est sa vie tout ça. Mais le slip prend le dessus et croche sa dure morsure. Et quand la serviette tombe, car la serviette tombe toujours, le slip est noué aux chevilles, l'homme a l'air d'un pingouin et la famille hollandaise fait coucou.   * Le caleçon de bain est un slip qui ne dit pas son nom.

Le 29 février 2012 à 08:25

La pita qui se fout de la charité

(parce que j'ai fini par renoncer à "Je m'appelle Hellène" ou "sirtaki le tour")

On m'a demandé une chronique « plus grecque ». En effet, bien des lecteurs de « Vents Contraires » s'interrogent, et c'est légitime, sur l'opportunité de racheter la Grèce pour un euro symbolique et, comme je suis suisse, je m'y connais forcément bien en symbolique.   Bien entendu, le futur acheteur aura des frais. Déjà bien avant la crise actuelle, il y avait beaucoup de laisser aller dans la gestion du patrimoine culturel. C'est plein de ruines partout, une catastrophe. Il faudra également songer à retravailler un peu la mythologie. C'est d'un compliqué ! Et que je me transforme en pluie d'or, et que je sors de ta cuisse, et que je suis Dieu des récoltes, des bichons, des mardis et des boissons chaudes... Prenez la mythologie suisse : une flèche, une arbalète, c'est simple, c'est efficace. L'idéal, pour le futur acheteur, serait d'adapter quelques séries en dessin animé. "Jason 42", par exemple, ça pourrait marcher. Ou "le masque de Zorba", à la limite.   Une chose importante, il faudra repenser le nom. Grèce, c'est très péjoratif, à cause de l'homonymie. Hellas, on n'en parle même pas. J'avais pensé à un truc plus sain, mais qui reste dans l'hellénistique : Omega trois.   Pour la bouffe, ça manque un peu de typicitude. Yaourt grec, sandwich grec, salade grecque : rien de très original, qui n'a pas son yaourt, son sandwich et sa salade, de nos jours ? Il faudra revoir ça   Mais sinon, le côté mer bleue, toits blancs, très bien, très vendeur. A la limite, moi, je revendrais toute la partie un peu montagneuse du pays. Et je recollerais toutes ces îles aussi. Le côté insulaire, c'est sympa, mais il faut pas tomber dans l'exagération.   Voilà. Une dernière recommandation. Je sais que j'insiste un peu avec ça mais c'est important : le futur acquéreur de la Grèce devrait, à mon avis, renoncer au titre de champion d'Europe de foot 2004, je reste persuadé que tout ça n'était qu'une vaste plaisanterie.

Le 19 janvier 2015 à 10:31
Le 19 mai 2015 à 08:52

Abattu de sang froid par sa compagne après avoir dit qu'il allait « au coiffeur » dans la voiture « à sa mère » 

C’est dans une petite bourgade aux alentours de Lille que l’affaire a débuté. Nadège Legrand, professeur de français dans un collège ne supporte plus les fautesde Bruno, son compagnon de vie et l’abat sur un coup de tête. Une faute d’accord décisive qui fait d’ores et déjà frémir les dyslexiques de la langue française. Ce mercredi matin, c’est l’affolement à Quesnoy-sur-Deûle, personne ne s’attendait à ce geste de la part de Nadège, « une fille du pays qui a toujours le mot juste pour chacun », comme aime à le souligner la boulangère qui l’a vue grandir, de la maternelle jusqu’aux études supérieures de lettres en passant par la Terminale L. « C’est vrai qu’elle parle avec des mots intelligents qu’elle met toujours dans le bon ordre ; c’est la seule que je connaisse comme ça dans le Nord Pas de Calais ». Nadège est réputée être une bonne enseignante, aimée de ses élèves, sévère aussi. Cette sévérité, c’est Bruno qui en aura fait l’expérience. D’après les sources, nulle querelle n’aurait précédé l’acte fatal. Selon le médecin légiste, la victime semble avoir été surprise de l’assaut de sa compagne. Une seule phrase aurait été fatidique. Des témoins oculaires rapportent la scène telle quelle : Bruno serait sorti de leur pavillon en s’avançant vers sa voiture, Nadège lui aurait crié quelque chose du perron, certainement pour s’enquérir de ce que ce dernier allait faire, Bruno lui aurait répondu quelque chose, que Nadège lui aurait fait répéter, et c’est à ce moment que Nadège aurait empoigné un des nains de jardin de la cour et aurait fondu sur Bruno en fulminant. De là, un bref mouvement de surprise de la part de Bruno, et une scène de carnage qui ne se serait achevée qu’une fois Bruno à terre. Ce qu’ils se sont dit, aucun des témoins n’est en mesure de le rapporter. Une histoire de jalousie certainement, qui aurait poussé au crime passionnel. Interrogée pendant sa garde à vue, c’est une Nadège sans remords qui explique : « Ça devait finir comme ça, je le savais. Depuis 7 ans, je le corrige nuit et jour, il ne fait aucun effort, là c’était de trop, je n’ai pas supporté.” Et qui nous donne la clef manquante, bien loin de l’hypothèse émise du crime passionnel : « Et à cet instant il m’a dit : « Je vais au coiffeur dans la voiture à ma mère ». Je lui ai fait répéter pour savoir si c’était de l’inattention, mais cela n’en était pas. Ce n’est quand même pas compliqué d’utiliser un génitif complément de nom exprimant la possession ! « Domus Ciceronis », la maison DE Cicéron. « Carrus Matris », le char DE ma mère, je ne vais pas répéter les mêmes choses indéfiniment. Je fais déjà cela toute la journée avec mes élèves, ce n’est pas pour le faire à nouveau en rentrant à la maison.” L’aplomb et le calme de Nadège ce jour là pour expliquer son acte laissent la police judiciaire et la population de la petite ville désarmées. Les fautes de grammaire auront rarement été autant punies par un professeur de français qu’en cette journée funeste. La Ville de Quesnoy-sur-Deûle a cependant su tirer une leçon de cet incident dramatique et est depuis la première ville de France consommatrice de Bescherelle. Le Gorafi Photo: iStock/art2media Kreativagentur 

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