Ray Banana
Publié le 04/09/2012

La philosophie dans la piscine, tome 10


... Tout comme Lon Chaney, mais plus que le Docteur Lao (qui n'en a que sept) et que la peur (qui n'en a que trois) Ray Banana a mille visages! ...

... Avant d'opter pour le bien, Ray Banana avait une prédilection pour les éclairages par en dessous, qui font toujours leur effet...

... Cet homme pense... même s'il a du mal à courir en même temps! Et en plus il parle latin...

... Ray Banana a compris que si, comme dit Héraclite, on ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve, il est très fréquent qu'on se baigne plusieurs fois dans la même piscine. 

(La presse)


Dernière parution: La Philosophie Dans la Piscine (La Boite à Bulles éditeur)

Dernier domicile connu: www.raybanana.org

 

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Le 5 décembre 2011 à 07:32

Habemus papam

Hier soir le pape m'a appelé pour benoîtement m'informer qu'il songeait à moi pour sa succession. Comme je lui disais mais, Majesté, pas Majesté, me reprend-il sèchement, pas Majesté pour qui occupe le trône de Pierre! – A la pierre du trône papal je préfèrerais, osai-je, un siège plus moelleux – Si tu joues sur les mots tu ne seras pas pape – C'est un alexandrin! m'écriai-je, tout heureux, et lui de raccrocher aussi sec et, depuis, je m'interroge sur le pourquoi de ce congédiement. Le Saint Père s'est-il mépris, a-t-il vu dans ce mot d'alexandrin une allusion à ce fameux prédécesseur, Alexandre VI Borgia, lequel, dit-on, couchait avec sa fille? En tout cas je suis sûr que Sa Sainteté, voilà, c'est comme ça qu'on dit, si Elle a pensé à moi, qui ne suis qu'un petit employé de bureau et n'ai pas mis les pieds à l'église depuis je ne sais quand, c'est en considération de mes vertus. Jamais l'on ne m'a vu lorgner les fesses d'une femme, je ne bois que de l'eau, plate, je vis chichement dans mon une pièce, mon seul loisir est d'envoyer des mots brefs aux puissants pour, tel Bossuet, les avertir qu'eux aussi la mort les attend. Aucun ne m'a jamais répondu, et le seul, peut-être, auquel je n'ai pas écrit, c'est lui qui m'appelle, sur mon téléphone qui ne sonne jamais, pour me faire cette offre mirobolante. Je vais m'acheter une mitre, non, une tiare, je vais la porter du matin au soir, je coucherai avec, un matin je me réveillerai pape!

Le 4 novembre 2011 à 13:05

« Je connais Georges Papa-andréou »

Pierre Moscovici, Radio classique, jeudi 3 novembre 2011.

Entre camarades socialistes, l’ancien ministre des Affaires européennes de Lionel Jospin doit simplement donner du « Georges » au premier ministre grec quand ils se croisent, puisqu’ils se « connaissent ».  Car pour ce qui est du nom de famille, il y a du relâché dans la formulation. Moscovici  a même récidivé à quatre reprises au micro de Guillaume Durand. Pour être honnête il n’est pas le seul à prononcer « Papa-andréou » au lieu de « Papandréou ». Attirance pour le syllabisme impair plutôt que pair ? Pulsion des profondeurs faisant resurgir l’appel existentiel des premiers mois ? Le vrai papa de Pierre Moscovici, psychanalyste renommé, doit avoir des idées sur le sujet. Une interprétation politique suggèrerait que la Grèce athénienne ayant enfanté la Démocratie, il est logique de conférer des attributs paternels à celui qui la gouverne des siècles plus tard. Pour autant le premier ministre en question serait de sexe féminin, y aurait-il tant de dérapages verbaux ? « Mama-andréou » ce serait trop. (Et top !) Une autre explication serait que jusqu’à ces derniers mois où la Grèce a mis le feu à l’euro, on s’en tapait un peu de la politique intérieure hellène chez les collègues français. Georges Papandréou  c’était comme un Rastapopoulos d’avant Spielberg. Ça va être coton quand la Pologne sera en passe de sortir de l’euro (après avoir adopté la monnaie unique bien sûr…), avec les noms propres sans voyelles de ses dirigeants !

Le 27 juin 2010 à 16:36

Laissez Noël en paix

Conseil Citoyen 6

Nous ne sommes qu’en juin et ton moral en berne Face au jeu malicieux de ceux qui nous gouvernent Te fait déjà penser que pour le réveillon Tes rejetons n’auront ni cadeau ni bonbon, Que seuls de pauvres trous rempliront leurs chaussettes, Que tu n’auras pour feu que quelques allumettes Et que le seul sapin restant à décorer Ce sera ton cercueil et ses quatre poignées.   Arrête-là, veux-tu  et redresse la tête Surtout pour ce qui est de préparer les fêtes. Ne sais-tu pas, l’ami, que la nuit de Noël, Avec tous ses présents et sa bonne nouvelle, C’est l’arnaque du siècle et le baise couillon Le plus élaboré pour prendre ton pognon ? Si tu crains de sombrer au cœur de la tourmente Ne va pas te mêler aux masses consommantes. Il y a des moyens pour remplir une hotte Qui ne coûtent pas plus qu’une boite de crottes.   Surtout pour ce qui est des tout petits enfants, Je veux parler de ceux qui ont moins de trois ans. Dis-toi bien que ceux-là ne savent pas du tout Si Noël est en mai, en décembre ou en août. C’est donc quand tu le veux, si tu veux bien le faire Et il en va de même à leur anniversaire. Et si pour eux quelqu’un te donne des étrennes Tu les mets dans ta poche et puis tu les fais tiennes.   A partir de trois ans et disons jusqu’à sept Si tu ne donnes rien, ils te feront la tête. Alors n’hésite-pas, vas-y le cœur en liesse, Rends leurs allègrement le menu de leur pièce ; Tableaux de grains de riz, cendriers de Saint-Jacques Poupées de mie de pain ou colliers de pâtes.   Pour les plus grands, ma foi, tout est dans l’emballage Et dans la marque aussi. Ce qu’il faut pour leur âge, C’est un logo connu qu’ils pourront exhiber. Dans ce goût tout est bon et rien n’est prohibé. Passe chez Emmaüs et pique une étiquette Recouds là bien en vue sur une autre liquette Et ne t’affole pas à cacher l’origine Grande marque ou chiffon tout est cousu en Chine.

Le 19 novembre 2013 à 09:27

Médias inquiets : la France pourrait être en rupture de sondages avant la fin de l'année

Inquiétude dans toutes les rédactions françaises. Plusieurs experts estiment que les réserves de sondages pourraient atteindre leur limite d’ici la fin du mois, courant décembre pour d’autres. Une annonce qui plonge plusieurs journalistes dans l’inquiétude. L’explosion de sondages ces derniers jours va se payer chèrement, affirment les spécialistes. Selon ces derniers, la France sera en rupture de sondages avant la fin de l’année. « L’année 2013 a été particulièrement coûteuse en sondages, de tout type » explique Julie Thomas, de l’institut Louis-Harris. « Mariage pour tous, popularité du chef de l’État, météo, tous les sujets possibles ont été passés au crible du sondage ». Selon elle, les réserves de sondages ont tout simplement atteint leur limite et il faut attendre un peu avant que le stock se reconstitue. « Cela prendra des semaines, voire des mois, on ne sait pas ». Cette hypothèse plonge dans l’angoisse les rédactions de plusieurs journaux pour qui les sondages étaient devenus ces derniers temps leur principale source d’analyse et de commentaire. « Il faut qu’on réfléchisse à ce dont nous allons parler, ce que nous allons pouvoir analyser en nous passant de sondages » explique-t-on ainsi au Huffington Post qui a publié pas moins de deux sondages hier. « La chose va être compliquée mais pas impossible ». Une possibilité reste d’importer des sondages, mais le procédé est coûteux. « Les questions et réponses ne reflètent pas forcément ce qui se passe en France vu que les personnes qui répondent ne vivent pas en France, du coup, cela créé un décalage entre le but du sondage et la façon dont il est perçu » commente-t-on chez Ifop. L’autre option reste bien sûr de se passer totalement de sondages et de traiter l’actualité telle qu’elle est. « Est-ce que le lecteur est prêt pour ça ? » s’interroge-t-on. « Les gens sont habitués aux sondages. S’ils disparaissent du jour au lendemain, ils vont vouloir savoir pourquoi » explique un journaliste, qui note que l’absence provisoire de sondages dans la vie politique serait une excellente base pour un sondage. Le Gorafi Photo: Daft_Lion_Studio / iStock  

Le 7 juillet 2010 à 13:00

Au secours les mots : Martin Page défend le mot "soviets"

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Postez vous aussi vos contributions ici.Il y a des mots qui réunissent contre eux les adversaires les plus opposés. C’est en général le signe de leur importance. Les soviets (conseils) sont nés en 1905 alors que la Russie est traversée par un puissant mouvement contestataire. Les ouvriers, les paysans, les soldats se réunissent, discutent, s’organisent. Les soviets incarnent la démocratie réelle, locale, réjouissante, dans les mains de tous et pour le bien commun. Ce sont eux qui font naître la révolution de 1917. Mais ils n’exerceront jamais le pouvoir : Lénine, Trotsky et les bolcheviques prennent le contrôle du pays et massacrent ceux qui défendent encore la révolution démocratique. Comble de la barbarie, les meurtriers revêtent le nom des victimes : soviets devient un mot défiguré, il est le prétexte à la dictature, la caution de la fin des libertés.Lénine n’est pas le seul responsable de ce dévoiement : les soviets ont été abattus comme les Républicains espagnols le seront quelques années plus tard, avec le silencieux assentiment des autres grandes puissances. Si l’on a laissé ce mot être kidnappé et défiguré, c’est qu’il n’arrangeait personne, ni les tsaristes, ni les capitalistes, ni les syndicats. L’expérience qu'il donnait à voir faisait peur à tous les pouvoirs. Il y a eu une unanimité pour oublier son sens réel."Soviets" est un mot magnifique, il est comme une luciole, il palpite, on le devine, on s’en approche et il s’échappe ; pourtant il est là, comme la possibilité d’une autre organisation de la société, offerte, si nous le voulons. Les mots survivent. Ils hantent le temps et portent en eux des expériences d'une réalité passée que nous pouvons faire nôtre.Pour lire les autres contributions de Martin Page à ventscontraires.net, cliquez là Dernier roman paru : La disparition de Paris et sa renaissance en Afrique (Ed. de l'Olivier) www.martin-page.fr

Le 6 septembre 2010 à 18:31

Houellebecq, Wikipédia et les autres...

L'auteur de "La carte et le territoire" accusé de plagiat

Il faut dire ce qui est : le nouveau roman de Michel Houellebecq, dont on parle tant alors qu'à l'heure où j'écris ces lignes, il n'est pas encore sorti chez votre libraire préféré, ne fera pas scandale. C'est un bon livre (je l'ai lu) et ce n'est pas un livre sulfureux. Alors que faire pour créer la polémique? Faire subir aux mouches un sort peu enviable… Et justement, les mouches sont au cœur du probème. Dans La carte et le territoire, en quelques lignes, on apprend tout d'elles, comment elles naissent, comment elles meurent, leurs activités, leurs amours. Comme Houellebecq n'est pas entomologiste, il a fait comme tout le monde pour en savoir davantage : il est allé regarder sur Wikipédia comment ça se passait au royaume des mouches. Deux autres passages de son livre sont aussi directement liés aux pages de l'encyclopédie collective (et sans doute bien davantage, qui ne sont pas pointés). Aujourd'hui, on l'accuse de "plagiat" (mais Wiki ne peut pas porter plainte, puisqu'il s'agit de contributions multiples et anonymes). Voilà qui fait doucement rigoler. Il n'y aurait donc rien de plus scandaleux à trouver à dire… Même Jean-Pierre Pernot, le présentateur de TF1, dont le romancier fait à sa place le coming-out, même Patrick Le Lay, ivrogne intenable dans les pages du livre, même Jeff Koons et Damien Hirst, qui s'y partagent voracement le marché de l'art dans une toile du personnage principal, ne se sont pas plaints… Même le personnage Michel Houellebecq, qui finit en piteuse posture, n'a rien dit… Il est vrai que, dans la situation où on le retrouve, il n'est pas en état de dire grand chose. Mais que je ne vous en dise pas davantage, pour savoir de quelle situation il s'agit, lisez-le donc, ce nouveau Houellebecq, il vaut le coup. Et ça vous évitera de faire comme ceux qui cherchent à tout prix (Goncourt?) à créer la polémique : de parler d'un livre que vous n'avez pas lu.NB : sur le site du Nouvel Obs, le romancier se sent obligé de se justifier. Dommage…

Le 18 octobre 2012 à 08:26
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