Paul Martin
Publié le 01/09/2015

Le poids des mots


Plutôt qu'une biographie assommante, voici un texte qui vous sera vraiment utile. Si votre ordinateur fige régulièrement, essayez le truc suivant : d'abord, rehaussez le moniteur à l'aide d'une ou deux briques ; puis versez dans le lecteur de DVD un verre d'eau déminéralisée à laquelle vous aurez ajouté quelques gouttes d'essence de térébenthine. Eteignez l'appareil, rallumez-le et constatez le résultat : il est comme neuf. Ne me remerciez pas, je suis comme ça, altruiste.

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Le 17 septembre 2011 à 08:55
Le 24 juin 2015 à 12:07
Le 3 août 2011 à 12:23

« Je serai la présidente des solutions »

Ségolène Royal, Europe 1, mardi 2 août 2011.

La ci-devante candidate présidentielle n’est peut-être pas une idéologue, mais comme tautologue elle assure. A la tête d’un pays mieux vaut  en effet lui apporter des solutions que se noyer dans ses problèmes. Dès à présent, elle ne se repose pas Ségolène Royal et laisse les vacances à ses rivaux de la primaire socialiste. C’est qu’elle ne manque pas d’idées, mais qui ont souvent l’inconvénient de pécher dans le suivi. Alors aidons-la à former le gouvernement d’une présidente des « Solutions ». Quitte à chambouler les étiquettes. A Matignon, un Premier ministre des « Exécutions » s’imposerait, poste où un bourreau de travail est requis, ça va sans dire. Au Budget un simple secrétaire d’Etat aux « Equations » suffirait ( Bac S exigé), alors qu’à l’Economie le portefeuille des « Hypothèses » est justifié tant les indices sont précaires, les cours instables et les échanges irréguliers. A l’Intérieur un ministre des « Elucidations » nous changerait de prédécesseurs en charge des horions, privations et autres stigmatisations. Aux Affaires étrangères, pleine compétence pour les « Complications » sachant que l’Occident n’est pas moins compliqué que l’Orient et que l’Europe est un sac de nœuds. Pourquoi du coup ne pas nommer à ce poste un ex-belge : en l’occurrence un Wallon « rattaché » à la France ? Il est probable que lorsque Ségolène sera présidente,  les Flamands auront bien fini pas déployer les ailes de leur indépendance. Et c’est ainsi que la France serait (encore plus) grande !

Le 17 décembre 2011 à 08:23
Le 30 juin 2014 à 12:00
Le 12 mai 2014 à 09:02

Le plastique

Nous étions à l’étude quand le professeur entra. Et tout de suite, il a vidé son sac sur le bureau et ça a fichu un bordel pas possible. Il y avait une bouteille d’Evian, un stylo Bic, un sac poubelle, un vieux K-Way, une poêle à frire, un emballage de compact-disc, et des chevilles pour mur en plâtre diamètre 10, ou peut-être 12, c’est difficile d’être précis, du dernier rang on voit mal. – Aujourd’hui, je vais vous parler du plastique, a crié Merlan pour couvrir le bruit. À dire vrai, Merlan s’appelle Lambert, mais en verlan, ça fait Merlan, enfin, à peu près. Merlan, c’est un nouveau. Les nouveaux, ils en font toujours trop : la dernière fois, comme il voulait nous parler des dinosaures, il avait amené un carcasse de poulet, toute maigre, montée sur des tiges de métal. Nadia trouvait ça affreux, pas moi : c’était plutôt marrant comme idée, et puis, j’aime bien les squelettes, les films d’horreur. Son poulet tout en os, avec son armature en fil de fer, c’est sûrement ça qu’on appelle un support pédagogique. Ce qui est sûr, c’est que le jour des dinosaures, on a bien rigolé. Merlan, il doit avoir un truc avec le plastique, parce qu’il en a parlé pendant toute l’heure. – Ecoutez-moi bien. Dans l’Antiquité, la plastique était le nom donné à la sculpture, à la peinture, et à toute imitation du corps humain. En grec ancien, le mot plastiké signifie l’art de modeler. – M’sieur, c’est pour ça que les tops modèles elles sont vachement plastiques. – Ludovic, si ça ne vous intéresse pas, vous pouvez sortir et aller chez le proviseur. Je ne vous retiens pas. Moi, je n’ai rien dit. Je ne dis jamais grand chose, d’ailleurs. J’ai écouté Merlan, pour une fois. C’est bizarre, mais ça m’intéressait vraiment, le plastique. Beaucoup plus que la croissance des bambous, ou les poissons des abysses, avec sa projection de diapos nulles. Le plastique, au moins, ça me parlait, c’était du concret. Et puis, j’aimais bien les mots, polymérisation, polycondensation, alors, c’est pas courant, j’ai pris des notes, au lieu de creuser des sillons dans la table avec la lame de mon couteau. – Tous les plastiques ont des propriétés différentes, a expliqué Merlan. Le polyéthylène sert dans les objets ménagers, dans l’isolation électrique. Le polystyrène, dont la formule est C6H5-CH-CH2, sert aux revêtements de meubles. On l’appelle aussi le formica. Le bruit de fond augmentait, alors, pour retrouver un public, Merlan a soulevé sa poêle, et il a demandé : – Et ça, qu’est-ce que c’est ? – Ben, c’est une poêle, M’sieur, a fait Momo en haussant les épaules. – Evidemment que c’est une poêle, monsieur Abou. Je vous demande de quoi est constitué le revêtement de la poêle ? – Elle porte un vêtement, la poêle, Msieur ? – Bon, je vais vous aider. À votre avis, quelle est la marque de cette poêle ? – C’est Carrefour, M’sieur, on vous y a vu la semaine dernière, avec ma mère. – Non, Sabrina, ce n’est pas une poêle Carrefour, c’est une poêle Téfal. Et que veut dire Téfal ? – Oh hé, m’sieur, pourquoi vous achetez Téfal, Msieur ? C’est cher, les marques, c’est bon quand c’est Lacoste, mais c’est trop con pour une connerie de poêle. Vaut mieux acheter Carrefour. – Ce n’est pas le sujet, Sabrina, et puis, apprenez à parler poliment… Téfal signifie téflon-aluminium. Le revêtement est donc en Téflon, un matériau sur lequel la majorité des matières n’accrochent pas. C’est un polytétrafluoroéthylène. Donc une longue chaîne d’atomes de carbones reliés entre eux, et auxquels sont accrochés des atomes de fluor, sous la forme CF2-CF2. — M’sieur, le fluor, comme dans le dentifrice à rayures alors ? — Exactement, Maxime, comme dans le dentifrice à ray... — Alors, M’sieur, on peut se laver les dents direct avec la poêle dans la bouche ? — Bon, Maxime, ça suffit. Ou vous allez directement chez le directeur. Bien. Est-ce que vous savez de quand date le premier plastique ? Nadia ? – Mille ans ? – Ne répondez pas n’importe quoi, Nadia, vous réfléchissez avant de parler. Non, le plastique est vieux d’un peu plus d’un siècle. Le premier plastique a été inventé en 1870, par des Américains, les frères Hyatt : c’était du celluloïd, c’est-à-dire du nitrate de cellulose et de camphre. Et le premier brevet en matière de fil artificiel a été déposé par un Français, le Comte Hilaire de Chardonnet, en 1884. – Et les Arabes, M’sieur, ils ont rien inventé, alors, c’est pas juste ! – Les Arabes ? Euh, non, Mokhtar, pour le plastique, je ne crois pas, mais en mathématique ils ont inventé le zéro, ils ont découvert la circulation du sang, et beaucoup d’autres choses. Bon, et maintenant, qui sait de quand date le Téflon ? – Dix ans ? – Non, Nadia, pas dix ans, mais c’est déjà mieux. Le téflon a été inventé en 1947, par deux chimistes de Dupont de Nemours, qui s’appelait Plunkett et Rebock. – Comme les grolles, M’sieur ? – Comme les quoi ? Non, non, Kevin, Rebock avec un seul E. Rien à voir. Merlan était en train de nous parler de la bakélite, inventée par un Belge qui s’appelait Baekeland, quand la sonnerie l’a interrompu. – Bien, avant de vous lever et de partir, pour la prochaine fois – Ludovic, vous vous rasseyez s’il vous plait, Mokhtar et Sandrine, vous attendez d’être sortis de l’établissement pour faire ce que vous faites –, donc je disais, pour la prochaine fois, je veux que tout le monde vienne en cours avec un objet en plastique, et je veux que vous fassiez l’effort de connaître le nom précis du plastique, et si possible, sa composition. Toute la semaine, j’ai réfléchi à ce que j’allais apporter. C’est des idées de profs, mais ça fait toujours des histoires à la maison. Chaque fois, faut demander le truc aux parents, qui ne sont jamais d’accord, qui disent qu’on va le casser, qu’on ne va pas le rapporter, qu’on va se le faire voler. Ou parfois, ils n’ont rien qui convienne, et quant on retourne en classe, on a l’air d’un bouffon. Il y a un mois, Merlan avait demandé un objet ayant un rapport avec la pluie. Presque tout le monde avait choisi un parapluie, sauf cet abruti de Marc, qui avait ramené son chat, sous prétexte que c’était un chat de gouttière. Et moi, j’avais amené mon couteau, d’abord parce que je l’ai sur moi tout le temps, même quand il pleut, et aussi parce qu’il est en acier inoxydable. Alors, pour le plastique, j’ai réfléchi toute la semaine, j’ai potassé des encyclopédies, un précis de chimie organique, et d’autres livres que je n’aurais jamais lus sinon. Et hier soir, j’ai trouvé ce que j’allais apporter en classe. Finalement, j’ai même décidé de présenter trois objets, qui sont tous très différents, et je crois que c’est assez original. Évidemment, au début, à la maison, personne ne voulait me les prêter. Ma sœur a répété ce qu’elle dit tout le temps, que je suis dingue, qu’il faudrait m’enfermer, des conneries. Ma mère s’est mise à chialer, elle ne sait faire que ça, ça et picoler, et mon père a gueulé, m’a traité de petit salaud, et il m’a cogné, lui aussi il ne sait faire que ça, ça et aller au bistrot. Mais finalement, je m’en moque, parce que la nuit, je me suis relevé, et j’ai pris ce que je voulais. Voilà. Le premier objet est en polychlorofluorure de vinyle, lequel est, mais on s’en doute, un dérivé du polychlorure de vinyle. Le second est majoritairement constitué de silicate de méthyle, malgré deux pivots en acier inoxydables, et le troisième est un phénoplaste thermoformé. En classe, quand les autres ont commencé à déballer leurs plastiques, j’ai tout de suite su que c’était moi qui avait amené les plus intéressants. Nadia avait apporté un flacon d’acétate de polyvinyle, enfin bref, du vernis à ongles Helen Arden, trop nul, qu’elle avait piqué à sa mère. Et la couleur, je vous raconte pas. Ludo a présenté une résine formol-urée, utilisée dans les lunettes à double foyer de son père, et d’ailleurs, c’étaient les lunettes à double foyer de son père. Karim a seulement amené un sac en plastique Ed l’épicier, qu’il avait amené dans un autre sac en plastique Ed l’épicier, mais cet abruti ne savait même pas qu’il était fabriqué à base de polyéthylène vierge. Moi, quand j’ai déballé mon sac, il y a eu un grand silence, tout le monde a reculé de trois pas et Merlan a blêmi, s’est adossé au mur et s’est mis à vomir. Peut-être à cause du sang, je ne sais pas. Sur la table, j’avais posé, de gauche à droite, l’un des seins en silicone de ma grande sœur, la hanche articulée de ma mère, et la prothèse biliaire de mon père. C’est la prothèse biliaire que j’ai eu le plus de mal à extraire. Faut dire que mon père, ces dernières années, il a pris pas mal de bide.

Le 22 août 2011 à 08:03

Elle est très belle, ma maman

Elle est très belle, ma maman. Le matin, quand elle vient me faire un câlin, j'aime bien comme elle sourit, son nez il bouge et ça fait des fossettes. Des fois, c'est moi qui la peigne. Elle a des beaux cheveux, ma maman, qui vont jusqu'en bas du dos et qui font des vagues. Quand je l'ai bien peignée, ils brillent et je peux lui faire une grosse tresse qui se balance quand elle fait le ménage. Ils sont noirs mais des fois ça fait bleu. Les cheveux de ma maman, ils sont bien plus beaux que ceux de la mère de Lionel, qui sont jaunes et tout bizarres, comme les herbes quand il fait trop chaud.Ma maman, quand elle me raconte des histoires, ses mains elles dansent en l'air et même que Papa il dit toujours qu'elle a des mains comme des colombes.Elle sent bon en plus, comme les gâteaux. C'est pas comme la mère de Justin qui sent bizarre, comme les trucs qui sentent dans les cabinets.   Ses yeux, à ma maman, ils ont la même couleur que le chocolat, pas comme ceux de la mère de Lucie qui sont tout pâles, qu'on dirait qu'on voit à travers.   Mon papa, il dit que c'est des yeux de gazelle (c'est comme un Bambi).   Je suis très fière de ma maman et quand on va se promener, j'aimerais que tout le monde voie comme elle est belle !   Seulement les autres, ils ont pas le droit. Ma maman, quand on va dehors, elle se met un grand drap noir sur la tête et même des gants et même quand il fait très chaud.   Elle est très belle, ma maman, mais personne le sait à part Papa et moi.

Le 6 septembre 2015 à 08:59
Le 28 septembre 2014 à 07:53

Interdire les profs dans les écoles est-il la solution ?

Dans les années quatre-vingt, en milieu rural, les familles n’était pas procédurières, il ne leur serait pas venu à l’esprit de porter plainte contre un instituteur tortionnaire comme il en a existé quelques-uns, d’ailleurs les gamins gardaient pour eux les brimades. Ils apprenaient en silence certaines notions de ce que peuvent recouvrir les mots terreur et humiliation. L’apprentissage de l’injustice est-il potentiellement un atout ? Le traumatisme sera-t-il dépassé ? Sera-t-il un des éléments déterminants pour construire la personnalité (la confiance en soi, aussi) de l’enfant et de l’adulte  ? Aujourd’hui, on ne soulève plus le gamin par les oreilles quand il n’a pas appris sa leçon. On ne lui claque pas sa chevalière sur le crâne parce qu’il a enfin réussi brillement son problème de maths, et que « Tu vois, quand tu veux enfin travailler … »… On ne pince pas ses joues pour faire osciller sa tête dans une chorégraphie esthétisante quand il patine sur la récitation d’un poème de Maurice Carême. On m’a raconté l’anecdote suivante. Une lycéenne passe son oral  de Français. Pendant cet oral le professeur émet quelques réserves sur son analyse et sa compréhension du texte. Une heure plus tard les parents téléphonent à l’inspection académique et exigent des explications. Le professeur a la pression maximale avant de donner une note. L’exemple illustre ce qui peut désormais s’appliquer à l’école. Certains parents ont désormais leur mot à dire (leurs enfants sont des génies puisqu’ils en sont les géniteurs) et on ne badine pas avec l’humiliation de l’élève, c’est très grave et le professeur doit être sanctionné.

Le 16 mai 2011 à 12:00

Helvète underground

ventscontraires sans frontières

Raphaël Chabloz est un nouveau venu parmi les chroniqueurs de ventscontraires.net. Dans le reste du monde, celui qu'on connaît mieux sous le nom de Raph FlipFlap est une véritable star. Depuis 2003, son blog BonPourTonPoil s'est imposé comme une véritable institution en termes d'absurde, d'humour décalé et de lolistique comparée. C'est depuis son QG secret planqué dans une zone reculée de l'Helvétie profonde qu'il a accepté de répondre à nos questions.Quand et pourquoi avez-vous commencé votre blog ?Le 7 mai 2003. A la base, je voulais écrire un article sur les blogs, alors j'en ai lu quelques-uns. Je me suis dit que c'était pratique pour écrire des bêtises et, surtout, les faire lire, sinon ça n'a pas grand intérêt (je n'ai finalement écrit mon article qu'un an plus tard).Votre premier article parlait de quoi ?Je m'y demandais de quoi parler. C'est assez amusant parce que huit ans plus tard, je n'ai toujours pas trouvé. Vous pouvez le lire là. Lâchez des comms !Comment pourriez vous caractériser votre style/humour/ton ?Spontanément, le mot qui me vient à l'esprit est : chamarré.Mais encore ?L'absurde, les mauvais jeux de mots, le cynisme et les bébés animaux me font beaucoup rire, j'essaie de mélanger un peu tout ça.Qui est, selon vous, l'inventeur de l'humour ?Noé. "Je vais construire un bateau et mettre dedans deux moustiques, deux galagos, des baleines et deux bacilles de Koch", c'était une excellente blague. Dommage qu'on l'ait pris au premier degré, surtout pour les moustiques.D'autres modèles, inspirateurs ?Il y a des gens qui me font rire, et je pense que ça se sent : Gotlib, Alexandre Astier, Edika, Jean-Michel du 59. Et Desproges, bien sûr (je le connais trop mal, mais la loi oblige à le citer)Internet est une source d'inspiration pour vous. Ils faisaient comment les humoristes avant ? Ils sortaient dans la rue ?Je ne sais pas. Il y avait des vidéos de chats, dans la rue ? Internet, c'est pratique, parce que ça permet de passer ses journées au café du commerce sans devenir alcoolique. (Même si, parfois, ça donne envie de boire pour oublier, quand même)Dans la vraie vie, vous êtes quelqu'un à qui on demande de raconter des blagues (ou d'arrêter avec ses blagues) ou quelqu'un de plus sombre ?Je ne raconte pas tellement de blagues, au sens totoesque du terme. Je suis plutôt timide, donc non, je ne suis pas tellement le boute-en-train de la soirée. Cela dit, internet ce n'est pas de la fausse vie.Vous êtes depuis peu chroniqueur pour ventscontraires. Qu'est ce que ça a changé à votre vie ?Le premier effet, ça a été qu'à chaque fois qu'un de mes amis a, comme disent les jeunes, liké la page, j'ai vu ma tronche apparaître sur Facebook, ce qui est assez déstabilisant. Et sinon, j'ai vu que Noël Godin était un de mes « collègues », ce qui est hyper prestigieuxAuriez-vous un message à lui faire passer ?Comment se fait-il qu'Oskar Freysinger* n'ait encore jamais été entarté ? (*Oskar Feysinger, membre du parti populiste suisse UDC, principal porte parole de l'initiative  "Contre la construction des minarets")Suisse et jeune, c'est compatible ?C'était totalement interdit, jusqu'au jour où la Suisse est devenue championne du monde de football des moins de 17 ans. Depuis, c'est toléré, mais à condition de jouer en silence, merci. Et suisse et drôle, c’est légal ?Il y a d'excellents humoristes suisses, comme Frédéric Recrosio et Jean Ziegler*. Titeuf, mais il a mal tourné, Plonk&Replonk et Patrick Juvet.(* Jean Ziegler est un homme politique, sociologue, écrivain et polémiste suisse. Son livre L'Empire de la Honte a inspiré le documentaire We Feed the World.)Au fait, où sont les femmes ?La mienne est au sport, à cette heure-ci. (Oui, on peut être suisse et sportif)L'humour est-il un sport de combat ?Je n'ai jamais réfléchi à la question et pourtant, je ne suis pas trop fan des coups portés au-dessous de la ceinture. Etes-vous tenté par d'autre formes d'écriture : roman, scénario, odes, discours politique ?Roman, oui : j'en suis à mon 1740e chapitre 1 en 18 ans. J'ai aussi écrit des nouvelles, j'ai une idée de scénario de bd sous le coude mais il faudrait que je la mette plutôt sur papier. En fait, je m'intéresse environ à tout ce qui demande de l'imagination, mais je suis aussi et surtout un champion de la procrastination. Et je suis très intéressé par les cartes postales. Quelle est la plus belle carte postale que vous avez reçue ?J'ai une magnifique collection de cartes postales moches, car internet sert aussi à rencontrer des fous. Ma préférée... peut-être cette magnifique reproduction d'un château anglais en hologramme.Quelle carte postale aimeriez-vous envoyer aux lecteurs de ventscontaires.net ?Une carte postale avec des bébés chats, un jeu de mots genre "Chat baigne" et la recette de la souris d'agneau. Et au dos, classique, efficace : temps magnifique, soleil radieux, bisous. Par contre, il me faudra leur adresse.Et enfin, une question simple pour conclure : qu'est-ce qui pourrait changer le monde ?Les jeunes UMP, ou alors l'interdiction de la méchanceté, la béatification de Barack Obama. Ou les bébés chats.

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