Christian Chavassieux
Publié le 04/01/2015

Phylogenèse


Le premier pithécanthrope à inventer des histoires a été élevé au rang de dieu avant d'être dévoré, pour que le clan assimile ses récits. Certes, il n'en demandait pas tant. Je me demande s'il ne reste pas encore un peu de sa crainte chez les auteurs qui commencent un roman.
Chavassieux écrit, "et c'est bien à peu près tout ce qu'il est capable de faire", soulignent ses ex. On peut retrouver ses petites phrases et de courtes nouvelles sur son blog, KRONIX. Il est aussi l'auteur de plusieurs romans (le baiser de la Nourrice, Le psychopompe, chez JP Huguet éditeur, Mausolées et Les Nefs de Pangée, chez Mnémos, et L'Affaire des Vivants, chez Phébus), de pièces de théâtre (Le rire du Limule, Peindre, Pasiphaé, Minotaure...) mises en scène par François Podetti au sein de la compagnie NU, de textes poétiques (Les chants plaintifs, édition La petite fabrique ou Nos Futus, chez Sang d'Encre), d'un essai sur sa ville (J'habitais Roanne, chez Thoba's éditions), il est invité à participer à des revues (MIcrobe, le chasse-patate, etc.). 

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Le 10 février 2012 à 08:13
Le 17 mai 2013 à 08:02

La Joconde : le Film

La sortie du film Gatsby le Magnifique et l'impression qu'il semble bien naturel à tout le monde de transformer un pur objet littéraire en œuvre cinématographique, nous a décidé, Bob et moi, à nous lancer dans l'adaptation au cinéma de tableaux célèbres. Début mai nous avons donné le coup d'envoi à notre premier projet : il s'intitule La Joconde et se propose de porter à l'écran et en 3D le célèbre tableau de Léonard de Vinci : La Joconde. Sans vouloir trop déflorer le casting (on comprend bien pourquoi) le rôle de Mona Lisa devrait être tenu par une femme, peut-être une Italienne (pas forcément Bellucci m'a dit Bob) – en tout cas pas par moi. Le pitch est assez universel : une femme se tient plein cadre devant l'objectif, et on voit derrière elle un paysage en relief. Attend-elle quelqu'un ou quelque chose? Est-elle contente ou pas vraiment, mais un peu quand même? On n'en saura rien. Le film durera trois heures, devrait reproduire le fameux sfumato du maître avec un écran de fumée de saucisses, et sans doute qu'on verra Léonard ou du moins son ombre passer à un moment dans le champ, en référence à Alfred Hitchcock. Après ce blockbuster nous avons déjà dans les cartons l'adaptation du Carré blanc sur fond blanc de Malevitch – avec, c’est encore officieux, DiCaprio dans le rôle du carré –, et Les Nymphéas de Monet avec Daniel Auteuil. Et que les amateurs de sculpture se rassurent, Bob met la dernière main à une adaptation de la Vénus de Milo, qui devrait se tourner cet été en Grèce, avec un casting encore ouvert... avis aux amateurs !

Le 21 juin 2014 à 09:08
Le 27 mai 2011 à 09:30

Je ride me voir si belle en ce miroir

Pubologie pour tous

Quand on fait de la publicité pour les cosmétiques on se retrouve souvent devant un dilemme. Car voilà, on raconte aux gens que tout vieux et moches et gros qu’ils sont, affalés devant leur télé avec une bière et un cheeseburger réchauffé au micro-ondes, on va les rendre jeunes et beaux et minces et aussi bronzés en prime.   Le dilemme n’est pas que tout cela est impossible, ça c’est une donnée négligeable. Le problème est que pour vendre de la beauté, on ne peut pas montrer des modèles moches. Voire même un peu imparfaits.   Dans les écoles de com, on ressasse l’exemple de cette marque qui a brillamment montré des gros, des vieux, des différents pour vendre des crèmes, a été encensée par la critique et… a vu ses ventes se crasher en beauté. Donc voilà, c’est pourtant simple, les gens aiment qu’on leur parle à eux tels qu’ils sont, mais en leur montrant des eux tels qu’ils ne seront jamais.   C’est pour ça qu’on montre toujours des trentenaires pimpants avec de faux cheveux blancs dans les pubs sur les colorations capillaires couvrantes. C’est pour ça que les jeunes acnéiques n’ont pas d’acné. C’est pour ça qu’on en arrive, dans une affiche pour un anti-rides, à montrer une femme tellement lisse et retouchée qu’elle semble avoir volé sa peau à un enfant, mais qui se trouve trop de rides alors elle s’étire pathétiquement les bords du visage. Mais heureusement pour elle, il y a un super antirides qui marche tellement bien qu’avant même de l’utiliser on n’a déjà plus de rides.   Ce n’est pas prendre les gens pour des cons. C’est essayer de les comprendre au mieux. Nuance.

Le 7 octobre 2012 à 10:31
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