Vincent Lecoq
Publié le 08/09/2014

Contre les enfants qui picolent de la Fée Verte au lieu d'aller en cours : non à l'absinthéisme scolaire !


Bricoleur d’images, de sons et de mots, il a débarqué sur ventscontraires.net via la Piste d’envol et s’est tellement incrusté qu’il a fini par en devenir le responsable éditorial. Il est également l’auteur d’une pièce de théâtre et a collaboré à plusieurs fictions TV.

 

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Le 20 août 2013 à 09:33

Summerhall, centre d'art éléphantesque

Carte postale d'Edimbourg

Depuis plus d'un siècle, les étudiants y ont disséqué éléphants, chimpanzés, vaches et canards. Et lorsque l'école vétérinaire d'Edimbourg s'est transportée dans un édifice plus moderne, on s'attendait que l'immense bâtisse de briques et de verre devienne une arcade commerciale chic, avec boutiques et restaurants... Eh bien non, le lieu restera une école vétérinaire, a annoncé Robert McDowell, après l'avoir payé cash au nez et à la barbe des promoteurs immobiliers. Et en effet Summerhal est restée une école vétérinaire. Mais pour artistes. La métamorphose s'est achevée cet été, lors du dernier festival d'Edimbourg : dans les 500 salles que compte ce centre d'art à nul autre pareil, vous trouverez une douzaine de galeries, des scènes pour les concerts, une dizaine d'espaces réservés au théâtre, une bibliothèque, plusieurs collections d'art contemporain, un nombre infini de lieux de lecture, de rencontres, de projections ou d'ateliers d'artistes, une revue d'art, des restaurants bien sûr... et bientôt une crèche. Partout dans l'infini rhizome de couloirs, escaliers en colimaçon, salles de cours conservées jalousement dans leur état premier, des artistes s'installent et expérimentent les joies de l'interdisciplinarité chère à McDowell. Mais sans toucher aux squelettes d'animaux ou aux planches anatomiques préservés de ci de là dans l'ancienne école. "Si c'était un projet culturel du gouvernement, ils l'auraient habillé comme ils imaginent qu'une galerie se doit d'être. Nous voulons conserver le caractère de cet endroit. Ça reste une école vétérinaire." A la fois consultant financer, artiste et ancien assistant de Joseph Beuys, l'espiègle Robert McDowell est bien décidé à s'amuser en grand et réinvente la figure du mécène en soutenant la marge plutôt que les arts officiels. Afin de contrer l'hégémonie du stand up omniprésent durant le Festival d'Edimbourg, son équipe invite une kyrielle de performers européens parmi les plus déjantés à venir s'exprimer dans leur propre langue. A mi chemin entre off et le in, prolongeant toute l'année l'esprit du festival dans la capitale écossaise, Summerhall a choisi aussi de faire le contraire quant à sa communication : "Notre stratégie est de ne rien dire sur ce que nous faisons. Nous voulons que les gens le découvrent par eux-même, se sentent privilégiés de le connaître..." Bref, ne cherchez pas plus loin : c'est à Summerhall qu'il faut se rendre en ce moment ! > voir aussi http://www.summerhall.tv/

Le 18 juin 2012 à 09:50

Êtes-vous d'accord avec cette affirmation de Raphaël Enthoven :

"La philosophie c'est l'art de la question et en aucun cas l'art de la réponse." ?

– Pfff !  – Non, je pense plutôt... "Pfff" ?   Ce 18 juin, premier jour du bac 2012, Alain Guiavarch et Maël Canonne sortent leur "Philo" !« Où vais-je, où cours-je? » Au-delà du simple calembour cucurbitacéen, cette question se pose au quotidien pour chacun d’entre nous, sans que nous puissions y apporter des réponses satisfaisantes, objectives et référencées. L’amour, la mort, la vie, Dieu, sont autant de sujets sur lesquels nous ne trouvons pas les éclairages qui nous permettraient de comprendre enfin le monde. Schoppenhauer vous est tombé des mains, vous n’avez rien com­pris à la Critique de la raison pure, pour vous Marx est le nom d’une fratrie de comiques juifs américains ? Heureusement, Philo (florilège de pensées philosophiques à médi­ter sur la cuvette) a été pensé pour vous : un condensé de philoso­phie déconnatoire qui contribuera à l’échafaudage de votre bien-être spirituel. Tout au long de Philo (florilège de pensées philosophiques à mé­diter sur la cuvette), Alain Guiavarch et Maël Canonne, au travers d’une démarche artistique singulière, associent dérision et ques­tionnement en se mettant en scène dans des images agrémentées de dialogues espiègles et corrosifs. Pour le prix d’un gros rôti de porc, de 4 boîtes de coton-tiges ou encore de 2 kilos de saucisse, Philo saura répondre à vos questions les plus essentielles que vous soyez sur la cuvette, au supermarché, ou même en train de fêter votre bac au bistrot du coin. Distribution : Pollen Diffusion et sur www.editionsdejuillet.com

Le 22 décembre 2015 à 07:32
Le 30 mars 2011 à 08:00

Emmett Grogan, clochard céleste

Portrait 17

Emmett Grogan (1943 1978) mène de front, dans le Haight-Hasbury du San Francisco des années soixante, le groupe d’activistes The Diggers. Il mélange dans un vieux shaker psychédélique actions politiques et happenings artistiques. Leurs tracs poético-révolutionnaires envahissent la Californie. Ils organisent tous les jours des distributions de nourriture gratuite et de surplus militaires. Emmet Grogan a écrit des livres, notamment Ringolevio, dans lequel il raconte leur épopée. Défoncé, libre et paranoïaque… Il est difficile de retrouver beaucoup d’éléments biographiques certains. Réformé de l'armée sous amphétamines, surveillé par le FBI, puis déçu et critique à l’égard de la vague hippie bohème qu'il trouve bourgeoise et hypocrite, Emmett Grogan aura quand même eu droit au "Mr Tambourine man" de Dylan et à un poème de Richard Brautigan. L'association d'une insoumission féroce, d'une mégalomanie paranoïaque, d'un goût immodéré pour les extrêmes et d'un dangereux succès populaire, l'ont malmené jusqu’à l’overdose fatale, en 1978. Peter Coyote écrit à son propos : "Pour la plupart des gens, cela aurait suffi d'être une légende vivante, d'avoir Bob Dylan qui vous dédicace un album ; d'être une icône pour des milliers de gens, incluant les chefs de gangs portoricains, les présidents de sociétés de disques, les professionnels du vol, les riches restaurateurs, les stars du cinéma, les socialistes, les Black Panthers, les Hell's Angels et les Diggers eux-mêmes, mais Emmett poursuivait sa propre idée de la perfection et même si ce combat l'a tué, je ne peux m'empêcher d'admirer la moralité de sa quête et les exigences démesurément hautes qu'il s'était fixées. Emmett était un étendard mené à la bataille, un emblème derrière lequel des gens ont rallié leur imagination. Il a prouvé à travers son existence que chacun de nous était capable de jouer sa vie selon ses fantasmes les plus délirants. C'était son but et son héritage de compassion, et je ne le minimiserai pas ni ne me détacherai de son exemple, malgré ses failles et ses inconsistances."

Le 21 janvier 2012 à 09:40
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