Romain Boussard
Publié le 18/11/2012

Toute première foi


Ancien étudiant en coloriage et pâte à modeler reconverti dans le dessin d'actualité. 
http://rboussard.canalblog.com/
 

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Le 21 mars 2015 à 09:24

Je ne suis pas Julien Alpern

Je me suis déjà pris pour mon voisin. Un jour, je rentrais du travail, et je me suis retrouvé sur mon palier. Mais plutôt que de me diriger vers la porte de droite, celle de mon appartement, je me suis dirigé vers la porte de gauche,  celle de mon voisin. J'ai mis la clé dans la serrure, et la porte s'est ouverte. Si la clé n'avait pas correspondu à la serrure, comme ça aurait dû être le cas, tout serait rentré dans l'ordre, j'aurais fini par ouvrir la porte de droite, comme tous les jours, comme tous les soirs en revenant du travail. Oui mais voilà, la porte de gauche s'est ouverte. Et je suis entré chez mon voisin. Je suis resté dans le vestibule, incrédule, pendant quelques secondes. Je n'avais jamais pénétré chez lui. C'était exactement le même appartement que le mien, la même distribution des pièces, le murs de la même couleur crème, exposition sud-ouest comme chez moi, baie vitrée dans le salon et une petit fuite dans les toilettes, on entendait le même plic-plic-plic... Tout était pareil, mais le plan de l'appartement était inversé. Après un long moment de silence, j'ai fini par dire, assez fort : "C'est moi, chérie !", comme je l'entends faire parfois à travers la cloison. Surpris par ma propre voix, j'ai répété : "Chérie, c'est moi !". Et là, une voix de femme que je ne connaissais pas m'a répondu du fond de l'appartement : "Je me doute que c'est toi, Julien, qui veux-tu que ce soit d'autre ?". Je restais pétrifié. Je m'appelle Stéphane. Mes voisins ont un énorme rottweiler. Il a surgi d'une pièce voisine... et il m'a fait la fête !Finalement la voisine a fini par apparaître et elle est venue m'embrasser dans le cou. Je me suis retrouvé à table, au milieu du salon, avec une blanquette de veau dans mon assiette. J'ai fait la vaisselle, puis je me suis retrouvé au lit avec la voisine, nous avons fait l'amour, elle me murmurait "Julien, Julien"... C'était démobilisant. D'autant que je ne connaissais pas son prénom à elle. Je l'appelle toujours "Madame Alpern" quand je la croise dans l'ascenseur. Alors là, je lui disais : "Madame Alpern, Madame Alpern", je n'avais pas d'autre choix... Et manifestement, ça ne lui a pas déplu. J'étais au milieu d'un quiproquo de plus en plus indémêlable.Je suis resté quinze jours chez mon voisin. Je guettais la porte, je tendais le dos, je m'attendais à être démasqué. Mais personne, rien. Dans le même temps, je n'avais plus de nouvelles de ma propre épouse, alors même qu'elle habitait de l'autre côté de la cloison. Chez moi, quoi. Alors un matin, alors que je partais travailler à la SNCF, place de la gare, bureau 5146, là où travaille mon voisin, un matin, avant de descendre l'escalier, eh bien un matin... j'ai sonné chez moi. Pour retrouver mes marques à l'endroit. Et pour revoir un peu ma femme, à laquelle je suis attaché. Alors j'ai glissé la clé dans la serrure.  J'ai trouvé mon voisin chez moi, avec ma femme, mes chaussures, mon chien. Et avec un enfant,  un petit garçon de sept-huit ans. Alors que nous, nous avons une fille, déjà ado. Et le papier peint était nettement plus clair que dans mon souvenir. Mon chien m'a mordu. Ma femme a fait un pas en arrière et m'a appelé monsieur. Elle était blonde, alors qu'à l'ordinaire elle est châtain, avec des reflets roux. Le voisin lui était bien le voisin. Pas de doute. Il a claqué la porte sur moi. J'ai pensé appeler la police, expliquer qu'il y avait usurpation d'identité caractérisée. Et puis j'ai reconsidéré la situation. Je ne partais pas gagnant, je vivais moi-même depuis quinze jours la porte à côté, difficile d'expliquer ça aux autorités. J'ai préféré battre en retraite, pour prendre du temps, établir une tactique, y aller pas à pas, étape par étape. Ce jour-là, je ne me suis pas rendu au travail du voisin. Ni au mien. Je suis revenu dans l'appartement – du voisin. J'ai sorti le rottweiler. Et j'ai appris que Madame Alpern se prénomme Sophie.

Le 20 avril 2015 à 10:10
Le 27 février 2014 à 09:46

Un terrible drame évité de justesse

Dans cette petite ville que je préfère ne pas nommer mais que tout le monde aura évidemment reconnue, et plus précisément dans ce quartier coquet qu'il n'est pas utile de désigner plus clairement pour éviter de stigmatiser la population habituellement paisible qui le compose, règne depuis la soirée de mercredi une terreur rétrospective bien compréhensible provoquée par l'horreur du drame qui a failli s'y dérouler. Comme chacun sait, au 27 bis de la rue principale, demeure une honorable famille qui a su conquérir l'estime et l'admiration du voisinage grâce à sa gentillesse et son sens du devoir. Rude travailleur, le père de famille ne compte pas la sueur qui tombe à grosses gouttes de son front de prolétaire ; avec son épouse dévouée et ses enfants sages, ils vivent en parfaite harmonie sans que nul nuage ne trouble le ciel serein de l'horizon familial. Or, au sein de ce doux cocon, un terrible drame a été évité de justesse (ce qui consacre au passage la pertinence du titre de ce billet). Imaginons un seul instant, en effet, que l'idée d'un meurtre collectif ait germé dans le cerveau de ce paisible père de famille ; qu'il ait découpé ses enfants avant des les congeler -car après c'est plus compliqué- puis qu'il ait coursé son épouse à la hache d'abordage et qu'il se soit ensuite immolé par le feu en direct devant les caméras de BFMTV. Or, il n'en est rien, et nulle pensée aussi morbide n'a effleuré le brave citoyen ; et je profite d'ailleurs de cette occasion pour le remercier de cette louable abstention. La ville respire et le soulagement de ses citoyens est palpable ; mais chacun ici sait que l'horreur a failli frapper à la porte.

Le 10 janvier 2014 à 08:08

Le facteur dort la tête en bas.

Les progrès du futur #9

La technologie des drones, comme beaucoup d'autres, fut mise au point par l'armée. L'idée était de frapper au coeur du dispositif ennemi sans risquer la vie des soldats. Puis la technologie se répondit à l'ensemble de la société : pour un prix modique, on pouvait retrouver les spéléologues imprudents dans les couloirs de la BNF ou s'assurer de la vertu de l'être aimé. De son côté, la vénérable Société nationale des postes et télécommunications fit l'acquisition d'une flotte de huit mille hélidrones pour la livraison des achats sur Internet. Ce fut un succès éclatant, si bien que de nombreux concurrents arrivèrent bientôt sur le marché. Rapidement, on vit dans le ciel des nuées d'engins aux couleurs de différentes compagnies, ce qui accrut le niveau sonore de façon considérable. On constata une forte recrudescence des acouphènes et des troubles du sommeil. C'est à ce moment que le Muséum d'histoire naturelle de Bourges lança son modèle de chauve-souris transgénique nicotino-dépendante : le batpacker. Sur une base de grand rhinolophe, les chercheurs étaient parvenus à provoquer le développement d'un bulbe olfactif semblable à celui des pigeons voyageurs, réagissant au champ magnétique terrestre et tenant lieu de GPS. Puis une cure d'addiction à la nicotine rendait les animaux tout à fait soumis. Ce fut un succès fulgurant : en six mois, les batpackers avaient remplacé les hélidrones et le niveau sonore en ville était redevenu sans danger pour la santé publique. Par ailleurs, contrairement aux craintes de certains membres rétrogrades du Muséum, la biodiversité ne fut pas sensiblement affectée. On observa toutefois quelques désintoxications spontanées de batpackers, ce qui eut l'effet heureux mais inattendu d'éradiquer la malaria de Camargue, où elle était réapparue au début des années 2020 à cause du changement climatique.

Le 19 février 2013 à 10:21

"L'information est bien trop sérieuse pour se permettre de faire de l'humour avec"

Entretien exclusif avec Le Gorafi

Depuis maintenant plus de 3 mois, ventscontraires.net ouvre chaque semaine ses colonnes à ses formidables confrères du Gorafi. La rédaction de ce média d'investigation totalement indépendant et résolument sérieux nous a accordé une interview exclusive que nous sommes fiers de publier aujourd'hui. Ventscontraires.net : Pour les quelques lecteurs de ventscontraires.net qui ne vous connaîtraient pas encore, pouvez-vous nous raconter l'origine du Gorafi et nous expliquer votre concept ? Le Gorafi : Le Gorafi est né en février 2012, mais il y a eu auparavant quelques tentatives par Jean-René Buissière qui le premier en 1826, fit imprimer à Paris le tout premier numéro. Dans la grande famille du Gorafi on pourrait citer « l'Os à Moelle » de Pierre Dac et plus près de nous, notre cousin américain The Onion. Beaucoup prétendent que nos informations ne sont pas très sérieuses. D'un, c'est insulter nos lecteurs qui quotidiennement nous lisent avec attention. D'eux, c'est mettre en cause la probité et le sérieux de nos journalistes. Toutes nos informations sont vraies, le reste n'est que jalousie mal digérée. Et l'information est bien trop sérieuse aujourd'hui pour se permettre de faire de l'humour avec. Saura-t-on un jour qui se cache derrière Le Gorafi ? Mais tout le monde sait qui se cache derrière, il n'y a aucun mystère ou secret. Nos journalistes ont leurs cartes de presse (ils en ont plusieurs, on est jamais assez sûr). L'édito est parfois signé Jean-François Buissière, qui est le président du Directoire du Gorafi. Nous avons quelques grandes signatures comme Paul Regard, ou Basile Sangène. Nous sommes très nombreux, et représentés dans tous les pays. Il n'y a rien à cacher au Gorafi, certains veulent instrumentaliser cela, nous ne savons pas pourquoi. Encore et toujours la jalousie. Qui sont vos maîtres et modèles en journalisme ? Comme dit plus haut, l'Os à Moelle et The Onion. L'Os à Moelle car en des temps très troubles, à l'approche d'une guerre, les journalistes de « l'Os » ont su faire preuve de courage et d'abnégation. C'est hélas un style de journalisme qui s'est perdu. Aujourd'hui, il n'y a que des compromissions avec le pouvoir en place, les enquêtes sont baclées, on protège ses arrières. Nos confrères américains sont aussi d’un grand talent, même s’ils nous en fait beaucoup copié, rétrospectivement. Il y a une très jolie façon d'arranger les mots pour en faire des paragraphes construits. Nous avons repris aussi de chez eux cette technique qui consiste à prendre une photographie en rapport avec le texte de l'article et de l'intégrer dans l'article, comme une illustration immédiate de ce qu'on lit. Le lecteur est bluffé, car il a d'une part des mots, et d'autre part une image. Une avancée que nos lecteurs, qui ne peuvent pas déchiffrer les suites complexes de mots et de lettres, ont aussi apprécié. Nous ne laissons personne sur le bord de la route. Que pensez-vous des journalistes qui bidonnent ? C'est un grand drame, si ce n'est LE drame. Prenez par exemple, tous les articles de « Ivre, il » qui a fait son « buzz » à une époque. Nous avons en outre révélé que les articles en question étaient de la main d'un seul et même journaliste. De manière générale, l'information est traitée de manière légère, trop légère, sans approfondissement. Par exemple, personne ne parle des milliers de personnes qui depuis trois semaines ont débarqué en avion depuis le Mexique. On a parlé que d'une seule personne, Florence Cassez, alors que nous sommes sûrs que parmi les autres voyageurs arrivés depuis, il y a des gens qui ont des histoires à raconter. Avez-vous un avis sur des personnalités comme les Yes Men qui cultivent l'art du canular ? C'est très dangereux. Le canular, à notre sens, devrait être beaucoup plus réglementé et contrôlé. On ment aux gens, on ment de manière industrielle. Et ça, personne ne le note. Nous sommes des adultes, censés donner l'exemple. Pensez aux enfants qui voient donc les adultes jouer des tours à d'autres adultes. Ils voudront faire la même chose, plus tard. Sans parler de la violence psychologique qu'engendre le canular. S'il y a bien quelque chose que jamais le Gorafi ne fera c'est s'abaisser à ce genre de pratique. Nous avons trop de respect pour nos lecteurs pour abuser de leur confiance. Il est arrivé à plusieurs reprises que des journaux reprennent pour argent comptant des articles de The Onion. Serait-ce pour vous une consécration ? Nous avons déjà des articles qui ont été repris par la presse nationale et internationale. La presse belge a été la première à reconnaître notre compétence, sur l'affaire des héritiers de la couronne Française qui attaquaient en justice le créateur de la blague sur le couleur du cheval blanc d’Henri IV. Nous sommes pris au sérieux, même si la grande majorité de la presse hexagonale tend à vouloir passer sous silence notre travail et s'en approprie parfois les fruits, mais nous ne sommes pas dupes pour autant. Comment se déroule une conférence de rédaction du Gorafi ? Comme dans n'importe quelle autre rédaction d'un journal. Nos journalistes arrivent avec leurs idées et leur projet. Parfois il se passe des choses dehors alors nos journalistes vont investiguer sur ces choses, on voit l'importance qu'elles ont et on décide ou pas de les traiter. Ces choses sont ensuite transformées en mots et en lettres pour donner ensuite des articles, qui peuvent selon les cas, être illustrés. Comme beaucoup de sites d'information, nous dépendons de l'information, de toutes ces choses qui se passent dehors et que nous ne contrôlons pas. De sorte que notre site peut être bouleversé si des choses arrivent. Certains des internautes qui commentent vos articles n'ont pas l'air sérieux sérieux. Comment le vivez-vous ? Très mal. Car en ricochet cela à tendance à amoindrir la portée de l'information de l'article. Nous allons prochainement revoir le fonctionnement du site. Ce genre de commentaire pourrait être sanctionné ou interdit. Nos journalistes en ont aussi assez d'être parfois moqués ou tournés en ridicule. Avez-vous un scoop que vous pourriez révéler en exclusivité aux lecteurs de ventscontraires ? Nous allons nous pencher prochainement sur l'arrivée du MP3 dans le monde de la musique et des réseaux sociaux, on sent que c'est quelque chose de totalement nouveau et qui va apporter pas mal de révolutions, nous enquêtons dessus.

Le 1 juin 2010 à 16:14

« Quand Nicolas Sarkozy nous donne des leçons de maîtrise budgétaire, c'est un peu M. Madoff qui administre quelques cours de comptabilité ».

Martine Aubry, Convention nationale du PS, samedi 29 Mai 2010

Quand la première secrétaire lâche une blague de ce genre elle fait un tabac chez tous les sarkophobes, et ça fait plus de monde qu’il n’en faut pour gagner une primaire présidentielle. Dans le sérail socialiste, il est connu et répété que ce bon mot lui a été soufflé par un spécialiste maison, Guillaume Bachelay, qui est un peu à gauche ce qu'André Santini est à droite.Une aide précieuse, car lorsque Martine Aubry est livrée à sa seule inspiration le trait s’épaissit. En 2006, elle commenta la candidature à la candidature de Ségolène Royal en ces termes : « Il faut proposer un autre modèle aux Français. Donc le problème n’est pas de leur plaire, pas de savoir si on a les bonnes mensurations ».Il est vrai qu’au jeu des « autant demander à », le risque de dérapage est à la mesure du désir de nuire. C’est ainsi que Jean-Marie Le Pen commit en 2007 cet aphorisme d’un goût exquis : « Confier à Jacques Chirac des responsabilités en matière écologique reviendrait à confier la protection de l’enfance à Dutroux ». Dans un registre plus convenable, mais peut-être plus convenu, il faut retenir un éditorial non signé de Lutte ouvrière : « Sarkozy prétend moraliser le capitalisme : autant demander du lait à un bouc » (Août 2007).Ce filon rhétorique du comparatif assassin devrait, grâce à Martine Aubry, s’enrichir de nouvelles perles dans un avenir proche.

Le 21 juin 2014 à 11:24

La République dans de beaux draps

Depuis 1989, où des peines-à-jouir ont rebaptisé « Assemblée nationale »  la station de métro « Chambre des députés », il était à craindre que la République ne couche plus dans le même lit. La présidentialisation des institutions n’avait pas seulement gagné les esprits, elle avait aussi contraint les corps, au point que le chef de l’État du moment choisit deux palais officiels distincts pour domicilier ses deux familles. Depuis les portes n’ont cessé de claquer à l’Élysée, entre des femmes qui s’en vont et des Présidents qui vont et viennent, ce qui suggèrerait que la literie maison est à ressorts. Mais faute d’écoutes circonstanciées de la NSA,  la qualité des ébats présidentiels demeure un des derniers secrets d’État. Seules en parlent celles qui ne savent pas, celles qui savent demeurant mutiques sur le sujet en dépit de propositions éditoriales à sept chiffres. Par peur des représailles ?  Osons l’hypothèse qu’il est plus valorisant de porter le deuil d’un amour désintéressé, que le dépit d’un coup pourri, révélant en creux le sacrifice de ses propres sens pour la seule jouissance narcissique de s’être frottée au pouvoir suprême. Qui s’y frotte s’y nique ?  Dans une France où un roi devint légendaire pour avoir cru jusqu’à 40 ans (du moins le prétendait-il) qu’il avait un os entre les jambes,  les Français sont enclins à penser que le monarque républicain qu’ils ont élu est doté d’un tempérament à la hauteur de ses prérogatives, bref que la fonction crée l’orgasme. Sinon, à quoi bon, hein ? Certes il y a des exceptions : le général De Gaulle n’avait pour maitresse que la France à laquelle il avait roulé une pelle définitive le 18 juin 1940. Georges Pompidou avait des mœurs paisiblement bourgeoises et sagement éclairées.  Ses successeurs ont en commun d’avoir été longtemps députés, donc de bien connaître la buvette à laquelle on accède par la salle des conférences où est érigée une statue du bon roi Henri IV – le souverain sévèrement ossifié – dont le socle est gravé de cette citation : «  le violent amour que je porte à mes sujets me porte à trouver tout aise et honorable. » Ca peut donner des idées. Et même de plus précises encore si, les alcools aidant on rêve d’alcôves au vu des bas-reliefs de la buvette sortis de la Manufacture de Limoges, où de langoureuses naïades ne cachent rien de leurs corps dénudés. Mais attention ce n’est parce qu’il y a souvent le bordel en séance, que  le palais Bourbon tournerait au lupanar.  C’est au sens métaphorique que l’on doit interpréter  cet effet de tribune de Jean-Marc Ayrault du temps qu’il était député d’opposition : «  Monsieur, le premier ministre, l’Assemblée nationale n’est pas une chambre à coucher ! » Pourtant l’on y couche, l’on y couche à l’Assemblée nationale, la plupart des députés disposant de bureaux avec un couchage possible. Un simple canapé clic-clac utile pour les élus de province, pas forcément commode pour des galipettes crapuleuses. D’autant que la nuit (et même le jour) les cris intempestifs peuvent être entendus des voisins,  et que toute personne étrangère qui entre dans le bâtiment doit laisser sa carte d’identité à des huissiers assermentés.  L’ « escort » badgée peut nuire à une carrière bien bordée.  Et puis, les élus de la République n’ont pas toujours la tête à ça. Surtout en ces temps de débandade politique face aux défoulements populistes.

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