Stéphane Trapier
Publié le 23/11/2012

Pirates !


Né le 15 juillet 1790, Stéphane Trapier a toujours raté les rendez-vous de l’histoire. Ancien avant-centre de l’équipe de France, il n’a jamais gagné la coupe du Monde. Il collabore à Fluide Glacial (après le départ de Gotlib), au Monde (sans jamais croiser Beuve-Méry) ou encore à Télérama (dès la retraite de Jean-Claude Bourret). Il a illustré deux ouvrages de Jean-Michel Ribes, et son Rond-Point. Il ne connait pas personnellement Henri Guaino. 

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Le 28 janvier 2011 à 17:58

« Je ne lèche pas »

Nicolas Dupont-Aignan, Matinale du Mouv'-Rue 89, mercredi 26 janvier 2011

C’est réconfortant d’entendre un homme qui a fait don de son corps au Peuple (souverain), fixer de lui même les limites d’un tel acte. Il y a donc parfois de la retenue en politique. Il faudra réviser certains préjugés qui la situent plus bas que le commerce tarifé des charmes. Encore que sur marché-là, on observe aussi des pudeurs respectables : il y en a qui n’embrassent pas, d’autres n’ inflationnent pas… Passons. Pour être réglo, elle est un peu tronquée la citation du président de « Debout la République. » En fait il répondait, par micro interposé, à Jean-Pierre Elkabbach, d’Europe 1, qui avait ironisé sur les candidatures présidentielles de Nicolas Dupont-Aignan et de Jean Arthuis (très virtuelle celle-là), en les traitant de « n’importe qui. » NDA (pour faire court) n’a pas du tout apprécié cette condescendance. Et il a traduit d’une formule ramassée, ce qui le distinguerait de l’intervieweur séculaire toujours « du côté du manche ». Tout se tient. Mais puisque NDA nous a entrainé sur ce terrain glissant,il faut quand même  rappeler que tout en étant en opposition sur presque tout avec Nicolas Sarkozy, il avait appelé à voter pour lui au 2ème tour de 2007. Et n’avait pas eu de candidat UMP contre lui aux législatives suivantes. Depuis, il l’a regretté et fait bande à part, entre la droite, la gauche, le centre, Villepin et tous les autres. Non seulement il ne « lèche » pas, mais il ne couche pas. Histoire de se refaire une virginité ?

Le 6 décembre 2012 à 15:01

"Je ne suis pas un non-aligné. Ce sont des gens qui n'ont pas de ligne, pas de couilles. J'ai une ligne, celle du redressement de mon pays."

Bruno Le Maire, BFM-TV, 6 décembre 2012.

Dans la vie on redresse ce qu’on peut, mais il est vrai que sans couilles ça aide moins que sans ligne. Les trois ensemble, c’est mieux. Aussi ne veut-il pas laisser croire qu’il pêche par manque de ligne, le sieur Le Maire, naguère candidat à une élection présidentielle, celle de l’UMP s’entend, où on lui avait fait comprendre qu’il pouvait toujours s’aligner pour concourir, faute de “parrains” en nombre suffisant. Qu’importe qu’une “mafia” ait pourri le match, aux dires du désormais très couillu François Fillon, Bruno Le Maire serait (re) partant pour la “gagne” à l’UMP. Des jaloux prétendent qu’en refusant de choisir entre la peste et le coléreux, l’ancien ministre de l’Agriculture jouait d’abord pour sa pomme. Sa collègue d’infortune, la râpeuse NKM, a fait l’objet de la même suspicion en étant rangée parmi les “non-alignés” ce qui n’était pas un compliment de le part de Jean-François Plic et François Ploc. Mais celle-ci en se moquant des garçons de son parti qui faisaient le concours de celui “qui ferait pipi le plus loin” avait quand même pointé le ridicule d’exhiber à tout propos sa “ligne”, pour ne pas dire autre chose. Cela ne l’empêche pas, Nathalie, de faire maintenant la paire avec Bruno, afin d’obtenir un nouveau vote à l’UMP. Une seule “ligne” pour ces deux egos : “Redressons-nous, Folleville!” Un seul remède à la maladie sénile de l’UMP: le Viagra.

Le 20 novembre 2012 à 10:49

Elections/UMP : Quand les psychologues accompagnent les journalistes dans l'après-duel

C’est le grand tabou de cette élection interne à l’UMP. Jean-François Copé a été officiellement reconnu vainqueur hier soir. Le suspens et la tension dégagés par son duel avec François Fillon prend donc fin. Mais les grands oubliés de cette confrontation maintenant terminée, ce sont bien les journalistes français. Ce clash au cœur de la droite française a nourri et passionné la quasi-totalité des médias d’informations de l’hexagone. Des journalistes qui retournent aujourd’hui à une réalité bien moins excitante. Et dans plusieurs rédactions un service d’accompagnement psychologique a même été mis en place pour les aider dans leur retour à la normale.   « Des journalistes qui se laissent mourir »   Catherine Pouchet fait partie de ces psychologues qui opèrent au sein des rédactions. Elle assure une permanence d’écoute et de conseil à BFM TV depuis une semaine. Pour elle, ce mal-être propre au milieu journalistique reste encore mystérieux par bien des aspects :  » On ne connaît pas bien la nature de cette pathologie encore récente dans l’histoire de la psychopathologie. Tout ce que l’on peut dire aujourd’hui c’est qu’on a là un syndrome proche du trouble de stress post-traumatique vécu par certains soldats lors de leur retour du front. Personnellement, dans mon travail j’ai à faire à des individus qui ont perdu toute envie professionnelle, parfois même toute envie de vivre. Des journalistes qui cessent de se nourrir, délaissent leur hygiène, s’isolent psychologiquement et socialement. On a à faire à des journalistes qui se laissent mourir« .   Luc est journaliste à Libération. Ce choc post-traumatique il le connaît bien. Il l’a vécu après l’affaire DSK. Chargé de suivre l’histoire dès le début du scandale il a très vite sombré quand l’attention s’est essoufflée sur le sujet : « Du jour au lendemain je suis passé d’une actualité de pointe à des sujets de société franco-français, parfois même des faits divers locaux. Je me souviens l’avoir extrêmement mal vécu. J’avais l’impression de régresser professionnellement, socialement mais humainement aussi » .   Pour soigner ce traumatisme post-actu, Catherine Pouchet reconnaît qu’il n’y a pas de solution miracle et que le traitement reste relativement classique : « Avec la plupart de mes collègues, nous conseillons aux rédacteurs en chef de ne pas imposer un changement trop brutal à leurs journalistes traitant des gros sujets comme l’élection au sein de l’UMP. Nous leur demandons de distribuer progressivement des sujets un peu moins excitants, plus normaux pour que le journaliste ait le temps de s’habituer, qu’un phénomène d’accoutumance ait le temps de s’installer. Pour le reste, ma tâche consiste essentiellement en un travail d’écoute. Et puis nous rappelons toujours aux journalistes qui sortent d’un sujet de premier plan et qui viennent nous voir que l’actualité peut très bien leur apporter très vite un nouveau sujet brûlant comme un tsunami ou un scandale sexuel » .   Le Gorafi  

Le 31 mai 2011 à 12:00

«Je dois le confesser, le sujet était tellement tabou que nous n'avions pas osé mettre dans le programme la fin de la retraite à 60 ans »

François Fillon, conseil national UMP, 28 mai 2011

Un doigt d’honneur dans un gant de soie : cet aveu du premier ministre est injustement passé inaperçu. Il est assez rare qu’un politique en activité explique de la sorte à ses concitoyens comment ils ont été délibérément berlurés –  sur d’autres sites moins bien tenus que Ventscontraires on filerait une métaphore plus  osée–, en l’espèce une réforme des retraites qui prendra date comme un chef d’œuvre de non-promesse de campagne présidentielle, scrupuleusement respectée. Alors que se profile le terme des quinquennats respectifs de MM. Fillon à Matignon et Sarkozy à l’Elysée, il est légitime de se demander s’ils en ont encore en stock, de ces idées trop inflammables pour être laissées à portée d’infantiles électeurs. Néanmoins, au cours des dix mois à venir, un missile furtif de taille comparable, semble difficile à propulser. Même  s’il ne faut jurer de rien,  les esprits devraient plutôt déjà se tourner vers la prochaine campagne du président sortant en se livrant au jeu spéculatif : mais qu’est-ce qu’il peut bien nous cacher ? Pour pimenter, il n’est pas interdit d’étendre à ses concurrents l’exploration de cette autre dimension de la politique. Auquel cas la campagne prendrait des allures  de combat virtuel façon console Wii où, sans bouger de son salon, on débusque le félon. Ne resterait plus qu’à installer l’application vote en ligne. On y vient.

Le 6 novembre 2012 à 07:52

Le bras de Gérard Longuet présente ses excuses à la communauté algérienne

Après le scandale du « bras d’honneur » de Gérard Longuet. C’est un bras indigné et plein de remords qui a témoigné hier soir sur BFM TV dans un entretien exclusif. « Je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne me contrôlais plus, c’est comme si quelqu’un avait pris possession de moi. Je me revois faire ce geste, j’ai tellement honte ». Un geste qui a été beaucoup critiqué par la plupart des analystes et commentateurs. A l’origine le bras d’honneur était destiné au ministre algérien des anciens combattants. De nombreux algériens ont été choqués par l’attitude de l’ancien ministre de la défense et sa désinvolture jusque dans sa justification. Le bras de Gérard Longuet a quant à lui voulu prendre les devants pour marquer son opposition. Invité hier soir sur BFM TV, il a tenu à prendre ses distances avec l’ancien ministre. « Avec Gérard nous avons souvent eu des différends mais je l’ai toujours soutenu et accompagné dans ses combats. Mais là j’ai le sentiment d’avoir été manipulé, le sentiment que l’on m’a forcé la main. Je tiens à souligner le fait que je me désolidarise totalement de lui et de ses idées. Aujourd’hui je me sens sale. J’ai tellement honte et je pense à ma famille qui m’a vu ainsi » . Cet incident pourrait bien marquer la fin d’une collaboration vieille de 66 ans entre l’ancien ministre de la Défense et son bras: “Après cet évènement, j’en ai parlé avec le bras droit d’Henri Emmanueli qui avait eu ce même problème il y a un an et demi. J’ai écouté ses conseils et maintenant je crois que mon parcours avec Gérard s’arrête là. Ce matin j’ai officiellement fait une demande d’amputation à l’hôpital du Val-de-Grace”. Interrogé, Gérard Longuet n’a pas souhaité commenter les déclarations de son bras.   Le Gorafi

Le 13 juin 2011 à 09:53

« Il s'agissait d'humour corrézien entre républicains qui se connaissent de longue date »

Jacques Chirac, communiqué de presse, dimanche 12 juin 2011.

C’était la mise au point ou la scène de ménage. Chez les Chirac, «Maman » qui est née Chodron de Courcel ne rigole pas avec les mésalliances. Alors , quand son époux prend par l’épaule le socialiste François Hollande un samedi à Sarran (Corrèze), et lui confie à haute voix, qu’il votera pour lui à la présidentielle puisque son candidat préféré, Alain Juppé, n’est pas candidat, elle a dû rire jaune. A quoi ça sert que la Bernadette se décarcasse pour faire endosser par l’UMP, avec le feu vert du président de la République qui aspire à être réélu, les trois quarts de l’ardoise des emplois fictifs de la mairie de Paris ? Et à l’approche du procès qui doit solder l’affaire, est-il malin de le titiller, lui qui n’est pas sans influence sur les choses de Justice ? Alors Jacques Chirac  a dû signer le lendemain un acte de contrition dont on ne jurerait pas qu’il soit de sa main. Chirac connaît trop sa Corrèze pour savoir que l’humour politique, entre Brive et Ussel, ce serait plutôt dans un second degré tout en retenue, dont Henri Queuille, ancien président du Conseil, fut l’indépassable orfèvre. On lui doit : «Il n'est pas de problème dont une absence de solution ne finisse par venir à bout.» Et surtout cette maxime, dont Jacques Chirac a fait un large usage : «Les promesses n'engagent que ceux qui les écoutent. » C’est une des raisons sans doute qui ont fait que François Hollande ait eu le sourire modeste.          

Le 19 novembre 2012 à 09:01

"La journaliste Audrey Pulvar annonce la fin de sa relation avec Monsieur Arnaud Montebourg, ministre du Redressement productif."

Audrey Pulvar, SMS/AFP, dimanche 18 novembre 2012.

Ah ! que voilà un  genre d’information qui vous délivre des chassseurs de scoops et autres intermédiaires peu fiables. Le medium c’est le messsage, et vice versa. Vous voulez du people ? On vous en donne en prise directe. Ce n’est même pas dans la chambre à coucher que pénétre autrui, c’est dans le lit même, que dis-je, plus intime encore, dans la puce du mobile à touche qui vous « cordonbilicalise » ( désolé pour le neo-log. pas facile à tweeter) avec le monde extérieur. La méthode ouvre des espaces infinis à la transparence démocratique. Ainsi, et à titre d’exemples : «  François Fillon et Jean-François Copé vous annoncent qu’ils ne passeront pas Noël ensemble » ; « Nicolas Sarkozy fait savoir que son épouse Carla va devoir choisir entre son retour sur scène et un retour à la maison » ;  « Jean-Marc Ayrault dément toute liaison ( même aérienne) avec  Cécile Duflot »,  « Valérie Trierweiler accepte l’invitation à diner d’Arnaud Montebourg samedi soir au restaurant le Coq gaulois » ; « François Hollande demande à la journaliste brune qui lui a posé une question économique à sa conférence de presse, de lui communiquer ses coordonnées »; « Marine Le Pen a décidé de porter le voile, seulement à la maison » ; « Manuel Valls déteste le violon, mais souhaite que ça ne se rèpète pas. » Et enfin : « Audrey Pulvar se remet sur le marché, ministre s’abstenir. »

Le 23 septembre 2010 à 09:50

"Il faut juste être malade mental pour jouer la défaite de son camp"

Jean-François Copé, RTL, mercredi 22 septembre 2010

Déjà que les hôpitaux psychiatriques sont bondés, la situation empirerait si l’on suivait le diagnostic du président du groupe UMP à l’Assemblée nationale. Eriger la duplicité politique au rang de pathologie mentale, c’est la charité qui se moque de l’hôpital. Charitable, ce Copé qui pense à la présidentielle le matin en se rasant, à midi en se curant les dents et le soir en se les brossant ? Selon lui les traîtres seraient des irresponsables. Certes. Mais l’irresponsabilité dans l’action criminelle permet d’échapper au procès populaire. Une aubaine alors pour les Chiraquiens qui, après avoir plombé Chaban en 1974 ont joué Mitterrand contre Giscard en 1981, les Communistes faisant l’inverse, les Mitterrandiens plantant Rocard aux européennes en 1994 au bénéfice de Tapie, les plus nostalgiques récidivant en 2007 pour le « jaurésiste » Sarkozy contre  l’« évangéliste » Royal, quand des Rocardo-strausskahniens faisaient un détour par Bayrou pour contourner Ségolène. Sans parler de récurrences comme le vote révolutionnaire à droite de l’extrême-gauche et le vote nationaliste à gauche de l’extrême-droite. Aujourd’hui, à droite, qui fantasme sur une défaite de Sarkozy en 2012 ? Le sieur Copé n’est pas exempt de pulsions en ce sens, lui qui visant ouvertement 2017 préfèrerait sans doute que le sarkozysme soit discrédité pour mieux apparaître comme le recours au coup suivant.  Qui a crié : « Au fou  » ?

Le 22 novembre 2012 à 17:48
Le 11 octobre 2011 à 11:30
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