Le Gorafi
Publié le 18/12/2012

Obama et la NRA d'accord pour supprimer le port d'armes après les 12 prochaines tueries


WASHINGTON D.C – Les Etats-Unis auraient-ils vécu leur tuerie de trop? Alors que l’Amérique sèche encore ses larmes après le massacre de Newtown, Barack Obama semble bien avoir décidé de réagir. Hier, il a annoncé qu’il souhaitait supprimer le droit de posséder une arme à feu après les 12 prochaines tueries. Et, de manière tout à fait inattendue, il a obtenu le soutien de la NRA, le principal lobby pro-armes aux Etats-Unis. Une association traditionnellement contre toute forme de restriction sur les armes à feu. Reportage

Un juste milieu

Hier, Barack Obama a tenu une conférence de presse pour rendre publique cette mesure : « Ce qui s’est passé à Newtown est la tragédie de trop. Il y a eu trop de tueries, trop d’enfants américains assassinés. Notre pays a un véritable problème avec les armes à feu. Trop de pistolets et d’armes de guerre circulent sur notre territoire et restent accessibles à des personnes psychologiquement instables. Nous devons réagir en restreignant l’accès aux armes. »

Toujours dans le cadre de cette allocution, le président américain est ensuite revenu sur le cœur de la réforme qu’il souhaite mettre en place : « Nous allons soumettre au Congrès une modification du deuxième amendement de notre Constitution qui permet le port d’armes aux Etats-Unis. C’est une lourde réforme de fond. C’est pourquoi nous souhaitons le faire lorsque 12 tueries supplémentaires se seront déroulées.»

La NRA, le lobby des armes qui a été au cœur des négociations avec Obama depuis la tuerie de Newtown, semble enfin avoir changé d’avis. Wayne LaPierre est vice-président de la NRA : « Nous avons fait des estimations et au rythme actuel d’une tuerie par trimestre, cela nous laisse 3 ans pour voir venir la suppression future du port d’armes. » Et le lobbyiste de continuer : « Douze tueries, cela nous paraît être un juste milieu. C’est à la fois assez pour laisser le temps aux acteurs économiques du secteur de restructurer leur activité commerciale. Et cela permettra en même temps de mettre fin à court terme à ce terrible phénomène des tueries de masse. »

L’Amérique prête à tourner la page

Christina est institutrice dans une école élémentaire du Wisconsin. Pour elle, cette annonce de Barack Obama est une bonne chose même si elle arrive un peu tard : « Il était temps. Ça aura pris des années mais le pouvoir est enfin prêt à tourner cette page de notre histoire et de nos habitudes. Maintenant, j’espère juste que cela va arriver vite mais je crains que ceux qui militent contre le port d’armes en profitent pour accélérer le processus en organisant des tueries. Ce ne serait pas une bonne solution non plus. Laissons les prochaines tueries se faire naturellement.»

 

Le Gorafi

 

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 5 novembre 2013 à 08:52

Les films pornographiques critiqués pour leur manque de réalisme dans les scénarios

Les cinéphiles sont en colère. Selon eux, les films pornographiques ne seraient pas assez réalistes dans leur scénario. Erreurs, contre-sens, ou parfois réalisme scénaristique, autant de griefs qui leur sont reprochés. Greg a 27 ans. Comme toutes les personnes de son âge, il consomme régulièrement des films pornographiques. Et comme d’autres récemment, il s’est ému du manque de réalisme cinglant dans certaines scènes. « La première fois que j’ai noté cela, c’est dans une scène où on aperçoit une très grande télé à l’arrière plan… L’héroïne est censée être une étudiante. Ce n’est juste pas possible qu’avec ses économies elle ait pu acheter ce genre de téléviseur ». Des détails qui empêchent selon lui de se concentrer sur l’action des protagonistes. « D’autant plus que la fille semble vivre dans un deux-pièces assez luxueux. Là aussi, peu crédible pour une jeune étudiante ». Un sentiment qui va en grandissant sur les réseaux sociaux et Internet. Pour beaucoup, le modèle économique présenté dans les films pornographiques est tout simplement fictionnel et irréaliste. « Dans la plupart des films que j’ai vus, quand une jeune fille a une fuite d’eau, le plombier semble arriver quasi instantanément. Moi j’ai dû attendre trois semaines à Paris » raconte Camille, 24 ans qui anime un site qui recense les erreurs les plus courantes dans les films pornos. Et la jeune fille de citer une autre scène très critiquée où une avocate séduit en même temps deux hommes en cellule de garde. « Totalement irréaliste, légalement il y a obligatoirement la présence d’un officier de police judiciaire. De plus la scène s’éternise et personne ne vient voir ce qui se passe dans cette cellule, malgré le bruit des ébats » commente-t-elle sur son blog. « Un minimum de réalisme, c’est tout ce qu’on demande. On a un peu l’impression qu’on nous prend pour des idiots, qu’on nous fait avaler n’importe quoi. Nous ne sommes pas naïfs » conclut-t-elle. Des accusations prises très au sérieux par plusieurs sociétés de productions de films pornos qui ont annoncé leur intention de revoir leur procédé d’écriture afin d’offrir des films plus réalistes et plus ancrés dans la réalité. Marc Dorcel Video semble devancer les critiques et proposera à la VOD un film pornographique plus réaliste. L’histoire serait celle d’une jeune fille attendant la venue d’un plombier pour une fuite, en vain. « L’appartement de la jeune fille s’inonde tandis qu’elle attend pendant trois semaines l’arrivée de l’artisan, laissant libre court à ses fantasmes tout en étant en communication avec son assureur » résume la fiche du film en VOD la semaine prochaine. Le Gorafi  

Le 9 juin 2015 à 08:28

Des scientifiques découvrent que les rayures des zèbres ne sont pas noires, mais blanches

C’est la stupeur dans la communauté scientifique, après la découverte d’un chercheur lituanien qui s’intéressait de près au pelage des zèbres. Le spécialiste en zoologie est parvenu à démontrer que les rayures qui ornent l’animal ne sont pas noires sur fond blanc, mais bien au contraire, blanches sur fond noir. Le chercheur, Irmantas Rajoksis, aura passé plus de deux ans à observer l’animal rayé avant de rendre publiques ses conclusions. « Nous pouvons confirmer à 95% qu’à l’origine, l’animal est bien noir » explique le scientifique. « Les rayures sont donc bien blanches, ajoutées sans doute par pure coquetterie » précise-t-il, en tournant en dérision la théorie d’un de ses confrères qui prétendait que les zèbres étaient des chevaux en pyjama. Irmantas Rajoksis a commenté dans la presse locale les récentes avancées dans ses recherches. Des travaux menés à l’université de Vilnius et rendus difficiles selon lui par le manque de moyens qui l’ont forcé à travailler à partir de clichés photographiques pour mener ses recherches. « Nous avons trop peu de ressources pour nous permettre des observations sur le terrain » explique Maria, une étudiante du professeur. « M. Rakjoksis est sûrement le lituanien qui a mené le plus d’observations de clichés d’animaux » précise-t-elle, admirative. Les travaux d’Irmantas Rajoksis avaient déjà dépassé les frontières de son pays, puisqu’il avait démontré il y a plusieurs années que les poissons clowns n’avaient probablement aucun humour.

Le 12 mai 2014 à 09:02

Le plastique

Nous étions à l’étude quand le professeur entra. Et tout de suite, il a vidé son sac sur le bureau et ça a fichu un bordel pas possible. Il y avait une bouteille d’Evian, un stylo Bic, un sac poubelle, un vieux K-Way, une poêle à frire, un emballage de compact-disc, et des chevilles pour mur en plâtre diamètre 10, ou peut-être 12, c’est difficile d’être précis, du dernier rang on voit mal. – Aujourd’hui, je vais vous parler du plastique, a crié Merlan pour couvrir le bruit. À dire vrai, Merlan s’appelle Lambert, mais en verlan, ça fait Merlan, enfin, à peu près. Merlan, c’est un nouveau. Les nouveaux, ils en font toujours trop : la dernière fois, comme il voulait nous parler des dinosaures, il avait amené un carcasse de poulet, toute maigre, montée sur des tiges de métal. Nadia trouvait ça affreux, pas moi : c’était plutôt marrant comme idée, et puis, j’aime bien les squelettes, les films d’horreur. Son poulet tout en os, avec son armature en fil de fer, c’est sûrement ça qu’on appelle un support pédagogique. Ce qui est sûr, c’est que le jour des dinosaures, on a bien rigolé. Merlan, il doit avoir un truc avec le plastique, parce qu’il en a parlé pendant toute l’heure. – Ecoutez-moi bien. Dans l’Antiquité, la plastique était le nom donné à la sculpture, à la peinture, et à toute imitation du corps humain. En grec ancien, le mot plastiké signifie l’art de modeler. – M’sieur, c’est pour ça que les tops modèles elles sont vachement plastiques. – Ludovic, si ça ne vous intéresse pas, vous pouvez sortir et aller chez le proviseur. Je ne vous retiens pas. Moi, je n’ai rien dit. Je ne dis jamais grand chose, d’ailleurs. J’ai écouté Merlan, pour une fois. C’est bizarre, mais ça m’intéressait vraiment, le plastique. Beaucoup plus que la croissance des bambous, ou les poissons des abysses, avec sa projection de diapos nulles. Le plastique, au moins, ça me parlait, c’était du concret. Et puis, j’aimais bien les mots, polymérisation, polycondensation, alors, c’est pas courant, j’ai pris des notes, au lieu de creuser des sillons dans la table avec la lame de mon couteau. – Tous les plastiques ont des propriétés différentes, a expliqué Merlan. Le polyéthylène sert dans les objets ménagers, dans l’isolation électrique. Le polystyrène, dont la formule est C6H5-CH-CH2, sert aux revêtements de meubles. On l’appelle aussi le formica. Le bruit de fond augmentait, alors, pour retrouver un public, Merlan a soulevé sa poêle, et il a demandé : – Et ça, qu’est-ce que c’est ? – Ben, c’est une poêle, M’sieur, a fait Momo en haussant les épaules. – Evidemment que c’est une poêle, monsieur Abou. Je vous demande de quoi est constitué le revêtement de la poêle ? – Elle porte un vêtement, la poêle, Msieur ? – Bon, je vais vous aider. À votre avis, quelle est la marque de cette poêle ? – C’est Carrefour, M’sieur, on vous y a vu la semaine dernière, avec ma mère. – Non, Sabrina, ce n’est pas une poêle Carrefour, c’est une poêle Téfal. Et que veut dire Téfal ? – Oh hé, m’sieur, pourquoi vous achetez Téfal, Msieur ? C’est cher, les marques, c’est bon quand c’est Lacoste, mais c’est trop con pour une connerie de poêle. Vaut mieux acheter Carrefour. – Ce n’est pas le sujet, Sabrina, et puis, apprenez à parler poliment… Téfal signifie téflon-aluminium. Le revêtement est donc en Téflon, un matériau sur lequel la majorité des matières n’accrochent pas. C’est un polytétrafluoroéthylène. Donc une longue chaîne d’atomes de carbones reliés entre eux, et auxquels sont accrochés des atomes de fluor, sous la forme CF2-CF2. — M’sieur, le fluor, comme dans le dentifrice à rayures alors ? — Exactement, Maxime, comme dans le dentifrice à ray... — Alors, M’sieur, on peut se laver les dents direct avec la poêle dans la bouche ? — Bon, Maxime, ça suffit. Ou vous allez directement chez le directeur. Bien. Est-ce que vous savez de quand date le premier plastique ? Nadia ? – Mille ans ? – Ne répondez pas n’importe quoi, Nadia, vous réfléchissez avant de parler. Non, le plastique est vieux d’un peu plus d’un siècle. Le premier plastique a été inventé en 1870, par des Américains, les frères Hyatt : c’était du celluloïd, c’est-à-dire du nitrate de cellulose et de camphre. Et le premier brevet en matière de fil artificiel a été déposé par un Français, le Comte Hilaire de Chardonnet, en 1884. – Et les Arabes, M’sieur, ils ont rien inventé, alors, c’est pas juste ! – Les Arabes ? Euh, non, Mokhtar, pour le plastique, je ne crois pas, mais en mathématique ils ont inventé le zéro, ils ont découvert la circulation du sang, et beaucoup d’autres choses. Bon, et maintenant, qui sait de quand date le Téflon ? – Dix ans ? – Non, Nadia, pas dix ans, mais c’est déjà mieux. Le téflon a été inventé en 1947, par deux chimistes de Dupont de Nemours, qui s’appelait Plunkett et Rebock. – Comme les grolles, M’sieur ? – Comme les quoi ? Non, non, Kevin, Rebock avec un seul E. Rien à voir. Merlan était en train de nous parler de la bakélite, inventée par un Belge qui s’appelait Baekeland, quand la sonnerie l’a interrompu. – Bien, avant de vous lever et de partir, pour la prochaine fois – Ludovic, vous vous rasseyez s’il vous plait, Mokhtar et Sandrine, vous attendez d’être sortis de l’établissement pour faire ce que vous faites –, donc je disais, pour la prochaine fois, je veux que tout le monde vienne en cours avec un objet en plastique, et je veux que vous fassiez l’effort de connaître le nom précis du plastique, et si possible, sa composition. Toute la semaine, j’ai réfléchi à ce que j’allais apporter. C’est des idées de profs, mais ça fait toujours des histoires à la maison. Chaque fois, faut demander le truc aux parents, qui ne sont jamais d’accord, qui disent qu’on va le casser, qu’on ne va pas le rapporter, qu’on va se le faire voler. Ou parfois, ils n’ont rien qui convienne, et quant on retourne en classe, on a l’air d’un bouffon. Il y a un mois, Merlan avait demandé un objet ayant un rapport avec la pluie. Presque tout le monde avait choisi un parapluie, sauf cet abruti de Marc, qui avait ramené son chat, sous prétexte que c’était un chat de gouttière. Et moi, j’avais amené mon couteau, d’abord parce que je l’ai sur moi tout le temps, même quand il pleut, et aussi parce qu’il est en acier inoxydable. Alors, pour le plastique, j’ai réfléchi toute la semaine, j’ai potassé des encyclopédies, un précis de chimie organique, et d’autres livres que je n’aurais jamais lus sinon. Et hier soir, j’ai trouvé ce que j’allais apporter en classe. Finalement, j’ai même décidé de présenter trois objets, qui sont tous très différents, et je crois que c’est assez original. Évidemment, au début, à la maison, personne ne voulait me les prêter. Ma sœur a répété ce qu’elle dit tout le temps, que je suis dingue, qu’il faudrait m’enfermer, des conneries. Ma mère s’est mise à chialer, elle ne sait faire que ça, ça et picoler, et mon père a gueulé, m’a traité de petit salaud, et il m’a cogné, lui aussi il ne sait faire que ça, ça et aller au bistrot. Mais finalement, je m’en moque, parce que la nuit, je me suis relevé, et j’ai pris ce que je voulais. Voilà. Le premier objet est en polychlorofluorure de vinyle, lequel est, mais on s’en doute, un dérivé du polychlorure de vinyle. Le second est majoritairement constitué de silicate de méthyle, malgré deux pivots en acier inoxydables, et le troisième est un phénoplaste thermoformé. En classe, quand les autres ont commencé à déballer leurs plastiques, j’ai tout de suite su que c’était moi qui avait amené les plus intéressants. Nadia avait apporté un flacon d’acétate de polyvinyle, enfin bref, du vernis à ongles Helen Arden, trop nul, qu’elle avait piqué à sa mère. Et la couleur, je vous raconte pas. Ludo a présenté une résine formol-urée, utilisée dans les lunettes à double foyer de son père, et d’ailleurs, c’étaient les lunettes à double foyer de son père. Karim a seulement amené un sac en plastique Ed l’épicier, qu’il avait amené dans un autre sac en plastique Ed l’épicier, mais cet abruti ne savait même pas qu’il était fabriqué à base de polyéthylène vierge. Moi, quand j’ai déballé mon sac, il y a eu un grand silence, tout le monde a reculé de trois pas et Merlan a blêmi, s’est adossé au mur et s’est mis à vomir. Peut-être à cause du sang, je ne sais pas. Sur la table, j’avais posé, de gauche à droite, l’un des seins en silicone de ma grande sœur, la hanche articulée de ma mère, et la prothèse biliaire de mon père. C’est la prothèse biliaire que j’ai eu le plus de mal à extraire. Faut dire que mon père, ces dernières années, il a pris pas mal de bide.

Le 26 février 2013 à 08:57

En plein débat à l'Assemblée, un député fait un avion en papier vraiment aérodynamique

C’est un évènement comme on en voit rarement à l’Assemblée Nationale. Hier après-midi, alors que les députés de tous bords planchaient sur des questions de société, l’un d’eux, Dominique Dord, s’est mis à construire un avion en papier. L’anecdote pourrait s’arrêter là si l’avion en question n’avait pas été d’une très grande qualité. Ce qui a laissé bouche bée les élus de la majorité comme de l’opposition. Décryptage. Un pliage de haute précision Des lignes fines, un pliage net et précis et une forme qui n’est pas sans rappeler celle du célèbre Concorde. Dominique Dord, député UMP de Savoie a produit hier en plein débat à l’Assemblée, ce qui semble être un avion en papier d’une excellente facture. Après quelques minutes de confection, ce dernier s’est élancé dans le ciel de l’hémicycle, dansant par-dessus la tête des députés avec un aérodynamisme digne des plus grands avions de chasse. En face, sur les bancs de la gauche, alors qu’on cherche d’habitude le moindre prétexte pour déstabiliser l’opposition, les députés de la majorité étaient pour une fois impressionnés par une telle œuvre. Rémi Pauvros, député PS du Nord était présent sur place : « C’était vachement impressionnant. On était en train de débattre sur la régulation des activités bancaires et là je l’ai vu passer sous mes yeux. Il fendait l’air tel un sabre. » Réaction identique chez  Pierre-Alain Muet, autre parlementaire socialiste : « C’est vraiment du bel ouvrage. Et on a beau parfois se chamailler pour des raisons politiques, il faut savoir reconnaître quand son adversaire entreprend quelque chose d’admirable. » Un président impressionné Michel est huissier à l’Assemblée Nationale. Il fait partie du fameux personnel chargé d’apporter des missives aux députés présents dans l’hémicycle : « En 22 ans de service c’est la 1ère fois que je vois un pliage d’une tel qualité. D’habitude les députés parviennent au mieux à faire de grosses boulettes très compactes, pratiques et faciles à projeter sur les députés de l’autre camp. ». Pour cet autre fonctionnaire, l’instant restera gravé à jamais dans sa mémoire : « C’est comme une parenthèse de poésie dans le tumulte de l’arène politique. C’était si beau à voir que je me souviens avoir entendu Claude Bartolone, le président de l’Assemblée hésiter à proclamer une suspension de séance. »   Le Gorafi

Le 20 août 2013 à 09:12

Meetic: les célibataires qui refusent trois offres seront exclus du site

Soucieux de se redynamiser sur le marché des sites de rencontres sur Internet, « Meetic » a présenté ce jour sa nouvelle charte. Désormais, les célibataires qui refuseront jusqu’à trois offres « sans raison » et « sans motif légitime » seront exclus du site. Une nouvelle qui ne fait pas que des heureux mais que la société défend dans un but de redonner des couleurs à un marché saturé et en manque d’expansion. Des célibataires « trop fainéants »? Face à la concurrence des sites de rencontres de célibataires, « Meetic » a décidé de frapper un grand coup. Débordé par « Adoptunmec« , par des sites de rencontres pour « célibataires exigeants » ou même des sites pour adultères, le site a décidé de donner un coup de fouet à sa politique. Désormais, le célibataire qui refusera plus de trois offres « sans justification » pourra être exclu « de manière temporaire ou définitive » du site. « Nous constatons une certaine fainéantise dans la recherche » selon Julien Prozet, directeur commercial. « Cela touche surtout les hommes, dans une grande majorité. Ils ont tendance à zapper ou refuser des offres de célibataires qui sont tout à fait viables pour se concentrer sur des personnes qui de toute évidence ne correspondent en rien à ce qu’ils recherchent. » Avec cette nouvelle offre, le célibataire devra réduire son champ de recherche et se montrer moins gourmand, avec le risque d’accepter quelqu’un qui ne lui plaira pas forcément. « Pour nous c’est une très bonne chose. Nous sommes les premiers à mettre ce système en place et les autres sites suivront cette politique » continue Julien Prozet. Mais cette gestion très comptable ne va-t-elle pas à l’encontre du sentiment amoureux ? « Pas du tout, nous voulons juste que certains cessent d’idéaliser des relations avec une personne pour qui cela ne sera pas réciproque et ventiler la base d’inscrits sur le site. » Entre clients surpris et rassurés Les premières réactions ne se sont pas fait attendre. « On a un peu l’impression d’être du bétail » rétorque Benjamin*, utilisateur régulier du site depuis plusieurs années. « Bien sûr qu’on refuse des offres, on cherche quelqu’un qui nous plaît avant tout. » Selon lui, le site de rencontre fait fausse route. « Quand on vient sur ce site on cherche quelqu’un d’unique, pas quelqu’un à tout prix« . Tous les clients ne partagent pas cette avis. Justine*, 51 ans,  inscrite elle aussi depuis plusieurs années, désespère de ne pas trouver « l’homme idéal » et pense que ces nouvelles conditions vont enfin changer les choses. « Ma fiche est souvent refusée, parfois sans aucune raison. Désormais, je me sens enfin à chance égale, j’espère rencontrer quelqu’un très vite« . Dans l’immédiat, les sites de rencontres concurrents n’ont pas souhaité commenter cette nouvelle politique mais pour beaucoup une brèche est ouverte, dans laquelle d’autres risquent de s’engouffrer. (*) les prénoms ont été changés. Le  Gorafi

Le 6 novembre 2012 à 07:52

Le bras de Gérard Longuet présente ses excuses à la communauté algérienne

Après le scandale du « bras d’honneur » de Gérard Longuet. C’est un bras indigné et plein de remords qui a témoigné hier soir sur BFM TV dans un entretien exclusif. « Je ne sais pas ce qui m’a pris, je ne me contrôlais plus, c’est comme si quelqu’un avait pris possession de moi. Je me revois faire ce geste, j’ai tellement honte ». Un geste qui a été beaucoup critiqué par la plupart des analystes et commentateurs. A l’origine le bras d’honneur était destiné au ministre algérien des anciens combattants. De nombreux algériens ont été choqués par l’attitude de l’ancien ministre de la défense et sa désinvolture jusque dans sa justification. Le bras de Gérard Longuet a quant à lui voulu prendre les devants pour marquer son opposition. Invité hier soir sur BFM TV, il a tenu à prendre ses distances avec l’ancien ministre. « Avec Gérard nous avons souvent eu des différends mais je l’ai toujours soutenu et accompagné dans ses combats. Mais là j’ai le sentiment d’avoir été manipulé, le sentiment que l’on m’a forcé la main. Je tiens à souligner le fait que je me désolidarise totalement de lui et de ses idées. Aujourd’hui je me sens sale. J’ai tellement honte et je pense à ma famille qui m’a vu ainsi » . Cet incident pourrait bien marquer la fin d’une collaboration vieille de 66 ans entre l’ancien ministre de la Défense et son bras: “Après cet évènement, j’en ai parlé avec le bras droit d’Henri Emmanueli qui avait eu ce même problème il y a un an et demi. J’ai écouté ses conseils et maintenant je crois que mon parcours avec Gérard s’arrête là. Ce matin j’ai officiellement fait une demande d’amputation à l’hôpital du Val-de-Grace”. Interrogé, Gérard Longuet n’a pas souhaité commenter les déclarations de son bras.   Le Gorafi

Le 14 avril 2015 à 07:41

Trop honte de son nouveau né, il photoshope les 317 photos de son enfant

C’est un père rongé par la culpabilité. Thomas Renaud, 35 ans, vient d’avoir son premier enfant, un garçon, il y a quelques jours à peine. Alors que tout s’est déroulé comme prévu et qu’il devrait être aux anges, Thomas est en proie à un impressionnant sentiment de honte à l’égard de son fils, Baptiste. Ce qui devait commencer comme une paternité pleine d’amour et de bienveillance a été très vite vicié par l’embarras et la gêne quand Thomas a fait preuve d’une lucidité inattendue sur la qualité physique de son fils. Le tout jeune papa s’est alors lancé dans une course contre la montre en photoshopant l’intégralité des photos prises de son enfant pour tenter de cacher au monde entier le véritable visage de celui qu’il dit « aimer plus que tout». Un cas rare « Je sais pas comment font les autres pères mais moi je peux pas me voiler la face sur mon fils. Je l’aime mais il est moche et j’en ai honte…profondément », nous murmure Thomas pour ne pas réveiller son fils qui dort paisiblement dans la chambre à côté du salon. Les traits tirés et des cernes qui s’agrandissent à vue d’œil, l’architecte de 35 ans n’a pas dormi depuis deux jours à force de retoucher 24 heures sur 24 les plus de 300 clichés sur lesquels figurent son fils au physique « disgracieux comme un furet sous stéroïdes » selon les mots de Thomas. Comment peut-on en arriver là ? Pour ce nouveau père, cela s’est joué très vite : « Passée l’euphorie de la naissance et du sacre de la vie, je me suis petit à petit rendu compte qu’il était objectivement pas si joli que ça. Sa tête est bizarre. On dirait un croisement entre un alien et un devant de Ford Escort. Et puis c’est apparu comme une évidence : mon fils est moche et je ne pouvais le montrer aux yeux du monde sous cette apparence. » Thomas, avec l’accord de la mère, refuse alors toute visite, par honte. Mais le mal est fait, comme le font la plupart des parents, le couple a d’ores et déjà effectué de nombreuses photos de leur fils. Soit autant de preuves de la disgrâce visuelle de ce dernier. Instinct paternel ou simple conscience morale, Thomas prend alors les choses en main : « J’ai décidé de retoucher une à une toutes les photos de Baptiste. J’ai acheté Photoshop pour les nuls et je me suis attelé à l’ouvrage. J’en suis à 243 clichés retouchés. Au rythme de 45 minutes par photo j’espère terminer d’ici 3 jours, si je tiens jusque-là. » Un amour évident malgré tout Quand on évoque la possibilité de tout simplement supprimer ces photos compromettantes, Thomas se met en colère et réaffirme de vive voix l’amour qu’il porte à sa progéniture : « Je ne peux pas supprimer son existence. Je veux juste la rendre plus belle. Si j’avais le choix entre lui et un autre enfant je le garderais lui, mais je me précipiterais peut-être moins sur lui avec mon Canon 5D pour le mitrailler dans tous les sens », nous assure t-il avant de retourner frénétiquement sur Photoshop. Le Gorafi Illustration: Istock / UygarGeographic

Le 16 juin 2015 à 08:40

Le déchiffrement du langage des dauphins confirme qu'ils n'arrêtent pas de nous insulter

Une équipe de scientifiques a réussi apparemment à traduire ce qui semble être un langage propre au dauphin. Sans surprise, cela confirme que, depuis le début, le dauphin se moque de nous, nous ridiculise, et nous insulte de manière outrancière. Vulgaires et grossiers On savait les dauphins parfois enclins à certaines pratiques douteuses, on sait désormais qu’ils sont surtout vulgaires, grossiers et mal éduqués. « Quand j’ai commencé à traduire ce que le dauphin me disait, j’ai eu un choc » raconte Cindy Orson, qui a dirigé le laboratoire qui s’est chargé de traduire ce langage dauphin. « J’ai commencé à traduire une première partie du langage et j’ai réalisé que cet enculé de dauphin était en train d’insulter ma mère, avec des mots très très choquants » affirme-t-elle. Elle a alors réitéré l’expérience avec d’autres dauphins, certains en liberté et d’autres en captivité, chaque fois avec le même résultat. « Les paroles sont très outrancières, on a l’impression d’avoir affaire à des ados mal élevés qui se croient tout permis » ajoute un spécialiste. En outre, une analyse approfondie des bandes indique que le dauphin tient régulièrement des propos sexistes, racistes et antisémites. « Ils font ça tout le temps. Il n’y a pas un moment où ils n’en parlent pas entre eux, pour eux c’est normal. » explique la jeune femme qui précise que les dauphins n’ont strictement aucune pudeur, aucun tabou, aucune limite dans leur vulgarité. « Si vous saviez ce qu’ils disent sur les handicapés ou les autistes qu’on leur présente… On dit souvent que les dauphins veulent les aider, mais vous seriez très choqués et en colère » assure la scientifique. L’expérience a d’ailleurs dû être stoppée après qu’un des dauphins étudiés s’en est pris à l’un des chercheurs. Le mammifère marin a ainsi professé de nombreuses et violentes insultes à caractère antisémite et négationniste, mettant en doute la validité de la théorie officielle des attentats du 11-septembre. Le scientifique ulcéré s’est alors jeté dans le bassin du dauphin pour en découdre et aurait manqué de se noyer.

Le 19 novembre 2013 à 09:27

Médias inquiets : la France pourrait être en rupture de sondages avant la fin de l'année

Inquiétude dans toutes les rédactions françaises. Plusieurs experts estiment que les réserves de sondages pourraient atteindre leur limite d’ici la fin du mois, courant décembre pour d’autres. Une annonce qui plonge plusieurs journalistes dans l’inquiétude. L’explosion de sondages ces derniers jours va se payer chèrement, affirment les spécialistes. Selon ces derniers, la France sera en rupture de sondages avant la fin de l’année. « L’année 2013 a été particulièrement coûteuse en sondages, de tout type » explique Julie Thomas, de l’institut Louis-Harris. « Mariage pour tous, popularité du chef de l’État, météo, tous les sujets possibles ont été passés au crible du sondage ». Selon elle, les réserves de sondages ont tout simplement atteint leur limite et il faut attendre un peu avant que le stock se reconstitue. « Cela prendra des semaines, voire des mois, on ne sait pas ». Cette hypothèse plonge dans l’angoisse les rédactions de plusieurs journaux pour qui les sondages étaient devenus ces derniers temps leur principale source d’analyse et de commentaire. « Il faut qu’on réfléchisse à ce dont nous allons parler, ce que nous allons pouvoir analyser en nous passant de sondages » explique-t-on ainsi au Huffington Post qui a publié pas moins de deux sondages hier. « La chose va être compliquée mais pas impossible ». Une possibilité reste d’importer des sondages, mais le procédé est coûteux. « Les questions et réponses ne reflètent pas forcément ce qui se passe en France vu que les personnes qui répondent ne vivent pas en France, du coup, cela créé un décalage entre le but du sondage et la façon dont il est perçu » commente-t-on chez Ifop. L’autre option reste bien sûr de se passer totalement de sondages et de traiter l’actualité telle qu’elle est. « Est-ce que le lecteur est prêt pour ça ? » s’interroge-t-on. « Les gens sont habitués aux sondages. S’ils disparaissent du jour au lendemain, ils vont vouloir savoir pourquoi » explique un journaliste, qui note que l’absence provisoire de sondages dans la vie politique serait une excellente base pour un sondage. Le Gorafi Photo: Daft_Lion_Studio / iStock  

Le 19 septembre 2011 à 08:38
Le 12 mai 2015 à 08:06

Il quitte son boulot de dessinateur pour devenir trader et avocat fiscaliste

Baltimore – La vie réserve bien des surprises. Michael Hotchins, dessinateur depuis plus de 20 ans pour plusieurs revues de bandes dessinées a décidé de tout plaquer pour devenir avocat fiscaliste et trader à Wall Street. Un choix de vie qu’il revendique totalement. Reportage. Changer de peau Michael Hotchins a 44 ans. Depuis plus de 20 ans il est un des plus grands dessinateurs de bandes dessinées aux États-Unis, signant pour divers grands éditeurs, tel que Marvel ou DC Comics. Il a mis en scène Batman, les Avengers ou Spider Man. Mais pour lui, tout cela est fini. Depuis quelques jours, Michael veut devenir avocat fiscaliste et trader. Et son choix est mûrement réfléchi « Je pense qu’à un moment il faut grandir. La bande dessinée c’est bien mais ça reste surtout un passe-temps. À un moment, je me suis dit, Michael, trouve toi un vrai travail, la bande dessinée c’est surtout pour les enfants ». « Quand j’étais petit je me moquais des enfants qui aimaient les maths. Je dessinais au lieu de faire des équations. Je m’en veux d’avoir agi de la sorte, j’ai perdu plusieurs années de ma vie ainsi » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. C’est au hasard de son surf sur le net que Michael a le déclic. « Je suis tombé sur des sites qui proposaient des kits d’apprentissage pour devenir trader. J’en ai commandé un et j’ai réalisé tout de suite plus de 300 dollars de bénéfices ! Je me suis découvert aussi une passion pour le droit fiscal, j’ai commencé à prendre des cours par correspondance, j’espère être diplômé l’an prochain ». Michael dit être très à l’aise avec les chiffres et les mathématiques. « Je trouve ça très ludique les chiffres. Et puis je me sens un peu plus responsable. Pour la première fois depuis des années, je me sens enfin adulte ». Le Gorafi Illustration: Istock / azndc  

Le 8 septembre 2015 à 08:09

Une scientifique danoise pense avoir compris l'utilité du côté bleu des gommes bicolores

C’est un mystère de plusieurs décennies qui prend fin. Le Centre de Recherche Physique et Technique (C.R.P.T) de Copenhague  vient d’annoncer ce matin avoir défini à 99% la fonction de la fameuse extrémité bleutée des gommes. Cette partie précise de l’accessoire de dessin et d’écriture servirait finalement à effacer certaines traces bien précises. Progrès. Un autre genre de gomme La fabuleuse découverte a surtout été le fruit du travail de Maria Moltke, directrice de recherche au C.R.P.T. Cette dernière faisait part de sa joie hier lors d’une conférence de presse organisée pour l’occasion : « Avec cette avancée scientifique, nous dissipons un voile d’obscurité de plus de 250 ans. Je suis très fière d’avoir travaillé près de 5 ans sur le sujet et d’être arrivée à comprendre que la partie bleue des gommes bicolores est en réalité une gomme également. » Car selon les résultats obtenus par le Pr.Moltke, cette « gomme bleue » ne serait ni plus ni moins qu’un dérivé de gomme classique spécialement adaptée aux traits de crayons tenaces ou appuyés. Une fonction peu évidente et à côté de laquelle sont passés bien des scientifiques ou plus généralement des gens : « Depuis la nuit des temps, on a imaginé que la partie bleue pouvait se manger, ensuite que c’était un genre de capuchon comme sur les clés USB. Finalement, c’était bien plus simple que ça. » souligne la chercheuse danoise. L’annonce de cette découverte vient évidemment réjouir tous ceux qui ignoraient l’utilité de la « gomme bleue ». A commencer par les producteurs de gommes bicolores eux-mêmes, comme Pascal Dulot, qui gère une entreprise de fabrication de gommes à effacer dans le Tarn : « C’est fabuleux. On rajoutait ça sur les gommes roses classiques parce qu’on trouvait ça plus joli mais on n’avait strictement aucune idée de son utilité. Et il se trouve qu’en fait c’est une autre gomme. Les choses sont bien faites quand même. » S’attaquer à l’énigme des crayons porte-mines Après ce succès plutôt inespéré, Maria Moltke et son équipe de 40 chercheurs souhaitent porter leur attention sur l’un des autres grands mystères techniques de ce siècle et du précédent : l’incapacité de la dernière mine des crayons dits « porte-mines » à descendre lorsque l’on presse frénétiquement le ressort du crayon. « Il y a bien un bruit de mine quand on secoue le crayon près de son oreille mais quand on presse, rien ne sort. L’explication la plus simple voudrait que le corps physique de la mine disparaisse en fait dans une autre dimension alors que sa trace sonore reste dans la nôtre. C’est une hypothèse sur laquelle nous allons plancher dès maintenant. » a déclaré la scientifique danoise.

Le 29 juillet 2014 à 08:02

Dieu se demande si activer la fonction « Désastres et épidémies » de son jeu vidéo était une bonne idée

Joueur invétéré, Dieu se demande s’il a fait le bon choix en activant la fonction « Désastres et épidémies » de son jeu vidéo, une simulation assez riche qui permet de jouer avec plusieurs civilisations en même temps. « Je pensais que c’était une bonne idée au début, quand je joue je n’aime pas quand c’est trop facile » explique la divinité qui a commencé à jouer d’abord en « difficulté moyenne ». Mais au fil du temps, le jeu lui a paru un peu répétitif, trop facile. « Je suis passé alors en mode Difficulté élevée  et c’est devenu intéressant niveau gestion, complexe » explique-t-il. Pour corser encore la chose, il décide alors d’activer la fonction « Désastres et épidémies ». Dieu se retrouve alors confronté à plusieurs catastrophes en même temps et à une difficulté de jeu de moins en moins gérable. « J’ai l’impression que mes civilisations ont perdu des XP de culture et de sagesse alors que j’avais atteint un bon niveau. C’est presque devenu injouable d’un coup » se lamente-t-il. « J’aurais peut-être dû lire le manuel de mon jeu avant de m’y mettre mais ça prend trop de temps ». Dieu se demande maintenant s’il doit continuer à jouer, reprendre une vieille sauvegarde ou simplement tout recommencer à zéro. « Honnêtement, ça m’ennuierait de tout recommencer. Je perdrais tous mes trophées et victoires ». Après une relecture rapide du manuel, Dieu tombe alors sur une phrase qui stipule qu’en mode difficile, lorsque les désastres sont activés, ils ne sont dès lors plus désactivables. « Mais c’est totalement nul, comment on peut programmer un jeu ainsi » s’emporte-t-il en jetant sa souris d’ordinateur sur le clavier, actionnant accidentellement le mode « Très Difficile ».

Le 7 avril 2015 à 08:44

Il passe toute sa journée à commenter des choses qu'il n'aime pas sur les réseaux sociaux

Nevers – Un jeune homme a expliqué aujourd’hui qu’il passait l’intégralité de ses journées à commenter des choses qu’il n’aimait pas sur les réseaux sociaux et sur Internet. Il poste ainsi plusieurs centaines de commentaires négatifs sur des sujets qu’il n’aime pas, n’a au fond jamais aimé et qu’il n’aimera sans doute jamais. Reportage. Une activité très soutenue que Jules, 26 ans, commence quand il arrive à son bureau et qui se poursuit parfois même en dehors des heures de travail. « Je commence d’abord par commenter les émissions de la veille, parce que je n’aime pas la télévision. Mais je regarde beaucoup d’émissions que je n’aime pas, comme tout le monde, c’est nul, c’est tout. » a-t-il expliqué lors d’une conférence de presse. Interrogé sur le fait s’il y avait des des sujets qu’il appréciait plus ne pas aimer que d’autres, le jeune homme est resté évasif. « Parfois il y a des choses que j’aime moins que d’autres, donc je vais prendre plus de temps pour rédiger mes commentaires, histoire de bien expliquer pourquoi c’est nul et pourquoi c’est comme ça et pas autrement ». Une activité qui le suit aussi chez lui, jusqu’à parfois très tard dans la nuit. « Il y a plein de choses que je n’aime pas sur Internet, et cela prend du temps. Parfois je vois à peine ma femme et mon enfant, mais ils comprennent que c’est important, que c’est ma passion » dit-il avant de s’énerver parce que quelqu’un a dit du bien d’une série télé qu’il n’aime pas mais qu’il continue de regarder quand même. Le jeune homme dit aussi attendre avec impatience une prochaine nouvelle formule du Grand Journal. « Je n’aime pas du tout cette émission et j’attends de voir si la nouvelle formule sera aussi moins bonne que la précédente, j’ai tellement hâte d’en dire du mal » précise-t-il avant de commencer à poster des commentaires négatifs sur sa propre interview.

Le 4 février 2014 à 08:20

Chambre de Constantin : Batman et Hulk repoussent une nouvelle attaque du T-Rex

Amiens – Situation toujours incertaine ce midi dans la chambre de Constantin, 11 ans, après la violente attaque hier soir d’un T-Rex. Une attaque repoussée de justesse par Batman et Hulk qui ont dû faire équipe bon gré mal gré. Reportage. Des voitures écrasées, les restes d’une barricade constituée de livres et de boîtiers de CD renversés. La maison des Simpson en Lego éventrée, des pièces du jeux jonchant le sol. Le spectacle de la chambre de Constantin après l’attaque du Rex d’hier soir est effroyable. Mais grâce à Batman et Hulk, l’honneur est sauf. « La première ligne de défense constituée de Lego pourtant entraînés n’a pas résisté au choc » expliquait Constantin lors d’une conférence de presse. « Nous avons été débordés par notre gauche, ils sont passés par dessus le coffre de vêtements, ils avaient l’avantage de la hauteur ». Dès lors, il ne restait plus que les deux super héros pour stopper le carnage annoncé. L’attaque, dirigée par le T-Rex et une peluche Angry Birds, n’a laissé aucune chance aux Lego pris au piège après l’effondrement de la barricade. « La maison des Simpson en Lego a pris l’attaque de plein fouet, nous n’avons rien pu sauver » racontait un sauveteur encore sous le choc. Mais tandis que la bataille semblait perdue,  l’arrivée inespérée de Batman et de Hulk a changé la donne. Les deux super héros vont s’associer, repousser l’attaque et remporter la bataille. Une victoire cependant discutable selon les experts. « Cette arrivée était un peu trop télécommandée, il est évident que les Lego ont été sacrifiés délibérément pour laisser croire à une infériorité numérique ». Pour d’autres, « la destruction de la maison des Simpson est à prendre  en compte pour donner la victoire à l’attaquant, même si le rôle de Ned Flanders est trouble : pourquoi n’a-t-il pas donné l’alerte lorsque le Rex était en vue ? ». De son côté la petite sœur de Constantin, qui supervisait l’attaque du Rex, n’a pas hésité à qualifier son frère de très mauvais joueur. « On avait dit pas plus de deux super héros par personne. Or, là on en a bien deux, c’est clairement de la triche, c’est pas bien » a-t-elle déclaré aux journalistes avant de quitter la chambre en larmes. Constantin, lui, restait sûr de son bon droit. « J’avais dit de pas toucher à la maison des Simpson, j’ai mis du temps à la faire, alors c’est tout, c’est elle qu’a commencé ». Le Gorafi  

Le 26 mai 2015 à 08:32

Montauban : Son téléphone glisse derrière son lit

Montauban – Un habitant de Montauban a vécu une mésaventure peu commune, qui aurait pu mal finir. Alors qu’il faisait son lit, son téléphone a glissé dans un espace très réduit entre le matelas et le mur. Reportage. Quelques minutes d’angoisse. Une frayeur que cet habitant de Montauban n’est pas près d’oublier. Alors qu’il faisait son lit comme chaque matin, son téléphone a glissé entre le mur et le matelas. « C’est arrivé très vite. Et quand j’ai compris ce qui ce passait, c’était trop tard » a-t-il raconté lors d’un rapide point presse. Et d’expliquer comme le téléphone portable – de marque Apple – a glissé derrière le lit. « Je ne pouvais pas l’atteindre, l’espace est trop réduit. J’ai du me résoudre à déplacer le lit ». Une opération qui va prendre seulement quelques secondes. « Je n’ai pas eu besoin d’assistance. De plus, je vis seul. Et je ne vois pas pourquoi je serais allé demander à un voisin. On peut très bien s’en sortir seul, il faut juste un peu de système D ». Le jeune homme a donc pu rapidement récupérer son téléphone. Selon les premières constatations, il n’aurait pas non plus raté d’appel. « C’est toujours très angoissant, votre téléphone glisse, il est inaccessible et qui sait, vous ratez un appel important ». Le jeune homme précise qu’à aucun moment il ne s’est inquiété ou n’a semblé perdre le contrôle de la situation. « Je savais exactement où se trouvait mon téléphone, il n’était pas perdu ». Et pour lui, ce qui s’est passé est clairement un non évènement. « Des gens ont accompli bien plus de choses que moi, mais je suis heureux d’avoir récupéré mon téléphone » a-t-il conclu à l’issue de la conférence de presse. Le Gorafi Illustration: Juanmonino

Le 27 août 2013 à 08:14

Les dossiers du Gorafi : Le chat de la mère Michel, les faits

Plus de cinquante ans après les faits, Le Gorafi revient sur l’enchaînement tragique des événements de cette journée du 11 février 1969.   Afin de mieux comprendre, il faut se replacer dans le contexte de l’époque. La France vit les derniers moments de l’ère de Gaulle et panse ses plaies à la suite des événements de Mai-68. La construction de la nouvelle départementale au sud du hameau de Creil, où habite madame Michel, va bouleverser l’écosystème fragile d’une région jusque-là profondément enclavée.   Il est près de 6 heures quand la mère Michel se lève ce matin de février. Il fait froid, la campagne est endormie. À cet instant, la mère Michel ignore tout ce qui va arriver, car bien évidemment, cela ne s’est pas encore produit, les événements étant postérieurs au récit de cet instant.   Quand elle revient de la boulangerie où elle a acheté deux pains et deux croissants (pourquoi deux, la mère Michel vit toute seule, elle n’a jamais répondu à cette question mais cela mérite qu’on s’y attarde), elle ne remarque rien de suspect. Elle rallume le feu dans la cuisine comme à son habitude. C’est à ce moment qu’elle aperçoit le chat, bondissant entre les chaises. Son mari, décédé un an auparavant dans un tragique accident de ball-trap, n’est pas présent ce matin. La mère Michel constate aussi qu’en son absence, une des fenêtres de la cuisine s’est ouverte – le chat, pense-t-elle d’abord…   C’est à ce moment que tout va se jouer. Si on s’en tient au procès verbal de la gendarmerie de Creil, tout se déroule en quelques minutes.   12 h 34 : La mère Michel sort de la cuisine pour se rendre aux toilettes.   12 h 36 : La mère Michel sort des toilettes, retourne dans la cuisine, le chat est toujours là.   12 h 37 : Le facteur faisant sa  tournée à Creil est victime d’un accident, sa voiture s’encastre dans un pylône. Selon les enquêteurs, ce drame reste sans rapport avec les événements.   12 h 38 : On frappe à sa porte. Quand elle l’ouvre, personne. Elle aperçoit, de l’autre côté de la route, un homme de dos, vraisemblablement monsieur Lustucru, son voisin, habillé comme lui mais légèrement plus grand.   12 h 39 : Quand elle revient dans la cuisine, c’est la première fois qu’elle constate la disparition de son chat. À nouveau, elle ferme la fenêtre.   12 h 41 : Déjà deux minutes que son chat a disparu. La mère Michel fait le tour de sa petite maison. Elle trouve une pelote de laine au milieu de la cour.   12 h 49 : H+10 minutes : La mère Michel a fouillé toutes les pièces. Aucune trace du chat  qui semble s’être mystérieusement volatilisé. Elle tente de garder son calme et se dit qu’il sera de retour dans l’après-midi.   15 h 34 : La gendarmerie de Creil reçoit le premier coup de fil de la mère Michel. Elle leur signale la disparition de son chat. L’officier enregistre son témoignage : selon elle, le chat a disparu à 13 heures. Première contradiction. Ce ne sera pas la dernière. L’officier n’est pas surpris de cet appel. « À l’époque, nous recevions plusieurs appels de ce type chaque jour. J’ai toujours été surpris de voir l’importance que les médias ont donné à cette affaire. Il y a des choses que nous ignorons. »   À partir de là, les choses vont s’accélérer. Dans les heures qui suivent, le chat ne réapparaît pas. En fin de journée, la gendarmerie de Creil reçoit un coup de fil étrange, qui va relancer l’enquête. Monsieur Lustucru, un voisin, se dit prêt à « aider et collaborer pour que la mère Michel retrouve son chat ». Quand l’officier lui demande comment il est au courant, Lustucru répond l’avoir lu dans le journal. Or, l’annonce de la disparition du chat ne doit être publiée que le lendemain, elle n’est donc logiquement pas imprimée dans le journal du jour – les journaux publiant généralement des nouvelles qui se sont déjà produites. Pour beaucoup, le père Lustucru devient suspect. L’enquête ne fait que commencer.   Le Gorafi  

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