Ed Wood
Publié le 23/12/2012

C'est curieux de vouloir soigner une crise de paranoïa aiguë en se faisant suivre par un psy.


Ed Wood

Poète trash et licencieux, il mélange les mots et les cinq sens pour faire rougir les spectateurs de tout âge. Amoureux de la langue française et de ses jolies formes il s’amuse à confronter la décadence de ses propos à un langage précieux et raffiné. Son péché préféré ? La luxure, qu’il célèbre avec malice et gourmandise dans des textes finement ciselés au sein du Grandiloquent Moustache Poésie Clud et du groupe Ed Wood Is Dead. 

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Le 17 août 2013 à 07:47

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> Premier épisode          > Episode suivant Dans ce nouvel extrait de leur conférence-performance "Pouvoir-Point", l'écrivain-éditeur Yves Pagès et le metteur en scène François Wastiaux poursuivent leur plongée au coeur de la restructuration du groupe éditorial Librenvi, une entreprise fictive mais dont la novlangue manageriale poussée à l'absurde devient comique – et ça fait du bien. A la tribune, Jean-Michel Michel, saisissant chef d'orchestre d'un récital PowerPoint plus vrai que nature et finalement terrifiant. "Un certain Jean-Michel Michel, leader d’un groupe éditorial ayant récemment pris de l’ampleur (Librenvi International Editing) réunit ses proches collaborateurs et cadres supérieurs pour fêter les dernières mutations en cours. Lors de cet exposé, il développe ses thèmes favoris dans le domaine « managemental », à l’aide de schémas et de mots-clefs projetés sur écran. Son discours, hanté par les barbarismes de l’ère du temps, mais sans jamais tomber de la caricature, finira par se déliter de lui-même, puis par mordre la poussière, entre trou de mémoire et délire pseudo-théorique touchant au « fractal », à la « pixellisation du désir » et à l’horizon hyper-contextuel de l’industrie du support papier. En guise de catastrophe finale, l’orateur en voie de décomposition n’aura plus qu’à laisser chanter en lui cette étrange prière d’insérer : « Ô Lord, won’t you give me a Mercedes Benz ?! ». " Enregistré le 30 novembre 2012 dans la salle Topor du Théâtre du Rond-Point Avec le soutien de voQue & Cie En partenariat avec Cinaps TV et Rue 89

Le 31 mars 2013 à 10:42

Dans le ventre de la Grotte Chauvet Pont-d'Arc #4

> Première partie Vous voulez tout savoir sur ce joyau de l’art pariétal découvert en Ardèche le 18 décembre 1994 par trois spéléologues amateurs, Jean-Marie Chauvet, Éliette Brunel et Christian Hillaire ? Nous vous invitons à toucher de très près la Grotte Chauvet Pont-d’Arc à travers un cycle de six conférences. Entre imaginaire et bêtes sauvages, stalactites et stalagmites, différentes personnalités - artistes, scientifiques, préhistoriens…- apporteront leur témoignage, ému ou érudit, sur la plus ancienne et la plus vaste des grottes ornées au monde. Les multiples dimensions de cette grotte seront présentées et débattues : l’histoire de sa découverte, son authentification, les enjeux de sa protection, le projet de facsimilé, mais aussi les thèmes de la création, du chamanisme ou encore de la cinétique et de la théâtralité. Conférence animée par Stéphane Paoli avec Dominique Baffier conservateur général du Patrimoine et conservatrice de la Grotte, Jean-Jacques Delannoy directeur du laboratoire EDYTEM, Xavier Fabre architecte, Jean-Michel Geneste directeur du Centre national de la préhistoire et de l’équipe scientifique de la Grotte Enregistrée le 21 janvier 2013 dans la salle Tardieu du Théâtre du Rond-Point Ces conférences sont organisées à l’initiative de l’Association pour la Mise en Valeur de la Grotte Chauvet Pont-d’Arc Pour plus d’informations et soutenir la candidature de la Grotte Chauvet au patrimoine mondial de l’UNESCO : www.lagrottechauvetpontdarc.org

Le 21 mars 2018 à 14:09

Pierre Guillois : "Opéraporno, bien sûr il y a de l'inconscient"

Opéraporno de Pierre Guillois et Nicolas Ducloux arrive le 20 mars au Rond-Point. Comme l'écrit Jean-Michel Ribes : la comédie, en faisant la satire de la pornographie "plutôt que de la rendre plus désirable encore en l’interdisant, n’est-elle pas la meilleure façon de lui ôter son venin ? Le cinéma s’en est parfois occupé, le théâtre un tantinet, l’opéra jamais. Voilà qui est fait grâce à Pierre Guillois et à Nicolas Ducloux." – Opéra ? Pierre Guillois — Il s’agit plutôt d’un bouffe ou d’un théâtre musical, mais accoler porno et opéra est irrésistible et indique mieux l’endroit de profanation sur lequel nous prétendons nous divertir avec les chanteurs. La musique légère connaît une tradition grivoise... Nous poussons seulement le bouchon un peu plus loin, époque oblige. Sous les atours « faciles » d’une œuvre libertine se cache un défi immense : celui de conduire une pièce lyrique dans les affres du sexe le plus déviant en relevant le pari d’une comédie réussie et d’une musique capable d’émouvoir.   — Porno ? — Notre opérette (donc) est plus ordurière qu’érotique. Est-ce encore de la pornographie ? Probablement pas. Mais scandaleuse oui et sexuelle absolument : l’ordre familial est pulvérisé et son ciment moral détruit à coup de sodomie, inceste, pratiques scatologiques et autres perversions particulièrement dégoutantes. Les interprètes ne seront pas exposés tels des acteurs de film X mais devront jouer de sensualité pour incarner dans toute leur complexité ces protagonistes lubriques lâchés au cœur de situations intolérables et terrifiantes.   — Comique ? — La seule clé de notre salut est l’humour. Le rire seul nous sauvera du véritable outrage. Il ne s’agit pourtant pas de prendre tout cela à la légère. En se jouant des plus grands tabous, des peurs les mieux enfouies, l’écriture prétend faire jaillir un humour particulièrement féroce. Le rire n’en sera que plus libérateur, plus puissant, provenant du plus profond, du plus intime, du plus secret de l’être – car nous avions oublié que toutes ces choses étaient possibles et combien elles étaient interdites   En partenariat avec Théâtre-Contemporain.net qui a réalisé cet entretien

Le 3 septembre 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

Ségolène à l'Elysée - 32

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.lundi 9 juillet 2007 Annonce du grand plan « Sœur Emmanuelle » pour les banlieues, qui va souffler les observateurs internationaux par son ambition. C’est probablement le plus vaste chantier de reconstruction qu’on ait vu en France depuis le nettoyage des Côtes-d’Armor en 1978. Voici les principaux axes du grand plan Sœur Emmanuelle :       — Cours de civilité dans les écoles et à l’intérieur des centres commerciaux. — Rénovations des quartiers, plantages d’arbres de la fermeté, de l’impartialité et de la « Fra-ter-ni-té ». — Barème de punitions à la carte, votées à mains participatives levées dans tous les comités de quartier fraternels. — Plan de pacification des Transports Publics grâce aux innovations technologiques : diffusions de films et de matchs sur écrans plats HD, casques d’écoute à chaque place pour de la musique à la carte, ordinateurs en libre accès à l’arrière du bus, etc. — Retour de la police de fraternité et de proximité, des Assedic de proximité, des emplois de proximité, de la justice de proximité et des transports de proximité. — Création de « parcs de défoulements sociaux » gratuits dans les zones industrielles, comprenant bus à casser, voitures de police à caillasser, faux pompier à attaquer, concours de trafic de drogue avec distribution de points donnant droit à un chèque cadeau, cuisines à détruire pour conjoints violents, tournante avec poupée gonflable. Chaque visiteur, à sa sortie, devra « faire le point » avec un psychologue de proximité, parc, sous l’œil vigilant de « l’armée fraternelle des non armés de proximité » — pour lui permettre d’établir un premier contact direct avec la population à risque. — L’armée des non armés interviendra également dans chaque centre-ville, et en remplacement des gardiens d’immeubles. Le tout sera financé par une enveloppe de 15 milliards d’euro, prélevée sur les recettes d’une « révolution fiscale » à venir à la rentrée. La droite s’inquiète…La suite… dans l'indispensable ouvrage de Christophe Alévêque, à se mettre sous la dent sans modération.

Le 28 août 2010 à 12:46

Libertude, égalitude, fraternitude

L'autre feuilleton de l'été - 26

En exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net,  voici les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque publie avec Hugues Leroy chez Nova Editions.mercredi 20 juin 2007 L’Imposteuse, pamphlet signé par Cassandre (pseudonyme d’un collectif de « responsables politiques éclairés »), dénonce avec vigueur la « royalisation de l’héritage socialiste » et colporte plusieurs histoires de coucherie. « Qui est Cassandre ? s’interroge Le Journal du dimanche en reprenant les extraits des coucheries. Le petit monde des médias ne bruisse que de cette question. » L’éditeur, First, assure avoir voulu « briser la loi du silence ». Cette publication suscite un certain écho. La présidente la qualifie de « charge misogyne contre toutes les femmes dans leur intégrité morale et physique ». Son porte-parole, Bernard-Henri Lévy, dénonce avec vigueur une attaque indirecte contre lui-même, et « tous les intellectuels de ce pays qui mettent les mains dedans ». Le Parti socialiste, de son côté, publie un communiqué laconique : « N’importe quoi », dont on ne sait pas très bien s’il vise le pamphlet ou sa victime. François Hollande, interrogé par le magazine Politis, assure qu’il n’a rien à faire avec cette histoire. Il ajoute : « Plus rien à faire avec cette histoire » — précision qui sera abondamment commentée dans la presse. Tous les partis de droite dénoncent une  manipulation qui « profite, bien entendu, à la victime » et ne peut qu’émaner de son propre camp. « Parce que, Claire Chazal, qu’est-ce qu’on veut, avec cette histoire ? accuse Frédéric Lefebvre. On veut faire diversion ; on veut faire oublier les vrais problèmes des Français. Eh bien, moi, je trouve ça indigne d’un parti au pouvoir. C’est pas avec nous que ce serait arrivé. » André Glucksmann, bloqué à l’hôpital avec les deux bras cassés, a un alibi. Malgré ce début prometteur de polémique, l’ouvrage se vendra mal… La suite demain...

Le 3 janvier 2017 à 17:40

Jean-Michel Rabeux et Claude Degliame : Aglaé s'en fiche qu'on ait fait un spectacle sur elle

L'auteur et metteur en scène Jean-Michel Rabeux et la comédienne Claude Degliame ont tiré leur spectacle de leur rencontre inespérée avec "Aglaé", prostituée ayant dépassé les soixante-dix ans, toujours en activité, qui défend avec une morgue aristocratique la liberté avec laquelle elle a toujours exercé son métier. Jean-Michel Rabeux – Aglaé nous a fait taire en fait. Nous sommes sortis de chez elle joyeusement, stupéfaits d’une liberté de parole qui racontait une liberté de vie. Elle revendique son destin, elle s’amusait beaucoup à nous le raconter. Liberté est un de ses mots. Certains autres de ses mots sont beaucoup plus crus. J’ai beaucoup coupé, mais pas pour l’amadouer ou la trahir. Je n’aimerais pas du tout trahir cette femme. Son humour, sa causticité, son intelligence, mais aussi sa générosité, son amour pour ses clients, enfin, certains, sa profondeur humaine, nous ont réjouis. Nous sommes sortis de chez elle revigorés. Aussi par son intransigeance, ses emportements terribles contre les maquereaux ou les lois, qu’elle met un peu dans le même panier.   Aglaé c’est une Dame, avec majuscule, c’est le mot qui nous est venu. Une aristocrate. De Sarcelles, mais une vraie, pas par le sang, par l’altitude. Une que l’avis de la société sur sa pensée, sur son mode de vie, laisse de marbre, elle se met d’ailleurs assez aisément hors-la-loi. C’est une qui diffère. Elle nous a plu pour ça, elle diffère. Ce n’est pas tant son métier qui nous a retenus, c’est sa différence. Je le dis vraiment sans provocation, la personne à qui elle nous a fait le plus songer est un mathématicien de haut niveau de nos amis. Lui aussi est ailleurs de nous, il est autrement.   C’est cette différence qui, outre sa drôlerie, son humain trop humain, en fait un personnage de théâtre : elle n’est pas « normale », pas dans la norme. Ça non ! Phèdre non plus. Nous ne sommes pas d’accord avec tout ce que dit Aglaé, loin de là, mais c’est peut-être ce désaccord qui nous a fait tenter le plateau. Elle sait des choses que nous ne savons pas, elle les sait avec son corps, c’est, à bien des égards, difficile de se mettre à sa place. C’est pourtant exactement ce que Claude Degliame va faire, tenter de faire, se mettre à sa place, prendre sa place, pour vous faire ressentir ce que nous avons, par elle, ressenti. Avec émotion nous vous présentons cette Dame, pour qu’il soit rendu justice à sa forme de liberté. Il y a, socialement, politiquement, débat déchaîné sur son métier. Ça ne nous intéresse pas, en tout cas pas ici. Ici c’est l’humain qui nous intéresse. Il n’y a humainement pas débat : Aglaé est une grande, très grande personne. Grâce soit rendue à sa vie de chien !

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