Le Gorafi
Publié le 03/03/2015

Portrait : Benoît, le fameux « ami noir » de tous les racistes


Il est l’anonyme le plus célèbre de France. Lui, c’est Benoît Abalo. Le nom et le prénom qui se cachent derrière une phrase entendue dans la bouche de nos connaissances les plus racistes. Cette fameuse phrase : « Je ne suis pas raciste, j’ai même un très bon ami noir ». Cet ami, c’est donc Benoît, qui a choisi de consacrer sa vie à servir de caution morale auprès des français les plus xénophobes. Le Gorafi l’a rencontré à l’occasion d’un entretien exclusif dans lequel il dévoile son histoire et son amitié avec les racistes non assumés. Rompre le silence s’imposait, justifie-t-il, tant il manque de moyens pour assumer la tâche qui est aujourd’hui la sienne. Rencontre.

Un statut assumé

Il a bientôt 40 ans mais on lui en donnerait à peine 30. Benoît vient du Togo. Il est arrivé en France à l’âge de 7 ans avec sa mère. Aujourd’hui il vit à Boulogne-Billancourt et travaille dans l’immobilier depuis 2001. Mais derrière cette apparente banalité, Benoît est une célébrité. Pas un dîner familial un peu borderline, pas un meeting du FN sans que son existence ne soit évoquée. Car petit à petit, il est devenu l’ami noir, la garantie ethnique des racistes de tout l’hexagone.

Un rôle qu’il s’est forgé depuis bientôt 25 ans mais qu’il a refusé dans un premier temps« Au début des années 90, je me suis rendu compte que de plus en plus de mes amis blancs se servaient de moi comme excuse pour camoufler leur haine des étrangers. Cela m’a d’abord un peu gêné. Puis petit à petit j’ai vu que cela leur permettait d’être plus sereins au quotidien, d’alléger leur sentiment de culpabilité. Alors j’ai accepté ce rôle et j’ai assumé qu’ils se servent de moi pour se dédouaner. »

Mais cette fonction, Benoît Abalo ne l’a acceptée qu’à une seule condition : que ces amis racistes ne mentionnent jamais son identité exacte lorsqu’ils parlent de lui. Un besoin d’anonymat qu’il tient à conserver plus que tout : « Je ne veux pas devenir célèbre. Ça ne m’intéresse pas. J’aime l’idée de rester un total inconnu et de garder la tranquillité que cela permet dans la vie quotidienne. Je suis une personne normale et je tiens à le rester ! » On comprend donc mieux pourquoi aucun des racistes rencontrés sur nos routes n’a jamais vraiment expliqué qui était cet ami.

Si Benoît apprécie son anonymat, il est cependant confronté depuis quelques temps à plusieurs problèmes que lui impose son rôle « d’ami noir ». En premier lieu, il dit saturer sous les demandes d’amitié : « Depuis 7-8 ans, mon nombre d’amis racistes a littéralement explosé. Aujourd’hui ce sont des millions de relations à gérer et c’est trop pour un seul homme. Il faudrait qu’une autre personne d’origine africaine ou antillaise accepte aussi de devenir la bonne conscience des racistes. »

L’autre souci de Benoît ce sont les fausses amitiés, les demandes intéressées : « Tous les jours je reçois au moins 40 à 50 demandes d’amitié sur Facebook venant de gens que je ne connais même pas. Il y a de plus en plus de gens qui veulent devenir mes « amis » juste pour que je leur serve de caution raciale. Sans même qu’il y ait de véritable rencontre entre eux et moi. Là je dis non ! »

En un quart de siècle, alors qu’il partait avec un terrible handicap, il a réussi à devenir le meilleur ami des racistes en tous genres. Et ses amis, il les regarde avec un œil tendre et un peu amusé : « Pour tout vous avouer, cela ne va peut-être pas leur plaire, mais la plupart de mes amis sont véritablement de gros racistes, même s’ils récusent cette accusation. Mais quelques uns ne le sont pas et se sentent insultés d’être taxés de « racisme ». Et je comprends cette colère, connaissant moi-même  très bien ces questions de stigmatisation. En ce moment on m’accuse d’homophobie car je suis contre le projet de Mariage Pour Tous. Alors qu’en fait je ne suis pas homophobe, j’ai d’ailleurs un très bon ami pédé ».

Le Gorafi

Le Gorafi » est créé en1826 par Jean-René Buissière, journaliste dyslexique. « Le Gorafi » c’est l’assurance d’une information libre et d’une presse vraiment indépendante.  Au fil des années, Le Gorafi est devenu une référence pour des millions de Français qui le plébiscitent pour la qualité et la rigueur de son information de sources contradictoires. 

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Le 2 décembre 2014 à 09:21

Au secours les mots : Marc Molk défend le parler régional

Délivrons les mots récupérés et dévoyés!

Parce que la langue est le lieu d'un champ de bataille idéologique, il faut s'occuper des mots dénaturés ou vidés de leur sens par les politiques et les médias. Klemperer Junior invite des auteurs à les réhabiliter. Être né à Marseille, c'est être né quelque part. A l'époque, la ville grouillait de cette bonne vieille pègre d'honneur, principalement corse mais déjà très ouverte à la diversité, dont tout le monde a entendu parlé. Et tandis que « Le Chinois » braquait l'agence BNP de la Canebière (où mon oncle travaillait comme guichetier), tandis que « Francis le Belge » écrasait menu menu les phalanges d'un certain « Rico le coco » qui avait voulu la lui faire à l'envers, moi je me vidais, enfant, d'une diarrhée époustouflante dans les toilettes de notre appartement du 16, rue Colbert. « Irrrk ! » s'écrient déjà les plus délicats d'entre vous. En fait, il ne s'agissait pas d'une diarrhée classique, et j'annonçais toujours la bonne nouvelle en même temps à ma mère et à tout le quartier, en hurlant, perché sur mon siège Jacob Delafon : « Maman ! J'ai la cagagne ! »... « La cagagne », cela fait bien longtemps que je ne l'ai plus eue. Des gastros terribles, certes, des chiasses, pour sûr, mais « la cagagne » appartient à mon enfance, à ce pays d'avant que j'apprenne à gommer mon accent de plouc du sud, mon accent de prolétaire. Il y a tout un troupeau de mots qui vivent encore derrière un grand mur transparent dans ma tête : « malon », « estrasse », « pacoulin », etc. En un sens, on peut dire de moi maintenant que je suis constipé... Car il est question de surveillance derrière chaque mot, et nous sommes tous, bien sûr, identifiés à chacune de nos intonations. Notre vocabulaire, notre façon d'abuser ou non des e accent grave, de faire traîner les a, notre façon de dire « putain », ou pas, ou mieux : « flûte », des pièges comme « genèse » ou « Oedipe », tout cela fixe nos vies subrepticement, nous oriente, un bandeau sur les yeux au coeur de la forêt des sourires narquois, jusqu'à « notre place ». A ce triste colin-maillard personne n'est innocent.L'aseptisation, la stérilisation, la calibration, le degré zéro de la langue comme lieu de domination maximum des individus. « Pauvre de nous » !Marc Molk est l'auteur du roman Pertes Humaines, collection “1er Mille”, paru aux éditions Arléa. Il est aussi peintre, dessinateur, performer… Pour en savoir davantage : molk.fr

Le 27 avril 2011 à 15:13

Restons soudés

(Comme titre, j'avais aussi "caustique dans les prés")

On m'a dit « Pas mal, ta première chronique, mais la prochaine fois, il faudrait être plus caustique. » « Super », j'ai répondu, parce que j'ai des lettres. Avant de faire une semaine d'angoisse de la page blanche aiguë (j'ai essayé d'écrire en vert sur fond mauve, ça n'a pas aidé et j'ai eu un peu mal au coeur). Parce que pour un Suisse (je suis suisse, je ne sais pas si j'en avais parlé), ce n'est pas si évident d'être caustique, à cause de la neutralité, du calvinisme et des erreurs de traduction. En France, c'est beaucoup plus facile : on te refile une chronique et hop, tu parles de politique, tu balances tes vannes caustiques avec la verve d'un chacal et la faconde d'un narval, « Nicolas Sarkozy est petit », « Marine Le Pen est la fille de Jean-Marie Le Pen, qui est borgne », « Nicolas Hulot a présenté Ushuaia, comme le savon », c'est drôle, c'est efficace et avec un peu de chance, tu te fais renvoyer ou insulter par un autre chroniqueur et là, c'est le succès garanti. En Suisse, c'est plus compliqué, parce qu'avec la présidence tournante (oui, oui, comme le ping-pong), personne ne sait jamais trop qui est le Chef d'état. Le temps qu'on fasse une blague sur sa taille, ses dents ou ses cheveux (nous aussi, on a de fins analystes de la chose publique, tu crois quoi?), il a déjà cédé sa place. Et puis de toutes façons, le caustique, j'y touche pas trop, à cause de mon hypocondrie.

Le 26 février 2012 à 08:08
Le 1 août 2013 à 08:08

Belge comme le jour

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de la Suisse. Et ça tombe drôlement bien, puisqu'on m'a demandé : « plus belge, ta prochaine chronique ». Or, quand on y réfléchit bien, Suisses, Belges, tout ça, c'est un peu pareil. Ils ont des Flamands, nous avons des Suisses allemands, la langue est à peine différente et le pouvoir de nuisance est à peu près le même. Ils se débrouillent sans gouvernement, nous en avons un parce que c'est bien pratique pour dire que tout ça, c'est de sa faute, mais personne ne sait tellement qui est dedans. Ils ont un roi, nous avons trois cartes à l'as mit stöck et des combats de reines. Ils ont une équipe de foot surnommée les « Diables Rouges » mais qui est environ aussi diabolique qu'un best of de Kiss, notre équipe joue aussi en rouge. Ils ont Jacques Brel, nous avons Henri Dès. Ils ont des frites, on a des röstis. Ils ont réinventé la bande dessinée, nous avons Yakari. Ils disent 70, comme nous, alors que les Français disent 70, ce qui est parfaitement ridicule, tout le monde en conviendra. Personne n'a jamais très bien compris la Belgique, pareil pour la Suisse. C'est pourquoi je nourris secrètement un dessein politique ambitieux mais réaliste : la fusion de la Wallonie avec la Romandie, réunies sous la bannière de la République monarchique et patatière de Wallomandie. Dont je ne peux vous parler, puisque c'est un projet secret. Du coup, pour mener à bien ma mission, une chronique « plus belge », je vais me contenter de vous raconter des carabistouilles, alleïe, une fois.

Le 8 avril 2013 à 14:23

Wilfred

6 avril 2013

Cher Wilfred de Bruijn. Dans la nuit du 6 avril 2013, tu prétends avoir été agressé dans le 19e arrondissement de Paris par des « soi-disants » homophobes qui te seraient tombés dessus  – genre – parce que tu marchais innocemment avec la main de ton amant dans la tienne. Balivernes ! Wilfred, tu n'as pas été agressé par des homophobes. Non. Plus que par des homophobes, tu as été agressé par LA France, rien que ça : une France rassemblée et solidaire comme elle dit, une France fière de ses origines, de son histoire, de ses traditions et surtout désireuse de défendre les familles et plus particulièrement les petits enfants innocents qui n'ont rien demandé à personne, encore moins à ce qu'on les défende de quoi que ce soit ni qu'on parle à leur place. Parce que c'est important les enfants. On ne peut rien rétorquer à ça et c'est implacable comme argument, les enfants. Tu as été agressé par une France qui n'a rien d'homophobe parce qu'elle a toujours à ses côtés un meilleur pote pédé bien comme il faut qui lui suffit amplement à la crédibiliser en tant que non-homophobe (tout comme elle a un meilleur ami noir, un meilleur ami arabe, un meilleur ami juif qui lui suffisent à être respectivement considérée comme non-raciste et non-antisémite). Tu as été agressé par une France qui aime les homos parce que c'est joli et tendance, mais qui les juge « un peu » contre-nature quand même, faut pas pousser, une France qui pense que le couple et donc le mariage ne se définiront jamais qu'au travers de la procréation (l'amour ou bien tout simplement le droit, il s'agit d'autre chose). Wilfred, tu as été agressé par une France qui est persuadée qu'autoriser le mariage entre homos, c'est la porte ouverte à la pédophilie, la zoophilie, et à des accidents nucléaires sans précédents dans les quatre coins du monde. Tu as été agressé par une France catholique mais pas que, une France de droite mais pas que, une France riche mais pas que : tu as été agressé par la France. Point. Par nous tous. Et surtout par moi. Je t'ai agressé. Je suis de fait cette France qui met des serre-têtes mais qui ne doit pas être résumée à cela parce que ce serait caricatural, je suis cette France responsable qui passe son temps à te juger, cette France qui te regarde d'un drôle d'air dans le métro, les bus, parce que parfois, tu parles un peu trop haut, un peu trop aigu, avec un peu trop de ce rien dans la hanche ou bien avec un peu trop de rien du tout. Je suis cette France qui te crache dessus, qui te montre du doigt et te traite comme un chien mais qui n'est pas homophobe, non, cette France qui manifeste pour qu'on t'enlève des droits là où généralement le reste du monde manifeste pour en acquérir. Tu as été agressé par cette France : je suis cette France de traditions, cette France de gamins que l'on fout à la porte parce que différents, cette France qui aime les homos mais n'aime pas les gays ou bien encore cette France qui aime les homos mais chez les autres ou bien encore dans les films de Ang Lee avec les jolis paysages et les jolis chevaux. Tu as été agressé par cette France de haine Wilfred de Bruijn, pas par des homophobes, parce que la France n'est pas homophobe, ça non. Je suis celui qui t'as agressé. Je suis celui qui t'as ouvert la lèvre, celui qui t'a fait pisser le sang sur le trottoir. On m'a forcé de ce fait à l'être. Je suis ton agresseur. Nous le sommes tous. Nous le sommes tous. Nous ne pouvons échapper à cela lorsque nous te regardons droit dans les yeux, Wilfred de Bruijn.

Le 1 mars 2011 à 19:07

Ceci n'est pas un parapluie

A l'heure où un collectif de diplomates dénonce la politique étrangère de la France sous le pseudonyme de "Marly", les équipes présidentielles de l'Élysée ont sans nul doute été sujettes à d'abondantes sueurs froides. On imagine bien la crise de panique élyséenne, entre deux bains de sang libyens, pour tenter de retirer quelques photos compromettantes de Nicolas Sarkozy offrant des courbettes disgracieuses à son ami Kadhafi à qui il déroula le tapis rouge quelques semaines seulement après son élection. Cachez donc ces amis que l'on ne saurait voir; et civilisez-moi donc ce web! Dans le même temps, une image subliminale aussi brève qu'une phrase de DSK inonde les télés du monde entier, nous forçant à nous gratter la tête : le parapluie déployé du colonel criminel nous interpelle, sans doute destiné à nous livrer, à nous les "chiens", un message en bonne et due forme. Officiellement, l'objectif était de prouver qu'il n'avait pas pris la fuite vers le Vénézuela. Rien sur cette image (qui s’apparente à une hallucination collective) ne permet de définir le lieu où elle a été tournée. Mais de quelle symbolique le parapluie est-il le nom? Si l'ombrelle est un symbole solaire, le parapluie serait associé à l'ombre, au repli sur soi, et symboliserait le besoin de protection, la crainte de la réalité, le manque de dignité et d'indépendance. On ne sait pas, en revanche, s'il s'agit du parapluie qu'on déploie ou de celui que l'on tient fermé comme un bâton de pèlerin. Toujours est-il qu'il pleut du sang en Libye et que tout n'est peut-être qu'une question de (trop longs) jours avant que celui qui prétend vouloir mourir en "martyr" ne finisse par rejoindre le clan des despotes renversés.

Le 29 avril 2010 à 14:32

« Si une candidature naturelle se dégageait au PS, ce pourrait être Dominique Strauss-Kahn »

Pierre Moscovici, Emission "Face aux Chrétien" (RCF,Radio Notre-Dame, La Croix), 23 avril 2010

Naturellement, ce que dit cet éminent socialiste ne doit pas être pris à ras les pâquerettes. Dans son esprit, l'entrée en lice de Dominique Strauss-Kahn s'imposerait avec une telle évidence que la contrarier serait, en quelque sorte, contre-nature. La vocation surnaturelle de Ségolène Royal étant hors concours, toute autre ambition que celle de l'acronymique DSK relèverait donc de la greffe artificielle genre Aubry, ou d'une bouture bricolée façon Hollande.Mais à quoi reconnaît-on la candidature « naturelle » ? La question est de saison. Alain Juppé a désigné Nicolas Sarkozy comme « candidat naturel » de l'UMP en 2012, mais c'est moins pour vanter la plante que suggérer le risque de plantage. Dominique de Villepin s'est déjà auto-ensemencé pour chasser la mauvaise herbe sarkozyenne, Jean-François Copé cultive en pot une candidature naturelle pour  2017, et Jean-Luc Mélenchon s'y voit dès 2012 en se prévalant d'un caractère qui n'a rien de « lyophilisé». Les Verts, c'est un comble, sont les moins fertiles en candidatures sans engrais. Il y aurait bien Daniel Cohn-Bendit, mais ses racines allemandes en font un présidentiable hors-sol. Bref, le « naturel » en politique exige d'être semé à temps pour décourager les parasites, et de ne pas attendre la victoire pour être arrosé.

Le 19 novembre 2013 à 09:27

Médias inquiets : la France pourrait être en rupture de sondages avant la fin de l'année

Inquiétude dans toutes les rédactions françaises. Plusieurs experts estiment que les réserves de sondages pourraient atteindre leur limite d’ici la fin du mois, courant décembre pour d’autres. Une annonce qui plonge plusieurs journalistes dans l’inquiétude. L’explosion de sondages ces derniers jours va se payer chèrement, affirment les spécialistes. Selon ces derniers, la France sera en rupture de sondages avant la fin de l’année. « L’année 2013 a été particulièrement coûteuse en sondages, de tout type » explique Julie Thomas, de l’institut Louis-Harris. « Mariage pour tous, popularité du chef de l’État, météo, tous les sujets possibles ont été passés au crible du sondage ». Selon elle, les réserves de sondages ont tout simplement atteint leur limite et il faut attendre un peu avant que le stock se reconstitue. « Cela prendra des semaines, voire des mois, on ne sait pas ». Cette hypothèse plonge dans l’angoisse les rédactions de plusieurs journaux pour qui les sondages étaient devenus ces derniers temps leur principale source d’analyse et de commentaire. « Il faut qu’on réfléchisse à ce dont nous allons parler, ce que nous allons pouvoir analyser en nous passant de sondages » explique-t-on ainsi au Huffington Post qui a publié pas moins de deux sondages hier. « La chose va être compliquée mais pas impossible ». Une possibilité reste d’importer des sondages, mais le procédé est coûteux. « Les questions et réponses ne reflètent pas forcément ce qui se passe en France vu que les personnes qui répondent ne vivent pas en France, du coup, cela créé un décalage entre le but du sondage et la façon dont il est perçu » commente-t-on chez Ifop. L’autre option reste bien sûr de se passer totalement de sondages et de traiter l’actualité telle qu’elle est. « Est-ce que le lecteur est prêt pour ça ? » s’interroge-t-on. « Les gens sont habitués aux sondages. S’ils disparaissent du jour au lendemain, ils vont vouloir savoir pourquoi » explique un journaliste, qui note que l’absence provisoire de sondages dans la vie politique serait une excellente base pour un sondage. Le Gorafi Photo: Daft_Lion_Studio / iStock  

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