Didier Pleux : Psychopathologie et réalité

L'Université Populaire de Caen... à Paris

Une conférence de Didier Pleux

"Ellis, psychologue américain dissident de la psychanalyse crée les therapies cognitives en 1955. Les pathologies expriment un dysfonctionnement psychique entre principe de plaisir et principe de réalité. Comment se créent les attentes, exigences irrationnelles de certaines pathologies ? Comment les traiter ? La psychotherapie emotivo-rationnelle d'Albert Ellis donne de nouvelles perspectives."

Durée : 01:27:08

Enregistré le 20 décembre 2012 dans la salle Jean Tardieu du Théâtre du Rond-Point



"L’UP de Caen se décentralise – à Paris... D’une manière ironique et politique, toute l’équipe vient visiter la province qu’est Paris pour lui montrer qu’on peut résister à la veulerie contemporaine, dans laquelle excelle souvent la capitale, en reprenant le flambeau de la résistance intellectuelle et culturelle au triomphe sans partage, ou presque, de la barbarie libérale." Michel Onfray 

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Le 30 août 2011 à 10:00

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux

Entretien avec Jean-Michel Ribes #1

"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe". Quand vous tourniez Palace ou Merci Bernard, le mot d’ordre était : « Tout, sauf l’actualité ! ». Et jusqu’ici, on vous trouvait plutôt du côté de l’absurde, rarement vers la satire… C’est vrai que jusqu’ici, ma manière de me moquer du monde ou des étouffements de la société passait par l’absurde ou le non-sens. A l’ombre des dadaïstes, je m’efforçais de dynamiter l’esprit de sérieux à sa racine. René l’énervé s’approche beaucoup plus d’une réalité visible. Cela vient du fait que depuis plusieurs années, je ressens un malaise face à la gouvernance de notre pays et de la politique en général. Avant que cela ne se termine en aigreur, j’ai préféré tenter de le transformer en farce joyeuse. Un rire de résistance en chansons. De plus, j’ai une passion pour l’opéra bouffe où l’entrain et la légèreté emportent tout.   À la lecture du titre, René l’énervé, c’est au chef de l’État que l’on pense. Est-ce qu’on se trompe ? On doit plutôt penser à l’univers politique dans son ensemble, qui a été coloré par Nicolas Sarkozy. Car la force du Président de la République est d’avoir non seulement bouleversé la façon de faire de la politique, mais d’avoir transformé aussi son opposition, et toute la classe politique ! Le Sarkozysme, ce n’est pas uniquement Nicolas Sarkozy. C’est une sorte de contagion de lui-même qui envahit l’ensemble des politiques. Une mise en coma agité de la société ! C’est la raison pour laquelle cet opéra bouffe met en scène aussi bien un conseiller nommé Hurtzfuller qui aime les Arabes quand ils ressemblent aux habitants du Cantal, un ministre des hautes frontières, un autre de la prise de sang, mais aussi les opposantes Ginette et Gaufrette, des philosophes nouveaux, as du cerveau s’il en est ! Des écolos bio bio et encore bio, et bien sûr le parti montant des « Cons de la Nation »… C’est une galopade rigolote qui traverse le barnum politique en perpétuelle parade.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le 5 septembre 2011 à 09:33

"René l'énervé", facétie musicale et opéra tumultueux

Entretien avec Jean-Michel Ribes #2

"Depuis 2007, j'éprouve un malaise qui ne diminue pas" dit Jean-Michel Ribes en parlant de notre gouvernement. Pour en finir avec cette nausée, il a décidé de la transformer en farce joyeuse : un opéra bouffe mis en musique par Reinhardt Wagner, qui débute le 7 septembre prochain au Théâtre du Rond-Point. Un éclat de rire de résistance "face à l'affaissement du langage, au dénigrement de l'esprit, à cette agitation immobile dont la médiocrité nous étouffe". René l’énervé est une pièce politique ? Quelle pièce ne l’est pas ! C’est une banalité de dire qu’il n’y a pas d’art sans subversion, ni de théâtre sans désir de chambardement. René, dans ce sens, est bien une pièce politique. C’est la réponse du berger à la bergère ! Puisque les politiques font du spectacle, il est bien normal que les hommes de spectacle fassent de la politique… Reconnaissez que depuis quelque temps, ils n’y vont pas de main morte ! Ils méritaient bien René l’énervé ! C’est un minimum !   Le poétique peut-être une voie de rédemption pour la politique ? René l’énervé n’est en rien une oeuvre documentaire, ni une tentative de reproduction exacte de notre actualité, c’est une bouffonnerie coloriée librement avec bonne et mauvaise foi, un conte sur le pouvoir et les clowneries de l’homme qui devient providentiel. Une sorte de ras-le-bol en chansons… Fable en rien manichéenne, puisqu’on y découvrira le double de René : deuxième lui-même, adversaire obstiné et résolu du premier.   Propos recueillis par Pierre Notte

Le 1 avril 2010

Edito

Bienvenue dans ventscontraires.net

Nous ouvrons une zone de turbulences et d’insolence issue du Théâtre du Rond-Point avec cette nouvelle revue en ligne orientée « rire de résistance ».De nombreux chroniqueurs ont  enfourché avec nous les vents contraires et je les en remercie : Noël Godin, Gérard Mordillat, Jérôme Prieur, David Foenkinos, Michel Onfray, Jean-Loup Chiflet, Marie Nimier, Pierre Notte, Jean-Michel Helvig, Macha Sery, Patrick Robine, Paul Fournel et l'Oulipo, Donatienne Michel-Dansac, Judith Perrignon, Sébastien Thiéry, Martin Page…Ils seront rejoints par bien d'autres, croisés au Rond-Point ou dans ses abords plus ou moins aériens, et peut-être, qui sait, bientôt par vous. Car si cette revue en ligne a renoncé aux très web.2 "commentaires des Internautes", j'appelle ici tous les talents à nous rejoindre, les proches, les lointains, les inconnus, les singuliers. Pour cela, il faut prendre le risque de nous proposer un article, une vidéo, une image ou un son, que nos deux rédacteurs en chef – Laure Albernhe et Jean-Daniel Magnin – retiendront ou non, car c'est bien le jeu d'une revue qui prévaudra sur ventscontraires.net :• proposez-nous une contribution courte (moins de 1500 signes), un clip (moins de 2’), un son ou une image commentés. • si elle est retenue par la rédaction, elle sera mise en ligne sur la « piste d’envol ».• après trois publications sur la piste d’envol, vous rejoignez les chroniqueurs réguliers de la revue.ventscontraires.net, vous l’aurez compris, se développera comme un réseau foutraque à géométrie variable et, nous l’espérons, exponentielle.Alors bienvenue, respirez, respirez encore avec nous ; venez rencontrer les artistes du Rond-Point, mais pas seulement ; entrez dans la 4e salle où nous programmons des curiosités inédites ; testez notre service Rond-Point... Et si le cœur vous en dit, lancez-vous sur notre Piste d'envol !

Le 4 mai 2018 à 16:48

Yann Frisch et son camion magique : le Paradoxe de Georges

Magicien multi-primé, Yann Frisch a imaginé un camion-théâtre qui s'ouvre comme un château de carte et quadruple de volume. Installé dans les jardins du Rond-Point, il est inauguré avec un spectacle de cartomagie. Festival de manipulations hallucinatoires avec cartes à jouer, suprêmes armes de son art. Un spectacle de et avec : Yann FrischConception du camion : Matthieu Bony, Éric Noël, Silvain OhlCoordination de la construction : Éric NoëlConstruction : Lionel Azambre, Hervé Baret, Matthieu Bony, Guilhem Boubbée de Gramont, Victor Chesneau, Coline Harang, Mathieu Miorin, Éric Noël, Silvain Ohl, Mickael Pearson, Anne Ripoche, Jérémy SanfourchePeinture : Christophe Balay, Cédric Bédel, Bénédicte Menut, Peggy WisserAccessoires : Étienne Charles, Régis Friaud, Mathias Lejosne, Rital, Alain VerdierRégie générale : Étienne CharlesRégie lumière et son : Mathias LejosnePartenaires magiques : Père Alex, Arthur Chavaudret, Dani Daortiz, Monsieur Hamery, Pierre-Marie Lazaroo, Raphaël NavarroIntervenants artistiques : Sébastien Barrier, Arthur Lochmann, Valentine LosseauLumière : Elsa RevolCostumes : Monika SchwarzlTapisseries : Sohuta, Noémie Le TilyProduction, coordination de création, diffusion et administration : Sidonie Pigeon Un film produit par la Compagnie L’Absenteproduction déléguée Compagnie L’Absente, co-production L’Usine — Centre national des arts de la rue et de l’espace public /  Tournefeuille (Toulouse Métropole), Festival Paris l’Eté, Théâtre du Rond-Point, 2 Pôles nationaux du Cirque en Normandie — La Brèche / Cherbourg — Cirque-Théâtre / Elbeuf, Scène nationale du Sud-Aquitain, Agora — Centre culturel Pôle national des arts du cirque / Boulazac-Aquitaine, Théâtre de Cornouaille — Scène nationale de Quimper, Les Nuits de Fourvière, Opéra de Massy, Théâtre Sénart — Scène nationale, le Pôle régional cirque des Pays de la Loire (Cité du Cirque Marcel Marceau et festival Le Mans fait son Cirque) et la Ville du Mans, La Coursive — Scène nationale / La Rochelle, Théâtre de Namur, La Verrerie d’Alès — Pôle national cirque Occitanie, L’Entracte — Scène conventionnée / Sablé-sur-Sarthe, Le Cratère — Scène nationale d’Alès, CREAC — La Cité Cirque de Bègles, avec le soutien du FONDOC, de la Préfète de la région Pays de la Loire — Direction régionale des affaires culturelles, du Ministère de la Culture D.G.C.A. et de la Région Pays de la Loire, L’Usine — Centre national des arts de la rue et de l’espace public / Tournefeuille (Toulouse Métropole) a accueilli toutes les résidences de construction du camion-théâtre ainsi que les répétitions du Paradoxe de Georges d’octobre 2017 à mars 2018, spectacle créé en mars 2018

Le 2 novembre 2017 à 17:14

Jean-Michel Ribes : "Réunir la viande et l'esprit"

Echappés de sa pièce Musée Haut, Musée Bas, les personnages-œuvres Sulki et Sulku reviennent au Rond-Point pour de nouvelles conversations culte, ils sont les protagonistes de la dernière pièce de Jean-Michel Ribes. Sulki et Sulku parlent beaucoup... Ils n’agissent jamais ? Jean-Michel Ribes — Parler c’est agir. Ne serait-ce que la langue qui bouge, la mâchoire qui remue, les yeux qui cillent et puis surtout les mots qui, s’ils ne sont pas en mouvement, meurent. Pour moi Sulki et Sulku, ce sont deux personnages source de fantaisie dans la liberté d’un dialogue à la fois aérien, cocasse et surtout surprenant. J’ai écrit ces deux personnages en leur demandant avant tout de me désennuyer, c’est-à-dire de m’emmener ailleurs en me faisant rire.   Ce sont deux figures d’un même rêve ? Sulki et Sulku ne sortent pas d’un rêve, ils sortent de ma pièce Musée Haut, Musée Bas où ils étaient deux œuvres d’art vivantes. J’ai senti qu’ils voulaient continuer leurs discussions comme des enfants qui s’amusent et ne veulent pas arrêter de jouer même quand leurs parents leur demandent d’arrêter et de passer à table. Sulki et Sulku eux continuent de jouer sous la table.   Ils s’affrontent ? Disons que parfois ils se disputent. Comme tous les gens qui se livrent bataille sachant que c’est la meilleure des façons de rester amis. Ils discutent donc se comprennent, ce qui leur permet de s’envoler tous les deux vers des destinations qu’ils jubilent de ne pas connaître.   Peut-il s’agir de la même personne ? Non. Il y a Sulki qui est Sulki et Sulku qui est Sulku, ce n’est ni un monologue coupé en deux ni une seule âme habitant deux personnes.   Ne serait-ce pas un rêve de Dubillard, de Ionesco, ou de Topor ? Ce n’est pas impossible. J’aimerais bien mais pour vous dire vrai ni Dubillard, ni Ionesco, ni Topor ne dorment avec moi et Sulki et Sulku non seulement je les ai rêvés tout seul mais ils m’ont parfois accompagné quand je ne dormais pas. Je les ai souvent sentis près de moi pour me porter secours quand la réalité devenait trop étouffante. Sulki et Sulku sont un peu mon gilet de sauvetage quand vous risquez de vous noyer dans les certitudes des gens qui savent.   Ils parlent du pape, du terrorisme, des intégrismes... Et en même temps ils n’en parlent pas. Ils ont cette capacité magique de discuter de gens connus sans jamais les décrire ou les caricaturer. Ils les réinventent dans d’autres situations, ils les devinent dans des endroits où personne ne les a jamais vus. De qui parlaient Picabia, Desnos, Breton ou Aragon lorsqu’ils racontaient leurs histoires ? De leurs désirs, de leurs caprices, de leurs envies ! Sulki et Sulku sont deux personnages qui ont l’insolence d’être eux-mêmes pour leur plus grand plaisir et le mien.   Ils s’inscrivent dans ton projet de rire de résistance ? Oui... puisqu’ils résistent à la banalité du discours, au consensus de ce qui nous est donné pour beau, pour bien ou mal... Ils imaginent le pape, par exemple, dans un supermarché, et pourquoi pas ? Même si ce pape-là, François, m’a un peu devancé, il a sans doute lu la pièce...   Interview texte Pierre Notte Propos vidéo recueillis par Jean-Daniel Magnin

Le 9 janvier 2014 à 06:29
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