Comprendre le DSK sans le texte
Je doute que le président ait apprécié le score audimat de
son adversaire putatif, lui qui avait clamé avoir battu « France-Brésil »
en audience lors de son passage sur TF1. Des chiffres, des chiffres ! Plus
de 7 millions de téléspectateurs pendus aux lèvres du directeur général du FMI
et autant d’interprétations hasardeuses de son discours en pointillés.
Il écoute sa femme ! Ça doit vouloir
dire quelque chose, mais quoi ? C’est tout de même pas elle qui s’occupe
du casting de ses conquêtes féminines… Vous avez dit bizarre ? Il se met à
son tour à commettre des fautes de français, c’est pour faire populo ? Il
s’indigne ! Yes ! Il est de gauche ! Youdelali, youdelali !
Il se passe quelque chose dans la cour de récréation des
politiques et des journalistes ; ça bourdonne, ça bouillonne, ça
baragouine, ça boursicote, ça bout sous la marmite, so what ?
Ils ont l’air de bien s’amuser en tous cas. Le microcosme devient autiste, aveugle, sourd et muet mais
au moins ça les occupe. Ben ouais, quoi ? La téléréalité commençait juste
de s’étouffer, de lasser les téléspectateurs blasés, mais là, c’est sûr, c’est
un concentré du meilleur du pire qu’on nous propose : le commentaire à
outrance sur le néant. C’est balèze dans le genre.
La débâcle en direct-live en mai 2012 sur vos
écrans, et les larmes c’est tellement télégénique, isn’it ? On n’a pas fini de rigoler, moi, j’vous l’dis…
en attendant, la Famine Mondiale Organisée continue mais de cela, on ne parlera pas, on zappera, comme
il se doit.