Les
Vents Contraires – surtout quand ils sont impulsés et
numérisés par des auteurs chiadés comme ceux du Théâtre du
Rond-Point – sont une réponse à mes ambitions insatiables de
petit d'auteur, à toutes mes matières littéraires éparpillées
parmi mes carnets, tiroirs, textos, etc. Les Vents Contraires
affirment la possibilité d'être un vent parmi les vents, quand
les torrents s'accablent entre eux, ils sont le temps du temps et le
cerf-volant du moment présent.
Cela dit, je serais fou
d'imaginer que je puisse baver en paix en déversant mes stocks
– et des stocks j'en ai des piles pharaoniques.
Je ne voulais
pas passer à côté du rond-point de ma vie – un tournant "lucide"
où je suis brise parmi les vents. d'entre les vents. Mais il
était improbable de proposer, via Internet, quelque chose qui
ressemble à l'esprit alambiqué de mes masses d'air, d'éphémères
expirations indignes. J'ai souhaité y réfléchir à deux fois et
j'ai déduit rapidement que cette revue collaborative libre de toute
caste, loin d'être cul-cul, bref la déconvenue!, dépassait mes
mirages fantaisistes où j'ai daigné tel un clown triste égaler
Ribes et réunir en un jet, enfin en un gaz, toute l'
Anthologie
des Vents Contraires,
c'est-à-dire des textes qui louchent face au monde gris-vautour, qui
se propagent dans l'atmosphère décrispante de cette drôle de
chose.
J'ai
proposé des chroniques parce que j’imaginais que j'avais pas grand
chose à dire, mais qu'il fallait le dire quitte à subir la nique.
Il y a ici des chroniqueurs de poids, au début ça fout la frousse.
Mais c'est ça qui est agréable.