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(26 articles)

Vous n'imaginez pas le nombre de manuscrits, de films, de livres, de projets que le Rond-Point reçoit chaque mois. Et parmi ces monticules, il y a des perles qui n'ont pu trouver place dans la programmation déjà très fournie du théâtre. La tête pleine de pages vibrantes et le cœur chaviré, nous publions ici ce que nous avons aimé et que nous désirons vous faire partager.

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James Castle, artiste sourd muet et sans doute autiste


à la Galerie Karsten Greve jusqu'au 17 mars 2012


James Castle est né une année avant la fin du XIXe siècle. Il n'a jamais su parler, lire, écrire, signer ou lire sur les lèvres. Il a vécu avec ses parents dans l'Idaho, USA. Son père fermier tenait aussi le bureau de poste dans le village. James Castle y récupérait emballages, cartons et brochures publicitaires pour les utiliser comme du papier à dessin. Il préparait sa palette en mélangeant de la suie, du papier crépon et de la salive, et dessinait à l'aide d'une baguette de bois taillée ou d'un carton souple roulé.

Il a dessiné les bâtiments dans la campagne, les maisons, les granges et les clôtures. Ses maisons et ses intérieurs avec poële à charbon ou cheminée ont la précision fantômatique de ces images qui restent un instant imprimées au fond de la rétine. On ne sait comment il s'y est pris mais s'il le veut il maîtrise parfaitement la perspective. Les êtres humains, lorsqu'il les fait entrer dans ses dessins, ont l'air posés les uns à côté des autres, encapsulés par une chrysalide. Peut-être est-ce ainsi qu'il se percevait lui-même. Il recopiait fasciné les lettres de l'alphabet et les chiffres, réalisait des livres, des sculptures ou des collages avec tout ce qu'il pouvait récupérer.

Son travail a été reconnu une quinzaine d'années avant sa mort en 1977 et il a pu ainsi assister à sa première exposition personnelle au Musée de Boise, dans l'Idaho. C'est depuis 2009 qu'on a redécouvert son travail.

Courez à la galerie Karsten Greve, 5 rue Debeylleyme dans le Marais à Paris, une partie de son œuvre y est rassemblée jusqu'au 17 mars 2012.

Heureux ceux qui croient sans avoir vu...



Liberation.fr diffuse un savoureux reportage audio réalisé par Hervé Marchon aux abords du Théâtre du Rond-Point le soir de la première de Golgota Picnic. Les personnes interrogées protestent contre une pièce de théâtre qu'ils n'ont pas vue, dont on leur a parlé, et qu'ils n'iront pas voir. Propos recueillis auprès de catholiques, pas intégristes, sincèrement blessés mais mal renseignés.
Pour écouter le reportage, cliquez ICI.

Cabu : "Assez de spectacles blasphématoires !"


Dans son édition du 7 décembre, Charlie Hebdo s'étoffe d'un génial dossier consacré à Golgota Picnic. Dans leur grande générosité, les dessinateurs de Charlie vous offrent huit affiches prêtes à porter anticathos intégristes. Pour les aficionados de ventscontraires.net, voici celle de Cabu !

Françoise G., par Laure A.


Une biographie tout en nuances d'une journaliste par une journaliste
« La femme sera vraiment l’égale de l’homme le jour où, à un poste important, on désignera une femme incompétente ».
Françoise Giroud


Quand on est femme et qu'on exerce le métier de journaliste (au passage, un journaliste sur deux est une femme en France, c'est bon à rappeler en ce 8 mars), Françoise Giroud, forcément, est une icône. Laure Adler est femme et journaliste, et après avoir raconté les vies de Marguerite Duras, Hannah Arendt et Simone Veil, elle nous en dit davantage sur cette autre femme d'exception, qui a commencé comme scripte au cinéma, a participé à la naissance du magazine Elle, a créé L'Express avec Jean-Jacques Servan-Schreiber, est devenue secrétaire d'état dans le gouvernement Giscard, a écrit de nombreux livres, dont autant de best-sellers et… a pas mal de zones d'ombre.
Car Laure Adler pourrait n'être qu'admirative de ce parcours sans faute, mais elle tente de garder la distance nécessaire à un bon biographe. Son livre s'intitule simplement Françoise. Elle n'a gardé que le prénom de l'icône, qu'elle nous présente avec ses forces et aussi avec ses faiblesses : Françoise qui a aimé passionnément un homme, celui pour qui elle est presque morte, celui avec qui elle a enfanté l'Express. Quand Giroud se battait, pour les femmes, pour l'indépendance de l'Algérie, pour Mendès France, Françoise soupirait pour l'ambitieux JJSS. On disait Giroud dure, elle l'était, parce qu'elle s'était sortie de sa condition, et qu'elle ne voulait pas y retourner. On la disait parfois méchante, on a du mal à le croire. Mais Françoise, pendant ce temps, était femme, femme aimante, femme souffrante. Giroud a renié ses racines juives au point de les oublier, Françoise, bien des décennies plus tard, les a retrouvées, par amour pour son petit-fils (devenu grand rabbin). Si la femme publique se tenait droite, et parfois raide, c'était pour empêcher la femme secrète de vaciller, puis de tomber. Ce qu'elle a fait, et elle ne s'est jamais vraiment relevée. On a tous en mémoire l'image d'une Françoise Giroud froide, élégante, brillante ; le livre de Laure Adler, qui est un succès de librairie, nous la montre humaine, sensible, fragile. Et on est bien triste, à la fin, de la quitter.

Nous avons écouté pour vous... Antonin Artaud sur France Culture


Dans "Les nouveaux chemins" de Raphaël Enthoven le mardi 2 novembre
Dans le cadre d'une semaine de "Nouveaux chemins de la connaissance" consacrée à la folie, Raphaël Enthoven explore pendant presque une heure l'œuvre et l'univers d'Artaud, en compagnie de la spécialiste Evelyne Grossman, c'est passionnant.
Pour en savoir davantage et écouter l'émission en podcast, consulter la page de l'émission.

Et si vous devenez accro, procurez-vous le coffret DVD de nos deux chroniqueurs Gérard Mordillat et Jérôme Prieur, paru chez Arte Vidéo : "Antonin Artaud"

Quand Flaubert défend les Roms


Nous avons aimé l'article de Sylvie Prioul sur BibliObs.com où elle cite cette lettre de Gustave Flaubert à George Sand, écrite en juin 1867 :
« Je me  suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui  s'étaient établis à Rouen.  Voilà la troisième fois que j'en vois et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons.
Je me  suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols, et j'ai entendu de jolis mots à la Prud'homme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre.
C'est  la haine que l'on porte au bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère. Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent.
Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton. »

> voir l'article de Sylvie Prioul sur BibliObs.com

Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques)


Une bande dessinée sur le pouvoir qui arrive à nous faire rire!
Drôle d'idée de faire une BD sur un homme politique, un album qui ne soit ni une chronique, ni une critique, ni une satire. C'est pourtant celle qu'ont eue Christophe Blain et Abel Lanzac. il faut dire que si le premier, dessinateur primé au prestigieux festival d'Angoulême, a plutôt l'habitude des récits d'aventure (à sa manière très particulière), le second a fréquenté de très près les cabinets ministériels, et en l'occurrence, surtout celui de Dominique de Villepin, lorsque ce dernier était ministre des Affaires Etrangères. Un poste particulièrement exposé que celui de ministre de la diplomatie où il faut avoir du doigté encore davantage que dans tout autre ministère. Or le personnage de Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques) n'en a guère, du moins avec ses collaborateurs qu'il presse comme des citrons, alternant ordres et contre-ordres, soufflant le chaud et le froid, et arrivant chaque matin avec une nouvelle phrase de son livre de chevet, écrit il y a quinze siècles par le philosophe grec Héraclite. Allez donc caser ça dans un discours sur la politique étrangère! Les hommes de l'ombre n'en peuvent plus et lui, il va toujours plus vite. Une suractivité fort habilement suggérée par le dessin et la mise en scène de Christophe Blain, qui n'hésite pas, parfois, à le transformer en Darkvador (de la Guerre des Etoiles)! On croit lire une BD sur les coulisses de la politique, il s'agit plutôt d'une aventure humaine, qui n'a rien de drôle et arrive pourtant, par un sens certain du burlesque, à nous faire rire. Vrai. Essayez donc.

Quai d'Orsay (chroniques diplomatiques), de Christophe Blain et Abel Lanzac (Ed. Dargaud)

Pippo Delbono, le poète en colère


Un film de Béatrice Ilardi et Nathalie Jacquinot

Pippo Delbono le poète en colère, film de Béatrice Hardi et Nathalie Jacquinot, © LaHuit, Cie Pippo Delbono, Télénantes
Nous avons aimé Pippo Delbono, le poète en colère, un documentaire de Béatrice Ilardi et Nathalie Jacquinot qui nous fait plonger – à travers des extraits de ses spectacles et des entretiens inédits – dans l'imaginaire baroque, tragique et carnavalesque de ce grand et doux ogre qui a secoué les scènes du monde entier, entouré de sa bande d'éclopés de la vie. Dans ce passage vidéo, Delbono nous parle de son Italie natale.

Un film coproduit par Groupe Galactica, la Huit et la Compagnie Pippo Delbono

> dvd disponible sur le site de la Huit à partir du 15 janvier et à la Librairie du Rond-Point


Tignous : "Ils veulent interdire la culture"


Dans son édition du 7 décembre, Charlie Hebdo s'étoffe d'un génial dossier consacré à Golgota Picnic. Dans leur grande générosité, les dessinateurs de Charlie vous offrent huit affiches prêtes à porter anticathos intégristes. Pour les aficionados de ventscontraires.net, voici celle de Tignous !

Thomas Vinau : nos cheveux blanchiront avec nos yeux



Exercice délicat que de critiquer le livre d'un chroniqueur maison. Par bonheur, cette fois, c'est facile puisque nous l'avons adoré ! Le premier roman que nous offre Thomas Vinau parle du temps qu'il fait, du temps qui passe et qu'on essaie de domestiquer tant bien que mal, du combat à la fois minuscule et titanesque que livrent au quotidien ceux et celles qui portent l'ambition de dépasser leurs fêlures et leurs fragilités  pour vivre « à hauteur d'homme ».
Musicale, généreuse et discrète, son écriture délicate et jamais affectée croise petits riens et insignifiances lumineuses, jusqu'à atteindre le but qu'il s'est fixé sans le dire (en l'esquissant juste à mi-voix) : rendre heureux. Vincent Lecoq Thomas Vinau, Nos Cheveux blanchiront avec nos yeux, Alma éditeur

Martin Page et "La mauvaise habitude d'être soi"


Le chroniqueur de ventscontraires.net publie deux nouveaux livres
Martin Page fait partie de l'escadre de ventscontraires.net depuis le début, on peut lire ses drôles de billets et les chroniques de Klemperer Jr, un projet qu'il a initié . Mais ce sont loin d'être ses seules activités d'écriture. Il est aussi romancier, et vient de le prouver à nouveau avec un roman jeunesse à lire même si on a dépassé la date-limite de l'adolescence, Le club des inadaptés (Ed. L'Ecole des Loisirs). Et il est novelliste. Son dernier ouvrage paru aux Editions de l'Olivier est un recueil de sept nouvelles irrésistibles de loufoquerie, réunies sous le titre énigmatique de La mauvaise habitude d'être soi. Sept bijoux d'absurdité à l'implacable logique qui vous tournent la tête, dont voici un extrait pour ventscontraires.net. (Les illustrations du livre, tout aussi loufoques que les textes, sont signées du "Requin Marteau" Quentin Faucompré).

"Je suis bien plus proche des autres depuis que je vis à l'intérieur de moi-même. La conscience de mon insularité m’a permis de réaliser qu'il est nécessaire de construire des ponts pour aller vers autrui ; qu'il n'y a rien de naturel ni d'évident. Ce n’est pas parce que l’on habite le même monde que l’on peut se comprendre et être proches les uns des autres. Au contraire. Les gens qui pensent ainsi se trompent.

Il y a des zones d'ombres à l'intérieur de moi-même et cela m'effraie. J'ai peur de ce qu'elles renferment, je crains de m'y perdre. Mais comme je suis curieux et aventureux, je les explore doucement, pas à pas, avec une lampe de poche et mon appareil photo. Je fais des découvertes : des choses oubliées, qui me reviennent en mémoire quand je les vois, des choses inédites aussi, qui me surprennent. J'ai ainsi retrouvé des jouets d'enfance, des vieux meubles, des fruits en bocaux et des animaux empaillés, des nounours et des vêtements poussiéreux, des armes (revolver, fusil de chasse, piège à loup, dague) et des fioles contenant des liquides vert, mauve et rouge, des photos jaunies, des mannequins en plastique vêtus démodés, des coquillages et des pièces en or dans une boîte en fer.

Habiter à l'intérieur de soi-même, c'est à la fois vivre dans un lieu familier et côtoyer l'étrangeté. Il n'y a pas de ciel, pas d'horizon, cela ne paraît pas très grand et pourtant il n'y a pas de limites. Je ne veux pas dire que j'y suis confronté à l'infini, mais, plutôt, que l'espace s'étend au gré de mes pas. Mon domicile dépend de mes explorations."

(extrait de la nouvelle "A l'intérieur de moi-même" / illustration : Quentin Faucompré)

David Foenkinos fait parler Lennon


Un chroniqueur de ventscontraires.net a encore frappé
Depuis mercredi, on trouve enfin en librairie le nouveau roman de notre chroniqueur David Foenkinos, après le succès public et critique du précédent La délicatesse. C'est un long monologue que Lennon : John Lennon chez la psychanalyste qui est installée dans son immeuble et que, donc, on n'entendra jamais, elle. L'ex-Beatles s'y raconte, en toute immodestie, en toute (brillante) intelligence. Et avec pas mal d'humour, ça lui fait au moins un point commun avec l'auteur du livre.
En avant-première et affectueusement pour les lecteurs de ventscontraires.net, voici un extrait de cet ouvrage paru chez Plon : la première visite des Fab'Four à New York City.


“ Vous n'avez jamais mis les pieds dans un pays, et des milliers de personnes sont là à vous attendre. Dans le froid, dans la nuit, peu importe. Les aéroports étaient le lieu des premières scènes d'hystérie. Parfois, j'ai pensé que ce n'était pas possible. Ce que je voyais ne pouvait être qu'une distorsion de mes iris. Le vêtement de mes hallucinations. Mais non, tout ça était bien réel. Aussi réel que je suis là à vous parler. En arrivant à New York, j'ai levé le bras pour saluer la foule. J'étais un chef d'Etat, j'étais la reine d'Angleterre devant ses troupes. On nous a précipités dans une salle. Avec des centaines de journalistes. Des milliers, peut-être, je ne sais pas. Il aurait pu y avoir le début de la Troisième Guerre mondiale ce soir-là que personne n'en aurait parlé. Tous les Américains voulaient nous découvrir. Ils voulaient savoir comment on parlait, comment on bougeait. On a été grandioses. On était vraiment drôles en conférence. Notre humour a joué dans la Beatlemania. Je ne sais pas comment on faisait, mais il n'y avait jamais de blanc. A chaque question, l'un de nous trouvait quelque chose à dire, une blague ou je ne sais qoi. Je me souviens qu'on nous avait demandé si on aimait Beethoven, et Ringo avait répondu : "Oui, surtout ses poèmes."

Après la conférence, on a quitté l'aéroport en Cadillac. Pour aller au Plaza. Sur la route, les filles continuaient de crier. Une fois à l'hôtel, dans notre chambre, on a trouvé ça dingue de voir autant de chaînes à la télévision. On est restés au moins une heure, fascinés, à regarder tous les programmes possibles. Pour nous, c'était là le symbole ultime de la démesure. Mais il fallait rester concentrés. On devait affronter un défi majeur : l'Ed Sullivan Show. Cette émission était la Mecque. Fallait pas qu'on se plante. Et ça a été énorme. En quinze minutes, l'Amérique entière nous connaissait. Les parents inquiets de l'hystérie de leurs enfants ont été rassurés de nous voir. Surtout le visage poupin de Paul. Je suis certain que notre succès vient de là : nous étions comme une folie maîtrisée. Une révolution douce. Nous étions à la fois subversifs et respectueux. C'était comme s'introduire dans une maison, baiser la fille au premier étage, mais avant de faire tout ça, on aurait pris soin de bien s'essuyer les pieds sur le paillasson. ”


> Lire les chroniques de David Foenkinos sur ventscontraires.net

Comment devenir un grantécrivain (5)


Dans son ouvrage "Les rillettes de Proust", Thierry Maugenest vous propose quelques exercices pour accéder enfin à la gloire littéraire
Résumez le texte suivant en une seule phrase, épurée et intelligible, puisée dans les Pensées de Blaise Pascal.
 
L’être humain n’est qu’une plante vivace appartenant à la famille des graminées qui pousse généralement en bordure des étendues d’eau, naturelles ou artificielles, à tige rectiligne et dont l’inflorescence est une panicule dense, la plus dénuée de vigueur qui soit au sein de l’ensemble des êtres et des choses qui constituent l’univers ; néanmoins, cette plante vivace appartenant à la famille des graminées est tout à fait en mesure de former des idées à l’intérieur de son cerveau et de concevoir des opinions et des jugements grâce notamment à l’exercice de sa réflexion et de son intelligence.

(Un texte extrait de l'ouvrage Les Rillettes de Proust et autres fantaisies littéraires, paru aux Editions JBZ & Cie)

22h13 (ce titre est susceptible d'être modifié d'une minute à l'autre)


C'est la pièce dont on parle, à voir au Théâtre du Rond-Point jusqu'au 27 juin prochain.

Un magicien ne meurt jamais – il se métamorphose. Alors sachez-le, Georges Méliès vit toujours, il s’appelle Pierrick Sorin, il est toujours farceur et prestidigitateur, mais en vidéo…  Pour ventscontraires.net, il livre un film très intime dont il est le protagoniste, déclinaison de la pièce jouée sur scène par Nicolas Sansier.

Si le quinquennat m'était conté... par la presse étrangère


"Looking for Nicolas Sarkozy" encore quelques jours en streaming sur Arte+7

5, 4, 3, 2, 1... les jours fondent avant que le film de William Karel ne soit plus visible en streaming sur le site d'Arte+7
> Précipitez-vous si vous ne l'avez pas encore vu
Notre président raconté par les journalistes qu'il a fui pendant cinq ans comme la peste : les envoyés spéciaux permanents de la presse étrangère à Paris.
Tout simplement confondant. Vive la presse qui fait son travail.

Honoré : aujourd'hui au Rond-Point...


Dans son édition du 7 décembre, Charlie Hebdo s'étoffe d'un génial dossier consacré à Golgota Picnic. Dans leur grande générosité, les dessinateurs de Charlie vous offrent huit affiches prêtes à porter anticathos intégristes. Pour les aficionados de ventscontraires.net, voici celle d'Honoré !

Alexis Jenni : l'Art français de la guerre


Son pavé troue l'hypocrisie nationale

Quelques mois avant de sombrer dans la folie, Nietzsche avait été estomaqué en découvrant les romans de Dostoïevski : « le seul psychologue dont, soit dit en passant, j'ai eu quelque chose à apprendre. – Je le compte au nombre des plus belles aubaines de ma vie. » Il ne faudrait pas oublier que le romancier – le romancier digne de ce nom – embrasse plus large et plus profondément que le philosophe, l'essayiste ou l'historien réunis. L'Art français de la guerre est bien sûr un premier roman. Mais il est psychologue au sens où l'entendait Nietzsche : en mêlant notre présent mou à celui, froid, de l'Occupation, en suivant le destin de Victorien Salagnon qui se battra contre les Allemands, puis en Indochine et en Algérie, Alexis Jenni fait un trou dans la vitre blindée de notre conscience française si sûre d'elle-même. Il plonge dans le trou, fouille, suit les filaments darwiniens de nos certitudes de gauche ou de droite. Et là dessous, boudin, gargouillis, tripes de coq et têtes de mouton braisées, massacres coloniaux encore tièdes, humiliations, défaites, défaites,  Waterloo, 1870, 1940, Setif, Diên Biên Phu, Vaux-en-Velin. Dessous, c'est la guerre, et personne n'en veut, de la guerre : « Le corps social est malade. Alité il grelotte. Il ne veut plus rien entendre. Il garde le lit, rideaux tirés. Il ne veut plus rien savoir de sa totalité. » Alexis Jenni s'enfonce jusqu'à la Guerre des Gaules et revient à la surface avec le placenta moisi qui envenime le débat de la France avec elle-même. Ne ratez pas cette aubaine, il y a là beaucoup de choses à apprendre.
Jean-Daniel Magnin
Alexis Jenni, L'Art français de la guerre, éditions Gallimard

C'est "Tout Cabu", l'incarnation du Rire de Résistance


Cabu de A comme Armée à Z comme Zoom, en passant par J comme Jazz, L comme Le Pen ou E comme Eglise, c’est l’improbable défi de ce (très) beau livre, Tout Cabu, qui vient de paraître aux Editions des Arènes. En quelques 350 pages, le journaliste botulien du Canard Enchaîné Frédéric Pagès et l’explorateur d’images (il lui en fallu du courage pour plonger en apnée dans les archives du dessinateur) Jacques Lamalle tentent de raconter cinquante ans de dessins, une histoire qui se confond avec celle de la France. Inutile d’en faire des tonnes sur l’observateur malicieux de son époque qu’est Cabu, tendre, piquant, insolent… Ce livre se déguste entre deux éclats de rire malicieux, en compagnie de Charlie, du Grand Duduche, du Beauf, de Cab Calloway et des autres, autant de personnages qui font partie de notre paysage culturel. D'ailleurs, le "beauf" est devenu un nom commun et un adjectif dont la langue française ne saurait plus désormais se passer. Petit péché de gourmandise, un tiré à part intitulé "L’enfer de Cabu" propose des dessins olé-olé (le comble pour un anti-corrida) du dessinateur qui est loin d’être aussi sage qu’on le croit, preuves graphiques à l’appui…
 
Tout Cabu, Frédéric Pagès, Jacques Lamalle, Ed. Les Arènes
D'autres caricaturistes sur ventscontraires.net, passés au crible par Macha Séry : Dessinateurs et caricaturistes du monde entier

Le Pire de Hara-Kiri


Peut-on rire du pire ?
Un livre publié par les Editions Hoëbeke réunit « le pire » de Hara-Kiri, cinquante ans après la naissance du titre le plus bête et méchant de l'histoire de la presse française.
En 1960 la pilule n'existait pas, l'avortement était interdit, la peine de mort en vigueur, la censure sévère pour cause de guerre d'Algérie... Parce qu'aucun journal ne voulait d'eux, le professeur Choron et Cavanna fondent Hara-Kiri et vont surfer sur les tabous ambiants, tirant jusqu'à 250000 exemplaires les années fastes. Accompagnés, dans les premiers rôles, par Siné, Reiser, Wolinski, Fred, Topor, Gébé, Cabu, Willem, et plus tard Berroyer, Vuillemin et notre cher Jean-Marie Gourio.
Ouvrez bien les yeux : le livre à paraître le 21 octobre réunit « le pire de la revue culte, l’épicentre de sa légende d’exécrable torchon où la vulgarité se mêle à l’irrespect le plus radical ». A notre époque bizarre où presque tous les tabous jonchent le sol quand la cigarette fait le trottoir et que le politiquement correct atteint des sommets, qui oserait aller aussi loin qu'Hara-Kiri ?
Les éditeurs du livre à paraître le 21 octobre viendront le 25 en parler au Théâtre du Rond-Point avec deux chroniqueurs éminents de ventscontraires.net, Macha Séry et Jean-Michel Ribes. Vous êtes cordialement invités, chers aficionados de ventscontraires.net !

Plus de détails en cliquant sur le lien ci-dessous

Libertude, égalitude, fraternitude


Ségolène à l'Elysée - suite et fin
Tout cet été, et en exclusivité pour les aficionados de ventscontraires.net, nous avons mis en ligne les meilleures feuilles du livre que Christophe Alévêque vient de publier avec Hugues Leroy chez Nova Editions.

Mais l'été, malgré nos réticences, s'achève… et pour connaître la suite des aventures de Ségolène à l'Elysée, il vous faudra désormais vous reporter à Libertude, égalitude, fraternitude, ouvrage à se mettre sous la dent sans modération.
 
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