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Sophie Herber


(8 articles)

Adepte du débat d'idées, Sophie est journaliste, blogueuse et jurée littéraire. Superstitieuse un brin paradoxale, elle ne passe jamais sous une échelle mais adore les chats noirs.

> http://www.wix.com/sophieherber/sophie-herber


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Culturewok, premier moteur de recherche sensitive


Les sites recommandés par nos chroniqueurs

> culturewok.com

Un moteur de recherche culturel, c’est bien. Un outil numérique capable de prendre vos goûts en compte, c’est mieux. Tel est l’objet de Culturewok une interface culturelle sensitive mise en place par Renaud Garcia. Le projet fait appel à des compétences pluridisciplinaires du monde des arts et des sciences. A l'aide d'un curseur, l’internaute choisit un livre, une musique, un jeu vidéo ou un film plus ou moins décalé, léger, drôle, sombre, violent, grisant ou romantique... Un clic sur "valider" et une sélection, répondant à ses souhaits, apparaît. Le concept est innovant et, il faut bien l’avouer, assez déroutant ! Des applications consacrées aux musées, aux spectacles vivants, au vin et à la gastronomie devraient voir le jour prochainement.

Celui qui cachait la Joconde sous son lit


Le 21 août 1911, comme chaque lundi, le Louvre est fermé. Le musée est alors réservé aux historiens, peintres, photographes et autres copistes autorisés. Louis Bécoud est de ceux-là. Son chevalet sous le bras, il traverse les galeries jusqu’à la salle où est exposée La Joconde. Mais à la place du tableau de Leonard de Vinci, Louis Bécoud découvre un mur vide. L’artiste avertit immédiatement les gardiens. On se met à fouiller le Louvre de fond en comble, sans succès, La Joconde a bel et bien été volée. Guillaume Apollinaire, puis Pablo Picasso, sont soupçonnés d’être les auteurs du vol avant que celui-ci ne soit revendiqué par l’écrivain Gabriele D’Annunzio... Affabulations. En réalité, le vol a été commis par l’italien Vincenzo Perrugia, un vitrier qui a participé aux travaux de mise sous verre des plus importants tableaux du musée. Désireux de restituer le tableau à son pays, Vincenzo Peruggia met deux minutes pour commettre son méfait. Le voleur se rend ensuite dans sa chambre de bonne, où il place La Joconde dans une valise qu’il glisse sous son lit. Le chef-d’œuvre restera là pendant près de deux ans…
 

Les fées d'Arthur Conan Doyle


Tout le monde sait qu’Arthur Conan Doyle est le père de Sherlock Holmes, mais qui se souvient de sa passion pour les fées ? Peu de gens, on est d’accord. Or en 1922, l’écrivain publie un livre intitulé « Les fées sont parmi nous ». Rédigé sous forme d’enquête, l’ouvrage revient sur une affaire qui remonte à quelques années. En 1917, deux écolières à l'imagination débordante, Elsie et Frances, déclarent avoir vu des fées, photographies à l’appui. Arthur Conan Doyle voit les clichés et se passionne pour cette histoire à laquelle il croira jusqu'à sa mort en 1930. L’histoire aurait pu se terminer en queue de poisson… Ce n’est pas le cas. Dans les années 80, alors qu’il enquête sur ces fameuses fées, un journaliste américain reçoit une lettre d'Elsie dans laquelle elle avoue tout. A savoir que les fées ont, tout simplement, été découpées dans des magazines et plantées dans le sol. Elsie explique aussi pourquoi elle a longtemps gardé le secret : "J'avais de la peine pour Conan Doyle [...] Il venait de perdre son fils à la guerre et le pauvre homme essayait certainement de se consoler comme il le pouvait avec des choses qui ne sont pas de ce monde."
Sophie Herber
Internaute




 

N'est pas Picassiette qui veut !


Incroyable mais vrai, un Picassiette est passé à la postérité ! Raymond Isidore, né en 1900 à Chartres, surnommé Picassiette bien des années plus tard, n’est pas sans rappeler le célèbre facteur Cheval. Mouleur de métier, Raymond Isidore commence à travailler à l’âge de 13 ans. Marié sur le tard, il achète un terrain, au 22 de la rue du Repos, pour y construire sa maison. Une petite bâtisse pour une vie sans prétention, l’histoire aurait pu s’arrêter là s’il n’y avait eu ces morceaux de vaisselle cassée trouvés au hasard des chemins. Raymond Isidore les récupère pour en faire une mosaïque sur l’un des murs de sa maison. Picassiette était né. Dès lors, plus rien ne va l’arrêter. Meubles, objets, sols, murs, tout va y passer ou presque. Mort en 1964, Picassiette laisse son œuvre inachevée.

Lettre de motivation


Recherche d'emploi

Extrait de la lettre de motivation d’une table de cantine souhaitant se faire embaucher dans une brasserie : « Si par hasard votre établissement dispose d’une arrière-salle où se pratiquent quelques jeux illicites, sachez que je sais faire montre d’une discrétion hors pair. Cette qualité fait aussi de moi la partenaire idéale pour tout dessous de table que vous jugeriez opportun. »
Gilles Marchand, Dans l’attente d’une réponse favorable, éd. aNTIDATA.
 

La vraie Thérèse Desqueyroux


Dans les années 90, un homme se présente au domaine de Malagar, ancienne demeure de François Mauriac en Gironde.
– Bonjour, je suis le petit-fils de Thérèse Desqueyroux. Interloquée, la jeune guide de l’époque pense avoir à faire à un illuminé.
– Je vous demande pardon, monsieur ?
– Je suis, plus exactement, le petit-fils d’Henriette Canaby dont s’inspira François Mauriac pour son personnage de Thérèse Desqueyroux.
L’histoire commence au printemps 1905. Dans la bonne société bordelaise, des rumeurs courent sur les Canaby, un couple de bourgeois bordelais, habitant le quartier des Chartrons. Le mari, malade, aurait été empoisonné par sa femme. A la suite d’événements troublants, la justice prend le relais.
Le procès d’Henriette Canaby s’ouvre le 25 mai 1906. François Mauriac est dans la salle d’audience.
Finalement acquittée du crime de tentative d’empoisonnement mais déclarée « coupable de faux en écriture et usage de pièces fausses », Henriette Canaby est condamnée à une peine de 15 mois de prison et 100 francs d’amende.
Thérèse Desqueyroux était née.
Sophie Herber
Internaute




 

Où est donc passée la tête de Goya?


Dans la nuit du 15 au 16 avril 1828, Francisco Goya s’éteint à Bordeaux. Quelques jours plus tard, un défilé de corbeaux accompagne le peintre au cimetière de la Chartreuse. Dans sa dernière demeure, pensez-vous ? Non, seulement pour 60 ans. Le temps qu’un consul espagnol, un peu plus regardant que ses confrères, n’entreprenne les démarches pour rapatrier le corps à Madrid. Sauf que l’administration, vous savez ce que c’est ? Et bien oui, ça traîne. Résultat des courses, l’exhumation n’a lieu qu’en 1888. Et là, autour du caveau, c’est le coup de théâtre : la tête de Goya a disparu ! - Le génie a-il été enterré décapité ? A l’époque, la femme du peintre Brugada, qui peignit Goya sur son lit de mort, affirme que la tête était bien là. - Mais alors comment est-ce possible ? Minute papillon ! En 1928, on découvre un petit tableau du peintre Dionisios Fierros qui représente une tête de mort sans mâchoire sous laquelle est inscrit « Crâne de Goya – 1849 ». Etrange, non ? L’histoire raconte que, dans son atelier, Dionisos Fierros avait un crâne. - Celui de Goya ? Impossible à vérifier. Le fils de Fierros, étudiant en médecine, emporta le crâne à Salamanque qu’il fracassa au cours d’une de ses expériences…

Les derniers mots de Marius Jacob


Le 28 août 1954, Marius Jacob se donne la mort. A côté de celui qui inspira, à Maurice Leblanc, le personnage d’Arsène Lupin on retrouve un bout de papier où il est écrit : « Linge lessivé, rincé, séché, mais pas repassé. J'ai la cosse. Excusez. Vous trouverez deux litres de rosé à côté de la paneterie. À votre santé. »
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