Comme ce matin je n'avais rien
d'autre sous la main question jeu de mots, j'ai décidé de faire facile
en titrant avec le nom de notre ministre de l'économie.
(Habituellement
j'assortis toujours la qualité de ministre à un qualificatif, alors que
pour Christine je sèche. J'ai pensé : notre brillante ministre... notre
très grande... notre parfaitement bilingue... notre élégante ... notre
bien coiffée ministre ... ? Mais j'hésite, je n'y arrive pas !)
La dame fait la tournée des popotes pour tenter de convaincre qu'elle serait la plus compétente
pour occuper le poste de directeur du FMI. Faut dire que son mentor n'a
pas lésiné sur les moyens pour la faire mousser, tous les habitants de
Deauville vous le diront, mais est-ce vraiment un avantage pour sa
candidature d'avoir pris pour directeur de campagne un Sarkozy qui
irrite tous ses petits camarades de récré ?
En tout cas Christine a dû faire un tabac auprès des Indiens en déclarant
"qu'il y aurait un niveau de testostérone plus faible au FMI avec elle à sa tête". Les pays dits émergents, dont l'Inde, ferraillent un maximum pour
placer un des leurs à la tête de l'institution et Christine certainement
à court d'arguments, a cru devoir sortir cette vanne pour surfer sur la
vague féministe suscitée par l'affaire DSK. Je vous disais bien qu'elle était mal conseillée.
Tout
d'abord, il ne faut pas trop la ramener sur la compétence en matière
linguistique et économique. En Inde, au moins la moitié de la population
(environ 750 millions) parle parfaitement anglais et le niveau
d'études y est très élevé. L'Inde fournit des contingents d'ingénieurs,
d'informaticiens, de médecins et d'économistes de haute qualité.
Paradoxalement, du point de vue culturel, ce pays est connu pour
préférer les naissances de garçons plutôt que les filles.
Alors avouer à New Delhi qu'on n' a pas de
couilles et déclarer que c'est vachement mieux pour diriger un bidule pareil, il fallait oser.