Comme un con pris dans un rond-point
Fort con de se plaindre de l'inconfort d'un théâtre : des fauteuils éculés, des
bancs faussement rembourrés, une constante odeur de bouffe assez
indéfinissable, des petits insectes vampires qui viennent vous sucer le sang
sitôt la nuit tombée, les 10 minutes ou le 1/4 d'heure de retard devenus
fréquents, ce feuillet à distribution robotisée qui révèle tout et que je
refuse poliment parce qu'il ne me dit rien, des toilettes à propreté variable,
des sèche-mains trop bruyants, etc.
Mais voilà, j'y reviens, j'y retourne, j'y vais, parce que j'y aime le ton
rebelle, la gamme étendue des spectacles parfois approximatifs, parfois hyper
professionnels, souvent décalés, toujours excitants même quand c'est
globalement mauvais... L'œil du maître est là sans doute, qui saisit le petit
rien dont il sait qu'il porte la promesse d'un presque tout !
Les bonnes raisons d'être
là emportent toutes les mauvaises, et avec elles, comme consubstantiellement
donc, font corps !