version mobile
ventscontraires.net
version mobile
 
impact
Règles du jeu
Actus contraires
Gens contraires
Galerie foutraque
Cadeaux Rond-Point
Je lance ma chronique
Chroniqueurs
Ils en parlent
Les vidéos
Les sons
Les vidéos
Les textes
Les vidéos
 Go 
Newsletter
 je m'inscris 
Dans quel état sommes-nous ?

Emma Belasco


(2 articles)

Adoratrice de l'absurde, cette ancienne activiste-journaliste musique est aujourd'hui expatriée à Oslo, en Norvège. Elle ne sait ni dessiner ni fabriquer une machine à téléportation mais en rêve toujours secrètement. De petite taille, elle se sent plus proche des trolls que des Vikings.

les derniers articles
 
 
 
Golgota Picnic | Laure Albernhe | Christophe Alévêque | Kader Aoun | Alfredo Arias | Fernando Arrabal | Alexandre Astier | Jacques Attali | Au secours les mots | Florence Aubenas | Hélios Azoulay | Alexander Balanescu | Guy Bedos | Tahar Ben Jelloun | Enki Bilal | Romane Bohringer | Mathurin Bolze | Jacques Bonnaffé | Christophe Bourseiller | Xavier Boussiron | Zabou Breitman | Cabaret philosophique | Cabu | Cartes postales | Cartoonistes for peace | Charlie Hebdo | Eric Chevillard | Jean-Loup Chiflet | citations | Boris Cyrulnik | Marie Darrieussecq | Pippo Delbono | Manault Deva | Roland Dubillard | Etienne Dumont | Fabrice Eboué | Pierre Etaix | Michel Fau | David Foenkinos | Paul Fournel | Jean-Louis Fournier | Lewis Furey | Jacques Gamblin | Noël Godin | Jean-Marie Gourio | Le Grandiloquent Moustache Poésie Club | Jean-Claude Grumberg | Pierre Guillois | Peter Handke | Jean-Michel Helvig | Catherine Hiegel | Régis Jauffret | Yannick Jaulin | Denis Lavant | Alexis Macquart | Jean-Daniel Magnin | Sophie Marceau | Thierry Maugenest | Bernard Menez | Jacques Mérienne | Donatienne Michel-Dansac | Frédéric Mitterrand | Gérard Mordillat | Jean-Paul Muel | Christine Murillo | Thomas Ngijol | Marie Nimier | Stanislas Nordey | Pierre Notte | Michel Onfray | ORLAN | Martin Page | Stéphane Paoli | Fabienne Pascaud | Fred Pellerin | Christophe Pellet | Sophie Perez | Judith Perrignon | Tattoo & Piercing | Bernard Pivot | Plonk & Replonk | Eric Poindron | Jérôme Prieur | Gaspard Proust | Nata Rampazzo | Jean-Michel Ribes | Denis Robert | Patrick Robine | Michel Serres | Macha Séry | Sites recommandés | Pierrick Sorin | Sébastien Thiéry | Stéphane Trapier | Pierre Vial | Martin Winkler | Les Yes Men
actu | ami | amour | bande dessinée | bricolage | carla bruni | catastrophe | chat | cinéma | corruption | enfants | ennui | europe | famille | faux | feuilleton | fossile | fraternitude | grèce | internet | jean-marie gourio | le pen | musique | ouvroir de peinture potentielle | poésie | présidentielles | santé | soleil | ségolène | élections
 

Oslove


Si ma dernière carte postale louait la contemplation des paysages norvégiens, il est difficile aujourd'hui de garder la même candeur. C'est la stupéfaction et le choc dans ce petit pays d'ordinaire si calme. Il faut dire que le moindre fait divers un peu meurtrier fait en Norvège la Une des journaux. Alors un tel massacre, c'est l'effarement. À Oslo, tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était sur l'île d'Utøya ou au milieu de l'explosion à la voiture piégée du centre de la capitale. La tristesse et l'incompréhension se lisent dans tous les regards. Hier soir, c'est plus de 200.000 Osloites qui se sont retrouvés à l'hôtel de ville, une fleur à la main, pour une commémoration de paix et d'hommage aux victimes. C'est la moitié de la ville. "Il n'y a plus une seule rose dans Oslo !" se plaint une passante avec un mini pot de fleurs ridicule dans les  mains, "A la violence, nous répondons par  plus de démocratie et d'amour ! Rassemblez vos fleurs partout dans la ville" scande le premier ministre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux mouvements s'organisent comme poser des petits cœurs partout, fermer les volets durant l'audience d'Anders Behring Breivik afin de refuser de donner la satisfaction médiatique de celui qui se prend pour le fondateur d'une nouvelle croisade. Et puis, dans la presse, certains se plaignent aussi : les pauvres homonymes du tueur vivent  en effet depuis ce week-end un véritable cauchemar, se voyant contraints de couper leurs téléphones face à la déferlante d’insultes. Le nom Breivik n’est pourtant pas le Dupont francais. Mais ce monsieur tout le monde aura tout de même réussi une seule chose : faire réfléchir notre société face a la montée inquiétante du nationalisme et de l’anti-islamisme.    
Si ma dernière carte postale louait la contemplation des paysages norvégiens, il est difficile aujourd'hui de garder la même candeur. C'est la stupéfaction et le choc dans ce petit pays d'ordinaire si calme. Il faut dire que le moindre fait divers un peu meurtrier fait en Norvège la Une des journaux. Alors un tel massacre, c'est l'effarement. À Oslo, tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était sur l'ile d'Utøya ou au milieu de l'explosion a la voiture piégée du centre de la capitale.. La tristesse et l'incompréhension se lisent dans tous les regards. Hier soir, c'est plus de 200 000 Osloites qui se sont retrouvés à l'hôtel de ville, une fleur à la main, pour une commémoration de paix et d'hommage aux victimes. C'est la moitié de la ville. "Il n'y a plus une seule rose dans Oslo !" se plaint une passante avec un mini pot de fleurs ridicule dans les  mains, "A la violence, nous répondons par  plus de démocratie et d'amour ! Rassemblez vos fleurs partout da Si ma dernière carte postale louait la contemplation des paysages norvégiens, il est difficile aujourd'hui de garder la même candeur. C'est la stupéfaction et le choc dans ce petit pays d'ordinaire si calme. Il faut dire que le moindre fait divers un peu meurtrier fait en Norvège la Une des journaux. Alors un tel massacre, c'est l'effarement. À Oslo, tout le monde connaît quelqu'un qui connaît quelqu'un qui était sur l'ile d'Utøya ou au milieu de l'explosion a la voiture piégée du centre de la capitale.. La tristesse et l'incompréhension se lisent dans tous les regards. Hier soir, c'est plus de 200 000 Osloites qui se sont retrouvés à l'hôtel de ville, une fleur à la main, pour une commémoration de paix et d'hommage aux victimes. C'est la moitié de la ville. "Il n'y a plus une seule rose dans Oslo !" se plaint une passante avec un mini pot de fleurs ridicule dans les  mains, "A la violence, nous répondons par  plus de démocratie et d'amour ! Rassemblez vos fleurs partout dans la ville" scande le premier ministre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux mouvements s'organisent comme poser des petits cœurs partout, fermer les volets durant l'audience d'Anders Behring Breivik afin de refuser de donner la satisfaction médiatique de celui qui se prend pour le fondateur d'une nouvelle croisade. Et puis, dans la presse, certains se plaignent aussi : les pauvres homonymes du tueur vivent  en effet depuis ce week-end un véritable cauchemar, se voyant contraints de couper leurs téléphones face à la déferlante d’insultes. Pourtant le nom Breivik n’est pourtant pas le Dupont francais. Mais ce monsieur tout le monde aura tout de même réussi une seule chose : faire réfléchir notre société face a la montée inquiétante du nationalisme et de l’anti-islamisme. ns la ville" scande le premier ministre. Sur les réseaux sociaux, de nombreux mouvements s'organisent comme poser des petits cœurs partout, fermer les volets durant l'audience d'Anders Behring Breivik afin de refuser de donner la satisfaction médiatique de celui qui se prend pour le fondateur d'une nouvelle croisade. Et puis, dans la presse, certains se plaignent aussi : les pauvres homonymes du tueur vivent  en effet depuis ce week-end un véritable cauchemar, se voyant contraints de couper leurs téléphones face à la déferlante d’insultes. Pourtant le nom Breivik n’est pourtant pas le Dupont francais. Mais ce monsieur tout le monde aura tout de même réussi une seule chose : faire réfléchir notre société face a la montée inquiétante du nationalisme et de l’anti-islamisme.
Emma Belasco
Internaute




 
 

Hurtigruten ou comment faire rêver avec le nom d'un médicament


Carte postale de Norvège
C'est la deuxième fois que la NRK ose ce qui peut sembler comme le programme le plus ennuyeux du monde. En 2009, la chaîne norvégienne montrait ses incroyables paysages à travers les 6 heures de train qui distancent Oslo de Bergen. Cette fois-ci, c'est l'une des plus belles croisières du monde qui a été diffusée : de Bergen a Kirkenes, tout là haut dans le grand Nord. Le principe ? Suivre minute par minute le voyage et privilégier la contemplation : plusieurs caméras disposées sur le bateau afin d'offrir le meilleur point de vue (la cabine de pilotage, l'avant du bateau etc.), quelques caméramans sur les collines des villes côtières, une animatrice, de vieux reportages incrustés a l'image et surtout aucune publicité. Le tout pendant 134 heures, soit 5 jours non stop. Au départ à Bergen, rien de fou : une cinquantaine de badauds agitent des drapeaux norvégiens, on frôle presque le ridicule. Seulement voilà, presque 2 millions de télespectateurs se sont finalement laissés happer et plus la croisière avançe, plus l'engouement monte. Pourtant, les bateaux d'Hurtigruten passent chaque jour depuis1893 dans les 34 villes qui longent la côte nord du pays, alors pourquoi s'emballer ? Ah oui, on passe à la télé ! Ainsi, même à 4h du matin, fanfares, majorettes, groupes de métal, sorcières, hommes-pingouins... n'importe quelle bourgade où le bateau s'arrête finit par créer son événement. On y découvre un peu plus chaque jour les us et coutumes locaux (aussi absurdes soient-ils) et autres légendes vikings normalement réservées au premier et troisième âge. Mais surtout, on se prend à vaguer pendant des heures à simplement écouter la mer face à d'étourdissants paysages sous le soleil de minuit... Addictif on vous dit. 
Et si vous aussi vous voulez voir le soleil de minuit : http://www.nrk.no/hurtigruten
C'est la deuxième fois que la NRK ose ce qui peut sembler comme le programme le plus ennuyeux du monde. En 2009, la chaîne norvégienne montrait ses incroyables paysages à travers les 6 heures de train qui séparent Oslo de Bergen. Cette fois-ci, c'est l'une des plus belles croisières du monde qui a été diffusée : de Bergen a Kirkenes, tout là haut dans le grand Nord. Le principe ? Suivre minute par minute le voyage et privilégier la contemplation : plusieurs caméras disposées sur le bateau afin d'offrir le meilleur point de vue (la cabine de pilotage, l'avant du bateau etc.), quelques caméramen sur les collines des villes côtières, une animatrice, de vieux reportages incrustés a l'image et surtout aucune publicité. Le tout pendant 134 heures, soit 5 jours non stop.
Au départ à Bergen, rien de fou : une cinquantaine de badauds agitent des drapeaux norvégiens, on frôle presque le ridicule. Seulement voilà, presque 2 millions de télespectateurs se sont finalement laissés happer et plus la croisière avance, plus l'engouement monte. Pourtant, les bateaux d'Hurtigruten passent chaque jour depuis 1893 dans les 34 villes qui longent la côte nord du pays, alors pourquoi s'emballer ? Ah oui, on passe à la télé ! Ainsi, même à 4h du matin, fanfares, majorettes, groupes de métal, sorcières, hommes-pingouins... n'importe quelle bourgade où le bateau s'arrête finit par créer son événement. On y découvre un peu plus chaque jour les us et coutumes locaux (aussi absurdes soient-ils) et autres légendes vikings normalement réservées au premier et troisième âge. Mais surtout, on se prend à vaguer pendant des heures à simplement écouter la mer face à d'étourdissants paysages sous le soleil de minuit... Addictif on vous dit. 
Et si vous aussi vous voulez voir le soleil de minuit : http://www.nrk.no/hurtigruten
Emma Belasco
Internaute




 
 Les règles du jeu   Actus contraires   Gens contraires   Galerie foutraque   Cadeaux Rond-Point   Je lance ma chronique   Chroniqueurs   Ils en parlent 
 Les vidéos   Les sons   Les images   Les textes   Nous contacter   Accès chroniqueur
 Site administré par
© 2010 - CC.Communication 
  CC.Communication, création de sites web et édition de logiciels en ligne