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Dans quel état sommes-nous ?

Manijeh


(2 articles)

Je suis Iranienne et comme tous les Iraniens j'adore rire. Un proverbe chez nous dit : "Quand les pleurs ne peuvent rien, il ne reste que le rire". Je vous écris de la rue Bahar (rue Printemps) au centre de Téhéran.

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SMS


Rire et résistance en République islamique d'Iran
Dans mon pays, la soif de rire se fraie un chemin de manière irrésistible. Sitôt que le gouvernement ferme une vanne, l'esprit moqueur ressort par un autre canal : par exemple les SMS, qui ces dernières années sont devenus un véritable phénomène de société chez nous. Au point que lors de contrôles routiers après une nuit de fête, les policiers prêtent autant d’attention à votre portable qu’à votre taux d’alcoolémie.
Toutes générations et tous milieux confondus, les Iraniens s’échangent par SMS les dernières blagues sur le sexe, le pouvoir, la dévotion et l’hypocrisie morale. Exemple cette blague qui fait fureur sur les portables des jeunes filles sur le chemin du collège : « Un cul dévale en courant les rues de Téhéran. Depuis leurs balcons, les habitants lui demandent : “Pourquoi cours-tu si vite ?“. Le cul répond hors d’haleine en disparaissant au bout de la rue : “J’ai entendu qu’à présent ils arrêtent tous ceux qui ont la raie au milieu !“ ». Ou l’histoire de cet Iranien d’origine turque se trouvant à la Mecque à circambuler autour de la Kaaba et qui s’exclame : « Oh Dieu, que je suis heureux d’être enfin auprès de Ta tombe ! ».  

Manijeh
Internaute




 
 

Le Guili-guili show


Rire et résistance en République islamique d'Iran
Contrairement aux idées du prêt à porter médiatique en vogue, il ne faut pas confondre les Iraniens et les institutions qui les gouvernent. Plus les lois morales d’une société sont rigoureuses, plus forte est l’envie de rire et de s’en moquer. Plus il y a d’interdit, plus le désir de transgression devient un état permanent de la société, un passe-temps collectif. Les gens ne s’identifient pas aux lois, ils se mettent en face d’elle et n’arrêtent pas de chercher des moyens de les détourner. Tout peut devenir objet de dérision. Au début de la révolution islamique, il y avait à la télévision une émission animée par un ayatollah qui donnait une interprétation et une explication minutieuse à des situations improbables que pouvait rencontrer dans sa vie tout bon croyant : « Si lors d’un tremblement de terre un homme habitant le cinquième étage tombe sur une femme résidant au quatrième et qu’à l’issue de cette collision un enfant naît, le fruit de cette union est-il légitime ou illégitime ? ». Cette émission qui se voulait sérieuse rencontra un immense succès comique. Les Téhérani l’appelaient le « Guili-guili show ». Vingt ans plus tard la censure s’est assouplie, elle autorise la sortie du Lézard, long métrage de Kamal Tabrizi racontant l’histoire d’un voleur qui s’échappe de prison déguisé en mollah et qui se retrouve malgré lui le saint prédicateur d’une mosquée de village. Il est harcelé par de jeunes apprentis mollahs qui lui demandent ce qu’a prévu le Livre pour le cas où deux cosmonautes homme et femme se trouvent en apesanteur dans l’espace et se touchent ? « Doivent-ils faire un mariage provisoire ? ». En trois semaine, ce film a pulvérisé le record de fréquentation de toute l’histoire du cinéma iranien, avant d’être retiré des salles par les autorités…
Manijeh
Internaute




 
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